Alexander Calder

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Alexander Calder
Alexandre Calder

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Alexander Calder en 1947.

Naissance 22 juillet 1898
Lawnton, États-Unis
Décès 11 novembre 1976 (à 78 ans)
New York, États-Unis
Nationalité Américain
Activités Sculpture, Peinture
Formation Art Students League of New York

Alexander[note 1]. Calder est un sculpteur et peintre américain né le 22 juillet 1898 à Lawnton près de Philadelphie et mort le 11 novembre 1976 à New York. Il est surtout connu pour ses mobiles ainsi nommés sur proposition de Marcel Duchamp lors de leur exposition à Paris en 1932 à la galerie Vignon, ses assemblages de formes animées par les mouvements de l'air qui sont aussi des mobiles, et ses stabiles. Une de ses premières grandes réalisations est un modèle réduit de cirque animé : Le Le Grand cirque Calder 1927 qui fait l'objet d'un DVD édité par le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou en 2009 à la suite de l'exposiotion :Alexandre Calder, les années parisiennes, 1926-1933[note 2]. d'avril à juillet 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Alexander Calder est le fils d'une riche famille d'artistes, avec comme père Alexander Stirling Calder, sculpteur, comme grand-père Alexander Milne Calder, lui aussi sculpteur et d'une mère peintre Nanette Lederer Calder

Études et travail d'illustrateur[modifier | modifier le code]

Il est ingénieur de formation. En 1919, il a obtenu le diplôme d'ingénieur en mécanique au Stevens Institute of Technology de Hoboken[1]. Mais il préfère l'art qu'il a déjà pratiqué en amateur grâce au matériel et aux outils fournis pas son père. Dès 1906 il fabrique des poupées pour sa sœur et à Noël 1909, il offre deux sculptures à ses parents[2]. Après son diplôme, il abandonne le métier d'ingénieur et il perfectionne son art à l’Art Students League of New York où entre en 1923[1] et produit des œuvres dans le style de l’Ashcan aesthetic[2].

À cette époque là, il illustre des évènements sportifs ainsi que les compte rendus des tournées du Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus pour le journal National Police Gazette de New York. Il fait aussi de nombreuses esquisses d'animaux publiées un an après son départ pour la France, en 1926, sous le titre Animal sketchings[2],[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1926, arrivé à Paris, il crée des jouets articulés qu'il présente au « Salon des Humoristes de 1927[4]. » Les années suivantes et jusqu'en 1929, l'artiste passionné de cirque se consacre au Cirque de Calder, un ensemble de 200 personnages en fils de fer tordus et bouts de chiffons qui lui servent à présenter une performance de deux heures[1], qu'il peut transporter et qu'il expose à Paris, puis à Berlin, New York[4]... Dans ce spectacle, l'artiste joue le rôle de maître de cérémonie, de chef de piste et de marionnettiste en faisant fonctionner manuellement le mécanisme, le tout étant accompagné de musique et d'effets sonores. Les personnages représentent souvent ds personnages connus de l'époque. Le « Cirque de Calder » a fait une dernière apparition à Paris du 18 mars au 29 juillet 2009 au Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou : Alexander Calder, les années parisiennes, 1926-1933[5]

Mobile rouge, Alexander Calder, 1956. Feuille de métal et de peinture. Musée des beaux-arts de Montréal.

Par la suite, entré en contact avec des représentants de l'avant-garde artistique parisienne comme Joan Miró, Jean Cocteau, Man Ray, Robert Desnos, Fernand Léger, Le Corbusier, Theo van Doesburg, et surtout Piet Mondrian, qui aura une grande influence artistique sur lui, à partir de 1930, Calder n'abandonne pas le fil de fer avec lequel il « dessinait » pour adopter un style entièrement abstrait[6], mais il lui adjoint d'autres formes plus abstraites.

« En 1932, il expose pour la première fois ses premières sculptures abstraites, en tiges et plaques articulée, les Mobiles, peints en noir et blanc, et parfois réhaussés d'un ou deux aplats de couleurs qui connaissent un grand succès[1] ». Ces trente sculptures articulées en fil et morceaux de fer sont présentées à la Galerie Vignon, dirigée par Marie Cuttoli[note 3]. Quinze d'entre eux sont mis en mouvement par de petits moteurs que l'artiste actionne. Cette année-là l'artiste a rejoint le groupe Abstraction-Création[7].

