Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou
| Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou | ||
| Informations géographiques | ||
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| Pays | ||
| Ville | Paris | |
| Adresse | Place Georges Pompidou 75004 Paris |
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| Coordonnées | ||
| Informations générales | ||
| Date d’inauguration | 31 Janvier 1977 | |
| Collections | Art moderne Sculptures Peintures Arts graphiques Photographie Nouveaux médias Cinéma Architecture Design | |
| Nombre d’œuvres | MNAM : 98 868 en février 2013 | |
| Superficie | 90 000 m2 dont 45 000 m2 accessibles au public |
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| Informations visiteurs | ||
| Nb. de visiteurs/an | 5 121 696 (2011) MNAM et Bpi seuls | |
| Site web | www.centrepompidou.fr | |
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Le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (CNAC), communément appelé « Centre Georges-Pompidou », « Centre Pompidou » ou « Centre Beaubourg » et, familièrement, « Beaubourg », est un établissement polyculturel situé dans le quartier de Beaubourg, dans le 4e arrondissement de Paris, entre le quartier des Halles et le quartier Marais.
Le centre est né de la volonté de Georges Pompidou, alors président de la République française, de créer au cœur de Paris une institution culturelle originale entièrement vouée à la création moderne et contemporaine où les arts plastiques voisineraient avec les livres, le design, la musique et le cinéma.
Inauguré en 1977, le centre Pompidou accueillait, en 2011, plus de 5 millions de visiteurs par an. Au sein du musée national d'Art moderne / centre de création industrielle (MNAM / CCI), il conserve l'une des trois plus importantes collections d'art moderne et contemporain au monde avec celle du Museum of Modern Art de New York et de la Tate Modern de Londres et la première d'Europe avec 98 868 œuvres de 6 260 artistes. Il abrite également d'importantes galeries d'expositions temporaires, des salles de spectacles et de cinéma, et la Bpi, première bibliothèque publique de lecture en Europe. De part et d'autre de la piazza, deux bâtiments annexes accueillent l'IRCAM et l'atelier Brancusi.
Depuis le 12 mai 2010, la ville de Metz est dotée d'une antenne décentralisée du centre, le centre Pompidou-Metz[1] Durant l'été 2013, le Centre Pompidou aura un annexe mobile à Aubagne, dans le cadre de Marseille-Provence 2013.[2]
Sommaire |
Histoire[3] [modifier]
Dans l'esprit du président Georges Pompidou, l'implantation au centre de Paris d'un équipement culturel d'un type nouveau, voué à toutes les formes de la création contemporaine, se situait au carrefour de plusieurs préoccupations :
- la volonté d'enrayer le déclin de Paris sur la scène artistique et de lui conserver son statut de place majeure de l'art contemporain au niveau mondial, de plus en plus contesté par New York ;
- symétriquement, la volonté d'ouvrir la création française sur le monde et de favoriser, par l'interdisciplinarité, l'expression de nouvelles formes artistiques ;
- la conviction que l'art le plus contemporain peut renouer avec le public le plus large à la condition que la puissance publique joue pleinement son rôle de médiateur ;
- le désir de créer à Paris un grand monument représentatif de l'architecture de la seconde moitié du XXe siècle, dont les réalisations dans la capitale avaient, jusqu'alors, été peu importantes ou peu notables.
Cette ambition était faite, particulièrement à l'époque, pour susciter de vifs débats, qu'il s'agisse de l'opposition courante entre culture de masse et culture élitiste, de la problématique de la décentralisation culturelle – le Centre serait-il un grand équipement parisien supplémentaire ou, selon la formule de Michel Guy, parviendrait-il à s'imposer comme « la centrale de la décentralisation[4] » ? – et des rapports entre pouvoir et création – nombre d'artistes redoutaient alors les tentatives de récupération ou d'instrumentalisation, comme le montra, en 1972, la polémique créée par l'exposition du Grand Palais « 60-72 : 12 ans d'art contemporain en France[5] ».
La décision initiale de Georges Pompidou [modifier]
En 1969, Georges Pompidou, devenu président de la République, décida de construire un nouveau musée d'Art moderne et choisit le plateau Beaubourg comme le seul emplacement disponible[6]. Mais, ce terrain étant également le seul susceptible d'accueillir la grande bibliothèque publique[7], il fut décidé, en février 1970, de réunir les deux projets au sein d'un même équipement culturel. Dans la conception du président Pompidou, la bibliothèque devait attirer des visiteurs qui pourraient ensuite découvrir les autres activités proposées. « Je voudrais passionnément, expliqua-t-il, que Paris possède un centre culturel comme on a cherché à en créer aux États-Unis avec un succès jusqu’ici inégal, qui soit à la fois un musée et un centre de création, où les arts plastiques voisineraient avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle, etc. Le musée ne peut être que d’art moderne, puisque nous avons le Louvre. La création, évidemment, serait moderne et évoluerait sans cesse. La bibliothèque attirerait des milliers de lecteurs qui du même coup seraient mis en contact avec les arts. »[8]
La décision de construire « un ensemble monumental consacré à l'art contemporain sur l'emplacement du plateau Beaubourg » à Paris fut prise officiellement par le président de la République Georges Pompidou lors d'un conseil restreint tenu le 11 décembre 1969, sur la base d'un document programmatique qui avait été rédigé par Sébastien Loste, alors chargé de mission à la présidence de la République[9]. Le Conseil de Paris donna son accord le 23 décembre.
