Jullouville

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Jullouville
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Sartilly & Granville
Intercommunalité Communauté de communes de Granville, terre et mer
Maire
Mandat
Alain Brière
2014-2020
Code postal 50610, 50740
Code commune 50066
Démographie
Gentilé Jullouvillais
Population
municipale
2 355 hab. (2011)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 32″ N 1° 33′ 52″ O / 48.775556, -1.564444 ()48° 46′ 32″ Nord 1° 33′ 52″ Ouest / 48.775556, -1.564444 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 115 m
Superficie 21,88 km2
Localisation

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Jullouville (prononcé [ʒyluvil] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), parfois appelée Jullouville-les-Pins est une commune française située à huit kilomètres au sud de Granville dans le département de la Manche en région Basse-Normandie. Née en 1973 du regroupement de Bouillon et de Saint-Michel-des-Loups avec le statut de communes associées, c’est une station balnéaire de la baie du Mont-Saint-Michel.

Du hameau de Bouillon dans la forêt mythique de Scissy à la station balnéaire décidée par Armand Jullou en 1882, Jullouville est aujourd’hui une commune en mutation, revendiquant son caractère balnéaire mais souhaitant pérenniser et développer l’habitat résidentiel.

La commune est peuplée de 2 355 habitants[Note 1] (les Jullouvillais[1]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Jullouville est située au bord de la Manche dans le pays avranchin, sur la côte normande de la baie du Mont-Saint-Michel, face aux Îles Chausey. Sur près de deux mille hectares, elle se répartit entre la station balnéaire au pied d’une falaise granitique, le Pignon Butor qui la sépare de Carolles, et une campagne entre la mare de Bouillon et la lande marécageuse de Beuvais à Saint-Michel-des-Loups (commune associée depuis 1972) d’une superficie totale de 700 hectares. La commune dispose d’une plage de sable longue de deux kilomètres touchée par les plus fortes marées d’Europe. Une forêt occupe la cuvette derrière la mare. Son territoire est traversé du nord au sud par l’ancienne route nationale 811, la route du littoral manchot. L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48°46'32" N et 01°33'52" O au point central de son territoire[2]. Elle est entièrement intégrée à l’aire urbaine de Granville.

Jullouville est située à deux cent quatre-vingt quatre kilomètres à l’ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, quatre-vingt dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Caen, cinquante-deux kilomètres au sud-ouest de Saint-Lô, seize kilomètres au nord-ouest d’Avranches, huit kilomètres au sud de Granville, trente-trois kilomètres au sud-ouest de Coutances, quatre-vingt dix-huit kilomètres au sud de Cherbourg-Octeville et quinze kilomètres au nord du Mont-Saint-Michel.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Thar à proximité du Pont Bleu.

Deux cours d’eau traversent la commune, la rivière le Thar au nord, qui figurait la frontière entre l’Avranchin et le Cotentin, et le ruisseau le Crapeux au sud, auxquels s’ajoute la mare de Bouillon qui occupe 55,75 hectares.

Le débit moyen du Thar est mesuré dans la station communale, il s’étage entre trois cent trente cinq décimètres cube par seconde en septembre[3] et mille huit cent décimètres cube par seconde en février. Le débit maximum atteint fut relevé le avec dix-sept mètres cube par seconde et la hauteur maximale intervint lors d’une crue le avec cent soixante et un centimètres d’eau[4].

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief de Jullouville est particularisé par son découpage marqué en deux niveaux. La station balnéaire est au niveau de la mer, puis en arrière, les hameaux de Bouillon et Saint-Michel-des-Loups sont sur le plateau à une altitude approximative de cent dix mètres. Une grande falaise granitique nommée le Pignon Butor sépare ces deux parties de la commune avec un passage en pente douce derrière la mare.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Jullouville est du nord-ouest au sud-ouest par la Manche. Au nord et au nord-est, elle est séparée par le Thar de Saint-Pair-sur-Mer, au sud et au sud-est par le rocher du Pignon Butor de Carolles. À l’est, derrière Bouillon et Saint-Michel-des-Loups se trouve la commune de Sartilly.

