Dardagny

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Dardagny
Blason de Dardagny
Héraldique
Église de Dardagny
Église de Dardagny
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Genève
Maire Pierre Duchêne
NPA 1283
N° OFS 6620
Démographie
Gentilé Dardagnottes
Population 1 512 hab. (30 novembre 2011)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 42″ N 5° 59′ 42″ E / 46.195, 5.995 ()46° 11′ 42″ Nord 5° 59′ 42″ Est / 46.195, 5.995 ()  
Altitude 433 m (min. : 349 m) (max. : 504 m)
Superficie 860 ha = 8,6 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Liens
Site web www.dardagny.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Dardagny est une commune suisse du canton de Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située presque à l'extrémité occidentale du pays, Dardagny est délimitée par la frontière avec la France à l'ouest et au nord, par le Rhône au sud et les communes de Russin et Satigny à l'est. Le territoire de la commune est bordé à l'est par l'Allondon et quelques petits affluents dont le Roulave. Le ruisseau des Charmilles se jette pour sa part directement dans le Rhône en passant par le territoire français.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Dardagny mesure 8,6 km2[2]. 9,4 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 61,4 % à des surfaces agricoles, 25,9 % à des surfaces boisées et 3,3 % à des surfaces improductives.

La commune comprend les localités d'Essertines, La Plaine, Malval, La Tuilière et Les Granges. Elle fait partie de la région du Mandement et est limitrophe de Satigny, Russin et Avully, ainsi que de la France.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Dardagny remonte au Néolithique comme l'atteste une hache retrouvée sur place. En 1093 est établi un rapport sur l'édification de l'église Saint-Pierre qui se trouve aujourd'hui au centre du village de Dardagny.

En 1280, Amyon de Dardagny, le premier seigneur féodal et chevalier de Genève est mentionné pour la première fois lorsqu'il reçoit 30 livres en héritage. À cette époque, trois puissantes seigneuries se trouvent dans les environs des Dardagny : celle du sud possédée par André de la Corbière, celle du nord possédée par Michaud de Livron et celle du centre possédée par Amyon de Dardagny. Le village appelé alors Dardaniacum est pour sa part cité pour la première fois en 1309.

Avec l'avènement de la Réforme protestante en 1536, le secteur de Dardagny ainsi que ceux de Châteauvieux et de Confignon passent aux mains de la nouvelle république genevoise. Au début de l'année 1646, le seigneur genevois Amédée Favre parvient à réunir à nouveau les domaines sous son autorité. Son fils Daniel Favre les unifie en 1655. En 1721, un noble néerlandais du nom de Jean Vasserot acquiert le domaine de Dardagny des mains de la famille Lullin. À sa mort en 1731, son fils prend en charge le domaine et investit beaucoup de temps et d'argent dans le château médiéval qui est réorganisée pour devenir l'un des plus beaux châteaux genevois du XVIIIe siècle : il fait démolir l'escalier et fait construire une imposante balustrade sur la galerie du deuxième étage. Du côté de la rue, il fait aménager un balcon soutenu par deux colonnes et fait transformer la cour intérieure en salle des chevaliers spacieuse qui est décorée de fresques italiennes et des insignes de la famille Vasserot. En 1775, Jean-Phillippe Horneca reprend le domaine. En 1779, il transmet le pouvoir à son fils Jaques-Antoine qui porte désormais le nom de Horngacher. Celui-ci installe en 1780 un orgue dans la salle des chevaliers et fait prolonger la galerie du premier étage de sorte qu'on puisse y atteindre directement l'orgue. En 1848, le château et le domaine sont acquis par Jean-Louis Fazy.

En 1860, le peintre Armand Leleux rénove l'actuelle Maison Leleux dans laquelle il vit durant une certaine période. Il y reçoit d'autres peintres célèbres comme Jean-Baptiste Camille Corot qui peint le célèbre chemin des Pompes.

En 1904, la commune de Dardagny rachète le château. Un projet de 1916 prévoyait sa démolition afin d'y construire une école mais les citoyens se sont élevés contre cette décision. Après dix ans d'incertitude, le Conseil municipal, le Grand Conseil et le Conseil d'État décident de classer le château et de le restaurer. Dans les cinq années suivantes, le bâtiment est réhabilité en six étapes et rouvert le . Le , le Grand Conseil le classe officiellement. Aujourd'hui, il sert à la fois de mairie et d'école.

En 1978, la commune reçoit le prix Wakker de la Ligue suisse du patrimoine national en raison de la préservation de son environnement de par sa position éloignée du tissu urbain genevois.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Dardagny possède 1520 habitants fin 2011. Sa densité de population atteint 175,8 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Dardagny entre 1850 et 2010[3] :

Économie[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Dardagny est un village de viticulteurs et de meuniers. En 1321, l'existence d'un moulin est établie alors que des papeteries mises sur pied en 1545 ne seront remplacées qu'en 1850 dans le cadre de l'industrialisation par une usine. Au cours du XVIIe siècle, l'horlogerie commence à s'établir à Dardagny mais disparaît toutefois complètement au XIXe siècle lorsque l'élevage se modernise. Cette tendance perdure toutefois jusque vers 1950. En 1827, une fromagerie est même construite alors que le village se spécialise presque exclusivement à partir des années 1950 dans la viticulture qui n'emploie toutefois qu'un quart de la population. Sur la totalité des 860 hectares de la commune, 180 reviennent à la culture du raisin, 250 aux installations culturelles (dont le château) et 160 aux forêts. Trois quarts de la population sont des pendulaires.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante du canton de Genève, selon l'origine et le sexe, par commune, en novembre 2011 », sur Office cantonal de la statistique (OCSTAT), République et Canton de Genève (consulté le 15 décembre 2011).
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté en 14/04/2012)

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