Internet Exchange Point

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Un Internet Exchange Point (ou IX ou IXP ou point d’échange Internet), également appelé Global Internet eXchange (ou GIX), est une infrastructure physique permettant aux différents fournisseurs d’accès Internet (ou FAI ou ISP) d'échanger du trafic Internet entre leurs réseaux de systèmes autonomes grâce à des accords mutuels dits de «peering».

Généralités[modifier | modifier le code]

Les échanges de trafic réalisés au sein du GIX se font sans coût supplémentaire. Les IXP réduisent la part du trafic des FAI devant être délivrés par l’intermédiaire de leurs fournisseurs de trafic montant, réduisant de ce fait le coût moyen par bit transmis de leur service. De plus, un nombre important de chemins appris par l’IXP améliore l’efficacité du routage et sa tolérance aux pannes.

Le but premier d’un IXP est de permettre l’interconnexion directe des réseaux, par l’intermédiaire des points d’échanges, plutôt qu’à travers un ou plusieurs réseaux tiers. Les avantages de l’interconnexion directe sont nombreux mais les premiers sont : le coût, le temps de latence et la bande passante.

  • Optimisation du coût : Le trafic passant par un point d’échange n’est pas facturé alors que les flux vers le fournisseur de trafic montant du FAI le sont.
  • Optimisation de la latence : L’interconnexion directe, souvent localisée dans la même ville que les deux réseaux, évite que les données n’aient à changer de ville, voire de continent, pour passer d’un réseau à un autre, ceci permet de réduire le temps de latence.
  • Optimisation de la bande passante : Le troisième avantage, la vitesse, est le plus évident dans les régions qui ont des connexions longues distances peu développées. Les FAI de ces régions pourraient avoir à payer 10 à 100 fois plus pour le transport de données que les FAI en Amérique du Nord, Europe ou Japon. De ce fait, ces FAI ont généralement des connexions plus lentes et plus limitées au reste de l’Internet. Cependant, une connexion à un IXP local peut leur permettre de transférer des données de façon illimitée et gratuite, améliorant ainsi considérablement la bande passante entre clients de deux FAI voisins.

Un IXP classique est composé d’un ou plusieurs switches réseaux auquel chacun des FAI participants se connecte. Avant l’existence de ces switches, les IXP utilisaient généralement des hubs FOIRL ou des anneaux FDDI, ces équipements ont été remplacés par des switches Ethernet et FDDI lorsque ceux-ci sont sortis, en 1993 et 1994. À la fin des années 1990, quelques IXP ont utilisé des switches ATM totalisant environ 4 % maximum du marché. Il y a également eu une tentative échouée d’utilisation de SRP/DPT (un regroupement malheureux de FDDI et SONET) par l’IXP de Stockholm NetNod. Finalement, Ethernet a emporté les suffrages avec plus de 95 % des switches équipant les points d’échanges.

Toutes les vitesses possibles des ports Ethernet peuvent être rencontrées dans les IXP modernes, allant de 10 Mégabits/seconde dans les pays en cours de développement à des ports de 10 Gigabits/seconde agrégés dans les endroits à forte concentration de population tels que Francfort, New York, Séoul, Londres, Amsterdam ou Palo Alto. Les débits augmentent, 40 puis 100 Giga, comme le plus gros GIX de la planète, celui d'Amsterdam (AMS-IX) depuis juin 2011.

Lorsqu’un IXP encourt des coûts d’opération, ces coûts sont partagés entre tous les participants. Pour les points d’échange les plus chers, les participants payent une taxe mensuelle ou annuelle déterminée par la vitesse du (ou des) port(s) qu’ils utilisent ou, moins souvent, par le volume des données traversant le point d’échange. Les taxes basées sur le volume de données sont impopulaires car elles fournissent une contre-incitation à la croissance du point d’échange. D’autres points d’échange ont également des honoraires d’installation permettant de répercuter les coûts des ports du switch, des adaptateurs média (GBICs, SFPs, XFPs, XENPAKs…) et le temps de travail pour les configurer aux participants en ayant besoin.

Liste des IXP et de leurs opérateurs[modifier | modifier le code]

Note : Certaines des entrées de la liste sont des IXP alors que d’autres représentent des organismes gérant un ou plusieurs IXP.

Afrique[modifier | modifier le code]

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

Asie[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Les IXP européens les plus importants se sont regroupés en une association European Internet Exchange Association (Euro-IX) EURO-IX Site officiel.

Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Océanie[modifier | modifier le code]

Les entrées ci-dessus indiquée comme « arrêté » faisaient partie de l’échec AUSBONE ou semblent avoir disparu.

Voir également[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]