Rose des vents La Manche,
au large, les Îles Chausey
Saint-Pair-sur-Mer Saint-Pierre-Langers Rose des vents
La Manche N Sartilly
O    Jullouville    E
S
La Manche,
au large, le Mont-Saint-Michel
Carolles, Champeaux Angey, Dragey-Ronthon

Climat[modifier | modifier le code]

Jullouville est située sur la côte de la Manche, elle est donc soumise à un climat océanique. Toutefois, les effets du courant du Gulf Stream, et son positionnement abrité sur la baie du Mont-Saint-Michel au fond du golfe formé par la Normandie et la Bretagne, lui permettent d’être relativement protégée des tempêtes et du vent (même si elle peut être exposée au suroît), et de jouir d’un climat doux, qui permet la culture en pleine terre de palmiers, mimosa et autres plantes exotiques.

En moyenne annuelle, la température s’établit à 11,4 °C avec une maximale de 14,2 °C et une minimale de 8,6 °C. Les températures moyennes maximales de 21 °C en juillet-août et 3 °C en janvier-février montrent bien la douceur du climat et le peu d’amplitude thermique. L’ensoleillement totalise 1 763 heures par an et contrairement à une idée répandue, le total de 606 millimètres de précipitations démontre que la Normandie n’est pas une région plus arrosée que d’autres. Ainsi, le record de précipitations par période de vingt-quatre heures a été établi lors d’un orage le avec 57,2 millimètres d’eau.

En 1999, la conjugaison de la tempête Lothar et d’un fort coefficient de marée entraîna une inondation de la station balnéaire, notamment des campings[5].

Données climatiques à Jullouville.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 3 5 7 9 12 14 15 13 11 7 4 8,6
Température moyenne (°C) 5 6 8 10 13 16 18 18 16 13 9 6 11,4
Température maximale moyenne (°C) 7 8 10 12 16 19 21 21 20 16 11 9 14,2
Ensoleillement (h) 70,2 88 137,7 170,5 204,6 210,9 226,7 209,5 168,9 127,6 84,2 64,8 1 763,6
Précipitations (mm) 57 53,2 49,9 39,7 50,5 40,8 36,8 36,3 50,8 59 68,5 64,3 606,8
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Granville de 1948 à 2002[6].


Transports[modifier | modifier le code]

Jullouville est accessible en voiture, par l’ancienne RN 811 devenue RD 911, la route du littoral jusqu’Avranches qui la traverse du nord au sud, elle se situe à dix-sept kilomètres de l’A 84 (E 401). En train, elle est située à huit kilomètres de la gare de Granville desservie par le Intercités Paris-Granville et le TER Basse-Normandie. Les autobus du réseau Maneo départemental circulent dans la commune avec la ligne 116. En avion, elle est située à douze kilomètres de l’aéroport de Granville.

Lieux-dits et quartiers[modifier | modifier le code]

Jullouville se divise en trois parties bien distinctes divisées elles-mêmes en hameaux ou quartiers. D’une part la station balnéaire Jullouville proprement dite et le quartier d’Édenville-plage entre falaise, mare et plage. En arrière, le hameau de Bouillon, site historique, qui incorpore aussi le Hamel, Lézeaux et le hameau de Groussey, et sur la lande le village de Saint-Michel-des-Loups, annexé en 1972 qui incorpore le hameau Le Bourgeais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom originel de Bouillon pourrait venir de la présence d’une mare entre la lande et la mer ou d'un nom de personne gallo-romain. Le nom de Jullouville fut attribué en 1973 en hommage au promoteur immobilier Armand Jullou (1833-1913) qui créa la station balnéaire en 1882. La commune est parfois appelée Jullouville-les-Pins par la présence importante sur le territoire de la station balnéaire du pin maritime.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Carte de « Bouillon » selon Cassini[7].

