Charlotte Perriand

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Charlotte Perriand
Présentation
Naissance 24 octobre 1903
Paris
Décès 27 octobre 1999 (à 96 ans)
Paris
Nationalité française
Activité(s) Architecte, designer
Formation Union centrale des arts décoratifs

Charlotte Perriand est une architecte et designer française née le 24 octobre 1903 à Paris[1] et morte le 27 octobre 1999.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Siège pivotant (1927), Musée des Arts Décoratifs, Paris

Charlotte Perriand née en 1903. Son père est tailleur et sa mère couturière pour la haute-couture. Diplômée de l'Union centrale des arts décoratifs en 1925, après 5 ans d'études[2], elle expose avec l'école des panneaux muraux représentant neuf muses pour un salon de musique à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925. Elle présente un « coin de salon » au Salon des artistes décorateurs de Paris de 1926, comprenant une table à plateau de verre[3] et réalise la même année des tables en acier et verre.

Elle se fait connaître à l'âge de 24 ans avec son Bar sous le toit[4], comprenant également des guéridons, des tabourets bas et de bar à piètement crucifome ou circulaire et une banquette, en acier chromé, aluminium anodisé et verre, créé pour son appartement-atelier de la place Saint-Sulpice, qui est présenté au Salon d'automne de 1927 et acclamé par la critique et expose un cabinet en bois de violette, verre et métal au Salon des artistes décorateurs de 1927[5]. Sur le conseil de Robert Mallet-Stevens, Marie-Laure et Charles, vicomte de Noailles acquièrent une table de jeu pliante pour leur villa de Hyères. Alors remarquée par les deux architectes, elle commence une collaboration qui dure dix ans (1927-1937) avec Pierre Jeanneret et le cousin de ce dernier Le Corbusier, qui l'intègre dans l'équipe de son agence en lui confiant la responsabilité de « l'équipement de l'habitation ». La « Table extensible Ospite » en acier chromé, bois laqué et feuille de caoutchouc déroulante[6], le « Tabouret pivotant LC8 », le « Siège pivotant LC7 » en acier chromé et cuir[7] et le guéridon en acier chromé et plateau de verre circulaire, également réalisés en 1927 pour son appartement de la rue Saint-Sulpice[8], sont exposés dans sa Salle à manger 1928 au Salon des artistes décorateurs de 1928.

Elle devient responsable du mobilier et de l'équipement, créés en 1928 avec Jeanneret et Le Corbusier, pour la villa La Roche (siège actuel de la Fondation Le Corbusier) et la villa Church[9], comprenant la fameuse « Chaise longue LC4 »[10], le « Fauteuil à dossier basculant LC 1 », le « Fauteuil Grand Confort » et ses variantes, la « Table LC 10-P » en tube d'acier et verre, la « Table à piétement ovoïde LC 6 » dotée d'un tube ovoïde en tôle d'acier laqué trouvé par hasard dans un catalogue de produits aéronautiques et de petits amortisseurs en caoutchouc soutenant le plateau de verre, ainsi que des meubles casiers, l'ensemble présenté l'année suivante sous l'appelation Équipement intérieur d'une habitation au Salon d'Automne de 1929. Ce mobilier est édité par Thonet et plus récemment par Cassina (en)[11]. En 1929-1930, elle dessine un studio-bar[12] pour l'hôtel particulier de Jean et Joël Martel, au n°10 rue Mallet-Stevens à Paris, achevé par Robert Mallet-Stevens en 1927 et également décoré à partir de 1928 par Francis Jourdain, ainsi qu'un siège de salle de bains en acier chromé et tissu éponge.

Au côté de René Herbst, Pierre Chareau et Eileen Gray, elle est un des membres fondateurs de l'UAM (Union des artistes modernes) en 1929, présidée par Mallet-Stevens. Elle entretient également des liens étroits avec les ateliers de Jean Prouvé à Nancy mais aussi avec les architectes Paul Nelson ou l'atelier Lagneau-Weill-Dimitrijevic (LWD). En avril 1929, elle publie à Londres le manifeste “Bois ou Métal” dans la revue The Studio. En 1931-1933, elle participe avec l'agence de Le Corbusier à l'équipement de la Cité-refuge de l'Armée du salut et du Pavillon suisse de la Cité universitaire, à Paris. Avec Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Louis Sognot et René Herbst, elle présente La Maison du Jeune Homme à l'Exposition universelle de 1935 de Bruxelles.