À l'origine, le centre devait comprendre un musée d'Art moderne, une bibliothèque publique et le centre de création industrielle (CCI) créé par François Mathey, conservateur en chef du musée des Arts décoratifs. Mais, en 1971, sous l'impulsion directe de Georges Pompidou, il fut décidé d'y inclure également un centre de création musicale confié à Pierre Boulez, qui acceptait de rentrer en France, où il avait cessé toutes ses activités depuis 1966, et qui devait devenir l'IRCAM (Institut de recherche et coordination acoustique/musique)[10].
D'emblée, le projet fut extrêmement mal accueilli par l'administration. Il réunissait en effet un équipement relevant du ministère des Affaires culturelles (le musée), un autre relevant à l'époque du ministère de l'Éducation nationale (la bibliothèque), et un troisième (l'IRCAM), qui s'affirmait comme indépendant, voire rival, de la direction de la musique, de l'art lyrique et de la danse dont le directeur nommé par André Malraux, le compositeur Marcel Landowski, était en guerre ouverte avec Pierre Boulez. Dans l'esprit de ses concepteurs[11], le Centre se voulait une réponse à un certain nombre de faillites de la politique culturelle française : l'incapacité à créer un musée d'art moderne digne de ce nom, le retard de la lecture publique par rapport notamment à l'Europe du Nord, le dédain dans lequel les autorités avaient tenu la musique contemporaine. Au lendemain de mai 1968, la fondation du Centre Pompidou apparaissait ainsi comme un nouveau défi lancé à l'académisme des institutions culturelles d'État.
La conception et la réalisation du centre [modifier]
Le 26 août 1970, Robert Bordaz, conseiller d'État, fut nommé en conseil des ministres « délégué pour la réalisation du centre du plateau Beaubourg ». Il constitua une équipe d'une dizaine de personnes, chargée de préparer le concours international d'architecture lancé en décembre 1970 et de mettre en place l'établissement public qui devait être chargé de la construction et de la préfiguration du Centre[12].
Le 15 juillet 1971, le jury du concours international d'architecture, présidé par Jean Prouvé, décida de retenir, parmi les 681 projets présentés, celui des architectes Renzo Piano, Richard Rogers et Gianfranco Franchini[13]. Les architectes, auxquels était adjoint le bureau d’ingénieurs Ove Arup & Partners, s'installèrent à proximité immédiate des locaux de la mission Bordaz, puis dans les locaux même de celle-ci en 1973.
En janvier 1972, Robert Bordaz fut nommé président de l'établissement public du Centre Beaubourg (EPCB), chargé de la construction du Centre. Il réunit autour de lui les futurs responsables des activités culturelles du Centre, les « utilisateurs », qu'il constitua, dès 1971, en un « conseil des utilisateurs » qui devint, une fois le Centre achevé, le « conseil de direction » :
- Pontus Hulten, un Suédois arrivé en France en septembre 1973, fut nommé directeur du musée national d'Art moderne avec un contrat de trois ans[14]. Avec son adjoint, Germain Viatte, il fut chargé de concevoir le nouveau musée dans une optique résolument contemporaine et internationale.
- Jean-Pierre Seguin, qui fut le premier directeur de la Bibliothèque publique d'information, fut chargé de mettre en œuvre ce projet auquel il travaillait depuis 1967.
- François Mathey devint directeur du Centre de création industrielle, qu'il avait créé en 1968 au sein de l'Union centrale des arts décoratifs mais qui y végétait sans grands moyens.
Le 20 mars 1973, le Conseil des ministres arrêta le programme de la construction et les moyens financiers nécessaires, programmés sur plusieurs années et alloués sous forme de dotations exceptionnelles hors des crédits ordinaires du ministère des Affaires culturelles.
Le statut définitif de la nouvelle institution fut fixé par la loi du 3 janvier 1975 portant création du centre national d'art et de culture Georges-Pompidou[15]. Entre-temps, le Premier ministre Jacques Chirac avait dû batailler ferme contre le nouveau président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, qui envisageait d'arrêter le projet. À sa demande, un conseil restreint tenu en août 1974 avait décidé la poursuite des travaux.
De l'inauguration à nos jours [modifier]
Le 31 janvier 1977, le centre national d'art et de culture Georges Pompidou est inauguré par Valéry Giscard d'Estaing en présence du Premier ministre, Raymond Barre, de Mme Claude Pompidou et de nombreuses personnalités.
L'architecture du centre suscite une vive polémique : canalisations, escaliers électriques, passerelles métalliques, tout ce qui est traditionnellement dissimulé est ici ostensiblement montré à la vue de tous. On surnomme le centre « Notre-Dame de la Tuyauterie », ou encore « le Pompidolium ». On raille un « hangar de l’art », une « usine à gaz », une « raffinerie de pétrole », un « fourre-tout culturel » ou une « verrue d’avant-garde »[réf. nécessaire]. On stigmatise un équipement dispendieux qui absorbe, l'année de son inauguration, le septième du budget de l’État pour la culture[réf. nécessaire].
