Bérézina

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52° 32′ 59″ N 30° 15′ 01″ E / 52.5496, 30.2502 ()

Bérézina
La Bérézina en Biélorussie.
La Bérézina en Biélorussie.
Carte du bassin du Dnieper. En beige : la Biélorussie. Au centre de celle-ci, la Bérézina coule du nord vers le sud.).
Carte du bassin du Dnieper. En beige : la Biélorussie. Au centre de celle-ci, la Bérézina coule du nord vers le sud.).
Caractéristiques
Longueur 587 km
Bassin 24 500 km2
Bassin collecteur bassin du Dniepr
Débit moyen 145 m3/s
Cours
Confluence Dniepr
Géographie
Pays traversés Drapeau de la Biélorussie Biélorussie

La Bérézina (en russe : Березина, Berezina ; en biélorusse : Бярэзіна, Biarezina) est une rivière de Biélorussie, affluent du Dniepr.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle prend sa source dans des collines situées à 80 km au nord de Minsk. Après avoir fait une large boucle vers le nord, le cours de la Bérézina s'oriente vers le sud, puis vers le sud-sud-est dans le dernier tiers de son parcours. Une grande partie de sa vallée est marécageuse, ce qui explique les déboires de certaines armées.

La Bérézina traverse les villes de Baryssaw, Bobrouisk et Svetlahorsk.

La Bérézina a donné son nom à un célèbre parc naturel : Berezinsky qui est une réserve de biosphère.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la Bérézina est resté dans le vocabulaire français comme un équivalent de « déroute », ou plutôt d'hécatombe, de graves pertes subies lors d'une situation complètement désorganisée. La bataille de la Bérézina n'est pourtant pas une défaite mais au contraire une « victoire » de l'armée française. Elle échappa aux forces russes menées par Koutouzov grâce à une manœuvre habile de Napoléon et au dévouement du régiment de pontonniers néerlandais, qui réussit à construire deux ponts sur cet affluent du Dniepr. Malgré les très lourdes pertes que connut l'armée française, qui donnèrent sa triste réputation à cette bataille, elle échappa malgré tout à la manœuvre d'encerclement russe, et put se retirer vers Vilnius, Napoléon regagnant Paris seul en toute hâte. Mais la faim, le froid et les épidémies eurent bientôt raison des troupes françaises[1].

Il y eut cependant d'autres épisodes guerriers notoires, en 1708 avec Charles XII de Suède et en 1941 lors de l'offensive allemande.

Hydrométrie - Les débits à Bobrouisk[modifier | modifier le code]

Le débit de la Bérézina a été observé pendant 105 ans (1881-1985) à Bobrouisk, ville située à une centaine de kilomètres du confluent de la rivière avec le Dnieper[2].

À Bobrouisk, le débit inter annuel moyen ou module observé sur cette période était de 118 m3/s pour une surface drainée de 20 300 km2, soit plus ou moins 83 % du bassin versant total de la rivière.

La lame d'eau écoulée dans cette partie du bassin, tout à fait représentative de l'ensemble de ce dernier du point de vue de l'écoulement, atteint ainsi le chiffre de 184 millimètres par an.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Bobrouisk
(données calculées sur 105 ans)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fernand Beaucour Napoléon à la Bérézina. 26-29 novembre 1812. (édité par le Centre d'études napoléoniennes. 2004, 92300 Levallois-Perret), ou encore, le chapitre consacré à la Retraite de Russie dans Thierry Lentz, Nouvelle Histoire du Premier Empire (chapitre X), la sous-partie nommée « le miracle de la Bérézina ».
  2. UNESCO - Bassin de la Bérézina - Station : Bobrouisk

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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