À partir des années 1940, son style est fortement influencé par un long séjour en extrême-orient, et notamment au Japon de 1940 à 1942 (voir le mouvement Mingei).

Les années Japon[modifier | modifier le code]

Charlotte Perriand et le Japon, Grand Palais, 2008.

Charlotte Perriand est restée au Japon entre l'automne 1940 et l'hiver 1942. Elle y occupe le poste de conseiller à l'art industriel auprès du ministère du Commerce et de l'Industrie. L’invitation lui est parvenue par Junzō Sakakura[13] avec qui elle avait travaillé dans l’atelier de Le Corbusier entre 1931 et 1936. Charlotte Perriand a donné au Japon une série de conférences sur les arts décoratifs et a visité des ateliers de création et des écoles. Elle a organisé aussi une exposition « Sélection-Tradition-Création » qui a eu lieu du mois de mars à mai 1941 au magasin Takashimaya de Tokyo et d’Osaka. Son influence sur le design japonais est visible après la Seconde Guerre mondiale, dans les années 1950, dans la production de Sōri Yanagi, Daisaku Choh ou Kazuo Shinohara.

Les années 1950-1990[modifier | modifier le code]

Charlotte Perriand participe entre 1967 et 1986 à la conception de la station d'altitude des Arcs en Savoie, à la fois dans son architecture et dans les aménagements d'intérieurs.

En 1993 elle crée L'espace Thé de l'UNESCO, inspiré par les pavillons de thé japonais.

Cassina réédite du mobilier de Charlotte Perriand depuis 2004.

Les Concepts et Engagements, L'Atelier de Le Corbusier[modifier | modifier le code]

l'UAM, le CIAM[modifier | modifier le code]

Lorsqu'en 1927 Charlotte Perriand rejoint l'agence de Pierre Jeanneret et de Le Corbusier, elle décide de rompre avec l'académisme architectural, et d'adopter des théories prenant en compte les matériaux, la fonctionnalité, les loisirs et le bien-être. Elle se tourne ainsi vers le logement social qui, durant l'entre-deux-guerres fut une des questions les plus importantes et des plus difficiles à résoudre au vu de l'urgence d'une telle nécessité. Les architectes se voulant alors modernes et impliqués dans le mouvement politique et social, se devaient de s'y atteler[14].

En 1929, dans une même logique elle démissionne du Salon des artistes décorateurs et fonde avec d'autres membres l'Union des artistes modernes (l'UAM), avec notamment Robert Mallet-Stevens. Ce mouvement a pour volonté d'exploiter les nouveaux matériaux et les nouvelles techniques pour les adapter à une vision moderne et revalorisée des arts décoratifs. En 1930 lors du IIIe Congrès international d'architecture moderne (CIAM) à Bruxelles (Belgique), Le Corbusier, dans ce que l'on nomma la Charte d'Athènes, précisa ainsi les volontés d'une trentaine d'architectes européens, tous membres du CIAM : « la nécessité d'une conception nouvelle de l'architecture, qui satisfasse aux exigences matérielles, sentimentales et spirituelles de la vie présente. »

En novembre 1931, Le Corbusier signe un article d'une trentaine de pages contenant études et dessins, paru dans le neuvième numéro de la revue Plans, dans lequel il présente ses études sur l'habitation minimum dont la cellule de 14 m2 par habitant. Plus tard celles-ci seront regroupées sous le vocable de ville radieuse. Charlotte Perriand collabora activement à cette étude importante, les 184 documents originaux qui la constituent furent en effet retrouvés dans ses archives, et non dans celles de l'agence Le Corbusier-Jeanneret, étant donné que ce fut elle qui réalisa la majeure partie de l'étude et des dessins. Ce ne sera qu'en 1935, lors de la parution de cette étude sous forme de livre que le nom de Perriand apparaîtra en tant que collaboratrice.