Mais le centre et son architecture controversée remportent un large succès public. Renzo Piano déclara « avoir voulu démolir l'image d'un bâtiment culturel qui fait peur. C'est le rêve d'un rapport extraordinairement libre entre l'art et les gens, où l'on respire la ville en même temps ». Le centre, prévu pour cinq mille visiteurs quotidiens, en accueillera finalement cinq fois plus. La plupart des visiteurs viennent pour voir les grandes expositions sur l’art, mais la Bibliothèque publique d’information et sa médiathèque bat aussi des records d’affluence.
En 1992, le CCI fusionne avec le MNAM. Les directeurs successifs du musée renouvellent profondément l'accrochage et font procéder à d'importants travaux.
Fin 1997, après avoir célébré son vingtième anniversaire, le centre ferme ses portes pour être rénové en profondeur. Le chantier dure vingt-sept mois et coûte près de 576 millions de FRF (88 millions d'euros) financés à hauteur de 482 millions par l'État. Conduit par Renzo Piano, il permet d'accroître la superficie totale de 8 000 m2 et de reconfigurer les surfaces et les volumes. Pendant la fermeture, le centre se décentralise en organisant en province 34 expositions « hors les murs » qui rencontrent un vif succès, attirant plus de 2 500 000 visiteurs.
Jusqu'en 1997, une horloge grande du millénaire appelée "Le Génitron" a été montée au Centre Pompidou[16], qui a décrémenté les secondes à l'an 2000[17].
Dès sa réouverture, le 1er janvier 2000, le succès est encore au rendez-vous avec quatre-vingt mille visiteurs lors du premier week-end. Les visiteurs découvrent de nouveaux services, une nouvelle organisation des salles, des pièces plus vastes.
Ces changements permettent notamment d’exposer davantage d’œuvres et de proposer plus de spectacles de danse, de théâtre et de musique. L’espace consacré aux jeunes est aussi développé avec la nouvelle galerie des enfants où sont présentées deux expositions chaque année.
Depuis décembre 2003, l'Espace 315, situé au premier niveau, côté sud (juste avant la galerie sud), accueille, sur 315 m2, des artistes contemporains. C'est notamment ici qu'expose chaque année le lauréat du Prix Marcel Duchamp.
Architecture [modifier]
Le centre Pompidou occupe l’emplacement de l’ancien îlot insalubre no 1. Sa construction a fait l’objet d’un concours international d’architecture, conformément à la volonté de Georges Pompidou qui avait souhaité " que ce concours soit le plus souple possible". Ceci veut dire que les conditions du concours ne devront comporter qu'un minimum de servitudes se rapportant à l'utilisation envisagée des lieux, et qu'il appartiendra aux architectes en fonction de ces servitudes d'établir leurs projets sans avoir à se préoccuper des règlements tels que ceux concernant la limitation de hauteur[18]. Ce n'est que dans un second stade et sur un des projets retenus pour leur qualité esthétique et leur adaptation aux besoins d'un centre de l'art moderne que l'on pourra être amené à prendre position sur ce problème de hauteur. Il convient aussi que le concours soit accessible à tout architecte de talent, serait-il jeune et dépourvu de moyens financiers. Les conditions d'organisation du concours doivent donc prévoir sous des formes à définir le moyen pour tout architecte dont le projet aurait été remarqué d'être rémunéré de son travail et des frais engagés. Le musée fut créé lors de la hausse du travail. Georges Pompidou a voulu rappeler cette époque grâce à l'architecture « industrielle » du centre. »[19]
Le 19 juillet 1971, un jury présidé par Robert Bordaz choisissait le projet des architectes Renzo Piano, Richard Rogers, et Gianfranco Franchini[20] [21]. La construction a duré de 1971 à 1977.
Le projet de Piano, Rogers et Franchini était le seul, parmi tous les projets proposés, à implanter le bâtiment selon un axe nord-sud, respectant la trame urbaine du quartier (avec les axes du boulevard Sébastopol et des rues Saint-Martin et du Renard). Ce parti permettait en outre de n'occuper que la moitié du terrain en dégageant une vaste esplanade, la piazza, permettant l'accueil du public et une liaison plus fluide entre le bâtiment et la ville.
Le bâtiment principal, de 166 m de long, 45 m de large (60 en comptant l'escalator extérieur) et 42 m de haut (52 m côté piazza), se compose de 8 niveaux accessibles au public de 7 500 m2 chacun, dont deux niveaux de sous-sol (-1 et 0), le niveau rue se situant au niveau 1 de la mezzanine, soit une superficie utile d'environ 45 000 m2, compte tenu des vides des premiers niveaux du Forum et des cours situées aux 5ème et 6ème niveaux, qui correspondent à peu près à la superficie d'un étage. Néanmoins le bâtiment comporte en réalité une surface totale de 90 000 m2 sur 10 niveaux, compte tenu des locaux techniques et de stationnement qui s'étendent jusque sous la piazza, et non compris l'atelier Brancusi de 600 m² et l'IRCAM. La hauteur entre chaque plateau est de 7 mètres sous plafond sauf celle du Forum qui est de 10 mètres[22].