Aux origines, Bouillon était un village bordé par une mare sur la lande de Beuvais, du latin bi via du nom de la bifurcation de la voie romaine entre Coutances et Rennes l’une partant vers Avranches, l’autre vers Genêts et Saint-Michel-des-Loups. Le menhir de Vaumoisson atteste de la présence humaine et du culte druidique dans la région. Plus tard, les villages appartenaient à l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

Au XVe siècle, des pêcheries étaient installées sur le littoral, toujours visibles aujourd’hui mais inutilisées. En 1678, Jacques Le Royer, seigneur de La Blinière aurait écrit au roi Louis XIV pour demander la permission d’assécher la mare de Bouillon. Malgré la réponse positive de Colbert, elle ne devint jamais une prairie. Cette idée fut reprise en 1794 par Le Marchant qui venait de racheter la terre au dernier seigneur Louis Martin de Bouillon et qui tenta le creusement d’un canal. En 1831, la mare revint aux Martin de Bouillon qui la revendirent à M Leclère, armateur à Granville qui organisait des parties de pêche. Depuis Louis XI et jusqu’en 1871, Bouillon avait deux curés, l’un nommé par l’évêque d’Avranches, l’autre par le roi.

Naissance d’une station balnéaire[modifier | modifier le code]

Casino de Bouillon au début du XXe siècle.

En 1874, Armand Jullou (1833-1913) devint conseiller municipal de Saint-Michel-des-Loups. En 1882, il décida d’acquérir quarante hectares des mielles de Bouillon pour bâtir une station balnéaire. Il les planta de résineux, en précisa les plans, des avenues en cercles concentriques partant du casino, une promenade en bord de mer, et la première charte urbanistique. Elle stipulait la construction de villas et hôtels, de l’église Notre-Dame-des-Dunes, du casino et de l’hôtel. Il vendit les parcelles jusqu’à ses difficultés financières de 1891 où l’ensemble de ses biens furent vendus par adjudication. En 1894, une association des propriétaires de Jullouville fût créée, elle subsista durant cent ans.

De 1908 à 1935, le train de la côte s’arrêtait en gare de Jullouville (aujourd’hui l’office de tourisme) sur son trajet de Granville à Avranches et franchissait la vallée des peintres sur un viaduc.

Dans les années 1930, la Société nationale de sauvetage en mer s’implanta à Bouillon. Elle est aujourd’hui répartie sur trois postes le long de la plage, d’abord au casino (1950), puis à Carolles et à la cale des plaisanciers.

En 1944, Bouillon fut libérée par la sixième Division blindée et durant la suite des opérations du débarquement, le château de la Mare fut le siège du quartier général des forces alliées sous le commandement du général Eisenhower. C’est aujourd’hui un centre de vacances de la ville de Saint-Ouen.

En 1951, la commune prit le nom de Bouillon-Jullouville.

En 1973, les communes de Bouillon, Carolles, Saint-Michel-des-Loups et Saint-Pair-sur-Mer fusionnèrent et prirent l’appellation de Jullouville en mémoire du créateur de la station. Carolles, Saint-Michel-des-Loups et Saint-Pair-sur-Mer gardaient un statut de communes associées.

En 1976, l’hôtel de ville fut inauguré. Saint-Pair-sur-Mer fin 1977, puis Carolles fin 1999, reprirent leur indépendance.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 355 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

