Plogonnec
| Plogonnec | ||
Mairie de Plogonnec. |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Arrondissement | Arrondissement de Quimper | |
| Canton | Canton de Douarnenez | |
| Intercommunalité | Quimper Communauté | |
| Maire Mandat |
Christian Kéribin 2008-2014 |
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| Code postal | 29180 | |
| Code commune | 29169 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Plogonnécois, Plogonnécoise ou Plogoniste | |
| Population municipale |
3 043 hab. (2010) | |
| Densité | 56 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 12 m — Max. 286 m | |
| Superficie | 54,14 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site de la commune | |
| modifier |
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Plogonnec [plogɔnɛk], avec plus de 3 000 habitants est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle est située à 13 km de Quimper et 13 km de Douarnenez et à 4 km de Locronan.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est à une douzaine de kilomètres de la baie de Douarnenez. La commune connaît des pentes assez fortes, l'altitude du finage communal varie de 286 mètres (versant sud de la "Montagne de Locronan") à 12 mètres dans la vallée du Névet, le bourg étant situé vers 130 mètres.
Histoire [modifier]
Étymologie [modifier]
De par son étymologie, Plogonnec (Plogoneg en breton) est une « paroisse-mère » ancienne, qui fit partie des paroisses de l'Armorique primitive. Le premier acte qui signale son existence se trouve au cartulaire de l'abbaye de Quimperlé. Il s'agit d'une donation faite à Saint Ronan le 12 avril 1203. Dans ce cartulaire le nom de la paroisse est écrit « Plue Gunuc », puis « Ploegonohc » et « Ploe Gonoc »[1].
Moyen Âge [modifier]
Les seigneurs de Névet [modifier]
La famille des seigneurs de Névet est une des plus anciennes de Cornouaille[2].
La paroisse de Plogonnec relève sous l'ancien régime des fiefs directs des Névet (partie ouest et est de la paroisse) et des princes de Rohan (partie centrale) le tout sous l'autorité directe des Évêques de Cornouaille[3]
Époque moderne [modifier]
À la fin du XVIe siècle, les guerres de la Ligue dévastent la paroisse, qui est aussi concernée par des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675.
Pendant la Révolution française [modifier]
- Liste du personnel politique à Plogonnec pendant la Révolution française[4] :
- Présidents du canton de Plogonnec entre le 5 Fructidor an III (22 juin 1795) et le 10 Messidor An VIII (30 juin 1800)
- Commissaires exécutifs du Directoire de Plogonnec entre le 17 Frimaire An IV (2 décembre 1795) et le 1er Germinal An VII (21 mars 1799).
- 1. Guillaume Le Faucheur, 17 Frimaire An IV (2 décembre 1795) - 13 Frimaire An VI (3 décembre 1797). Nommé à titre provisoire.
- 2. Antoine-Marie Le Hars, recteur jureur, 13 Frimaire An VI (3 décembre 1797) - 19 Ventose An VII (9 mars 1799). Nommé à titre provisoire.
- 3. Claude-Henry-Joseph Damey, militaire retiré, 19 Ventose An VII (9 mars 1799) - 1er Germinal An VII (21 mars 1799).
- Commissaires du Gouvernement près le Directoire de Plogonnec entre le 1er Germinal An VII (21 mars 1799) et le 12 Nivose An VIII (2 janvier 1800)
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 043 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Commentaire : Plogonnec a atteint son maximum démographique en 1911 avec 3 365 habitants, ayant gagné 1 190 habitants entre 1793 et 1911 (+ 54,7 % en 118 ans), l'augmentation ayant été quasi continue tout au long du XIXe siècle. La commune, en raison de l'exode rural connaît un déclin démographique accentué pendant les deux premiers tiers du XXe siècle, perdant 32,5 % de sa population en 57 ans, soit 1 095 habitants entre 1911 et 1968, année du minimum démographique du siècle. La relative proximité de Quimper explique que la commune, atteinte par le phénomène de périurbanisation, regagne des habitants pendant le dernier tiers du XXe siècle, même si la population stagne à nouveau depuis 1990. Le solde naturel ( + 0,1 % l'an entre 1999 et 2007) et le solde migratoire ( + 0,8 % l'an entre 1999 et 2007) sont tous deux positifs depuis 1968[7]. La population s'est nettement rajeunie (24,2 % de 0 à 19 ans pour 16,4 % de 65 ans et plus en 2007.
La commune a connu de nombreuses constructions récentes, le nombre des résidences principales passant de 560 en 1968 à 1236 en 2007 (47 % des logements sont postérieurs à 1975. Les résidences secondaires sont peu nombreuses (61 en 2007) en raison du relatif éloignement du littoral même si la baie de Douarnenez n'est distante que d'une douzaine de kilomètres[8]. .
