Saignée (médecine)

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Femme médecin pratiquant une saignée. Les coupelles chauffées placées sur le corps sont destinées à recueillir le sang. (XVe siècle)
Pratique d'une saignée.

La saignée (ou phlébotomie) est un terme ancien désignant un prélèvement sanguin pratiqué sur un malade afin d'améliorer son état.

Connue depuis l'Antiquité, c'est surtout du XVIe au XVIIIe siècle qu'elle occupe une place prépondérante parmi les pratiques thérapeutiques.

Historique[modifier | modifier le code]

Elle est préconisée par Hippocrate et Galien, en lien avec la théorie des humeurs.

Le terme français date d’approximativement 1130.[réf. nécessaire]

À partir de la Renaissance, elle connaît un regain de popularité jusqu'à devenir une véritable panacée au XVIIe siècle.

Très critiquée à compter du XVIIIe siècle, sa pratique tend à disparaître dans le sillage de la théorie humorale au début du XIXe siècle, excepté pour quelques traitements tel que celui de la goutte. C'est Pierre-Charles Alexandre Louis qui en démontra l'inutilité en particulier lors des traitements des maladies inflammatoires. Elle fut aussi incriminée par Molière, qui, par haine des médecins et de cette pratique, a composé sa pièce Le Malade imaginaire.[réf. souhaitée]

En France, c'est l'aliéniste Philippe Pinel qui supprima la pratique des saignées dans les hôpitaux de Bicêtre et de La Salpétrière.

Elle est encore pratiquée de nos jours dans quatre indications médicales : l’œdème aigu du poumon, l’hémochromatose, la polyglobulie et la porphyrie. Les trois dernières sont liées à la composition du sang.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]