Plogonnec

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Plogonnec
Mairie de Plogonnec.
Mairie de Plogonnec.
Blason de Plogonnec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Arrondissement de Quimper
Canton Canton de Douarnenez
Intercommunalité Quimper Communauté
Maire
Mandat
Christian Kéribin
2008-2014
Code postal 29180
Code commune 29169
Démographie
Gentilé Plogonnécois, Plogonnécoise ou Plogoniste
Population
municipale
3 056 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 43″ N 4° 11′ 35″ O / 48.078611, -4.193056 ()48° 04′ 43″ Nord 4° 11′ 35″ Ouest / 48.078611, -4.193056 ()  
Altitude Min. 12 m – Max. 286 m
Superficie 54,14 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Plogonnec [plogɔnɛk], avec plus de 3 000 habitants est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle est située à 13 km de Quimper et 13 km de Douarnenez et à 4 km de Locronan.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est à une douzaine de kilomètres de la baie de Douarnenez. La commune connaît des pentes assez fortes, l'altitude du finage communal varie de 286 mètres (versant sud de la "Montagne de Locronan") à 12 mètres dans la vallée du Névet, le bourg étant situé vers 130 mètres.

Communes limitrophes de Plogonnec
Locronan Montagne de Locronan, Plonévez-Porzay Quéménéven
Baie de Douarnenez, Douarnenez, Le Juch Plogonnec Landrévarzec
Le Juch Guengat Quimper

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

De par son étymologie, Plogonnec (Plogoneg en breton) est une « paroisse-mère » ancienne, qui fit partie des paroisses de l'Armorique primitive. Le premier acte qui signale son existence se trouve au cartulaire de l'abbaye de Quimperlé. Il s'agit d'une donation faite à Saint Ronan le . Dans ce cartulaire le nom de la paroisse est écrit « Plue Gunuc », puis « Ploegonohc » et « Ploe Gonoc »[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Névet[modifier | modifier le code]

La famille des seigneurs de Névet est une des plus anciennes de Cornouaille[2].

La paroisse de Plogonnec relève sous l'ancien régime des fiefs directs des Névet (partie ouest et est de la paroisse) et des princes de Rohan (partie centrale) le tout sous l'autorité directe des Évêques de Cornouaille[3]

Article détaillé : Névet.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIe siècle, les guerres de la Ligue dévastent la paroisse, qui est aussi concernée par des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675.

Pendant la Révolution française[modifier | modifier le code]

  • Liste du personnel politique à Plogonnec pendant la Révolution française[4] :
    • Présidents du canton de Plogonnec entre le 5 Fructidor an III () et le 10 Messidor An VIII ()
    • Commissaires exécutifs du Directoire de Plogonnec entre le 17 Frimaire An IV () et le 1er Germinal An VII ().
      • 1. Guillaume Le Faucheur, 17 Frimaire An IV () - 13 Frimaire An VI (). Nommé à titre provisoire.
      • 2. Antoine-Marie Le Hars, recteur jureur, 13 Frimaire An VI () - 19 Ventose An VII (). Nommé à titre provisoire.
      • 3. Claude-Henry-Joseph Damey, militaire retiré, 19 Ventose An VII () - 1er Germinal An VII ().
    • Commissaires du Gouvernement près le Directoire de Plogonnec entre le 1er Germinal An VII () et le 12 Nivose An VIII ()
      • 1. Claude-Henry-Joseph Damey, militaire retraité, 01 Germinal An VII () - 12 Nivose An VIII ().