Du début des recensements en 1793 à la création de la station balnéaire en 1882, le comptage ne se faisait que sur les hameaux de Bouillon et Saint-Michel-des-Loups. Sur cette période, la population s’est avérée relativement stable, oscillant entre cinq cents et sept cents habitants. Le 1er janvier 1973, la commune s'associa à Carolles, Saint-Michel-des-Loups et Saint-Pair-sur-Mer, la population passa de 770 habitants à 1 898. Après la séparation d’avec Saint-Pair-sur-Mer le 1er janvier 1978, la commune continua de gagner des habitants, mais le 1er janvier 2000, Carolles se sépara de Jullouville, qui perdit alors quatre cent habitants pour dépasser à peine les deux mille résidents en 2006. En 1999, seulement 0,5 % de la population était étrangère et 7,6 % des foyers composés de familles monoparentales[8].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
751 586 646 643 639 657 656 617 604
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
591 553 545 544 478 497 510 468 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
473 465 410 449 483 608 707 855 889
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
770 770 1 898 1 927 2 046 2 409 2 041 2 058 2 345
2011 - - - - - - - -
2 355 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Saint-Michel-des-Loups.
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
248 648 630 625 647 650 621 608 654
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
610 617 571 539 554 537 507 508 503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
458 419 414 354 380 366 396 378 428
1962 1968 - - - - - - -
421 394 - - - - - - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[11])


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de Jullouville dans son ensemble apparaît vieillissante au regard de la pyramide des âges. Ainsi, une majorité des habitants dépassait les soixante ans en 2006. On note aussi un fort déficit de population adolescente mais une reprise pour la catégorie des enfants de moins de quinze ans, signe d’une reprise de la natalité ou de l’implantation de jeunes familles. En 1999, 22,4 % de la population était âgée de moins de vingt-cinq ans[12].

Pyramide des âges à Jullouville en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,5 
90 ans ou +
2,2 
10,0 
75 à 89 ans
13,1 
21,8 
60 à 74 ans
22,3 
22,3 
45 à 59 ans
19,5 
16,9 
30 à 44 ans
17,9 
10,4 
15 à 29 ans
9,7 
17,0 
0 à 14 ans
15,3 
Pyramide des âges dans la Manche en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
7,6 
75 à 89 ans
11,8 
14,3 
60 à 74 ans
15,6 
21,7 
45 à 59 ans
20,1 
19,9 
30 à 44 ans
18,7 
17,3 
15 à 29 ans
15,3 
18,8 
0 à 14 ans
17,3 

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

Jullouville fait partie du canton de Granville représenté par le conseiller général Jean-Marc Julienne (NC) mais la commune associée de Saint-Michel-des-Loups est rattachée au canton de Sartilly représenté par le conseiller général Jacques Thouvenot dans l’arrondissement d'Avranches.

La commune appartient à la deuxième circonscription de la Manche représentée par le député Guénhaël Huet (UMP). L’Insee lui attribue le code 50 1 97 066[15].

Dix-neuf élus siègent au conseil municipal et quatre d’entre eux sont adjoints au maire. Cinq de ces élus représentent la commune associée de Saint-Michel-des-Loups dont l’un est désigné maire délégué. En 2008, la commune disposait d’un budget de 4 652 000 euros avec une répartition de 2 847 000 euros de le fonctionnement et 1 805 000 euros d’investissements[16], financés à 45,88 % par les impôts locaux[17], la dette municipale s’élevait à 5 141 000 euros[18]. La même année, les taux d’imposition s’élevaient à 10,08 % pour la taxe d'habitation, 15,58 % et 21,58 % pour la taxe foncière (bâti et non bâti), 11,76 % pour la taxe professionnelle[19].

La commune adhère à la Communauté de communes du Pays granvillais pour l’aménagement du territoire, le développement économique, la valorisation de l’environnement et l’organisation des secours.

Suite à la réforme de la carte judiciaire, Jullouville est rattachée au tribunal d'instance d’Avranches, aux tribunaux de grande instance, de commerce et de prud’hommes de Coutances, et à la cour d'appel de Caen.

Maires de Bouillon puis de Jullouville[modifier | modifier le code]

Liste des maires.
Période Identité Étiquette Qualité
2001 mars 2014 Louis Forget UMP  
mars 2014[20] en cours Alain Brière   Ingénieur ERDF
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

La commune étant séparée en deux cantons et, avant 2012, deux circonscriptions, il est possible de distinguer les résultats entre Jullouville et Bouillon d’une part et Saint-Michel-des-Loups d’autre part.

