Der Freischütz

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Le Freischütz

Der Freischütz
Le Freischütz
Image décrite ci-après
Lithographie d'une représentation du Freischütz
en 1822 à Nuremberg
Ouverture
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Genre Opéra romantique
Nbre d'actes Trois
Musique Carl Maria von Weber
Livret Johann Friedrich Kind
Langue
originale
Allemand
Sources
littéraires
Conte populaire germanique
Durée
approximative
env. 145 min.
Dates de
composition
1817-1820
Création 18 juin 1821
Königliches Schauspielhaus, Berlin Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Création
française
7 décembre 1824
Théâtre de l'Odéon, Paris
Personnages
  • Ottokar, duc de Bohême (baryton)
  • Kuno, forestier (basse)
  • Agathe, sa fille (soprano)
  • Ännchen, jeune cousine d'Agathe (soprano)
  • Kaspar, jeune chasseur (basse)
  • Max, jeune chasseur (ténor)
  • Samiel, le chasseur noir (rôle parlé)
  • Un ermite (basse)
  • Kilian, riche fermier (baryton)
  • Quatre servantes (sopranos)

Der Freischütz Prononciation du titre dans sa version originale Écouter est un opéra allemand en trois actes de Carl Maria von Weber, créé le 13 mai 1820 qui connut un triomphe lors de sa première le 18 juin 1821 au Königliches Schauspielhaus de Berlin.

Considéré aujourd'hui comme l'un des premiers opéras romantiques avec Fidelio de Ludwig van Beethoven (1805), son livret fut écrit par le poète Johann Friedrich Kind d'après un conte populaire germanique (dans la version publiée en 1811 dans Das Gespensterbuch), et une première ébauche de Weber et d'A. de Dusch.

Historique[modifier | modifier le code]

C'est lors d'un séjour en 1810 au château de Neubourg que Weber, impressionné par la récente création du Fidelio, premier (et unique) opéra de Beethoven, arrête son choix sur le conte Des Jägers Braut comme sujet d'opéra. Mais d'autres engagements l'accaparent et ce n'est qu'en 1816 qu'il demande au poète Johann Friedrich Kind d'en tirer un livret. La composition commence en juillet 1817.

Créée le 18 juin 1821 à Berlin, en raison de tensions politiques à Dresde où Weber est officiellement en poste, l'œuvre rencontre un succès immédiat, qui se propage rapidement dans toute l'Europe et devient le symbole de la naissance de l'opéra romantique allemand. Parmi les nombreux artistes qui ont été influencés par Der Freischütz figure le jeune Richard Wagner, qui sera considéré par beaucoup comme le successeur de Weber.

La version originale est créée quant à elle au Théâtre-Italien (salle Favart) le 14 mai 1829 par une troupe allemande qui permet au public parisien de découvrir également les deux autres chefs-d'œuvre de Weber, Euryanthe (1823) et Oberon (1826).

La création de la version française a lieu au théâtre de l'Odéon le 7 décembre 1824 dans une adaptation de Castil-Blaze et Thomas Sauvage – très éloignée de l'original – intitulée Robin des Bois ou les Trois Balles, et qui sera reprise régulièrement par la suite, notamment à l'Opéra-Comique le 15 janvier 1835 et au Théâtre-Lyrique le 24 janvier 1855. Une deuxième version, plus fidèle, est réalisée en 1841 par Hector Berlioz et Émilien Pacini pour l'Opéra de Paris sous le titre Le Freyschütz. Pour le ballet du deuxième acte de cette représentation, exigé par la forme « grand opéra » imposée par la « Grande Boutique »[1], Berlioz orchestre l'Invitation à la danse de Weber, refusant d'écrire lui-même la musique de ce ballet et restant fidèle à l'écriture du compositeur du Freischütz, même si l'on y reconnaît les couleurs du « Bal » de la Symphonie fantastique[2].

Argument[modifier | modifier le code]

L'intrigue se passe en Bohême vers 1648, juste après la guerre de Trente Ans.

Max aime Agathe, la fille du garde forestier Cuno. Il voudrait gagner un concours de tir dont l'enjeu est la nomination du nouveau garde chasse et obtenir ainsi la main d'Agathe ; mais il perd dès la première épreuve. Kaspar a vendu son âme au mauvais esprit Samiel et doit lui amener une nouvelle victime ; Max accepte que Samiel lui fournisse des balles magiques.

Agathe est inquiète bien qu'Ännchen la rassure ; Max arrive puis la quitte sous prétexte d'aller chercher un cerf qu'il a tué dans la vallée des loups. Au milieu de visions et de bruits étranges, Kaspar prépare sept balles pour Max, mais la dernière obéira à la volonté de Samiel, ce que Max ignore. Agathe prie et se prépare à épouser Max ; elle fait des cauchemars, mais une fois encore, Ännchen la réconforte. Max surprend tout le monde lors du concours de tir. Le prince lui ordonne de tirer sur une colombe blanche avec la septième balle. Agathe sort du bosquet où se trouve la colombe et lui crie de ne pas tirer. Max tire, la colombe s'envole et Agathe tombe inanimée. Elle reprend conscience, mais Kaspar est blessé à mort. Max avoue son pacte avec Samiel, mais grâce à l'intervention d'un ermite, il sera pardonné.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Ottokar, duc de Bohême (baryton)
  • Kuno, forestier (basse)
  • Agathe, sa fille (soprano)
  • Ännchen, jeune cousine d'Agathe (soprano)
  • Kaspar, jeune chasseur (basse)
  • Max, jeune chasseur (ténor)
  • Samiel, le chasseur noir (rôle parlé)
  • Un ermite (basse)
  • Kilian, riche fermier (baryton)
  • Quatre servantes (sopranos)
  • Chasseurs, paysans, servantes, courtisans (chœur)

Composition de l'orchestre[modifier | modifier le code]

Instrumentation de Der Freischütz
Cordes
premiers violons, seconds violons, altos,

violoncelles, contrebasses

Bois
2 flûtes, 2 hautbois,

2 clarinettes, 2 bassons,

Cuivres
4 cors, 2 trompettes

3 trombones,

Percussions
timbales


Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Surnom donné à l'Opéra de Paris par un Verdi excédé par la direction qui prend fait et cause contre lui dans un accrochage avec les musiciens de l'orchestre.
  2. L'Invitation à la danse de Carl Maria von Weber orchestrée par Berlioz pour le Freichütz sur le site hberlioz.com (Lire en ligne)