Hélène Ahrweiler

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Hélène Ahrweiler (2010)

Hélène Glykatzi (en grec Ελένη Γλύκατζη) épouse Ahrweiler, est une universitaire grecque de nationalité française née à Athènes (Grèce) le 29 août 1926.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille grecque chassée d'Asie Mineure, fille de Nicolas Glykatzi et de Kalliroé Psaltides, Hélène Glykatzi fait ses études à Athènes au Gymnase classique, puis à l'Institut français et à l'Institut anglais, avant de suivre les cours de la Faculté des lettres d'où elle sort diplômée de philosophie. À Paris, elle suit ensuite les cours de l'École pratique des hautes études et obtient un doctorat d'histoire. Elle obtient en 1966 un doctorat ès lettres, consacré à Byzance et la mer, édité par les Presses universitaires de France[1].

En 1955, elle entre comme chercheur au Centre national de la recherche scientifique, puis est promue maître de recherche. Le 7 novembre 1958, elle épouse Jacques Ahrweiler, dont elle a une fille, Marie-Hélène (Mme Jean-Roch Giovachini). En 1967, elle quitte le CNRS pour devenir professeur à la Sorbonne.

Elle est successivement directrice du département d'histoire de la faculté de lettres de Paris[2] (1969-1970), première vice-présidente (1970-1973) puis présidente (1976-1981) de l'Université Paris I (Panthéon-Sorbonne). En 1982, François Mitterrand la nomme recteur de l'Académie de Paris, chancelier des universités de Paris. Elle occupe cette fonction jusqu'en 1989.

En février 1989, Hélène Ahrweiler est nommée présidente du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, où elle succède à Jean Maheu[3]. Elle effectue un mandat de deux ans et demi jusqu'en août 1991, atteinte par la limite d'âge de 65 ans.

Hélène Ahrweiler a également été présidente de l'Université de l'Europe, présidente puis présidente honoraire du Comité d'éthique pour les sciences, vice-présidente du Conseil supérieur de l'Éducation nationale (1983-1989), secrétaire générale du Comité international des sciences historiques (1980-1990), présidente d'honneur de l'Association internationale des études byzantines, expert (sciences sociales et humaines) auprès de l'UNESCO, vice-présidente puis présidente de la Maison des sciences de l'homme (1982-1989), vice-présidente du conseil d'orientation du Centre Georges-Pompidou (1976-1989), présidente du Centre culturel européen de Delphes, présidente du théâtre national d'Athènes (Grèce), présidente de la Fondation Terra pour les Arts et l'Education (Chicago-Giverny), membre du comité d'orientation de l'Institut veolia environnement.

Elle est membre correspondant de l'Académie britannique, membre associé de l'Académie royale de Belgique, membre correspondant de l'Académie d'Athènes, de l'Académie des sciences de Berlin, de l'Académie des sciences de Bulgarie. Elle est également docteur honoris causa des universités de Londres, Harvard, Belgrade, New York, Lima, Nouveau-Brunswick, Haïfa et de l'École des hautes études en sciences politiques et sociales d'Athènes.

Un volume de Mélanges, en deux tomes, lui a été offert par ses collègues, disciples et amis en 1998 sous le titre Eupsychia[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Byzance et la mer. La marine de guerre, la politique et les institutions maritimes de Byzance aux VIIe-XVe siècles[5] (coll. « Bibliothèque byzantine. Études », 5), Paris, PUF, 1966, 502 p.
  • Études sur les structures administratives et sociales de Byzance, 1971
  • L'Idéologie politique de l'empire byzantin[6] (coll. « SUP-L'Historien »), Paris, PUF, 1975, 153 p.
  • Byzance : les pays et les territoires, 1976
  • The Making of Europe, 1999
  • Les Européens, 2000
  • Le Roman d'Athènes, 2004

Décorations[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Who's who in France, 34e édition, 2002-2003, Levallois-Perret, Éditions Jacques Lafitte, 2002, p. 114

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SUDOC url pérenne.
  2. Elle fut la première femme à occuper cette fonction. Cf. Kirstin Olsten, Chronology of Women's History, Greenwood Publishing Group, 1994, p. 310.
  3. Le Monde, 17 février 1989.
  4. Eupsychia. Mélanges offerts à Hélène Ahrweiler, 2 vol., Paris, Publications de la Sorbonne, 1998, 1024 p.
  5. Compte rendu d'André Guillou dans la Bibliothèque de l'École des Chartes.
  6. Compte rendu d'Évelyne Patlajean dans la revue Annales.
  7. Décret du 14 novembre 2012