Politiquement, la commune se caractérise par son conservatisme marqué, plus encore dans la station de Jullouville que dans le village de Saint-Michel-des-Loups, sans toutefois verser dans le vote d’extrême droite. Ainsi, on peut noter que la commune s’est fortement distinguée des votes nationaux au cours des élections régionales de 2004 et surtout lors du référendum de 2005, plébiscitant le "Oui" à plus de 55 % quand le pays choisissait le "Non" dans la même proportion.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours 
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours (2e circonscription, Saint-Michel-des-Loups) 
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours (3e circonscription, Jullouville) 
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores 
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores 
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours (Canton de Granville) 
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours (Canton de Sartilly) 
Élections municipales, résultats des deuxièmes tours 
Élections référendaires 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école Éric Tabarly.

Jullouville est rattachée à l’académie de Caen. L’école Éric Tabarly accueille les enfants de la commune en classes maternelles et élémentaires.

Un centre de loisir accueille les enfants hors période scolaire et la ville de Saint-Ouen possède le château de la mare aménagé en centre de vacances[38].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune a mis en place un centre communal d'action sociale et une maison de retraite médicalisée en centre-ville. Le centre hospitalier de Granville à six kilomètres assure les soins et les urgences avec un service de SMUR.

Trois médecins généralistes[39] et un pharmacien[40] sont implantés sur la commune.

La SNSM dispose d’un centre de secours sur la plage en période estivale.

Services publics[modifier | modifier le code]

Un bureau de poste est installé sur le territoire de la commune[41]. Pour sa sécurité, la commune dépend du centre de secours et incendie de Granville et d’un poste annexe de gendarmerie sur le territoire de Jullouville. La mairie dispose en outre d’une annexe dans le village de Saint-Michel-des-Loups.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Jullouville.
Localisation de la ville
Jullouville

Jullouville a développé des associations de jumelage avec :

Vie quotidienne à Jullouville[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Pour les loisirs culturels des administrés, la commune dispose d’une bibliothèque et d’une salle d’exposition. Le cinéma "L’Estival" ouvrait en saison dans le passé, ce qui n’est plus le cas à ce jour.

Sports[modifier | modifier le code]

Courses hippiques sur la plage.

La commune dispose de terrains de tennis en bordure de la mare de Bouillon, d’un stade.

Depuis 1886, chaque année en mai, la société de courses hippiques de Jullouville organise des courses sur la plage, nommée pour l’occasion Hippodrome de la Cale.

Les sports nautiques et le char à voile se pratiquent sur la plage.

Festivités[modifier | modifier le code]

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Les églises catholiques dépendent de la paroisse Notre-Dame-de-la-Baie du doyenné du Pays de Granville-Villedieu[43] dans le diocèse de Coutances-et-Avranches. Les églises Notre-Dame-des-Dunes à Jullouville, Saint-Jean-Baptiste à Bouillon, celle de Saint-Michel-des-Loups, ainsi que la chapelle d’Édenville accueillent les fidèles.

Un temple protestant réformé est installé à Édenville et est ouvert en été. Il dépend de la paroisse Saint-Lô-Manche Sud au sein du consistoire Basse-Normandie[44].

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Médias[modifier | modifier le code]

L’hebdomadaire La Manche libre présent à Granville diffuse une édition locale spécifique au pays granvillais. Jullouville se trouve dans le bassin d’émission de la chaîne de télévision France 3 Normandie. Le quotidien Ouest-France couvre toute la Basse-Normandie. Une rédaction existe à Granville et couvre l’actualité locale, y compris à Jullouville.

Économie[modifier | modifier le code]

Jullouville est intégrée par l’Insee au bassin d'emploi d’Avranches-Granville[45]. La commune accueille quatre-vingt-dix-neuf entreprises ou commerces. En 2005, le taux de chômage atteignait 11,4 % pour une population active évaluée à 917 personnes, mais le revenu moyen par ménage de 20 121 €/an en 2004 et le taux de 73,4 % des habitants propriétaires de leurs logements indique une forte disparité économique. La ville est par ailleurs presque exclusivement tournée vers les activités touristiques, ne disposant que d’une faible activité en basse saison[46]. Un marché se tient tous les mardis et vendredis.

