Hôtel du Nord
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Hôtel du Nord
L'Hôtel du Nord, aujourd'hui
| Titre original | Hôtel du Nord |
|---|---|
| Réalisation | Marcel Carné |
| Scénario | Jean Aurenche Henri Jeanson |
| Acteurs principaux | Annabella Arletty Louis Jouvet Jean-Pierre Aumont |
| Sociétés de production | Impérial Film SEDIF |
| Pays d’origine | |
| Genre | Comédie dramatique |
| Sortie | 1938 |
| Durée | 95 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Hôtel du Nord est un film français, réalisé par Marcel Carné, sorti sur les écrans en 1938 et inspiré du roman L'Hôtel du Nord d'Eugène Dabit, paru en 1929.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
À l'hôtel du Nord, situé le long du Canal Saint-Martin à Paris, patrons et clients sont réunis à table pour fêter une communion. Entrent Pierre (Jean-Pierre Aumont) et Renée (Annabella), deux jeunes amoureux tristes, qui viennent y louer une chambre pour se suicider. M. Edmond (Louis Jouvet), lui, a fui son milieu et habite avec Mme Raymonde (Arletty) une chambre mitoyenne. Dans la nuit, un coup de feu retentit…
[modifier] Fiche technique
- Titre original : Hôtel du Nord
- Réalisation : Marcel Carné
- Scénario : Jean Aurenche et Henri Jeanson d'après le roman éponyme d'Eugène Dabit (Éditions Denoël, 1929)
- Dialogue : Henri Jeanson[1]
- Assistants réalisateur : Claude Walter, Pierre Blondy
- Photographie : Armand Thirard
- Opérateur : Louis Née, assisté de Roger Arrignon et Roger Felloux
- Montage : René Le Hénaff, Marthe Gottié
- Décors : Alexandre Trauner
- Costumes : Lou Tchimoukov
- Musique : Maurice Jaubert
- Son : Marcel Courmes
- Électricien : Marcel Policard
- Production : Onésime Grinkrug, Joseph Lucachevitch
- Directeur de production : Jean Lévy-Strauss
- Chef de production : Joseph Lucachevitch
- Sociétés de production : Impérial Film, SEDIF
- Sociétés de distribution : Cocinor, MK2
- Tournage : septembre 1938 dans les studios Paris-Studios-Cinéma de Billancourt et Pathé-Cinéma de Paris
- Format : noir et blanc — 35 mm — 1.37:1 — son monophonique (Western Electric Sound System)
- Genre : comédie dramatique
- Durée : 95 minutes
- Date de sortie :
10 décembre 1938 - (fr) Mentions CNC : tous publics, Art et Essai (visa d'exploitation no 1117 délivré le 21 septembre 1940)
[modifier] Distribution
- Annabella : Renée, la fiancée de Pierre
- Arletty : Mme Raymonde, la prostituée
- Louis Jouvet : M. Edmond, le protecteur de Mme Raymonde
- Jean-Pierre Aumont : Pierre, le fiancé de Renée
- André Brunot : Émile Lecouvreur, le patron de l'hôtel
- Jane Marken : Louise Lecouvreur, la patronne de l'hôtel
- Paulette Dubost : Ginette Trimaux, la femme de Prosper
- Bernard Blier : Prosper Trimaux, éclusier et donneur de sang
- François Périer : Adrien, un client de l'hôtel
- Henri Bosc : Nazarède, un truand qui recherche M. Edmond
- Marcel André : le chirurgien
- Raymone : Jeanne, la femme de ménage
- Génia Vaury : l'infirmière
- Andrex : Kenel, un habitué de l'hôtel
- René Bergeron : Maltaverne, le gendarme
- Jacques Louvigny : Munar, un habitué de l'hôtel
- Armand Lurville : le commissaire
- René Alié : un complice de Nazarède
- Marcel Perès : un client du restaurant de l'hôtel
- Charles Bouillaud : un inspecteur
- Marcel Melrac : un agent de police
- Albert Malbert : un client du restaurant de l'hôtel
- Dora Doll : une figurante au restaurant
- Albert Rémy
[modifier] Autour du film
- C'est dans ce film qu'Arletty prononce le célèbre « Atmosphère ? Atmosphère ? Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ? », réplique qui est l'une des plus célèbres du cinéma français. Cependant, comme le fait remarquer Jacques Lourcelles, cette réplique met moins en valeur la force des dialogues du film que le génie d'Arletty qui, à partir d'une réplique qui aurait pu être assez lourde, a réussi à créer un trait inoubliable devenu le symbole de la gouaille parisienne[2].
- À l'exception de quelques plans, le film a été tourné aux studios de Billancourt où l'hôtel du Nord et le canal Saint-Martin ont entièrement été reconstitués par Alexandre Trauner. Le dénivelé de l'écluse est absent du décor[3].
- L'Hôtel du Nord est aujourd'hui un établissement toujours en activité sous la forme d'un restaurant-bar-salle de concert dirigé par Julien Labrousse[4].
[modifier] Bibliographie
- (fr) Eugène Dabit, L’Hôtel du Nord, Gallimard, coll. « Folio », 1990 (roman dont est tiré le film)
- (fr) Michel Perez, Les Films de Marcel Carné, Ramsay, coll. « Cinéma », 1994
- (fr) « Hôtel du Nord : un film de Marcel Carné », L’Avant-Scène cinéma, no 374, 1988
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- Hôtel du Nord sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
- (fr) Le site officiel du restaurant
[modifier] Notes et références
- Arletty avec la collaboration de Michel Souvais, Je suis comme je suis, Éditions Vertiges du Nord/Carrère, mai 1987, Paris (ISBN 2868044042), page 127, extrait de la citation de Marcel Achard parue dans le quotidien Paris-Soir lors de la sortie du film : « Le dialogue de Jeanson est foudroyant. C'est le meilleur de tous ceux qu'il a faits jusqu'à ce jour, et c'est le plus varié, le plus simple, le plus aéré, le plus brillant de tous les dialogues de cinéma. »
- Claudine Brécourt-Villars, Les Mots d'Arletty, Éditions de Fanval, Paris, 1988 (ISBN 2869282028), citation d'Arletty à la lettre A de la page 19 : « Le mot a l'air sorti d'un chapeau de prestidigitateur. C'est le même dans toutes les langues. Je ne peux plus le dire ou l'entendre. D'ailleurs, il ne m'appartient plus. Il appartient au public et je sais que dans la bouche de beaucoup d'inconnus, il est le gage de leur amitié. Quand j'ai relu un peu plus tard le roman d'Eugène Dabit dont le film est tiré, j'ai vu que ce mot n'y était pas cité une seule fois. Ce fut une pure invention de Jeanson. Une trouvaille de poète. »
- Arletty avec la collaboration de Michel Souvais, Je suis comme je suis, Éditions Vertiges du Nord/Carrère, mai 1987, Paris (ISBN 2868044042), citation de Michel Souvais pages 126 : « L'hôtel du Nord et le quai ont été reconstruits sur un terrain proche de Billancourt, sous la direction d'Alexandre Trauner. Tout à l'air vrai parce que tout est faux. »
- Site officiel