R.A.S. (film)
R.A.S.
| Réalisation | Yves Boisset |
|---|---|
| Scénario | Yves Boisset Claude Veillot Roland Perrot (histoire) |
| Acteurs principaux | |
| Pays d’origine | |
| Genre | Guerre, drame |
| Sortie | 1973 |
| Durée | 110 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
R.A.S. est un film franco-italo-tunisien réalisé par Yves Boisset et sorti en salles le 15 août 1973. Le long-métrage traite de la guerre d'Algérie.
Sommaire |
Synopsis[modifier]
1956. Pendant la guerre d'Algérie. March, Charpentier et Dax, réservistes, se retrouvent dans un bataillon disciplinaire et sont pris dans des engrenages : ceux de la guerre, de la torture et de la mort. Le commandant Lecoq doit constituer une unité d'élite avec les réfractaires dont les motivations politiques sont diverses.
Fiche technique[modifier]
- Titre : R.A.S.
- Réalisation : Yves Boisset
- Scénario : Yves Boisset et Claude Veillot, d'après une histoire de Roland Perrot
- Musique : François de Roubaix
- Image : Jacques Loiseleux
- Montage : Albert Jurgenson
- Son : Bernard Aubouy
- Assistant-réalisateur : Claude Othnin-Girard
- Producteur : Dany Carrel et Yvon Guézel
- Producteur délégué : Tarak Ben Ammar (pour la Tunisie)
- Directeur de production : Daniel Riché
- Sociétés de production : Productions de Tana, Sancrosiap et Transinter Films
- Pays d'origine :
Italie ;
France ;
Tunisie - Langue : français
- Format : Couleur - Mono
- Genre : drame ; guerre
- Box-office
France : 1 342 417 entrées [1] - Date de sortie en salles :
: 11 août 1973 - Film interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles
Distribution[modifier]
- Jacques Weber : Alain Charpentier
- Jacques Spiesser : Rémy March
- Jean-François Balmer : Raymond Dax
- Claude Brosset : l'adjudant-chef Santoni
- Michel Peyrelon : le lieutenant Keller
- Philippe Leroy-Beaulieu : le commandant Lecoq
- Roland Blanche : le sergent Lebel
- Jean-Pierre Castaldi : le sergent Carbone
- Jacques Villeret : le soldat Girot
- Jacques Chailleux : le soldat Moutier
- Hamid Djellouli : le sergent Hamrane
- Albert Dray : le soldat Titus
- Jean-Paul Franky : le sergent Rudy
- Rabah Loucif : le supplétif Choukir
- Mazouz Ould-Abderrahmane : Fellagha Mansour
Réception[modifier]
Le film a été un succès commercial lors de sa sortie en salles, avec 1,3 million d'entrées en France. Le film se classe directement premier du box-office parisien avec 65 449 entrées[2] et ce jusqu'à la troisième semaine, où, avec un cumul de 162 185 entrées, il est détrôné par Les Grands fusils, avec Alain Delon[3], mais retrouve la première place en quatrième semaine et un total de 213 056 entrées[4], avant de se classer à la troisième place durant deux semaines et de chuter les semaines suivantes.
Problèmes avec la censure[modifier]
Voici une période sombre de notre histoire : la guerre d'Algérie. S'il est un cinéaste français qui a su manier la provocation, le poil à gratter et le spectacle c'est bien Yves Boisset, considéré comme un cinéaste engagé voire politique, il s'était forcé tout au long de sa carrière, d'être en prise direct avec son temps en essayant de comprendre ce qui semble paradoxal ou indéfendable, après avoir réalisé L'Attentat, le cinéaste s'attaque à RAS (Rien à Signaler), derrière cette mention consignée sur les rapports d'une guerre qui ne disait pas son nom. Boisset dénonce les méthodes de la guerre de pacification, utilisée durant le conflit algérien, sans omettre de parler de la torture. Comme le dit le cinéaste, ces sujets et surtout sa façon de le traiter font peur, sans doute la raison pour laquelle il lui a été difficile de mener son film à terme, les pressions ont été exercées sur les loueurs d'armes et d'uniformes, le financement du film a été bloqué à trois reprises, des bobines ont disparu, obligeant Boisset à retourner les scènes de tortures, sans parler des coupes exigées pour la sortie du film et l'interdiction aux moins de 16 ans. Aujourd'hui même, le film n'est jamais sorti en DVD et est peu diffusé à la télévision.
À noter qu'Yves Boisset réalisera un autre film sur le thème de la guerre avec Allons z'enfants sorti neuf ans plus tard.
Casting[modifier]
R.A.S. a permis de révéler au grand public de jeunes acteurs pour la plupart quasi inconnus à l'époque du tournage : Jacques Spiesser, Jacques Weber, Jean-François Balmer, Claude Brosset, Roland Blanche, Jean-Pierre Castaldi, mais aussi Jacques Villeret, qui fait avec ce film ses débuts au cinéma. Villeret retrouvera Boisset l'année suivante pour Dupont Lajoie.
Liens externes[modifier]
- (en) R.A.S. sur l’Internet Movie Database
- (fr) R.A.S. sur AlloCiné
- (fr) Article consacré au film