« Ces engins articulés, Marcel Duchamp propose de les appeler Mobiles, raappelant les deux sens du terme : mouvement et mobile. Calder s'est empressé d'adopter le terme qui marque le début de sa longue carrière[7]. »

L'Homme de Calder, Montréal

En 1943, le Museum of Modern Art organise une première rétrospective, suivie en 1946 par une exposition à Paris préfacée par Jean-Paul Sartre, et en 1952, il obtient le grand prix de la Biennale de Venise.

En 1958, il réalise le mobile du siège parisien de l'UNESCO, dix mètres de haut, deux tonnes d’acier noir, cinq bras.

En 1962, il s'installe dans son nouvel atelier à savon du Carroi, d'une conception très futuriste et dominant la vallée de la Basse-Chevrière à Saché en Indre-et-Loire.

Il fait fabriquer la majeure partie de ses stabiles et mobiles aux entreprises Biemont à Tours, dont L'Homme, tout en acier inoxydable de 24 mètres de haut, commandé par l'International Nickel du Canada (Inco) pour l'Exposition Universelle de Montréal en 1967. Toutes les fabrications sont faites d'après une maquette réalisée par Calder, par le bureau d'étude (dirigé par M. Porcheron, avec Alain Roy, François Lopez et Michel Juigner) pour concevoir à l'échelle réelle, puis par des ouvriers chaudronniers qualifiés pour la fabrication, Calder supervisant toutes les opérations, et modifiant si nécessaire l'œuvre. Tous les stabiles sont fabriqués en acier au carbone, puis peints, pour une majeure partie en noir, sauf l'Homme qui sera en acier inoxydable (brut), les mobiles étant fabriqués en aluminium et duralumin.

En 1971, Calder et Jacques Prévert travaillent ensemble à un livre qui s’intitulera "Fêtes", publié par les éditions Maeght, où Calder réalise des eaux-fortes et Prévert écrit un long texte sur l’œuvre du sculpteur.

Il collabore au projet de Hervé Poulain qui consiste à personnaliser un bolide pour les 24 Heures du Mans. En font de même Andy Warhol, César, Arman, Roy Lichtenstein, Georges Wolinski ou encore Frank Stella.

S’il est surtout connu pour ses peintures, ses mobiles et ses stabiles, Calder a également réalisé au cours de sa longue carrière de nombreux bijoux[8].

Alexander Calder meurt d'une crise cardiaque à New York, le jour du vernissage d'une rétrospective de son œuvre au Whitney Museum of American Art.

En 1994, une exposition se tient à l'abbaye Saint-Germain à Auxerre[9].

En 2011, la National Portrait Gallery de Washington organise une exposition intitulée Calder's Portraits : A new Language qui met en avant un élément souvent négligé de son art : les portraits de fil de fer. Croquis, peintures, sculptures et mobiles figurant des visages sont ainsi mis à l'honneur.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cote[modifier | modifier le code]

Un mobile de Calder (60 × 190 cm) réalisé en 1952 et dédicacé à Jean Vilar a été vendu le 31 mai 2010 à un collectionneur suisse pour un montant de 2 287 000 euros, plus haute enchère obtenue par l'artiste en France[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • La magie Calder, film de Carlos Vilardebo, Les Films du paradoxe, Bois-Colombes, 2004, 65' (DVD + brochure)
  • Le grand cirque Calder, 1927, film de Jean Painlevé, Centre Georges Pompidou, Paris, 2009, 43' (DVD)
  • Calder, sculpteur de l'air, film documentaire de François Lévy-Kuentz, France, 2009, 52' (DVD)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le prénom de Calder, qui passa la une grande partie de son existence en France, est souvent francisé « Alexandre » par les francophones.
  2. Durée 43 min
  3. (née Myriam Bordes en Algérie 1879, morte en 1973, sa galerie comptait parmi les plus importante

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d [[#IF95|]]
  2. a, b et c les premiers travaux de l'enfant
  3. livre réédité en français en fac-similé en 2014
  4. a et b l'Humanité : Calder les années parisiennes, 1926-1933
  5. Calder, les années parisiennes
  6. Calder, 1930-1936
  7. a et b Ferrier et Le Pichon 1988, p. 315
  8. Vaxelaire Marie-Émilie, « Calder le fildefériste de la bijouterie », dans L’Estampille L’Objet d’Art, no 442, janvier 2009
  9. http://www.artnet.com/artists/alexander-calder/
  10. Le Monde, 2 juin 2010, p. 21