Yquelon

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Yquelon
Blason de Yquelon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Canton Granville
Intercommunalité Communauté de communes de Granville, terre et mer
Maire
Mandat
Chantal Tabard
2014-2020
Code postal 50400
Code commune 50647
Démographie
Gentilé Yquelonnais
Population
municipale
1 036 hab. (2011)
Densité 484 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 56″ N 1° 33′ 15″ O / 48.8488888889, -1.55416666667 ()48° 50′ 56″ Nord 1° 33′ 15″ Ouest / 48.8488888889, -1.55416666667 ()  
Altitude Min. 17 m – Max. 67 m
Superficie 2,14 km2
Localisation

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Yquelon (prononcer /iklɔ̃/) est une commune du canton de Granville située dans le département de la Manche (région Basse-Normandie) en France, peuplée de 1 036 habitants[Note 1] (les Yquelonnais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Couvrant 214 hectares, le territoire d'Yquelon est le moins étendu du canton de Granville.

Communes limitrophes d’Yquelon[1]
Donville-les-Bains Longueville Longueville,
Anctoville-sur-Boscq
Granville Yquelon[1] Anctoville-sur-Boscq
Granville Granville Saint-Planchers (sur moins de 200 mètres)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes : Hiquelon en 1172 (Rob. Tor., p.j. XXXIII), Ikelon en 1180-1200 (B.R. Leber, av.19)[2],[3].

Les toponymistes constatent une homonymie avec Iclon à Angiens (Seine-Maritime, Ichelunt 1088) qui dispose d'une forme plus ancienne, dont le [t] final ne s'est pas encore amuï. Ce [t] final montre qu'il s'agit bien d'un élément -lunt qui représente selon les spécialistes, l'ancien scandinave lundr « bois ». Il explique de nombreux toponymes en -lon, -ron, voire -non de Normandie. La forme Lunda explique la finale -de que l'on retrouve dans les nombreux la Londe, etc. Ce terme avait le sens de « bois, forêt » en dialecte normand encore au XVe siècle.

Le premier élément Yque- est issu de l'ancien scandinave eik « chêne » que l'on retrouve dans Iclon, mentionné ci-dessus et dans Yquebeuf (Seine-Maritime, Ykebo XIIe siècle)[4]. Il existe plusieurs noms en -lon ou -ron dont le premier élément est un nom d'arbre, comme par exemple Bouquelon ou Yébleron. François de Beaurepaire cite les formes eik « chênes » (au pluriel) pour Yquelon, eiki « chêne » (au singulier) pour Yquebeuf et eiki « chênes » (au pluriel) pour Iclon. Or en vieux norrois, le singulier est eik (sauf au génitif eikar / eikur) et le génitif pluriel est eika (éventuellement eiki).

Le sens global de ce toponyme est donc « bois de chênes »[5].

Homonymie avec Eikelund (Télémark) en Norvège.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'affaire Pierre Héry se déroule à Yquelon. Elle a été jugée par la cour d'assises de la Manche le 13 juin 1938[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de YQUELON (Manche).svg

Les armes de la commune d'Yquelon se blasonnent ainsi :
D'azur à l'église du lieu d'argent ouverte et ajourée de sable, au chef d'or chargé de trois coquilles de gueules[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1831 1835 Jean-Pierre Pinsonnet    
         
1865 1871 ... Mulot-Dérivage    
1871 1874 Lambernon Carolins    
1874 1876 Alphonse Le Pelley – Fonteny    
1876 1880 Emmanuel Matté    
1880 1892 Pierre-Olivier Delarue    
1892 1912 Charles Le Pelley – Fonteny    
1912 1929 Paul Bailleul    
1929 1938 Louis Lemonnier    
1939 1945 Jacques Delalande    
1945 1948 ... Travert    
1948 1965 Jacques Delalande    
1965 1971 Jean Ledrans    
1971 1989 Jules Lemains    
1989 mars 2008 Jean-Louis Angelloz SE Retraité de l'EDF
mars 2008 en cours Chantal Tabard[8]   Adjointe administrative
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[8].

Administration religieuse[modifier | modifier le code]

Culte catholique : Yquelon relève du diocèse de Coutances et Avranches. Avant 1801 la paroisse relevait de l'ancien diocèse de Avranches puis de l'éphémère diocèse de la Manche.

L'ancienne paroisse catholique d'Yquelon, qui était à l'origine de la commune actuelle, a été supprimée en 1995. Yquelon relève désormais de la nouvelle paroisse de Granville. L'église reste toutefois église paroissiale, au même titre que les autres églises des anciennes paroisses.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 036 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
419 497 460 474 505 494 485 479 470
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
451 458 449 426 357 403 402 353 302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369 302 345 304 312 330 344 389 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
398 426 491 674 718 958 991 982 981
2011 - - - - - - - -
1 036 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Fête communale début juillet[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[14].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, éditions Picard, 1986. p. 237.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 2. Formations non-romanes, Volume 2. Librairie Droz 1991. p. 1013.
  4. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 167
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  5. F. de Beaurepaire, op. cit.
  6. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, de Borée, Paris, 2012.
  7. « GASO, la banque du blason - Yquelon » (consulté le 26 mars 2013)
  8. a et b Réélection 2014 : « Yquelon (50400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 mai 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. « Œuvres mobilières à Yquelon », base Palissy, ministère français de la Culture
  12. Site de la paroisse
  13. « Ouest-france.fr - Le comité des fêtes prépare la journée du 3 juillet - Yquelon » (consulté le 3 août 2011)
  14. « Yquelon sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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