Cartigny (Genève)

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Cartigny
Blason de Cartigny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Genève
Maire Carine Zach
NPA 1236
N° OFS 6609
Démographie
Population 861 hab. (31 décembre 2013)
Densité 197 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 30″ N 6° 01′ 12″ E / 46.175, 6.0246° 10′ 30″ Nord 6° 01′ 12″ Est / 46.175, 6.02  
Altitude 414 m (min. : 349 m) (max. : 437 m)
Superficie 438 ha = 4,38 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Cartigny
Liens
Site web www.cartigny.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Cartigny est une commune suisse du canton de Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cartigny est situé dans la campagne genevoise, sur la rive gauche du Rhône. Un ancien méandre de celui-ci est dorénavant une réserve naturelle très appréciée des oiseaux migrateurs.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Cartigny mesure 4,38 km2[2]. 11,3 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 55,1 % à des surfaces agricoles, 29,0 % à des surfaces boisées et 4,5 % à des surfaces improductives.

Cartigny comprend les localités de La Petite-Grave et Eaumorte. Elle est limitrophe d'Aire-la-Ville, Bernex, Laconnex, Avully et Russin.

Culture[modifier | modifier le code]

La commune célèbre le Feuillu, une fête printanière[3].

Elle fête également Les Failles, au cours du Premier dimanche de carême[4],[5], tradition consistant à brûler des perches enrobées de paille, de sarments[6] et de roseaux le soir à l'apparition de la première étoile[7] au lieux-dit "les Roches". À cette occasion, on y mange des merveilles, une sorte de beignet. Les Failles n'ont connu d'interruption que durant la Première Guerre mondiale. Cette fête serait d'origine celtique et constituerait une survivance d'Imbolc alors fêtée le 1er février. Cette fête est également observée au hameau de Certoux, sur la commune de Perly-Certoux. Cette coutume se nomme les brandons ailleurs en Suisse romande[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Cartigny possède 861 habitants fin 2013[1]. Sa densité de population atteint 196,6 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Cartigny entre 1850 et 2008[9] :

Monument[modifier | modifier le code]

Le château de Cartigny

Le "château de Cartigny", maison de maître construite par Jacob Marcet-Guainier entre 1720 et 1725, fut racheté par le père de Charles Pictet de Rochemont, le colonel Charles Pictet (1713-1792). Le château sera vendu en 1798 par les deux fils de Charles Pictet: Charles et Marc-Auguste (1752-1825), au joaillier Jacob-David Duval. Ce dernier habitant encore à Saint-Petersbourg, désire rentrer à Genève avec sa famille et en particulier sa mère Louise Duval-Dumont. Le château sera alors transformé et agrandi en 1803, sous la direction de son beau-frère Nicolas Soret. C'est à cette époque qu'une partie de la famille Duval quitta donc Saint-Petersbourg pour Cartigny.

Le château restera la propriété de la famille Duval jusqu'à sa vente en 1873, par le petit fils de Louis-Jacob Duval, le Dr. André Duval. Le nouveau propriétaire M. Henri Ziegler-Weber le transmettra à sa fille, Melle Aline Ziegler qui le vendra en 1905 à Mme Charles Patry-Chauvet[10].

Frédéric-Louis-Alexandre Freytag naît à Baden, en Suisse, en 1870, fonde entre 1919-1920, l’Association Philanthropique "Les Amis de l’Homme", appelée aussi à l'époque "L'Ange de l’Éternel". Cette association rachète le château en 1933. Celui-ci appartient toujours à l'association et il en est devenu le siège mondial[11]. Dès 1934, l'Association déposa une demande d'autorisation pour surélever les deux ailes du château. Lors d'une excavation sous l'aile oriental, un partie du bâtiment s'effondra[12]. Il fallut donc consolider avant d'agrandir.

Personnalités liées a la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance », sur Office fédéral de la statistique.
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Commune de Cartigny, MANIFESTATIONS COMMUNALES
  4. http://www.jussy.ch/uploads/file/Presse/2012/Ces%20petites%20communes%20qui%20osent%20construire_TDG%2020_02_2012.pdf Tribune de Genève, Failles brûlées, par C.Z.B, 20 février 2012, p. 20
  5. Film documentaire, traditions.ge, Séverin Bolle, 2007, chapitre "hiver"
  6. Informations cartiginoises
  7. http://www.grhc.info/publications/livrecartigny/annotations%20GRHC.pdf
  8. Éric Eigenmann, Jeux profanes genevois: les Alouilles, les Failles, le Feuillu, in: Kotte, Andreas (Ed.): Dictionnaire du théâtre en Suisse, Chronos Verlag Zurich 2005, vol. 2, p. 931.
  9. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  10. Groupe de recherches historiques de Cartigny
  11. site de Info-secte
  12. Journal de Genève, 14 novembre 1934

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