Le Corbusier était préoccupé par le logement social depuis ses études à La Chaux-de-Fonds, ville manufacturière. Lorsqu'il visite la Chartreuse de Florence à l'occasion de son premier voyage d'étudiant en architecture (il venait de terminer l'école d'arts décoratifs), il s'intéresse aux cellules qu'il désigne alors comme étant « […] la solution de la maison ouvrière type unique ou plutôt du terrestre ». Il y voit un aménagement modulaire où les portes de placards deviennent des tables et où les rangements se trouvent encastrés dans les murs, bien qu'il ne se contente alors que de relever les motifs décoratifs, il parlera tout au long de sa carrière des cellules monacales. Il y retournera par ailleurs une deuxième fois en 1911[14].

En 1934, lors d'un concours organisé par Paul Breton et la revue Architecture d'aujourd'hui, dont le thème fut « La maison individuelle, pour une famille composée des parents et de trois enfants », les membres de l'UAM dévoilent le principe de modularité. En 1935 ils sont de nouveau sollicités afin de réfléchir sur "une maison de week-end" ; celle-ci doit pouvoir accueillir les parents, trois enfants et deux invités, le tout en respectant une structure légère et démontable. Les projets les plus recherchés seront exposés à la "2e Exposition de l'habitation" de la même année. Charlotte Perriand propose une maison à l'extrême modularité architecturale intérieure et extérieure ; elle recourt à son concept de zonage qu'elle avait déjà utilisé avec Le Corbusier lors du Congrès de Bruxelles. Celui-ci consiste en l'emploi de cloisons coulissantes afin de découper le logement selon les besoins et mouvements de ses occupants. « La maison de week-end » de Perriand est une sorte de « tente » faite de bois et de métal juchée à 50 cm sur une plate-forme ; plusieurs cellules de 9 m2 juxtaposables la composent, le nombre de celles-ci pouvant varier selon les besoins et le budget alloué à sa construction. Elle recevra la deuxième mention à ce concours.

Perriand développera deux autres projets de la même essence, mais cette fois-ci en induisant le concept de « préfabrication » ; le « Refuge Bivouac » (1936-1937, ingénieur André Tournon), installé au col de Mont Joly, à Megève en Haute-Savoie, pouvant accueillir six personnes : il est constitué d'éléments préfabriqués s'articulant autour d'un ossature faite de tubes d'aluminium légers et robustes.. Assemblable en seulement 4 jours, sa superficie intérieure de 8 m2 a été pensée de façon à ce que tous les équipements soient compacts, transportables et modulables, toujours dans un même souci de fonctionnalité, d'efficacité et d'économie. Le mobilier, fait nouveau pour l'époque, est conçu avant l'architecture afin que celui-ci soit pleinement intégré à l'ensemble de la structure. Ces innovations furent développées avec Jeanneret et Le Corbusier, notamment lors de l'étude de la cellule de 14 m2[15].

Les engagements politiques[modifier | modifier le code]

À la suite de la crise de 1929, dont les effets n'atteignirent la France que vers 1930-1931, notamment dans l'agriculture, la métallurgie et le textile (500 000 chômeurs, en majorité dans la classe moyenne, rurale comme urbaine), nombre d'intellectuels et d'artistes s'attribuent le rôle de « directeur de conscience ». L'Association des Écrivains et des Artistes Révolutionnaires (AEAR) est créée en 1932 par Paul Vaillant-Couturier, Léon Moussinac, Charles Vildrac et Francis Jourdain. La plupart de ses membres sont des proches du parti communiste et des représentants de « la littérature et de l'art non-conformiste » comme Signac, Gide, Eluard, Giono, Malraux et Charlotte Perriand.