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 056 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 175 2 200 2 036 2 305 2 570 2 666 2 687 2 761 2 832
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 905 2 848 2 944 2 844 2 874 2 919 3 003 3 135 3 173
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 272 3 361 3 365 3 096 3 021 2 903 2 670 2 720 2 407
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 299 2 270 2 708 2 888 3 073 2 806 3 006 3 034 3 056
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Commentaire : Plogonnec a atteint son maximum démographique en 1911 avec 3 365 habitants, ayant gagné 1 190 habitants entre 1793 et 1911 (+ 54,7 % en 118 ans), l'augmentation ayant été quasi continue tout au long du XIXe siècle. La commune, en raison de l'exode rural connaît un déclin démographique accentué pendant les deux premiers tiers du XXe siècle, perdant 32,5 % de sa population en 57 ans, soit 1 095 habitants entre 1911 et 1968, année du minimum démographique du siècle. La relative proximité de Quimper explique que la commune, atteinte par le phénomène de périurbanisation, regagne des habitants pendant le dernier tiers du XXe siècle, même si la population stagne à nouveau depuis 1990. Le solde naturel ( + 0,1 % l'an entre 1999 et 2007) et le solde migratoire ( + 0,8 % l'an entre 1999 et 2007) sont tous deux positifs depuis 1968[7]. La population s'est nettement rajeunie (24,2 % de 0 à 19 ans pour 16,4 % de 65 ans et plus en 2007.

La commune a connu de nombreuses constructions récentes, le nombre des résidences principales passant de 560 en 1968 à 1236 en 2007 (47 % des logements sont postérieurs à 1975. Les résidences secondaires sont peu nombreuses (61 en 2007) en raison du relatif éloignement du littoral même si la baie de Douarnenez n'est distante que d'une douzaine de kilomètres[8]. .

Administration[9][modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
René Louboutin   Ancien syndic de la paroisse
Louis Boulbria   Paysan (de Kerangoff)
Hervé Seznec   Paysan (de Garlan). Invalidé.
Jean L'Ollivier   Paysan (de Kerangall)
Vincent Le Gall   Paysan (de Saint-Pierre-Coat-Nevet)
René Le Joncour   (du 25 Brumaire An IV au 03 Frimaire An IV). Agent municipal, démissionnaire
Hervé Le Floc'h   (du 03 Frimaire An IV au 03 Frimaire An IV). Agent municipal, récusé (du Quenquis)
René Le Joncour   (du 03 Frimaire An IV au 15 Germinal An V). Réinstallé
Jean Le Grand   Paysan, démissionne (de Kernou)
Jérôme Le Douerin   (du 12 Germinal An VI au 07 Frimaire An VII) Paysan, décède pendant son mandat (de Kertanguy)
Hervé Le Floc'h   (du 1er Nivose An VII au 1er Floréal an VII). Paysan (de Penquer)
Hervé Seznec   (du 1er Floréal An VII au 23 Prairial An VIII) Maire pour la seconde fois. Paysan (de Gerlan)
Henry Damey Nommé (Débute son mandat le 10 Messidor An VII); maire nommé, abandonne à la fin de son mandat. Militaire retraité
René Le Berre Nommé Maire intérimaire. Paysan (de Keroredan)
Yves Caodou Nommé Paysan (de Seznec). Démissionne
Jean Marie Coadou Nommé Démissionne
Guillaume Hénaff Nommé Paysan (de Lézoudouaré)
René Philippe Nommé Paysan (de Pen ar Prat)
Hervé Le Hénaff Nommé Paysan (de Kervolzet). Démissionne
Guillaume Louboutin Nommé Paysan (de Keradilly Vras)
Nicolas Marie Le Quéau   Paysan (de Kereil)
Henry-Marie Damey (père)   Notaire (du bourg)
Henry Damey (fils)   Juge d'instruction (du bourg)
Jean-Marie Coadou   Paysan (du Vern)
Henry Damey (fils)   Maire pour la seconde fois
Vincent Broussard Désigné Paysan (de Kerganapé)
Charles Damey   Président de la délégation spéciale
Jean-Louis Philippe   Paysan (de Staven)
Hervé Le Floc'h   Commerçant (du bourg)
Jean Philippe   Commerçant (du bourg)
Jean-Marie Douerin   Paysan (de Kertanguy)
Jean-René Hascoët   Paysan (de Keryacob)
2008 Jean-Yves Henry   Cadre d'entreprise (de Bascam)
2008 2014 Christian Keribin   Cadre de banque

Enseignement[modifier | modifier le code]

Plogonnec dispose de 3 écoles:

  • L'école privée Saint Egonnec et l'école publique Paul Gauguin au bourg.
  • L'école Guy Autret à Saint Albin.

