Coup de tête (film, 1979)

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Coup de tête

Réalisation Jean-Jacques Annaud
Scénario Francis Veber
Acteurs principaux
Sociétés de production SFP Production
Pays d’origine Drapeau de la France France
Sortie 1979

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Coup de tête est une comédie dramatique française réalisée par Jean-Jacques Annaud sortie en 1979.

Résumé[modifier | modifier le code]

François Perrin est ailier dans l'équipe réserve de la ville de Trincamp, où tout est football. Lors d'un entraînement il bouscule, de façon légale, Berthier, le joueur vedette du club, qui tombe. Bien que Berthier n'ait rien, cet incident vaut à Perrin l'exclusion d'abord de l'équipe, puis de l'usine, dont le patron Sivardière est aussi le président du club. Puis, essayant tant bien que mal de gagner sa vie par des petits boulots, il est viré du bistro "Le Pénalty", où il a ses habitudes, par le patron Berri, après avoir été provoqué par Berthier.

Alors qu'il s'apprête à quitter la ville, il devient le coupable idéal pour endosser une tentative de viol, commis en réalité par Berthier. Victime d'un faux témoignage de deux membres du staff, Brochard et Lozerand, qui ont reconnu Berthier, François est alors mis en prison.

Au cours d'un déplacement pour un match important de la Coupe de France, le car des joueurs de l'équipe finit dans le fossé après un accident. Le Président du club fait le compte des blessés : il manque un bon joueur si l'équipe veut gagner le match. D'évidence, un homme ferait parfaitement l'affaire : François Perrin. François est alors sorti de prison pour l'occasion. Son premier mouvement est d'aller violer sa prétendue victime Stéphanie, mais face à elle il ne s'en sent plus capable. Ils font plus ample connaissance.

Perrin fait gagner son équipe en marquant les deux buts de la victoire. Il devient ainsi le héros local et, profitant de sa soudaine notoriété, décide de se venger. Stéphanie, après avoir enquêté et avoir rencontré un autre témoin, dont elle ignorait l’existence, qui lui confirme qu'elle a été menacée par Brochard et Lozerand afin qu'elle incrimine faussement Perrin, décide d'aller retirer sa plainte au commissariat, mais Perrin lui demande d'attendre six jours, le temps que sa vengeance prenne forme.

Il invite le soir même Sivardière, Brochard, Lozerand, Berthier, Berri, les deux inspecteurs de police qui l'avaient arrêté, ainsi que l'entraîneur de l'équipe, et leurs femmes. Et, en début de repas, il les menace, après leur avoir raconté sa version des faits :

  • il promet à Brochard, avec la voiture que celui-ci lui a loué gracieusement, de faire du stock-car dans sa concession ;
  • il prévient Lozerand, le marchand de meubles, qu'il va détruire ses produits, à la hache ou au feu ;
  • il dit à Berri que la vitrine de son café sera détruite ;
  • il annonce aux deux inspecteurs qu'il viendra leur rendre visite, et qu'il leur mettra des gifles, à son tour ;
  • il décrit les conditions de son futur emprisonnement à Berthier, ce qui permet aux inspecteurs, qui n'étaient pas au courant des faux témoignages, de comprendre qui était le véritable responsable de la tentative de viol, vu la relative ressemblance entre Berthier et Perrin.

Enfin, il rappelle à tout le monde qu'à la moindre résistance, il fera semblant d'avoir été blessé et qu'il en accusera devant les supporters celui qui ne se sera pas laissé faire.

Sivardière rentre chez lui avec sa femme, remarquant que Perrin ne les a pas menacé directement. Mais François suit Sivardière, et embarque sa femme alors qu'ils sont presque arrivés chez eux. Sivardière croit que Perrin va la violer, mais celui-ci se contente de la laisser en pleine forêt, la laissant rentrer à pied. Les inspecteurs de police, alertés, envoient Sivardière sur les roses.

Le lendemain, Brochard a érigé une barrière de voitures afin de protéger sa concession. Mais en montrant à son apprenti que celle-ci est protégée de tous les côtés, il brise lui-même cette protection et s'enfonce dans sa vitrine. Lozerand et sa femme ont passé toute la nuit à vider leur magasin, mais celui-ci est encore rempli quand Perrin arrive. Lozerand, voulant baisser son rideau de fer, casse le mécanisme. Berri, prévoyant, a commandé une nouvelle vitrine, supposant que l'actuelle sera fatalement brisée par Perrin.

Mais Perrin ne fait rien : il se contente de rendre la voiture à Brochard, de passer près du magasin de Lozerand, puis devant "Le Penalty" (Berri ne peut plus alors décommander la vitrine). Puis il retourne surprendre Stéphanie, comme lors de sa sortie de prison. Cette fois-ci, elle l'attend.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Les vrais joueurs[modifier | modifier le code]

L'équipe de Trincamp et son adversaire l’USTT étaient en réalité, sauf pour les joueurs Perrin et Berthier, les vrais joueurs de l’AJ Auxerre (Trincamp) et du Troyes AC (l’USTT), les scènes du match ayant été tournées à la mi-temps du derby Auxerre-Troyes (0-0).

Voici les joueurs identifiés[1] :

  • gardien de Trincamp : Maryan Szeja
  • le "polonais" de Trincamp : Paul Brot
  • le "junior" qui rattrape la statue par miracle : Jean-Paul Noël
  • joueurs d’Auxerre identifiés dans l'équipe de Trincamp : Jean-Michel Geffroy, Philippe Delancray
  • gardien de l’USTT : Jean-Luc Arblay
  • buteur de l’USTT : Jean-Luc Maranelli
  • joueurs de Troyes identifiés dans l’équipe USTT : Fabrice Peltier, Bruno Differding.

Guy Roux est crédité au générique comme conseiller technique et sportif.

Récompense[modifier | modifier le code]

Jean Bouise a reçu le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1980 pour son interprétation.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Coup de tête est le seul film contemporain de Jean-Jacques Annaud.
Le film a été tourné dans plusieurs villes[2], dont :

Et probablement dans quelques-unes des communes du département de l'Eure (les plaques minéralogiques des voitures utilisées dans le film étant pour beaucoup immatriculées "27").
Dans une interview accordée au magazine So Foot, Jean-Jacques Annaud confiait avoir eu l'idée du film en suivant l'épopée de l'En Avant de Guingamp (alors modeste club régional) en Coupe de France en 1973. Le nom Trincamp a été trouvé par le réalisateur pour faire le rapprochement avec Guingamp.

Dans Les Petits Mouchoirs, Marion Cotillard regarde Coup de tête après avoir couché avec son amant d'un soir (Matthieu Chedid).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source d'identification : Album Panini saison 1978-79
  2. Lieux de Tournage Cinématographique de Coup de tête.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]