La Bpi, dont l'entrée est désormais indépendante du Forum et qui est dotée de sa propre cafétéria, occupe le tiers du niveau 1 de mezzanine et les niveaux 2 et 3, soit environ 17 000 m2, dont 10 400 m2 de salles de lecture. Le reste de l'édifice, soit environ 28 000 m2, est en réalité dévolu au Musée national d'art moderne, qui compte 18 500 m2 d'espaces d'exposition, dont 12 600 m2 pour les collections nationales, et à ses annexes (Bibliothèque Kandinsky, librairies, boutique, ateliers pédagogiques, salles de conférences et de spectacles, dès lors que ces dernières sont principalement liées à la programmation du musée et à ses collections) ou bénéficie directement au musée, comme les espaces de restauration des niveaux de mezzanine et du 6ème étage, dédiés aux expositions temporaires. Chaque niveau forme un vaste plateau, entièrement modulable, l'ensemble de la structure porteuse, ainsi que les différentes gaines techniques, rejetés à la périphérie du bâtiment, lui conférant un aspect extérieur très caractéristique, comparé par certains critiques à une raffinerie de pétrole dans le centre de la ville. Toutes les circulations verticales, personnes et fluides sont confinées sur la façade : les tuyaux extérieurs colorés constituent une particularité du bâtiment. Les conduites d'air climatisé sont bleues, les tuyaux d'eau sont verts et les lignes électriques sont jaunes. Les ascenseurs sont rouges. Les canalisations blanches sont des gaines de ventilation pour les parties souterraines. Même les poutres métalliques qui composent la structure sont apparentes.
L'intention des architectes était de placer les services de logistique hors du corps du bâtiment afin de consacrer la totalité de l'intérieur à sa vocation de musée. L'un des inconvénients est l'entretien important vis-à-vis de la corrosion. Hommage quelque peu décalé à l'architecture métallique du XXe siècle et au modernisme architectural, multipliant références et citation, le bâtiment a pu être qualifié de dernier grand bâtiment moderne et de premier grand bâtiment post-moderne : « C'est un bâtiment qui fait semblant, c'est une parodie de la technologie » (Renzo Piano).
Les étages supérieurs offrent une large vue sur Paris. On y accède par la diagonale des escaliers roulants extérieurs qui, en traversant toute la façade en zigzag, donnent à l'édifice sa signature visuelle.
Des artistes de rue animent la piazza qui fait face au musée. Un bassin proche expose des fontaines constituées par des statues en mouvement de Tinguely (structures métalliques) et Niki de Saint-Phalle (formes colorées). Cette fontaine (la Fontaine Stravinski) est une œuvre dite in situ, dans la mesure où les artistes l'ont créée pour cet endroit précis. Elle symbolise la musique (bruits de l'écoulement de l'eau ou des mécanismes) et a été placée à côté de l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique (IRCAM).
Gestion [modifier]
Statut et organisation [modifier]
Selon la loi no 75-1 du 3 janvier 1975 portant création du centre national d'art et de culture Georges Pompidou, le Centre est un « établissement public national à caractère culturel ». Il a pour objet de « favorise[r] la création des œuvres de l'art et de l'esprit, [de] contribue[r] à l'enrichissement du patrimoine culturel de la nation, à l'information et à la formation du public, à la diffusion de la création artistique et à la communication sociale [...] [et d']assure[r] le fonctionnement et l'animation, en liaison avec les organismes publics ou privés qui lui sont associés, d'un ensemble culturel consacré à toutes les formes de la création artistique, notamment dans le domaine des arts plastiques, de la recherche acoustique et musicale, de l'esthétique industrielle, de l'art cinématographique, ainsi qu'à la lecture publique » (article 1er).
Le centre Georges-Pompidou présente la particularité d'être un établissement public auquel sont associés plusieurs organismes dotés de la personnalité morale :
- la Bibliothèque publique d'information (Bpi), qui est un établissement public national ;
- l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique (IRCAM), constitué sous la forme d'association de la loi de 1901.
Le musée national d'Art moderne / centre de création industrielle fait partie du centre Georges-Pompidou, dont il constitue un département[23], mais il n'est pas doté de la personnalité morale.
Le centre est dirigé par un président, nommé pour cinq ans en conseil des ministres, et renouvelable par périodes de trois ans. Il est assisté, pour l'administration et la gestion, par un directeur général nommé, sur sa proposition, par le ministre de la Culture.
