Mona Hatoum

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Mona Hatoum

Description de cette image, également commentée ci-après

Mona Hatoum à la Fundació Joan Miró de Barcelone l'année 2011, quand elle recevoit le Premi Joan Miró

Naissance 1952
Beyrouth, Liban
Formation Beirut University College
Byam Shaw School of Art
Slade School of Art
Récompenses Premi Joan Miró 2011

Mona Hatoum, née le [1] à Beyrouth au Liban, est une artiste contemporaine d'origine palestinienne vivant à Londres depuis 1975.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'artiste est ancienne étudiante de la Byam Shaw School of Art et de la Slade School of Art de 1975 à 1981.

En 1995, elle est nominée pour le prestigieux prix Turner pour son exposition au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (Paris), et pour son exposition au White Cube (Londres), une des plus influente galerie dans le monde artistique.

Mona Hatoum a commencé à être connue dans les années 80 avec des performances qui mettaient en scène la violence et la sexualité abordant les thèmes de la souffrance et « au cours desquelles son propre corps était volontairement exposé, parfois jusqu'à la limite de ses forces »[2]. Ces performances ont été presque toutes filmées et ont conduit Mona Hatoum à l'art vidéo en 1983.

L'histoire personnelle de l'artiste Mona Hatoum a inspiré son travail... Née à Beyrouth, elle quittera sa ville natale pour des raisons personnelles et politiques pour aller s'exiler d'abord à Vancouver, puis à Londres où elle s'est installée. L'exil et la séparation avec sa famille restée en Palestine deviendront les thèmes de ses vidéos et de ses œuvres. C'est à travers ses œuvres qu'elle tentera de « restituer », ou plutôt de « reconstruire », un passé qui semble la hanter.

Dans Measures of Distance(1988), une vidéo, "Mona Hatoum exprime la douleur intime à travers les images de sa mère et un choix de lettres envoyées par cette dernière à sa fille, lues en voix off : ces lettres parlent de la guerre, de la vie quotidienne, de ce qui a été perdu".

Son travail porte aussi la marque d'un héritage minimaliste et conceptuel comme son œuvre Socle du Monde(1992–1992), qui reprend l'œuvre du même nom de l'artiste Piero Manzoni (1962, en fer et laiton) fait de bois, d'acier et de fer, qui est composé d'un large bloc recouvert de morceaux de fer aimantés.

En 1994, Mona Hatoum renoue avec la vidéo qu'elle incorpore dans une installation Corps étranger exposé au Centre Georges-Pompidou à Paris. Cette dernière montre des images en couleur du corps de l'artiste puisqu'il s'agit d'une endoscopie projetée à même le sol, sur un mètre de diamètre. Cette œuvre critique le dualisme qui existe entre l'intérieur et l'extérieur et remet en scène le contenu d'une de ses anciennes performances : la critique politique.

Mona Hatoum abandonne ensuite la vidéo pour se consacrer à des « objets-sculptures ».

Dans Mobile Home(2005), une installation qui met en scène des objets familiers, domestiques, chargés de mémoire où Mona exprime encore l'exil. La présence des « fils à linge mouvants » qui transportent les objets expriment à la fois le lien familial mais aussi l'éloignement. Le titre même de l'œuvre exprime la mobilité et la distance.

En travaillant avec des médias variés, Mona Hatoum critique les limites de l'art traditionnel et évoque les dangers de la politique autoritaire notamment dans ses œuvres Untitled qui représente une chaise roulante (1998, Tate Gallery, Londres) et Silence (1994, New York, MOMA).

Aujourd’hui elle utilise des matériaux nobles, fragiles pour en faire des œuvres violentes et tristes. Sa thématique est la suivante : guerre, exil, condition de la femme... Ses œuvres sont intimes et conceptuelles.

Elle est élue membre de l'Académie des arts de Berlin en 2010[1].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

En 2004, Mona Hatoum obtient le Prix Haftmann, décerné par la Fondation Roswitha Haftmann, une fondation suisse, à un « artiste vivant ayant produit une œuvre de première importance ».

Elle obtient en 2011 le Prix international d’art contemporain Joan Mirò[3].

Expositions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (de) Mona Hatoum - Seit 2010 Mitglied der Akademie der Künste, Berlin, Sektion Bildende Kunst
  2. Encyclopædia Universalis, http://www.universalis-edu.com/
  3. « L’artiste britannique Mona Hatoum décroche le Prix international d’art contemporain Joan Mirò », sur http://www.artclair.co,‎ 9/02/2011 (consulté en 23/02/2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Précédé par Mona Hatoum Suivi par
Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa
Prix Schock
catégorie « arts visuels »
2008
Marlene Dumas