Influencée par ses convictions politiques, Charlotte Perriand réalise pour l'Exposition Internationale de 1935, en collaboration avec René Herbst, Louis Sognot, Le Corbusier et Pierre Jeanneret, « La Maison du Jeune Homme ». L'espace est scindé en deux « zones », l'une pour l'esprit, l'autre pour le corps ; à l'agence de Le Corbusier de concevoir la partie intellectuelle, à René Herbst la salle de gymnastique. Y sont disposés divers instruments sportifs, rameur, anneaux, punching-ball, ainsi que les chaises en sandows, créations de Herbst. Une fresque de Fernand Léger y sera réalisée, le tout séparé de la salle d'étude par un mur-filet retenant des ballons de basket-ball. La salle d'étude, imputée à Le Corbusier, Jeanneret et Perriand, est dotée d'un mobilier fait de matériaux naturels ; un fauteuil en bois paillé, réalisation de cette dernière, y prend place. Outre le mobilier, figure dans cette pièce, sur l'une des portes d'un meuble à casiers de rangement, « Manifeste à la Gloire de Paris », le « Plan Voisin » de Le Corbusier, projet d'urbanisme de 1925 prévoyant de raser le centre de Paris et de construire une cité d'affaires et une cité de résidence. Entre les deux, la gare centrale ainsi que deux grands axes autoroutiers traversant la ville du nord au sud et d'est en ouest. Sur un des murs en ardoise de cette salle, Charlotte Perriand trace à la craie le plan du logement et écrit le nom de ses créateurs sans omettre de signifier leur affiliation au CIAM ou à l'UAM, afin de les promouvoir mais aussi de marquer leur engagement, leur volonté de concevoir dans "la modernité un nouvel art de vivre"[15].

Toujours dans un souci de s'engager plus, Charlotte Perriand participera au Salon des Arts ménagers de 1936, dédié cette année-là plus à l'équipement qu'à la décoration. Les participants sont tenus d'aménager un espace réduit de 3 mètres sur 4 mètres, ce qui correspond alors à une pièce d'habitation bon marché (ancienne HLM). Elle propose la « salle de séjour à budget populaire », où se développe un mobilier accessible aux classes moyennes atteintes par la crise. L'espace, ouvert sur une terrasse, accueille sa création, une grande table en chêne massif pour prendre les repas, ainsi que des fauteuils pliables et empilables grâce à une conception en tube (éditées par Thonet). André Hermant installe un meuble de rangement pratique, Jourdain et André Louis une petite table de fumeur. Dans une autre pièce, elle réalise un photomontage, « La Grande Misère de Paris ». La ville s'étendant à cette époque de façon anarchique, au-delà des fortifications historiques, elle y présente ainsi la situation de ses habitants. Longue de 16 mètres, composée de photographies des beaux quartiers, d'immeubles de banlieues et de scènes de vie quotidienne, elle y inscrit : «  surpeuplement, misère du logement, maladies », « l'argent existe », « du travail pour tous ». C'est ici un acte politique, qu'il lui vaudra d'être reconnue comme étant communiste.

En 1936, les partis de gauche forment une coalition, Front populaire, et remportent les élections pour la première fois. Le gouvernement sera composé de socialistes, soutenus par des communistes et aura pour Président du Conseil Léon Blum. S'ensuivent deux grèves ouvrières massives, paralysant le pays. En juin, Blum demande aux représentants du patronat et aux syndicats ouvriers de se rencontrer afin de signer les accords de Matignon. Seront alors décidés l'augmentation des salaires, les congés payés, la limitation du temps de travail et la reconnaissance du droit syndical. Les ouvriers profiteront pour la première fois de leur congés payés en été 1936. Sera désormais privilégiée l'organisation des loisirs, notamment en architecture. À l'occasion de l'Exposition de l'Habitation, la revue Architecture d'aujourd'hui organise un concours dont le thème est celui du loisir et auquel participe Charlotte Perriand.