Présidents du centre Georges-Pompidou [modifier]
- depuis 2007 : Alain Seban[24]
- 2002 - 2007 : Bruno Racine[25]
- 1996 - 2002 : Jean-Jacques Aillagon[26]
- 1993 - 1996 : François Barré[27]
- 1991 - 1993 : Dominique Bozo[28]
- 1989 - 1991 : Hélène Ahrweiler[29]
- 1983 - 1989 : Jean Maheu[30]
- 1980 - 1983 : Jean-Claude Groshens[31]
- 1977 - 1980 : Jean Millier
- 1976 - 1977 : Robert Bordaz[32]
Fréquentation [modifier]
En 2006, le centre Georges-Pompidou a reçu 5 133 506 visiteurs, Bpi comprise, soit une moyenne de 16 776 visiteurs par jour d'ouverture[33]. La Bpi accueille en moyenne 6 000 lecteurs par jour. Le site internet a reçu 3 083 735 visites en 2006, contre 2 403 407 en 2005.
(a) Sans les "billets panorama", de spectacles et l'accès libre aux seuls Forum et restaurants, correspondant par exemple à 929 431 visiteurs en 2004 ou à 1 085 985 visiteurs supplémentaires en 2006 et 1 150 000 en 2008, non comptabilisés dans les bilans annuels d'activités depuis 2006. En toute rigueur la fréquentation annuelle totale du centre devrait donc avoisiner les 6 millions de visiteurs, dont 3 613 076 visiteurs en 2011 pour le Musée National d'Art Moderne.
Activités culturelles [modifier]
Équipements [modifier]
À l'issue des travaux conduits depuis 2000, le bâtiment principal du centre abrite les espaces et activités suivants :
Le MNAM[36] dont la collection dispose de 15 000 m2 et présente en permanence 1 330 œuvres sur un total de 64 603 appartenant à 5 690 artistes différents fin 2009[37],[38] ;
- au sein du musée, un espace de consultation documentaire multimédia sur les collections et deux galeries d'expositions temporaires (art graphique, etc.) ;
- quatre galeries d’expositions temporaires supplémentaires (design, photographie, etc.) qui occupent au total 5 200 m2 ;
- la Bibliothèque publique d'information
La Bpi sur 10 400 m2 offre 2 200 places assises, avec une collection de 380 000 documents en libre accès, une médiathèque de langues et une discothèque ;
- la bibliothèque Kandinsky[39], bibliothèque spécialisée consacrée à l'art du XXe siècle, qui trouve son origine dans la documentation rassemblée à l'hôtel Salomon de Rothschild par le centre national d'art contemporain (Cnac). Riche de 200 000 ouvrages imprimés, elle peut également accueillir jusqu'à 76 lecteurs sur une surface de 390 m2 ;
- deux salles de cinéma de 316 et 150 places ;
- une salle de spectacles de 396 places ;
- une salle de débats de 160 places ;
- un espace spécifique pour le jeune public avec galerie d'expositions temporaires et ateliers de pratique artistique.
Le centre propose également une librairie spécialisée (art, architecture, objets d’art, affiches, photo, etc.), une boutique de design, un café et un restaurant concédé, situé au dernier niveau (Georges).
En dehors du bâtiment principal on trouve :
L'atelier Brancusi est une reconstitution fidèle de l'atelier du sculpteur de l'impasse Ronsin légué à l'État en 1956 ;
Un bâtiment spécifique abrite l'Institut de recherche et coordination acoustique/musique[42], avec notamment une salle à jauge et acoustique variable, des studios et une médiathèque.
- les bureaux ainsi que certaines activités sont répartis dans quatre bâtiments à proximité immédiate du centre (un acquis en 2004 et trois en location).
Expositions temporaires [modifier]
Le centre a organisé en 2006 vingt-quatre expositions temporaires qui ont reçu 1 623 000 visiteurs, tandis que la présentation « Le Mouvement des images » au niveau 4 du Musée national d'art moderne en a reçu 1 120 000. Il a également organisé 105 spectacles vivants qui ont attiré 22 392 spectateurs et 857 séances de cinéma (84 328 spectateurs).
Les Éditions du Centre Georges-Pompidou ont publié 36 ouvrages en 2006.