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Jullouville 7,3 % 17,7 % 10,4 % 26,7 % 26,9 % 11,0 %
Zone d’emploi d’Avranches-Granville 6,9 % 8,4 % 7,3 % 19,2 % 28,3 % 29,8 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Jullouville 12,5 % 4,0 % 9,1 % 12,5 % 9,4 % 14,7 %
Zone d’emploi d’Avranches-Granville 9,0 % 17,8 % 8,6 % 15,0 % 7,2 % 8,2 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[47]

Tourisme[modifier | modifier le code]

La plage à marée haute et la promenade.

Jullouville est une petite station balnéaire, 65 % des logements sont des résidences secondaires, ce qui en fait la première du classement départemental et la cent troisième au niveau national[48]. La commune dispose d’un office de tourisme et propose six terrains de campings dont un trois étoiles et quatre deux étoiles, pour un total de 687 emplacements, quatre hôtels, dix bars ou restaurants. La plage de sable longue de deux kilomètres bordée par la promenade sont les principaux points d’intérêts de la commune.

Jullouville est dénommée « commune touristique » depuis mars 2010[49].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Jullouville est située à proximité du site protégé du mont Saint-Michel. La zone côtière composée d’une plage de sable longue de deux kilomètres et le domaine public maritime de Jullouville sont inscrits sur la liste des sites protégés par la DIREN de Basse-Normandie depuis 1973 et 1974. Sur le territoire de Bouillon, la Vallée des Peintres est elle protégée depuis 1944[50]. La mare de Bouillon, les rives du Thar et le bocage de l’arrière pays s’inscrivent dans une politique de préservation et de valorisation par la commune. La falaise du Pignon Butor offre un panorama sur la Baie du Mont-Saint-Michel.

Le sentier de grande randonnée GR 223 traverse la commune du nord au sud dans son parcours entre Honfleur et Avranches par la côte.

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Jullouville est divisée en trois parties : la station balnéaire, le hameau de Bouillon et le village de Saint-Michel-des-Loups. Plusieurs monuments ou curiosités sont présentes sur la commune.

À Jullouville se trouvent l’hôtel du casino, construit en 1883 et les pêcheries sur le littoral. À Bouillon, site historique subsistent l’église Saint-Jean-Baptiste du XIIIe siècle dont le clocher supporte un pommier bonsaï, le manoir du Rainfray du XVIe siècle, le château de la Mare construit au XIXe siècle dans un style néogothique, le viaduc de la vallée des Peintres, qui supportait l’ancienne voie ferrée, le menhir de Vaumoisson. À Saint-Michel-des-Loups ne reste que l’église du XVIe siècle dont le toit du clocher est en bâtière.

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Personnalités[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics ont vécu à Jullouville :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Jullouville

Les armes de Jullouville se blasonnent : D’argent à trois canettes de sable placées deux et un[51].

Ce blason est issu des armoiries de Martin de Bouillon, présentes sur un vitrail de l’église de Bouillon : D’argent à trois canettes de sable becquées et membrées d’or, placées deux et un.[52]

Jullouville dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Le menhir de Vaumoisson dit « la Pierre du Diable ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marius Dujardin, Histoire des bains de mer à Carolles et à Jullouville, Éd. de l'Avranchin,‎ 1954
  • Marius Dujardin, Promenades touristiques autour de Carolles et de Jullouville, Éd. de l'Avranchin,‎ 1956
  • Daniel Hamel, De Bouillon à Jullouville, Paoland,‎ 1999 (ISBN 9782910967185)
  • Jacqueline Decoux-Ricour et Sylvie Lepont, Mémoires de familles : Jullouville, 1875-1945, FG,‎ 2006 (ISBN 978290680634)