Administration[9] [modifier]
Enseignement [modifier]
Plogonnec dispose de 3 écoles:
- L'école privée Saint Egonnec et l'école publique Paul Gauguin au bourg.
- L'école Guy Autret à Saint Albin.
Sites et monuments [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
- La chapelle Saint-Albin (Pardon le dernier dimanche de septembre)
- La chapelle Saint-Théleau, édifice gothique du XVe siècle classé monument historique en 1914[10]. (Pardon le dernier dimanche de juin)
- La chapelle Saint-Pierre (Pardon le 1er dimanche d'août)
- La chapelle Notre-Dame-de-Lorette (Pardon le dimanche de la fête des mères)
- La chapelle Saint-Thégonnec[11](Pardon le jeudi de l'Ascension)
- La chapelle Saint-Denis de Seznec (Pardon le 1er dimanche de mai)[12]
- L'église Paroissiale Saint-Thurien[13](Pardon le 3e dimanche de juillet)
- Le calvaire de la peste[14]
Patrimoine civil [modifier]
Sites naturels[16] [modifier]
- Le bois du Névet
- La montagne du Prieuré
- La voie verte de Guengat
Événements [modifier]
- Le festival des garages et la fête de la musique sur la place de st Albin
- Les virades de l'espoir en septembre 2009
Jumelage [modifier]
Plogonnec est jumelé avec la ville de Llandysul au pays de Galles.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Vincent Cosmao (1923–2006), théologien et économiste
- Jean Baptiste Valette de Kervardonnec (1770-1830), officier de la contre-révolution catholique, homme politique de la Restauration, né à Plogonnec. Après la mort du Roi, le marquis de Kervardonnec, chassé de ses terres situées près de Quimper, part organiser l'armée catholique et royale dans le diocèse de Vannes à l'appel du clergé réfractaire. Celui-ci s'est ému de l'élection de Rémy de La Gousselière comme « évêque ». Un épisode de cette épopée est relaté dans les mémoires inachevés du comte de Mercy[17]. À court de vivres, le marquis de Kervardonnec organise l'assaut du palais épiscopal de Vannes. Absent, Mgr de La Gousselière ne s'en remettra pas et mourra de chagrin, dira-t-on, pour avoir vu « ses beaux jambons et tendres saucisses » lui échapper. Kervardonnec est réputé fort cruel (une chanson demeurée célèbre dans le pays parle de « son œil brillant d'une lueur diabolique »), Mgr de La Gousselière le traitera encore de « séducteur ». Après avoir finalement émigré en Russie, le marquis de Kervardonnec revient en France sous la Resauration. Député ultraciste, il comparera Louis XVIII, trop mou, à une « poire pourrie [qui] se casse la gueule »[18]. Il accueille avec enthousiasme l'avènement du roi Charles X et meurt assassiné à la Chambre des députés lors de la Révolution de 1830. Ses dernières paroles furent : « Que le Seigneur m'en soit témoin, depuis 1815, je n'ai cessé de réclamer le milliard des émigrés »[19].
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Cartulaire de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, par L. Maître et P. de Berthou, p. 143-147
- http://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/famille/de_Nevet/index.htm
- 32.37. Ancienne réformation de la noblesse de Bretagne : 1427-1429. 32. Du premier livre des réformations de l'évêché de Cornouaille, 140 feuillets, microfilm ARCOB.89.9.1. rapport 11. - Quimper. Réformation de la noblesse de l'évêché de Quimper-Corentin, ou Cornouaille, pendant les années 1426, 1444 et 1536. ARCOB M2454. - (1823-1825. (Français 1670-1672) Anciennes réformations de la noblesse de Bretagne (XVe siècle). III. Evêché de Quimper-Corentin (1426, 1444, 1536). 92 feuillets. ARCOB.89.1.1. Rapport 13)
- Registres des délibérations du canton de Plogonnec : An IV - An VIII
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29169-COM&idTheme=3
- http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29169-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
- Registres des actes municipaux de la Commune de Plogonnec
- Notice no PA00090180, base Mérimée, ministère français de la Culture
- http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-thegonnec-plogonnec
- http://www.mairie-plogonnec.fr/histoire-des-chapelles.htm
- http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-thurien-plogonnec
- http://fr.topic-topos.com/calvaire-de-la-peste-detail-plogonnec
- http://fr.topic-topos.com/manoir-plogonnec
- http://www.mairie-plogonnec.fr/patrimoine-naturel.htm
- Le comte de Mercy est tué lors de l'enlèvement du duc d'Enghien. Ses mémoires inachevés ont été publié par sa veuve.
- Louis Veuillot rappelle ce discours fameux dans un article du 3 janvier 1841 publié dans son journal L'Univers.
- Jean Baptiste Valette de Kervardonnec, un si méchant homme, Jules de La Caroffade, Beaucé-Rusand, 1856, Lyon.
