Gerhard Richter

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Gerhard Richter

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Gerhard Richter à Düsseldorf en 2005

Naissance 9 février 1932
Dresde, Allemagne
Nationalité Allemande
Activités Artiste peintre
Formation Académie des Beaux-arts de Dresde
Récompenses prix Arnold Bode à la Documenta de Cassel
prix Oskar Kokoschka
Prix Wolf en art
Praemium Imperiale

Œuvres réputées

Akt auf einer Treppe
Abstraktes Bild
Spiegel

Gerhard Richter, né à Dresde[1] le , est un artiste peintre allemand dont l'œuvre est reconnue, depuis les années 1980, « comme une expérience artistique inédite et remarquable[2] ». Peintre polymorphe, il aborde tantôt des sujets figuratifs, tantôt produit des œuvres abstraites.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une formation initiale de peintre, il est admis à l’Académie des Beaux-arts de Dresde à sa seconde candidature où il obtient une maîtrise, diplôme qui lui permet de bénéficier d’un atelier pour trois ans. Son intérêt pour la peinture abstraite, Jackson Pollock et Lucio Fontana en particulier, motive son passage à l’Ouest. Finalement établi à Düsseldorf, il est l’élève de Karl-Otto Götz et rencontre Sigmar Polke, Blinky Palermo et le futur galeriste Konrad Fischer-Lueg.

Gerarh Richter par Lothar Wolleh vers 1970

Il peint la première œuvre de son catalogue en 1962 : Tisch (« Table »), une huile peinte d’après une photographie de presse. À la fois photographe du quotidien et peintre, il reproduit sur la toile les sujets de ses photos. Paysages, natures mortes et scènes intimes parsèment ainsi une œuvre par ailleurs essentiellement constituée d’œuvres abstraites qu’il nomme, invariablement, Abstraktes Bild (« Toile abstraite »). Les sources documentaires du travail de Gerhard Richter : les photos de presse, ses propres photos, les clichés d'amateur qu'il collectionne, ont été réunis pour former un atlas exposé pour la première fois en 1972.

Parallèlement à ses expositions personnelles, il exerce une activité de professeur dans plusieurs écoles d’Art, notamment à Hambourg, Düsseldorf ou Halifax (Nouvelle-Écosse, Canada) et reçoit de nombreuses récompenses dont le Junger Western Art à Recklinghausen en 1967, le prix Arnold Bode à la Documenta de Cassel en 1981, le prix Oskar Kokoschka à Vienne en 1985, le Prix Wolf des Arts en Israël en 1994/95 et le Praemium Imperiale au Japon en 1997.

En 1957, son premier mariage l’unit à Marianne Eufinger, la future Ema de son Akt auf einer Treppe (Nu dans l'escalier, référence au célèbre Nu descendant un escalier de Marcel Duchamp). Sa fille Betty, née en 1966, aura trois toiles à son prénom : deux peintes en 1977 (deux gros plans de visage) et une en 1988 (la tête tournée).

Deuxième mariage en 1982 avec la sculptrice Isa Genzken, sujet de deux portraits en 1990 (Isa).

Il se marie enfin en 1995 avec Sabine Moritz qui donnera naissance à leur fils Moritz, la même année ; tous deux seront les modèles de la série S. mit Kind (S. avec enfant). Enfin, il peindra son seul autoportrait connu en 1996, Selbstportrait[3].

Il vit et travaille désormais à Cologne.

Cote[modifier | modifier le code]

  • En Novembre 2006, Ema (nude descendinga staircase) (1992), a été vendu pour 320.000 $ chez Phillips à New York.
  • Il est désormais l'artiste vivant le plus cher du monde (Oct 2012) puisque l'une des ses oeuvres abstraites de 1994 a été vendue 34,2 millions de dollars. [4]
  • Nouveau record le 14 mai 2013 mais cette fois avec une œuvre figurative : 'Domplatz, Mailand' 1968 vendu 37,1 M$ par Sotheby's.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « J’ai une santé moyenne, une taille moyenne (1,72 m), je suis moyennement beau. Si j'évoque ceci, c’est parce qu’il faut avoir ces qualités pour pouvoir peindre de bons tableaux. » (in Texte de l'exposition avec Sigmar Polke, 1966)
  • « Mes tableaux sont sans objet ; mais comme tout objet, ils sont l’objet d’eux-mêmes. Ils n’ont par conséquent ni contenu, ni signification, ni sens ; ils sont comme les choses, les arbres, les animaux, les hommes ou les jours qui, eux aussi n’ont ni raison d’être, ni fin, ni but. Voilà quel est l’enjeu. (Mais il y a quand même de bons et de mauvais tableaux.) » (in Notes, 1984)
  • « Les toiles abstraites mettent en évidence une méthode : ne pas avoir de sujet, ne pas calculer, mais développer, faire naître. » (in Notes, 1985)
  • « Nous avons plus d'une douzaine d'écoles en Allemagne Fédérale. Elles sont parasitées par les pires artistes allemands qui alimentent leur coterie grâce à un système incestueux et ennuyeux. Ces prétendus artistes, incapables de gagner leur croûte, y sont nommés professeurs, dotés d'ateliers, avec tout le prestige et l'argent que cela implique. Ils ne se contentent pas de cultiver et de répandre la sottise, d'en rebattre les oreilles aux étudiants, ils s'arrangent pour que chaque élève et tout nouveau collègue stagne en deçà du niveau le plus bas. Ils peuvent ainsi rester eux-mêmes dans leur moisissure confinée sans être mis en danger. » (in Notes, 08/06/1983)

Œuvre[modifier | modifier le code]

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de Gerhard Richter, Biographie (langue (en) ou (de)) lire en ligne (consulté le 1er juin 2010).
  2. Site musée de Grenoble, exposition temporaire : Richter en France 7 mars - 1er juin 2009 lire en ligne (consulté le 1er juin 2010).
  3. Le tableau sur le site du peintre. Page consultée le 16 avril 2012.
  4. lire en ligne (consulté le 11 février 2013).
  5. Site exporevue, Rétrospective picturale de Gerhard Richter, par Sophie Richard, Düsseldorf, avril 2005. « Depuis plus de 10 ans, aucun musée européen n'avait consacré une exposition d'envergure à cet artiste allemand qui, depuis les années soixante, réinvente sans cesse la peinture » lire en ligne (consulté le 1er juin 2010)..
  6. a et b Site La Croix, la peinture élégiaque de Gerhard Richter lire en ligne (consulté le 1er juin 2010).
  7. Présentation de l'exposition sur le site du Centre Georges-Pompidou. Page consultée le 10 avril 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Erik Verhagen, « Bête comme un peintre. Les portraits de famille de Gerhard Richter », in Cahiers du Musée national d'art moderne, n° 90, janvier 2005, pp. 42–60.
  • Sabine Ginoux, « La peinture élégiaque de Gerhard Richter », in La Croix, 27 février 2008.
  • Erik Verhagen, « Gerhard Richter. Doute, désespoir et destruction », in Art Press, avril 2008, pp. 34–40.
  • Erik Verhagen, « Gerhard Richter Photographies peintes », in Art Press, avril 2009, p. 75.
  • "Le mystère Richter", in "Arts Magazine", n° 66 juin 2012, p. 66.
  • Jérôme Coignard, "Gerhard Richert, un géant à Paris", in "Connaissance des arts", n° 705 juin 2012, pp. 50–59
  • Itzhak Goldberg, "Gerhrard Richert, Peintre multitâche", in "Beaux Arts Magazine", n° 336 juin 2012, pp. 82–89

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]