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/05/2008.
  2. Fiche de Jullouville sur le site de l’IGN. Consulté le 06/09/2008.
  3. Analyse de la situation hydrique en Basse-Normandie sur le site du Sandre. Consulté le 23/07/2009.
  4. Fiche hydrologique sur le site de la banque hydro. Consulté le 14/09/2008.
  5. Archive vidéo de l’inondation de Jullouville en décembre 1999 sur le site de l’INA
  6. « Climatologie mensuelle à Granville - Cap Lihou », sur infoclimat.fr (consulté le 18 août 2009)
  7. Carte de Cassini
  8. Fiche de synthèse démographique que le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 06/04/2008.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  11. Évolution démographique de Saint-Michel-des-Loups sur la base de données Cassini de l'Ehess. Consulté le 27/02/2011.
  12. Fiche de synthèse démographique sur le site de la mission interministérielle à la Ville. Consulté le 06/04/2008.
  13. Pyramide des âges à Jullouville en 2007 sur le site de l’Insee. Consulté le 04/07/2010.
  14. Pyramide des âges de la Manche en 2007 sur le site de l’Insee. Consulté le 04/07/2010.
  15. Jullouville sur le site de l’Insee. Consulté le 19/09/2009.
  16. Comptes municipaux de Jullouville sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 29/04/2009.
  17. Analyse financière détaillée sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 29/04/2009.
  18. Endettement municipal sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 29/04/2009.
  19. Taux d’imposition sur le site taxe.com Consulté le 29/04/2009.
  20. « Alain Brière a été installé maire, ses adjoints élus », sur Ouest-france.fr (consulté le 7 avril 2014)
  21. Résultats de l’élection présidentielle 2002 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  22. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  23. Résultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 07/05/2012.
  24. Résultats de l’élection législative 2002 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  25. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  26. Résultats de l’élection législative 2012 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 28/06/2012.
  27. Résultats de l’élection législative 2002 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  28. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  29. Résultats de lélection européenne 2004 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  30. Résultats de l’élection européenne 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 12/06/2009.
  31. Résultats de l’élection régionale 2004 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  32. Résultats de l’élection régionale 2010 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 22/03/2010.
  33. Résultats de l’élection cantonale 2008 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 17/03/2008.
  34. Résultats de l’élection cantonale 2008 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 17/03/2008.
  35. Résultats de l’élection municipale 2008 sur le site du Ministère de l’Intérieur. Consulté le 17/03/2008.
  36. Résultats du référendum 2000 sur le site politiquemania.com Consulté le 09/05/2009.
  37. Résultats du référendum 2005 sur le site du Ministère de l’Intérieur.
  38. Procès-verbal du conseil municipal de Saint-Ouen faisant état de malfaçons au château de Jullouville, centre de vacances
  39. Annuaire des médecins sur le site du Conseil de l’Ordre Consultation novembre 2007
  40. Pharmacie sur le site de l’Ordre des Pharmaciens Consultation novembre 2007
  41. Coordonnées de l'agence postale de Jullouville sur le site officiel de La Poste. Consulté le 13/11/2010.
  42. « Pourquoi Jullouville ? Pourquoi Crozet ? », sur Site officiel de la mairie de Crozet (consulté le 13 mars 2012).
  43. Site du diocèse
  44. Secteur La Manche, site de l'Église réformée de France - Région Nord Normandie, 7 avril 2010
  45. Données statistiques de la zone d’emploi d’Avranches-Granville sur le site de l’Insee. Consulté le 31/08/2009.
  46. Données économiques sur JournalDuNet
  47. Rapport statistique national sur le site de l’Insee. Consulté le 05/07/2009.
  48. Classement des communes ayant le plus de résidences secondaires sur le site linternaute.com Consulté le 05/04/2009.
  49. [PDF] « Préfecture de la Manche - Recueil des actes administratifs - mars 2010 » : page 17.
  50. Liste des sites protégés par la DIREN de Basse-Normandie
  51. Gaso, la banque du blason.
  52. Blason de la Basse-Normandie