Saint-Thois

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Saint-Thois
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteauneuf-du-Faou
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Bernard Saliou
2014-2020
Code postal 29520
Code commune 29267
Démographie
Gentilé Saint-Thoisiens
Population
municipale
716 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 10′ N 3° 53′ O / 48.17, -3.8848° 10′ Nord 3° 53′ Ouest / 48.17, -3.88  
Superficie 18,10 km2
Localisation

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Saint-Thois [sɛ̃twa], en breton Santoz, est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Saint-Thois est noté Sanctus au XIe siècle, le nom devient Sanctoes puis Saint-Thois.

Saint-Thois faisait autrefois partie de la paroisse de Gouézec, avant de devenir paroisse à son tour[1]. Les communes de Gouézec et de Saint-Thois forment un petit pays de tradition, la Giz Gouezeg (« mode de Gouézec »)[2].

La seigneurie de La Roche-Helgomarc'h[modifier | modifier le code]

La seigneurie de La Roche-Helgomarch, dont le siège se trouvait sur un piton rocheux situé à Saint-Thois, s'étendait aussi sur Trégourez, Edern, Saint-Thois et une partie de Briec. Les « hauts et puissants seigneurs » de La Roche-Helgomarc'h disposaient du droit de haute justice sur l'ensemble de leur fief.

Le premier seigneur de La Roche connu est le baron Pierre VIII de Rostrenen, qui meurt en 1440. Sa fille Jeanne de Rostrenen, née vers 1425, se marie en 1450 avec Jean ou Guyon du Quélennec, vicomte du Faou, la seigneurie passe alors aux mains de la famille du Quélennec. En 1576, le roi Henri III crée le marquisat de La Roche, qu'il offre à Troilus de Mesgouez, qui meurt en 1606 sans enfants. Sa nièce Anne de Coëtanezre hérite de la seigneurie et est aussi comtesse de Laz ; mariée avec Charles de Kernezne, la seigneurie passe alors aux mains de la famille de Kernezne, dont le membre le plus connu fut Joseph Luc de Kernezne, seigneur de La Roche, mais qui demeurait au manoir de Trévaré (Trévarez)[3] en Saint-Goazec, qui participa à la conjuration de Pontcallec[4]. Le dernier marquis de La Roche fut, par héritage, à partir de 1768, Charles du Bot de Grégo[4].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Mégalithisme[modifier | modifier le code]

Le cairn de Ty Floc'h est en partie détruit par une carrière. Le cairn primaire, à peu près circulaire, est édifié au néolithique moyen, vers 4500 avant J.-C.[5] Il serait donc plus récent que le cairn de Barnenez (vers 4600) et plus ancien que le celui de l'île Carn (vers 4200). Le dolmen est conçu comme le dolmen nord de Carn : un massif divise la chambre en deux sous-chambres. Des dalles de schiste verticales y ménagent de petites niches. Puis un cairn secondaire est adjoint au premier. Le dolmen y est également à couloir. Enfin, vers 3500[6], le parement semi-circulaire d'un cairn tertiaire vient condamner les deux entrées. Un os trouvé dans la demi-chambre sud du cairn primaire est daté d'environ 4100 avant J.-C.[7]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Dispar.
  • Chapelle Saint-Laurent.
  • Chapelle de la Roche.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 716 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
852 738 959 840 963 1 021 1 039 1 089 1 082
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 003 1 010 1 187 1 067 1 191 1 200 1 218 1 231 1 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 262 1 315 1 429 1 476 1 385 1 360 1 358 1 152 1 011
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
910 821 760 704 633 634 709 720 716
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Festivités[modifier | modifier le code]

  • Rallye pédestre début mai
  • Rassemblement de véhicules anciens (voitures et motos) en mai
  • Feu de la Saint Jean/Fête de la musique fin juin
  • Pardon de la Roche 2e dimanche de juillet
  • Pardon de Saint Laurent 2e dimanche août
  • Fête du 15 août : un thème différent chaque année (la Chine, les Bretons, les Extraterrestres, A 4 pattes, les Babacools etc.)
  • Pardon de Saint Dispar dernier dimanche de septembre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Tanguy Le Roux, Yannick Lecerf, Pierre-Roland Giot (collab.), « Le cairn de Ty-Floc'h à Saint-Thois (fouilles de 1978-1979) », Quimper, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, vol. 108, 1980, p. 27-49.
  • Charles-Tanguy Le Roux, « Deux grands cairns circulaires : Ty-Floc'h à Saint-Thois (Finistère) et Gavrinis à Larmor-Baden (Morbihan) », Paris, Bulletin de la Société préhistorique française : compte-rendus des séances mensuelles, vol. 78, no 4, 1981, p. 100 et 101.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Étymologie et histoire de Saint-Thois », sur infobretagne.com.
  2. René-Yves Creston, Le Costume breton, Champion, 1993, p. 136.
  3. http://fr.topic-topos.com/ancien-manoir-de-trevarez-saint-goazec
  4. a et b Annick Le Douguet, Langolen, Chronique d'un village de Basse-Bretagne, 1998, [ISBN 2-9512892-0-0]
  5. Entre 4730 et 4220 avant J.-C. Jean L'Helgouac'h, in Pierre-Roland Giot, Jean-Laurent Monnier, Jean L'Helgouac'h, Préhistoire de la Bretagne, Ouest-France, 1998, p. 255.
  6. Entre 3660 et 3340 avant J.-C. Jean L'Helgouac'h, op. cit., p. 255.
  7. Entre 4300 et 3920 avant J.-C. Jean L'Helgouac'h, op. cit., p. 256.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011