- Paris-New York, 1908-1968 (1er juin - 15 septembre 1977), commissaire général : Pontus Hulten, commissaires : Daniel Abadie, Alfred Pacquement, Hélène Seckel
- Paris-Berlin, rapports et contrastes, 1900-1933 (12 juillet - 6 novembre 1978), commissaires: Jean-Hubert Martin, Werner Spies
- Henri Michaux (1978)
- Dali (1979)
- Paris-Moscou, 1900-1930 (31 mai - 5 novembre 1979), commissaire général : Pontus Hulten
- Paris-Paris, Créations en France 1937-1957 (28 mai - 2 novembre 1981), commissaire général : Pontus Hulten, commissaire : Germain Viatte
- Dado (19 novembre 1981 - 18 janvier 1982)
- Pollock (1982)
- Bonnard (1984)
- Kandinsky (1984)
- Klee et la musique (1985)
- Les immatériaux (1985), commissaires : Jean-François Lyotard et Thierry Chaput
- Vienne, naissance d'un siècle (1986)
- Mémoires du futur : bibliothèques et technologies (21 octobre 1987 - 18 janvier 1988), commissaires : Bernard Stiegler et Catherine Counot (exposition organisée par la Bpi)
- Cy Twombly (1988)
- Frank Stella (1988)
- Les Magiciens de la Terre (1989), commissaire : Jean-Hubert Martin
- Passages de l'image (1990), commissaires : Christine van Assche, Raymond Bellour, Catherine David
- Andy Warhol (1990)
- Max Ernst (1991)
- Manifeste: 30 ans de création en perspective. 1960-1990 (1992)
- Matisse (1993)
- La Ville (1994)
- Joseph Beuys (1994)
- Kurt Schwitters (1994)
- Gasiorowski (1995)
- Brancusi (1995)
- Sanejouand (1995)
- Bob Morris (1995)
- Féminin-Masculin (1995)
- Francis Bacon (1996)
- L'Arte Povera
- Fernand Léger (1997)
- Made in France (1997)
- David Hockney (1998)
- Philip Guston (2000)
- Picasso sculpteur (2000)
- Jean Dubuffet (2001)
- La révolution surréaliste (2002)
- Roland Barthes (2002)
- Max Beckmann (2002)
- Nicolas de Stael (2003)
- Sophie Calle (2003)
- Cocteau (2003)
- Philippe Starck (2003)
- Miró (2004)
- Dada (2005)
- Charlotte Perriand (2005)
- Africa Remix (2005)
- Robert Rauschenberg (2006)
- Los Angeles 1955-1985, naissance d'une capitale artistique (2006)
- Jean-Luc Godard (2006)
- Yves Klein (2006)
- Hergé (2006)
- Airs de Paris (2007)
- Annette Messager (2007)
- Richard Rogers (2007)
- Samuel Beckett (2007)
- David Claerbout (2007)
- Julio González (2007)
- Alberto Giacometti (2007)
- Louise Bourgeois (2008)
- Pol Abraham (2008)
- Traces du sacré (2008)
- Tatiana Trouvé (2008)
- Miroslav Tichy (2008)
- Dominique Perrault (2008)
- Jean Gourmelin (2008)
- Jacques Villeglé (2008)
- Le Futurisme à Paris. Une avant-garde explosive (2008)
- Ron Arad (2008)
- Alexander Calder (2009)
- Philippe Parreno (2009)
- Kandinski (2009)
- Pierre Soulages (2009)
- Patrick Jouin (2010)
- Erró (2010)
- François Morellet, Réinstallations (2011)[43]
- Edvard Munch (2011)
- Henri Matisse (2012)
Jugements et citations [modifier]
- « Je voudrais passionnément que Paris possède un centre culturel comme on a cherché à en créer aux États-Unis avec un succès jusqu'ici inégal qui soit à la fois un musée et un centre de création où les arts plastiques voisineraient avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle, etc. Le musée ne peut être que d'art moderne, puisque nous avons le Louvre. La création serait évidemment moderne et évoluerait sans cesse. La bibliothèque attirerait des milliers de lecteurs qui du même coup seraient mis en contact avec les arts. » (Georges Pompidou, entretien paru dans Le Monde, 17 octobre 1972)
- « Le centre Georges-Pompidou est le premier monument de la révolution culturelle qui consiste à remettre en question la notion même de beauté. C'est l'encyclopédie d'une culture de l'angoisse. » (Jean d'Ormesson)
- « Beaubourg est pour la première fois à l'échelle de la culture ce que l'hypermarché est à l'échelle de la marchandise. » (Jean Baudrillard, L'Effet Beaubourg. Implosion et dissuasion, Galilée, 1977, p. 32-33)
- « Moins donc un monument, que, s'il me faut inventer ce mot : un moviment » (Francis Ponge, L'écrit Beaubourg, 1977)
- « Mobile géant, kaléidoscope, reflet du monde à son abri, le centre Georges Pompidou est un lieu de trêves et de vertiges, de trottes et de repos, d'errance, d'apprentissage, de liberté provisoire et de prière profane. » (Hervé Guibert, L'œuvre sans fin, texte commandé à l'occasion du Xe anniversaire du centre Georges-Pompidou, in : Centre Pompidou : trente ans d'histoire, Paris, Éditions du Centre Pompidou, 2007)
- « Un coup de force, un viol, une sorte de King-Kong architectural » (Le Monde, 18 janvier 1977)
Conclusion [modifier]
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« Grande affaire » du mandat présidentiel de Georges Pompidou, le centre national d'art et de culture est le premier des grands projets culturels présidentiels : il servira de précédent, d'inspiration et de modèle à ceux de Valéry Giscard d'Estaing (le musée d'Orsay, l'Institut du monde arabe, la Cité des sciences et de l'industrie), François Mitterrand (le Grand Louvre, la Bibliothèque nationale de France, l'Opéra Bastille, l'Arche de la Défense) et Jacques Chirac (le musée du quai Branly).
Au-delà des polémiques suscitées par une architecture qui apparut comme audacieuse avant de trouver sa place dans le paysage et dans le tissu urbain parisien, le Centre s'est rapidement imposé comme un succès important en termes de fréquentation (200 millions de visiteurs cumulés de son ouverture à la fin 2006), grâce à une programmation attractive et diversifiée et à des horaires d'ouverture décalés.
