Relations entre la France et la Russie

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Relations entre la France et la Russie
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Nicolas Sarkozy, Dmitri Medvedev et leurs épouses respectives au sommet du G8 en 2011.

Cet article traite des relations entre la France et la Russie. La France a une ambassade à Moscou tandis que la Russie a une ambassade à Paris.

Environ 115 000 citoyens d'origine russe vivent en France, principalement à Paris, Lyon et Nice.

Histoire contemporaine des relations franco-russes[modifier | modifier le code]

En 1892 fut signé un accord entre la France et la Russie établissant une alliance franco-russe. Elle se manifeste notamment par la visite médiatisée du tsar Nicolas II à Paris, en 1896. Cet accord reste en vigueur jusque 1917 (date à laquelle l'Empire russe est renversé par la révolution bolchévique).

Pendant la Première Guerre mondiale, l'Empire russe et la France sont alliés contre la Triplice conclue entre l'Empire allemand, l’Empire austro-hongrois et le royaume d’Italie.

En 1935, l'URSS et la France signent un traité d'assistance mutuelle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen des Forces aériennes françaises libres (FAFL) combattit sur le front de l'Est dans les rangs soviétiques.

Pendant la guerre froide, les relations entre la France et l'URSS sont cependant particulièrement tendues, notamment à la suite de l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'Armée rouge. L'URSS a par ailleurs soutenu activement le Việt Minh contre l'armée française pendant la guerre d'Indochine.

En 1985, les relations s'améliorent avec l'arrivée au pouvoir en URSS de Mikhaïl Gorbatchev qui visite officiellement la France afin d'apaiser les relations franco-soviétiques. Le 7 février 1992, trois mois après la dislocation de l'URSS, la France reconnaît la Russie comme État successeur de l'URSS.

En 2008, le plan de paix Sarkozy-Medvedev met fin à la deuxième guerre d'Ossétie du Sud qui oppose la Géorgie aux républiques sécessionnistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud et à la Russie.

En 2010, la France vend un navire de classe Mistral, à la Russie, premier contrat d'armes franco-russe depuis la Seconde Guerre mondiale, décision qui a été critiquée pour négligence de la sécurité de la Pologne, des Pays baltes, de l'Ukraine et de la Géorgie[1].

Le 21 mars 2014, en pleine crise ukrainienne, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian annonce l'arrêt de la coopération militaire franco-russe[2] tandis que l'Union européenne adopte des sanctions à l'encontre de la Russie. Malgré ces événements, la livraison des Mistral n'a pas été annulée et 400 marins russes sont arrivés à Saint-Nazaire fin juin 2014 pour une formation devant durer 4 mois[3],[4].

Cependant, le 3 septembre 2014, la situation en Ukraine pousse le président de la République à suspendre la livraison des Mistral. L’Élysée soumet alors le contrat à deux conditions : un cessez-le-feu et un règlement politique de la crise ukrainienne. Cette situation tend nettement les relations diplomatiques franco-russes depuis cette décision. La Russie demande une explication écrite le 14 janvier 2015 pour ce refus de livrer les porte-hélicoptères classe Mistral.

Une partie de l'UMP, traditionnellement atlantiste, exprime alors son soutien à la Russie, notamment Nicolas Sarkozy. Cette attitude est le prolongement d'une vague de russophilie présente depuis plusieurs mois au sein du parti, et qui traverse toutes les familles du parti, notamment par référence au gaullisme ou par volonté de défendre les valeurs conservatrices. François Fillon rencontre ainsi Vladimir Poutine à plusieurs reprises à partir de 2012. Thomas Gomart, de l’Institut français des relations internationales, évoque également une « action directe et extrêmement forte des services russes » à l'encontre de l'UMP. Pierre Lellouche, spécialiste des questions internationales à l'UMP, reconnaît que « c’est la première fois, hormis sur les questions européennes comme le référendum de 2005, qu’un sujet de politique étrangère nous rattrape en interne avec une telle force »[5].

Relations économiques[modifier | modifier le code]

En 2010, le volume des échanges bilatéraux s'élevait à 21,3 milliards d'euros[6]. La France est ainsi le troisième partenaire économique européen de la Russie derrière l'Allemagne et l'Italie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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