En août 1936 Georges Monnet, alors ministre de l'Agriculture, commande à Charlotte Perriand la transformation de la salle d'attente du ministère. Elle y utilise le même processus que dans La Grande Misère de Paris, "mode d'expression réaliste, accessible, compréhensible et efficace"[15]. Elle réalise un photomontage appelé « l'Office du blé » développé autour du monde agricole, de façon thématique ; elle dédie l'une des trois cloisons aux dures conditions de travail des paysans ; à celle qui lui fait face revient le thème du progrès technique. Enfin, au troisième mur qui les relie, elle place divers diagrammes de production agricole et des cartes de France. Elle aborde ainsi de façon plus "pédagogique" cette œuvre afin de démontrer au public tout l'intérêt de la politique agricole que prône le gouvernement en place, mais aussi pour la légitimer.

Poursuivant sa collaboration avec le ministère de l'Agriculture, elle participe à l'Exposition Internationale de 1937 (Paris), qui s'ouvre cette année aux « arts et techniques dans la vie moderne ». C'est avec Fernand Léger qu'elle réalise le « Pavillon de l'Agriculture », Porte Maillot ; elle se sert ici encore d'un photomontage, placé sur des panneaux de bois constituant le dit pavillon, pour illustrer la politique agricole du Front populaire. Les slogans expriment les objectifs du gouvernement et les attentes de la population.

En même temps, elle se trouve être maître d'œuvre du « Pavillon des temps Nouveaux », imaginé par Le Corbusier comme un "musée d'éducation populaire" où, sous une immense tente mobile de 31 m sur 35, sont dévoilés les bienfaits et les possibilités de l'urbanisme moderne. De nombreux artistes membres des CIAM illustreront les quinze thématiques qui composent l'espace. C'est pour eux l'occasion, entre autres, d'affirmer leur rôle de « directeur de conscience », mais aussi de mettre en valeur leurs travaux. Par la suite, Charlotte Perriand se voit contrainte de laisser la maîtrise d'ouvrage à André Masson, étant données les difficultés qu'impose une telle réalisation : problèmes économiques, idéologiques et humains. Elle rompt aussi sa collaboration avec l'Atelier de Le Corbusier.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

  • 1926 présente un coin de salon au Salon des artistes décorateurs
  • 1927 aménage son appartement-atelier de la place Saint-Sulpice, dont elle montre le Bar sous le toit au Salon d'automne et l'année suivante la Salle à manger 1928 comprenant la « Table extensible Ospite » au Salon des artistes décorateurs
  • 1928 : aménage l'intérieur de la villa La Roche à Paris et de la villa Church à Ville-d'Avray (architectes : Le Corbusier et Pierre Jeanneret), dont le mobilier comprenant la « Chaise longue LC4 » est exposé sous l'appelation Équipement intérieur d'une habitation au Salon d'Automne de 1929
  • 1930-1932 : équipe les chambres d'étudiants et le foyer-bibliothèque du Pavillon suisse à la Cité Universitaire à Paris (architectes : Le Corbusier et Pierre Jeanneret)
  • 1932 : équipe dortoirs, réfectoires, cuisines et crèches de la Cité du refuge de l'Armée du salut (architectes : Le Corbusier et Pierre Jeanneret)
  • 1933 : participe au chantier du centrosoyouz, Bureau central des coopératives de Moscou, URSS (architectes : Le Corbusier et Pierre Jeanneret)
  • 1936 : réalise le photomontage La Grande Misère de Paris au salon des arts ménagers. Réalise un deuxième photomontage sur le thème de l'Office du blé pour la salle d'attente du ministère de l'Agriculture
  • 1937 : photomontage du programme du Front populaire
  • 1938 : aménage l'annexe d'un hôtel à Saint-Nicolas de Véroce (Haute-Savoie)
  • 1939 : travaille à l'aménagement d'un hôtel pour une station de sports d'hiver à Méribel-les-Allues (architecte : Henri-Jacques Le Même)
  • 1943-1946 : réalise un pavillon d'exposition de l'artisanat à Hanoï, Indochine
  • 1946-1948 : travaille à l'architecture intérieure des premiers bâtiments de la station de sports d'hiver à Méribel-les-Allues. Elle y créé de nombreux meubles (architectes : Paul Grillo, Christian Durupt, assisté par André Detour)
  • 1946-1948 : réalise avec Pierre Jeanneret un mobilier économique en bois, édité de 1946 à 1951 par la société L'Équipement de la Maison, puis par le BCB
  • 1946-1956 : mobilier de l'hôpital mémorial franco-américain de Saint-Lô avec Paul Nelson
  • 1952 : conçoit l'aménagement intérieur à la Cité internationale universitaire de Paris pour la maison de la Tunisie (architecte : Jean Sebag), pour la Maison du Mexique (architectes: Jorge et Roberto Medellin)
  • 1952 : prototype de cuisine-bar pour la Cité radieuse de Marseille avec Le Corbusier
  • 1954 : aménagement intérieur de l'hôtel de France à Conakry avec Jean Prouvé et l'Atelier LWD
  • 1957 : aménage l'agence d'Air France à Londres (architecte : Peter Bradock) ainsi que la Maison du Sahara (architectes : Guy Lagneau, Michel Weil Atelier LWD)
  • 1958 : prototype de la Maison du Sahara pour le Salon des arts ménagers devant le Grand Palais à Paris (détruit) avec Jean Prouvé et l'Atelier LWD
  • 1960-1961 : réalise son chalet à Méribel-les-Allues en Savoie
  • 1967-1988 : anime jusqu'en 1982 un bureau d'étude d'architectes pour la construction des stations de sports d'hivers aux Arcs en Savoie (30 000 lits), et dont elle aménage et équipe la plupart des bâtiments
  • 1993 : conçoit une maison du thé dans le cadre de la manifestation japonaise Dialogue des cultures coordonnée par Hiroshi Teshigahara à l'UNESCO
  • le 16 octobre 1994 : visite et inaugure le lycée professionnel public qui porte désormais son nom à Genech (département du Nord). On y enseigne les métiers du bois (menuiserie, ébénisterie, sculpture sur bois, tapisseries d'ameublement) et du gros œuvre (maçonnerie, coffrage, peinture).