Le centre Georges-Pompidou a réhabilité en France le concept de musée, qui était en plein marasme au moment de sa création, et son succès a été à l'origine de la multiplication des institutions muséales dans les années 1980 et 1990.
Films tournés au Centre Pompidou [modifier]
- En 1977, Roberto Rossellini a réalisé son dernier film, Beaubourg, centre d'art et de culture qui est un documentaire sur le Centre Pompidou le jour de son ouverture au public[44].
- 1979 : Tournage de scènes de combat avec James Bond dans Moonraker
- 1988 : L'Étudiante
- 2001 : L'Art (délicat) de la séduction
- 2004 : Mensonges et trahisons
Annexes [modifier]
Publications [modifier]
Les Cahiers du Musée national d'art moderne
Bibliographie [modifier]
- Centre Pompidou
- Jean Baudrillard, L'Effet Beaubourg, implosion et dissuasion, Galilée, 1977
- Bernadette Dufrêne, La Création de Beaubourg, préface de Pontus Hulten, Presses universitaires de Grenoble, 2000
- Jean Lauxerois, L'Utopie Beaubourg, vingt ans après, Paris, Éditions de la Bibliothèque publique d'information / Centre Pompidou, 1996
- Marie Leroy, Le Phénomène Beaubourg, Paris, Syros, 1977
- Claude Mollard, L'Enjeu du Centre Georges Pompidou, Paris, Union générale d'éditions, Coll. 10/18, 1976
- Bernadette Dufrêne, Centre Pompidou : trente ans d'histoire, Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2007
- Louis Pinto, « Déconstruire Beaubourg. Art, politique et architecture », Genèses, 6, décembre 1991, p. 98-124.
- Laurent Fleury "Le cas Beaubourg. Mécénat d'État et démocratisation de la culture", Armand Colin, 2007, 319p.
- Georges Pompidou et la culture
- Jean-Claude Groshens et Jean-François Sirinelli (dir.), Culture et action chez Georges Pompidou, Paris, Presses universitaires de France, coll. Politique d'aujourd'hui, 2000 (ISBN 2-13-050908-8)
- Georges Pompidou, homme de culture, Paris, Éditions du Centre Georges-Pompidou, 1995 (ISBN 2-85850-817-8)
- Georges Pompidou et la modernité, Paris, Éditions du jeu de Paume et éditions du Centre Pompidou, 1999 (ISBN 2-84426-018-7)
Articles connexes [modifier]
- Art moderne | Art contemporain | Design
- Georges Pompidou
- Bibliothèque publique d'information
- Musée national d'art moderne
- Institut de recherche et coordination acoustique/musique
- Centre Pompidou-Metz
- Vangelis - Beaubourg (1978)
Liens externes [modifier]
- Architecture
- Textes officiels
- Loi no 75-1 du 3 janvier 1975 portant création du centre national d'art et de culture Georges Pompidou - Sur le site www.legifrance.gouv.fr
- Décret no 92-1351 du 24 décembre 1992 portant statut et organisation du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou - Sur le site www.legifrance.gouv.fr
Notes et références [modifier]
- Voir sur le site du centre Pompidou-Metz.
- http://www.marsactu.fr/culture-2013/un-centre-pompidou-mobile-a-aubagne-30677.html
- Voir sur le site du centre.
- Cité par Mireille Gaüzère in Georges Pompidou, homme de culture, p. 94, qui attribue à Robert Bordaz une formule que l'on trouve plus souvent donnée à Michel Guy.
- Voir sur le site de France Culture l'émission « On s'est battu pour l'art » du 12 mai 2006.
- « Pour la localisation, le plateau Beaubourg a été choisi uniquement parce que c'était le seul terrain disponible dans l'immédiat et que je voulais aller vite, sûr que si j'attendais, rien ne se ferait jamais. » (Georges Pompidou, interview accordée au journal Le Monde, 17 octobre 1972) Mme Claude Pompidou a raconté que : « J'allais souvent chercher mon mari en voiture à la banque Rothschild, rue Laffitte. Nous habitions à ce moment-là rue Charlemagne et passions par ce fameux plateau Beaubourg. Ce plateau était dans un état de ruine lamentable, abandonné. Mon mari râlait de voir cela. Il disait tout le temps qu'il fallait faire quelque chose. Il y avait de la place, c'était situé en plein cœur de Paris, entre les Archives, la Bibliothèque nationale et surtout le Louvre. Il fallait faire quelque chose de formidable, de nouveau. Cela voulait dire non seulement un musée ou une bibliothèque, mais quelque chose de plus important. » (entretien avec Daniel Abadie, in Georges Pompidou et la modernité, Paris, Éditions du jeu de Paume et éditions du Centre Pompidou, 1999, p. 176)
- Le 24 octobre 1968, sous l'impulsion de René Capitant, le Conseil de Paris fixa l'emplacement de la bibliothèque publique sur le plateau Beaubourg, propriété de la Ville de Paris.
- interview accordée au journal Le Monde, 17 octobre 1972
- Surnommé le « livre rouge », ce document devait constamment servir de référence lors de l'élaboration et de la mise en œuvre du projet.
