Montauban-de-Bretagne

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Montauban-de-Bretagne
L'Hôtel-de-ville de Montauban-de-Bretagne.
L'Hôtel-de-ville de Montauban-de-Bretagne.
Blason de Montauban-de-Bretagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Montauban-de-Bretagne
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Méen Montauban (siège)
Maire
Mandat
Serge Jalu
2008-2014
Code postal 35360
Code commune 35184
Démographie
Gentilé Montalbanais, Montalbanaise
Population
municipale
4 861 hab. (2011)
Densité 113 hab./km2
Population
aire urbaine
9 838 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 00″ N 2° 03′ 00″ O / 48.2000008, -2.05 ()48° 12′ 00″ Nord 2° 03′ 00″ Ouest / 48.2000008, -2.05 ()  
Altitude 80 m
Superficie 42,96 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Montauban-de-Bretagne est une commune française, située dans le département de l'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montauban-de-Bretagne est située au nord de l'Ille-et-Vilaine, à environ 30 kilomètres de Rennes. La ville est traversée par le Garun.

Histoire[modifier | modifier le code]

Montauban-de-Bretagne vient du latin montem albanum, de mons (colline) et de albanus (blanc).

Montauban existe depuis le VIIIe siècle et s'appelle alors Saint-Éloi. Aujourd'hui, saint Éloi est toujours le patron, saint Maurice étant le patron secondaire.

La tradition raconte que saint Éloi, étant venu visiter le roi breton saint Judicaël au VIIe siècle, laissa dans la contrée qu'habitait ce prince un souvenir si vif de ses vertus, que plus tard les habitants élevèrent en son honneur un sanctuaire qui fut la première église de Montauban. Cette église fut donnée en effet au commencement du IXe siècle à l'abbaye de Saint-Méen.

La seigneurie est érigée en comté au XIIe siècle. Son premier détenteur : Olivier Ier édifie le château sur un monticule blanchâtre, formé par des déblais de calcaire coquillier : "Mons Albanus" (le Mont Blanc) qui se transformera en Montauban.

Au XIVe siècle, la ville prend le nom de la seigneurie de Montauban. C'est la même famille qui est à la tête du comté jusqu'à ce que l'héritière épouse un Rohan.

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[1]. La fondation de la Ire République est aussi fêtée tous les ans[2].

En 1995, le nom de la commune de Montauban a été modifié en Montauban-de-Bretagne.

Économie[modifier | modifier le code]

Une agriculture dynamique et performante a favorisé le développement du secteur agro-alimentaire. Montauban de Bretagne bénéficie d'une activité économique diversifiée au sein d'une région artisanale et industrielle active[Note 1].

La multimodalité des transports (routiers et ferroviaires), les aides à l'installation en font une région d'implantation très prisée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à sept macles d'or, posés 3, 3, 1, surmontées d'un lambel de quatre pendants d'argent.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Jacques-Joseph-François Jan de La Hamelinaye   Avocat en parlement, sénéchal et premier juge du comté de Montauban, subdélégué de l'Intendance de Bretagne
         
1802 1815 Olivier-Ange Trouessart   Magistrat
1815 1830 Jacques François de Mellon   Colonel
         
1848 1870 Ange Urbain Pierre Trouessart   Conseiller général d'Ille-et-Vilaine
         
1871 1874 Ange Trouessart    
         
1876 1880 Ange Trouessart    
         
2001 2008 Claude Bazin UMP  
2008 en cours Serge Jalu[3] PS Contrôleur des impôts

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 861 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 826 2 781 2 748 2 718 2 626 2 891 2 764 2 872 2 991
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 040 3 082 3 065 3 019 3 035 3 142 3 040 3 229 3 355
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 268 3 199 3 062 2 734 2 830 2 756 2 783 2 783 2 712
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 825 3 024 3 310 3 759 3 883 4 042 4 369 4 409 4 861
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique

Loisirs et équipements[modifier | modifier le code]

  • Deux groupes scolaires maternelles et primaires : l'école publique Joseph-Faramin et l'école privée Saint-Maurice.
  • Deux collèges : le collège public Évariste-Galois et le collège privé La Providence.
  • Trois lycées : le lycée d'enseignement général La Providence, le lycée d'enseignement technique La Providence et le lycée technique Saint-Nicolas La Providence.
  • Une maison familiale rurale : l’institut de formation de La Rouvrais.
  • Une médiathèque.
  • Une halte-garderie (0-3 ans), un centre de loisirs (3-12 ans) et un espace pour les jeunes (13-18 ans).
  • De nombreuses installations et clubs sportifs, dont le complexe Hamon et le complexe Delisse.
  • Un skate-park.
  • Un parcours sportif autour de l'étang.
  • Un circuit de sports mécaniques (homologué fédération française).
  • Une école de musique (EMPB) , une école de danse, une bibliothèque municipale et un cinéma rural.
  • Un camping municipal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune abrite deux monuments historiques :

  • Château de Montauban, édifié au XIIIe siècle, dont il reste le donjon. Le reste du château actuel a été construit au XVe siècle. Il a été conquit en 1487 par Charles VIII. Le château a été classé par arrêté du 6 mars 2003[6].
  • Chapelle de Notre-Dame-de-Lannelou, ancienne chapelle frairienne du XVe siècle surmontée d'un campanile. Elle a été classée par arrêté du 5 janvier 1942[7].

Autres monuments et sites :

  • L'église Saint Éloi, de style gothique, inaugurée pour la première fois en 1851 domine la cité.
  • Forêt domaniale de Montauban, 530 ha, arboretum, site du Gros Chêne, piste cavalière, circuit VTT, ses sentiers pédestres.
  • Château de la Ville-Cotterel : aux Paillevé, puis aux comtes de Mellon. Aujourd'hui Maison du Pays de Brocéliande

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. en 2008, 4,3 % de la population des 15-64 ans est au chomage : « Résultats du recensement de la population - 2008 » (consulté le 25 septembre 2011)
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  2. Dubreuil, Fêtes, p. 401
  3. « Ils ont été élus maires hier soir », Ouest-France (éd. Rennes), no 19320,‎ 22-23 mars 2008, p. 7 (ISSN 0999-2138)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Notice no PA00090635 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00090634 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]