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chevet de l'église paroissiale Saint-Thurien.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Un manoir du XVIe siècle à Seznec[15]
  • Le manoir de Rubian[15]

Sites naturels[16][modifier | modifier le code]

  • Le bois du Névet
  • La montagne du Prieuré
  • La voie verte de Guengat

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le festival des garages et la fête de la musique sur la place de st Albin
  • Les virades de l'espoir en septembre 2009

Jumelages[modifier | modifier le code]

Plogonnec est jumelé avec la ville de Llandysul au pays de Galles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Vincent Cosmao (1923–2006), théologien et économiste
  • Jean Baptiste Valette de Kervardonnec (1770-1830), officier de la contre-révolution catholique, homme politique de la Restauration, né à Plogonnec. Après la mort du Roi, le marquis de Kervardonnec, chassé de ses terres situées près de Quimper, part organiser l'armée catholique et royale dans le diocèse de Vannes à l'appel du clergé réfractaire. Celui-ci s'est ému de l'élection de Rémy de La Gousselière comme « évêque ». Un épisode de cette épopée est relaté dans les mémoires inachevés du comte de Mercy[17]. À court de vivres, le marquis de Kervardonnec organise l'assaut du palais épiscopal de Vannes. Absent, Mgr de La Gousselière ne s'en remettra pas et mourra de chagrin, dira-t-on, pour avoir vu « ses beaux jambons et tendres saucisses » lui échapper. Kervardonnec est réputé fort cruel (une chanson demeurée célèbre dans le pays parle de « son œil brillant d'une lueur diabolique »), Mgr de La Gousselière le traitera encore de « séducteur ». Après avoir finalement émigré en Russie, le marquis de Kervardonnec revient en France sous la Restauration. Député ultraciste, il comparera Louis XVIII, trop mou, à une « poire pourrie [qui] se casse la gueule »[18]. Il accueille avec enthousiasme l'avènement du roi Charles X et meurt assassiné à la Chambre des députés lors de la Révolution de 1830. Ses dernières paroles furent : « Que le Seigneur m'en soit témoin, depuis 1815, je n'ai cessé de réclamer le milliard des émigrés »[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartulaire de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, par L. Maître et P. de Berthou, p. 143-147
  2. http://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/famille/de_Nevet/index.htm
  3. 32.37. Ancienne réformation de la noblesse de Bretagne : 1427-1429. 32. Du premier livre des réformations de l'évêché de Cornouaille, 140 feuillets, microfilm ARCOB.89.9.1. rapport 11. - Quimper. Réformation de la noblesse de l'évêché de Quimper-Corentin, ou Cornouaille, pendant les années 1426, 1444 et 1536. ARCOB M2454. - (1823-1825. (Français 1670-1672) Anciennes réformations de la noblesse de Bretagne (XVe siècle). III. Evêché de Quimper-Corentin (1426, 1444, 1536). 92 feuillets. ARCOB.89.1.1. Rapport 13)
  4. Registres des délibérations du canton de Plogonnec : An IV - An VIII
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29169-COM&idTheme=3
  8. http://www.recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29169-COM&idTheme=6&rechercher=Rechercher
  9. Registres des actes municipaux de la Commune de Plogonnec
  10. « Notice no PA00090180 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. http://fr.topic-topos.com/chapelle-saint-thegonnec-plogonnec
  12. http://www.mairie-plogonnec.fr/histoire-des-chapelles.htm
  13. http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-thurien-plogonnec
  14. http://fr.topic-topos.com/calvaire-de-la-peste-detail-plogonnec
  15. a et b http://fr.topic-topos.com/manoir-plogonnec
  16. http://www.mairie-plogonnec.fr/patrimoine-naturel.htm
  17. Le comte de Mercy est tué lors de l'enlèvement du duc d'Enghien. Ses mémoires inachevés ont été publiés par sa veuve.
  18. Louis Veuillot rappelle ce discours fameux dans un article du 3 janvier 1841 publié dans son journal L'Univers.
  19. Jean Baptiste Valette de Kervardonnec, un si méchant homme, Jules de La Caroffade, Beaucé-Rusand, 1856, Lyon.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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