Ses écrits[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des architectes, Encyclopedia Universalis, Albin Michel (ISBN 9782226109521)
  2. « CHARLOTTE PERRIAND Architect + Furniture Designer (1903-1999) - Design Museum Collection », Design Museum (consulté le 17 janvier 2011)
  3. La Femme au Salon des artistes décorateurs, article de Gaston Derys, 1926, site thecharnelhouse.org
  4. Bar sous le toit en aluminium et acier chromé, 1927, Base Mémoire, site www.culture.gouv.fr
  5. Biographie de Charlotte Perriand (en anglais) site abramsbooks.com
  6. « Table extensible Ospite », 1927, MNAM, site www.centrepompidou.fr
  7. Siège pivotant LC7, acier chromé et cuir, 1927, Musée des arts décoratifs, site opac.lesartsdecoratifs.fr
  8. The modernism of Charlotte Perriand (en anglais), site thecharnelhouse.org
  9. Villa Church (détruite), Ville-d'Avray, 1927, site www.fondationlecorbusier.fr
  10. Chaise longue LC4, acier chromé et métal peint, 1928, Musée des arts décoratifs, site opac.lesartsdecoratifs.fr
  11. Produits de la designer Charlotte Perriand par Cassina (en), site www.architonic.com
  12. Studio-bar, Charlotte Perriand, site www.centrepompidou.fr
  13. Charlotte Perriand, Une vie de création, Paris, O. Jacob, coll. « SCIENCE HUM »,‎ 15 mai 1998, 425 p. (ISBN 978-273810602-5), p. 129.
  14. a et b Charlotte Perriand, ouvrage publié à l'occasion de l'exposition "Charlotte Perriand" au centre Pompidou, Galerie 2, du 7 décembre 2005 au 27 mars 2006
  15. a, b et c exposition CHARLOTTE PERRIAND, au centre Pompidou du 7 décembre 2005 au 27 mars 2006
  16. Exposition Charlotte Perriand, du 7 décembre 2005 au 27 mars 2006, Centre Pompidou, site mediation.centrepompidou.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]