Alexander Calder

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Alexander Calder
Alexandre Calder

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Alexander Calder en 1947.

Naissance 22 juillet 1898
Lawnton, États-Unis
Décès 11 novembre 1976 (à 78 ans)
New York, États-Unis
Nationalité Américain
Activités Sculpture, Peinture
Formation Art Students League of New York

Alexander[1] Calder est un sculpteur et peintre américain né le 22 juillet 1898 à Lawnton près de Philadelphie et mort le 11 novembre 1976 à New York. Il est surtout connu pour ses mobiles, assemblages de formes animés par les mouvements de l'air, et ses stabiles, « la sublimation d'un arbre dans le vent » d'après Marcel Duchamp.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Alexander Calder est le fils d'une riche famille d'artistes, avec comme père Alexander Stirling Calder, sculpteur, comme grand-père Alexander Milne Calder, lui aussi sculpteur et d'une mère peintre Nanette Lederer Calder

Études et travail d'illustrateur[modifier | modifier le code]

Il est ingénieur de formation.

En 1923, il entre à l’Art Students League of New York où il étudie avec des peintres de l’Ash Can School comme John French Sloan et George Luks.

En 1924, il travaille comme illustrateur de bandes dessinées auprès de la ''National Police Gazette''. Il y signera d'ailleurs son travail (et son personnage fictif) sous le nom de « Sandy Calder ».

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1925, il réalise sur commande l'illustration des spectacles du cirque Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus. Il va découvrir une fascination pour le thème du cirque qui débouchera sur son Cirque de Calder, une performance où interviennent des figures faites de fil de fer et dans laquelle l'artiste joue le rôle de maître de cérémonie, de chef de piste et de marionnettiste en faisant fonctionner manuellement le mécanisme, le tout étant accompagné de musique et d'effets sonores. Le Cirque de Calder se produira à Paris en 1926.

Mobile rouge, Alexander Calder, 1956. Feuille de métal et de peinture. Musée des beaux-arts de Montréal.

Il s'installe en France en 1927, où il fabrique des jouets et donne des représentations avec son cirque de marionnettes, en fil de fer ainsi qu'en bois articulés. Il entre en contact avec des représentants de l'avant-garde artistique parisienne comme Joan Miró, Jean Cocteau, Man Ray, Robert Desnos, Fernand Léger, Le Corbusier, Theo van Doesburg et Piet Mondrian en 1930 qui aura une grande influence artistique sur lui. Il abandonne la sculpture figurative en fil de fer qu'il avait pratiquée depuis 1926 pour adopter un langage sculptural entièrement abstrait.

En 1931, il s'incorpore au groupe Abstraction-Création, qui se consacre à la non figuration. À la galerie Percier, il expose une série d'œuvres abstraites faisant référence au monde naturel et aux lois de la physique qui le gouvernent. Construites en fil de fer et en bois, la plupart de ces œuvres évoquent la disposition de l'univers. Il commence aussi à construire des sculptures composées d'éléments mobiles indépendants entraînés par un moteur électrique ou par manivelle manuelle. En 1932, il expose trente de ces sculptures qualifiées de mobiles par Marcel Duchamp et qui marquent le début de sa carrière.

L'Homme de Calder, Montréal

En 1943, le Museum of Modern Art organise une première rétrospective, suivie en 1946 par une exposition à Paris préfacée par Jean-Paul Sartre, et en 1952, il obtient le grand prix de la Biennale de Venise.

En 1958, il réalise le mobile du siège parisien de l'UNESCO, dix mètres de haut, deux tonnes d’acier noir, cinq bras.

En 1962, il s'installe dans son nouvel atelier à savon du Carroi, d'une conception très futuriste et dominant la vallée de la Basse-Chevrière à Saché en Indre-et-Loire. Il n'hésite pas à offrir ses gouaches et de petits mobiles à ses amis du pays ; il fait même don à la commune d'un mobile trônant depuis 1974[réf. nécessaire] face à l'église : une anti-sculpture affranchie de la pesanteur.

Il fait fabriquer la majeure partie de ses stabiles et mobiles aux entreprises Biemont à Tours, dont L'Homme, tout en acier inoxydable de 24 mètres de haut, commandé par l'International Nickel du Canada (Inco) pour l'Exposition Universelle de Montréal en 1967. Toutes les fabrications sont faites d'après une maquette réalisée par Calder, par le bureau d'étude (dirigé par M. Porcheron, avec Alain Roy, François Lopez et Michel Juigner) pour concevoir à l'échelle réelle, puis par des ouvriers chaudronniers qualifiés pour la fabrication, Calder supervisant toutes les opérations, et modifiant si nécessaire l'œuvre. Tous les stabiles sont fabriqués en acier au carbone, puis peints, pour une majeure partie en noir, sauf l'Homme qui sera en acier inoxydable (brut), les mobiles étant fabriqués en aluminium et duralumin.

En 1971, Calder et Jacques Prévert travaillent ensemble à un livre qui s’intitulera "Fêtes", publié par les éditions Maeght, où Calder réalise des eaux-fortes et Prévert écrit un long texte sur l’œuvre du sculpteur.

Il collabore au projet de Hervé Poulain qui consiste à personnaliser un bolide pour les 24 Heures du Mans. En font de même Andy Warhol, César, Arman, Roy Lichtenstein, Georges Wolinski ou encore Frank Stella.

S’il est surtout connu pour ses peintures, ses mobiles et ses stabiles, Calder a également réalisé au cours de sa longue carrière de nombreux bijoux[2].

Alexander Calder meurt d'une crise cardiaque à New York, le jour du vernissage d'une rétrospective de son œuvre au Whitney Museum of American Art.

En 1994, une exposition se tient à l'abbaye Saint-Germain à Auxerre[3].

En 2011, la National Portrait Gallery de Washington organise une exposition intitulée Calder's Portraits : A new Language qui met en avant un élément souvent négligé de son art : les portraits de fil de fer. Croquis, peintures, sculptures et mobiles figurant des visages sont ainsi mis à l'honneur.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cote[modifier | modifier le code]

Un mobile de Calder (60 × 190 cm) réalisé en 1952 et dédicacé à Jean Vilar a été vendu le 31 mai 2010 à un collectionneur suisse pour un montant de 2 287 000 euros, plus haute enchère obtenue par l'artiste en France[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • La magie Calder, film de Carlos Vilardebo, Les Films du paradoxe, Bois-Colombes, 2004, 65' (DVD + brochure)
  • Le grand cirque Calder, 1927, film de Jean Painlevé, Centre Georges Pompidou, Paris, 2009, 43' (DVD)
  • Calder, sculpteur de l'air, film documentaire de François Lévy-Kuentz, France, 2009, 52' (DVD)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le prénom de Calder, qui passa la moitié de son existence en France, est souvent francisé « Alexandre » par les francophones.
  2. Vaxelaire Marie-Emilie, « Calder le fildefériste de la bijouterie », dans L’Estampille L’Objet d’Art, n°442, janvier 2009
  3. http://www.artnet.com/artists/alexander-calder/
  4. Le Monde, 2 juin 2010, p. 21