- Non prévu dans le programme initial, l'IRCAM dut être installé en dehors du bâtiment principal. Pour cela, il fut décidé de transférer l'école Saint-Merri dans de nouveaux locaux construits sur un terrain disponible rue du Renard.
- V. par exemple : Claude Mollard, L'Enjeu du Centre Georges Pompidou, Paris, Union générale d'éditions, Coll. 10/18, 1976. Magistrat à la Cour des comptes, Claude Mollard a été secrétaire général du Centre Georges Pompidou de 1970 à 1978.
- L'équipe s'installa d'abord rue de la Bienfaisance (8e arrondissement), puis dans des baraquements de chantier sur le plateau Beaubourg (1971-1972), et enfin dans un immeuble du boulevard Sébastopol.
- Voir sur le site du centre.
- Symbole d'ouverture internationale, cette décision fut alors violemment critiquée. Trois noms avaient été retenus : outre Pontus Hulten, Eddy de Wilde et Harald Szeemann. Robert Bordaz les avait rencontrés tous les trois et avait retenu Pontus Hulten, qui dirigeait le Moderna Museet à Stockholm, que le Président et Madame Pompidou avaient visité et apprécié (Claude Pompidou, entretien avec Daniel Abadie, in Georges Pompidou et la modernité, Paris, Éditions du jeu de Paume et éditions du Centre Pompidou, 1999, p. 178).
- L'originalité du statut du centre avait justifié le recours à la loi, compétente, aux termes de l'article 34 de la Constitution de 1958, pour définir les catégories d'établissements publics.
- http://www.Art-Magazin.de/div/heftarchiv/1997/7/EGOWTEGOTTCPCPOGWTROSWTP/107366417-Sekunden-vor-dem-Jahr-2000-kam-das-Aus
- http://Magliery.com/Graphics/MoreFrance/millennium-clock.html
- Georges Pompidou regrettait la frilosité des Parisiens au sujet des immeubles de grande hauteur. Il reprochait aux tours du quartier Beaugrenelle d'être insuffisamment hautes.
- Lettre de Georges Pompidou à Edmond Michelet, ministre d'État chargé des Affaires culturelles, 13 décembre 1969, reproduite in : Georges Pompidou et la modernité, Paris, éd. du Jeu de Paume et éd. du Centre Pompidou, 1999, p. 182-183
- Les architectes du Centre Pompidou sont Renzo Piano, Richard Rogers et Gianfranco Franchini. Pour en savoir plus, consultez la rubrique "Architecture du bâtiment"
- Selon Claude Pompidou, Georges Pompidou n'était pas intervenu dans le choix des architectes : « Je me souviens qu'à son retour, après avoir vu le projet retenu, mon mari a dit : « On a choisi, je suis sûr que cela va faire crier, mais je crois que c'est bien. » (entretien avec Daniel Abadie, in Georges Pompidou et la modernité, Paris, éd. du jeu de Paume et éd. du Centre Pompidou, 1999, p. 177)
- Site du Centre Pompidou, Découvrir l'architecture du Centre Pompidou, p. 7
- article 1er du décret no 92-1351 du 24 décembre 1992 modifié portant statut et organisation du centre national d'art et de culture Georges-Pompidou. Selon le même décret, le second département du centre est le département du développement culturel.
- décret du 29 mars 2007
- décret du 25 juin 2002
- décrets du 28 mars 1996, 26 mars 1999, 7 mars 2002
- décret du 4 août 1993
- décret du 29 août 1991
- décrets du 16 février 1989
- décret du 1er mars 1983, 19 février 1986
- décret du 31 janvier 1980
- décret du 15 septembre 1976
- Site du Centre Pompidou, La fréquentation du Centre Pompidou
- Louvre pour tous - La fréquentation siliconée du Centre Pompidou
- Le centre pompidou en 2011, Bilan d'activités, p. 19
- http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Musee.nsf/0/2986F8A0D35157FBC1256DA40045A27D?OpenDocument&sessionM=3.2&L=1
- http://collection.centrepompidou.fr/Navigart/index.php?db=minter&qs=1
- 5 558 peintures, 4 256 sculptures et objets, art graphique 20 892 oeuvres, design 3 602 oeuvres, architecture 8 657 oeuvres, cabinet de photographie 18 808 oeuvres, cinéma 1 200 oeuvres dont 1 119 films, nouveaux médias 1 768 oeuvres
- http://bibliothequekandinsky.centrepompidou.fr/masc/portal.asp?INSTANCE=INCIPIO&PORTAL_ID=INCIP_IFRAME_HTML.xml&IFRAME_HTML=/statique/PAGES/lescollections.htm
- http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Musee.nsf/AccrochageWeb?readform&RestrictToCategory=3A&sessionM=3.2.1&L=1
- http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ens-brancusi/ens-brancusi.htm#reconstruction
- http://www.ircam.fr
- (fr) François Morellet, réinstallations, sur Centre Pompidou. Consulté le 14 mai 2011
- http://www.lefigaro.fr/cinema/2009/12/03/03002-20091203ARTFIG00445-quand-rossellini-filmait-beaubourg-.php