Le Placard

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Le Placard

Réalisation Francis Veber
Scénario Francis Veber
Acteurs principaux
Sociétés de production Miramax Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 2001
Durée 84 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Placard est un film français, écrit et réalisé par Francis Veber en 2000 et sorti en salles le 17 janvier 2001.

Le film est centré sur les mésaventures d'un homme qui se prétend homosexuel afin de conserver son emploi.

Synopsis[modifier | modifier le code]

François Pignon, modeste comptable dans une usine spécialisée dans la fabrique de préservatifs, très ignoré des autres, apprend qu'il va être licencié. Voulant se jeter de son balcon, il est arrêté dans son élan par son nouveau voisin, qui lui conseille de se faire passer pour homosexuel afin de ne pas perdre sa place. Le stratagème fonctionne si bien que François garde sa place et que le regard des autres change...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Avec un peu plus de 5 millions d'entrées, ce film a été no 5 au box-office de l'année 2001. Le Placard a fait un revenu de 6 678 894 dollars aux États-Unis et de 43 425 851 dollars dans les marchés ailleurs pour un box-office mondial de 50 104 745 dollars.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Stephen Holden du New York Times a appelé le film « comédie sociale vertigineuse » et « une farce française classique ». Il a dit : « Ce qui est si libérateur à propos du « Placard » est son refus de marcher sur des œufs politiquement corrects. La cible de son humour vigoureux brusque est autant le politiquement correct exagéré et la panique qu'il peut engendrer que la bigoterie. »[1]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le producteur, Alain Poiré, est décédé durant le tournage. Le film lui est par ailleurs dédié.

Intrigue : inspiration et développement[modifier | modifier le code]

Le principe de l'intrigue du film a été inspiré à Francis Veber par une triste anecdote survenue lors du tournage du remake américain de La Chèvre (1981), en 1989 : présent comme consultant, Francis Veber souhaitait embaucher un acteur d'origine latino, qu'il trouvait talentueux, pour lui faire jouer un rôle de méchant. Mais la réalisatrice du remake s'y opposa fermement, au nom du « politiquement correct » : faire tenir à un acteur latino un rôle de méchant risquait de provoquer le mécontentement de toute la communauté latino, qui y verrait alors un amalgame fâcheux.

On peut entendre plusieurs fois les phrases « Ce n'est pas gai » ou encore « Moi non plus je ne suis pas gai ». Ces phrases sont bien sûr des clins d'œil à la principale intrigue du film, l'homosexualité (gay/gai), tout en faisant explicitement référence au côté morne et triste de l'existence quotidienne de Pignon.

Musique[modifier | modifier le code]

La musique du film, signée par Vladimir Cosma, est une réutilisation de la bande originale du film Celles qu'on n'a pas eues de Pascal Thomas sorti 20 ans plus tôt. De plus, on peut entendre à un passage une reprise d'un morceau de la BO du film Inspecteur la bavure (bande originale également composée par Vladimir Cosma) lorsque Félix Santini part afin d'acheter des chocolats pour François Pignon. On peut également entendre durant le générique du début un morceau tiré de "Les temps modernes" de Charlie Chaplin.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]