Un fil à la patte

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Un fil à la patte est une comédie en trois actes de Georges Feydeau créée le au Théâtre du Palais-Royal. Le spectacle remporte un grand succès et garde l'affiche pendant 129 représentations.

Argument[modifier | modifier le code]

Acte premier[modifier | modifier le code]

"Fernand de Bois d'Enghien" est revenu chez sa maîtresse la divette (chanteuse) "Lucette Gautier", pour lui annoncer sa rupture après le déjeuner. Son mariage avec la fille de la baronne "Duverger" est en effet annoncé dans le Figaro du jour.

Ce journal évoquant également dans ses lignes le succès de sa maîtresse la veille au théâtre, il s'emploie à l'empêcher de le lire en se saisissant du journal posé sur la table, il lui devient encore plus difficile de rompre en présence des autres personnages peuplant les lieux : "Gontran de Chenneviette", père de l'enfant de Lucette et flambeur notoire, "Ignace de Fontanet", un ami à l'haleine dissuasive, "Marceline", sa sœur boulimique, "Nini Galant", cocotte de son état, etc.

Pendant que tout ce beau monde déjeune, "Bouzin", personnage étriqué, auteur de chansons à ses heures pour Mademoiselle Maya, entre autres, et surtout clerc de notaire de son état, sonne à la porte. Le valet viens lui ouvrir la porte. "Bouzin" vient pour apporter une œuvre calamiteuse à "Lucette Gautier" en étant reçu fraîchement par son majordome, lequel fait passer sa chanson à Lucette, occupée à déjeuner. "Bouzin", resté dans l'antichambre, glisse sa carte de visite dans un bouquet anonyme qui vient d'être livré, afin de faire croire à sa galanterie et flatter au mieux la chanteuse.

La baronne "Duverger", future belle-mère de Fernand, passe également pour convier Lucette à venir chanter le soir même au mariage de sa fille. Lucette fait savoir qu'elle accepte, sans imaginer évidemment que le futur marié est "Bois-d'Enghien", son amant !

Le valet revient de la salle à manger et rend sa chanson à "Bouzin", qui attend toujours dans l'antichambre, lui annonçant que "Lucette Gautier" la trouve stupide. Celui-ci, vexé, sort prestement.

Lucette, amoureuse prévoyante, se laisse tout de même courtiser en parallèle par le Général "Irrigua", général sud-américain au fort accent argentin, qui est un ex-ministre condamné à mort pour avoir perdu au Baccara l'argent destiné à acheter des bateaux de guerre, qui lui offre un petit bouquet de fleurs et une bague dans un écrin en lui déclarant qu'il est fou d'amour pour elle.

Elle avise le bouquet qui trône dans le salon, et se saisissant de la carte de visite qui l'accompagne, découvre sur celle-ci le nom de "Bouzin" ! Prise de remords, surtout lorsqu'elle trouve bien cachée dans les feuilles du bouquet une superbe bague accompagnant les roses, Lucette fait rappeler "Bouzin" qui lui semble tout-à-coup être un auteur beaucoup plus intéressant...

Elle ignore que ce bouquet et la pierre qui l'accompagne sont envoyés par le Général "Irrigua". Lequel, faisant irruption dans le salon pour lui déclarer sa flamme, ne manque pas de le lui rappeler très vite.

"Bouzin" revient donc chez Lucette, folle de rage d'avoir été ainsi dupée, pour être mieux chassé une fois encore. D'autant plus que Lucette a avoué préalablement au Général qu'elle n'était pas libre. Le Général demande à "Bois d'Enghien" qui est son rival, car il le tuera. "Bois d'Enghien", affolé et empêtré dans sa lâcheté, lui dit que c'est "Bouzin" qui, précisément, se trouve dans l'appartement avec sa chanson pour Lucette. Le général et "Bouzin" échangent leurs cartes : "Bouzin", très surpris de cet honneur, se décompose quand le général lui annonce qu'il le tuera le lendemain matin. Il s'enfuit, aussi hébété qu'épouvanté...

Photo prise par Félix Nadar à la création

Acte II[modifier | modifier le code]

Chez la baronne "Duverger", Lucette vient s'installer dans sa loge et découvre son amant caché dans une l'armoire, la baronne a pris Marceline pour sa femme de chambre.

"Bois d’Enghien" a dit à Lucette qu’il y avait un vent coulis dans le salon, Lucette affolée en informe la baronne. La baronne intriguée va vérifier et n’en trouve pas.

Pendant ce temps, "Bois d’Enghien" a expliqué sa situation à "Chenneviette". "Gontran" ramène Lucette voir le vent coulis pour que "Bois d’Enghien" puisse expliquer à la baronne et à Viviane rassemblée de ne pas dire les mots : « fiancé », « futur » «ou gendre », car Lucette s’évanouirait.

Mais malencontreusement lors des présentations, la baronne ne peut s’empêcher de dire que "Bois d’Enghien" est le fiancé de sa fille, Viviane. Lucette tombe sur un canapé et s’évanouit. "Bois d'Enghien" se précipite et la ventile. Tout le monde s'en va de la loge.

Quand elle se réveille, elle dit qu’elle se suicidera à l'aide d'un revolver et ferme les portes à clé. "Bois d’Enghien" doit se déshabiller car Lucette en chahutant lui a glissé un épi de blé dans le dos. Fernand la persuade qu'il l'aime toujours pour ne pas qu'elle se tire se suicide. Mais pendant qu’il se déshabille derrière un paravent, elle rouvre les portes et appel avec la sonnette.

Tout le monde entre dans la pièce et voit Fernand dévêtu avec ses sous-vêtements et ses supports chaussettes à coté de Lucette.

Acte III[modifier | modifier le code]

Sur le palier de chez "Bois d'Enghien". Tout le monde rentre et sort de l'appartement un peu trop vite au point où "Bois d'Enghien", essayant de se cacher pour se déshabiller, se retrouve enfermé en dehors de chez lui en sous-vêtement de flanelle en ne sachant plus où se cacher...appelle à l'aide pour qu'on lui ouvre la porte.

Représentations notables[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma 
Pour la télévision 

Acteurs notables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Audiences TV : la Comédie française a relevé le défi, Le Parisien, 23 février 2011
  2. Un Fil à la patte, le classique de Feydeau, marque des points sur France 2, Toutelatele.com

Lien externe[modifier | modifier le code]

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