Jacques Deval

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Jacques Deval, de son vrai nom Jacques Boularan[1], est un dramaturge, scénariste et réalisateur français, né le 27 juin 1890[2] à Paris, ville où il est mort le 19 décembre 1972 (à 82 ans)[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l'acteur et directeur de théâtre Abel Deval (1863-1938)[4], il fait des études de lettres à la Sorbonne de Paris.

En octobre 1912, il est appelé sous les drapeaux (le service durait alors deux ans). En raison d'une myopie extrême, il est affecté dans une unité d'intendance basée à Paris[5]. Le 1er août 1914, il est très tôt informé de la mobilisation ; le soir, il croise le convoi transportant Jean Jaurès qui vient d'être assassiné[5]. Il passe ensuite trois ans à l'arrière, puis son unité de Services auxiliaires est affectée sur le front en 1917[5].

Il est l'auteur de nombreuses pièces de théâtre dont beaucoup ont été adaptées au cinéma ou à la télévision, notamment dans l'émission Au théâtre ce soir. L'une des plus célèbres, Tovaritch, créée en 1933, avec Elvire Popesco dans le rôle principal, dépeint les déboires d'un couple de nobles russes émigrés en France après la révolution de 1917. Elle fut adaptée en comédie musicale à Broadway en 1963 avec Vivien Leigh et Jean-Pierre Aumont. Il a aussi porté sa pièce au cinéma et réalisé deux autres films.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jacques Deval a été marié cinq fois. Il est notamment le père de Gérard de Villiers, de Bernard Eschasseriaux, de la scénographe Jacquie Deval[6] née de son épouse Anne-Marie Monet, et d'Alain Boularan-Deval dont la mère est l'actrice Claude Godard, dernière épouse de Deval.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • 1919 : Le Livre sans amour, poèmes, Fasquelle, Paris
  • 1929 : Sabres de bois, Albin Michel, Paris, 253 pp.
    Souvenirs de la Première Guerre mondiale. Il dédie ce livre à plusieurs camarades du Service auxiliaire tués par un obus et signe « J. D., Service auxiliaire, 358e régiment d'infanterie, scribe, cycliste et infirmier à Vingré, à Roucy, à Godewaerswelde ».
  • 1931 : Marie Galante, Albin Michel, Paris.
    En 1934, Jacques Deval adapte son roman en comédie musicale, sur une musique de Kurt Weill.
  • 1934 : Prière pour les vivants, Albin Michel, Paris
    En 1971, Jean-Claude Bonnardot en tire un film de télévision pour la première chaîne de l'ORTF mais qui reste inédit de par son caractère jugé trop sombre par la direction de l'époque.
  • 1935 : Le Vieux Carnet rouge, Denoël et Steele, Paris
  • 1937 : Rives pacifiques, NRF, Paris.
    Souvenirs de voyages, notamment aux États-Unis.
  • 1955 : Le Sage d'Ispahan, Albin Michel, Paris
  • 1960 : Tigrane, roman, Julliard, Paris
  • 1964 : Les Voyageurs, roman
  • 1969 : Afin de vivre bel et bien, Albin Michel, Paris
    Aphorismes sur différents thèmes moraux, à l'intention de son fils Alain, alors âgé de 6 ans.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il disait s'appeler « Boularan de Cambajou ». « Deval reconnaissait que sa particule était fantaisiste, Cambajou est un hameau de Miolles, dans le Tarn, berceau de sa famille paternelle. » Fiche bibliographique sur Thyssens.com
  2. Et non 1895 comme parfois écrit, tel le Who's Who in France dans les années 1950.
  3. Notice d'autorité BNF
  4. Who's Who in France 1971.
  5. a, b et c Jacques Deval, Sabres de bois, Albin Michel, Paris, 1929.
  6. Régie théâtrale.com
  7. Elle-même inspiré du roman Le Meurtre de Roger Ackroyd d'Agatha Christie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Qui était qui, dictionnaire biographique, éd. Jacques Lafitte, Paris, 2005 (2e édition)

Liens externes[modifier | modifier le code]