Saint-Genis-Pouilly
| Saint-Genis-Pouilly | ||
L'église Saint-Pierre de Pouilly |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Ain | |
| Arrondissement | Gex | |
| Canton | Ferney-Voltaire | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays de Gex | |
| Maire Mandat |
Hubert Bertrand 2008-2014 |
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| Code postal | 01630 | |
| Code commune | 01354 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint-Genésiens | |
| Population municipale |
8 914 hab. (2010) | |
| Densité | 912 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 419 m — Max. 502 m | |
| Superficie | 9,77 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.saint-genis-pouilly.fr | |
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Saint-Genis-Pouilly est une commune française, située dans le département de l'Ain et la région Rhône-Alpes.
Elle se trouve dans le pays de Gex. Bordant la frontière suisse, elle fait partie de l'agglomération transfrontalière de Genève. De par sa population, environ 9000 habitants[1], c'est l'une des dix villes les plus importantes du département de l'Ain.
Ses habitants sont les Saint-Genésiens et les Saint-Genésiennes[2].
Saint-Genis-Pouilly accueille sur son territoire une grande partie des installations du CERN, le laboratoire européen de physique des particules, haut-lieu de la recherche fondamentale mondiale. C'est au CERN que la commune doit l'essentiel de son développement depuis le milieu des années 1960.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Localisation [modifier]
La commune se situe à la limite entre la plaine du Léman et les premières pentes du Jura. Les communes limitrophes de Saint-Genis-Pouilly sont: Thoiry, Sergy, Crozet, Prévessin-Moëns, Meyrin (Suisse) et Satigny (Suisse).
L'altitude de la commune varie de 419 mètres (à l'extrémité Sud de la commune, au confluent entre l'Allondon et le Nant de l'Ecra) à 502 mètres (à l'extrémité Nord de la commune, dans le hameau de Flies).
Les différents hameaux de la commune sont : Flies, Pouilly et Pregnin.
Climat [modifier]
La station météorologique de Cointrin, située sur l'aéroport international de Genève, fournit des données pertinentes sur le temps qui règne à Saint-Genis-Pouilly. Cette station est en effet située à seulement 6,5 km du centre de la commune et à une altitude similaire (420 m)[3] Les données fournies par cette station sont disponibles en temps réel sur le serveur de MétéoSuisse.
L'ensoleillement annuel est de 1 694 heures (à comparer avec 1 797 heures pour Paris, 2 899 heures pour Toulon, la ville la plus ensoleillée de France, et 2 181 heures pour Cimetta, la station la plus ensoleillée de Suisse). Il tombe en moyenne 970 mm de pluie par an (à comparer avec 797 mm pour Paris, 1 483 mm pour Biarritz, la ville la plus arrosée de France, et 2 701 mm pour Säntis, la station la plus arrosée de Suisse). MétéoSuisse
Saint-Genis-Pouilly connaît, comme tout le pays de Gex et le Canton de Genève, des coups de Joran, le vent froid descendant du Haut Jura vers le lac Léman, où il provoque parfois des tempêtes.
Hydrologie [modifier]
Plusieurs cours d'eau traversent ou bordent Saint-Genis-Pouilly: Lion, Allondon, Nant de l'Ecra, Bief de la Janvoin, Ouaf, Grand Journans et Petit Journans. En 2005 et 2006, ces cours d'eau ont fait l'objet d'une interdiction de tout prélèvement pour cause de sècheresse. En 2004, seuls l'Allondon et le Lion l'avaient été. En juin 2009, l'ensemble des cours d'eau de Saint-Genis-Pouilly a fait l'objet de restrictions des prélèvements[4]. Le débit de l'Allondon est surveillé à Saint-Genis-Pouilly par une station du réseau HYDRO dont les mesures sont télétransmises[5]
Voies de communication et transports [modifier]
Voies routières [modifier]
Saint-Genis est située au début de la route à deux fois deux voies en direction de Bellegarde-sur-Valserine qui commence au rond-point de la Porte-de-France. La commune souffre d'embouteillages aux heures de pointes, surtout en hiver, du fait que les communes voisines n'ont pas la possibilité d'être reliées par des transports en commun qui désengorgeraient le trafic.
Pistes cyclables [modifier]
La municipalité fait de gros efforts en matière de pistes cyclables, qui commencent à être construites dans toute la commune. La piste cyclable la plus notable est celle longeant la rivière du Lion.
Transport ferroviaire [modifier]
La ligne Collonges-Fort-l'Écluse - Divonne-les-Bains (frontière) desservait Saint Genis Pouilly mais est actuellement désaffectée. En mai 2009 a été créée une association pour la promotion du rail dans le pays de Gex dont le but est la réouverture de la ligne et son intégration dans le système RER Franco-Valdo-Genevois.
Les deux gares principale de Genève, Cornavin et Genève-Aéroport (desservant la France comme la Suisse et de nombreuses destinations internationales) sont accessibles par les lignes des TPG (Transports publics genevois), tandis qu'un bus TER de la SNCF relie la gare TGV de Bellegarde en environ une demi-heure.
Transports en commun [modifier]
La commune est desservie par la ligne de bus Y des TPG, mais aussi par un TER Ferney-Voltaire - Val-Thoiry et un autre Divonne-les-Bains - Bellegarde-Gare TGV. Aux environs 2015-2016, elle sera desservie par le tram de Genève qui sera prolongé du CERN jusqu'à Saint-Genis-Pouilly. Les hameaux de Pouilly, Pregnin et Flies ne sont pas desservis par ces infrastructures.
Transports aériens [modifier]
L'aéroport international aux 120 destinations de Genève se trouve à proximité et est facilement reliable par la ligne Y des TPG.
Risques naturels [modifier]
Selon l'étude[6] réalisée en 2002 par la Direction départementale de l'agriculture et de la forêt, Saint-Genis-Pouilly est classée en zone à risque d'inondation de plaine. Selon une autre publication officielle[7], la commune est classée en zone à risque de crues torrentielles ou de plaine de type rapide. Enfin, selon la fiche des risques majeurs[8] de Saint-Genis-Pouilly publiée par le portail de la prévention des risques majeurs du Ministère de l’Ecologie, la commune est classée en zone à risque d'inondation avec enjeu humain. Cette triplement différente qualification du risque n'a pas d'explication. Le risque d’inondations dans la commune est dû aux débordements occasionnés par les crues torrentielles des rivières l’Allondon, du Grand Journans et du Petit Journans, des ruisseaux le Lion et l’Ouaf[9].
Comme toutes les autres communes du canton de Gex, Saint-Genis-Pouilly est classée en zone de sismicité Ib, c'est-à-dire que le risque sismique y est faible[10] Un nouveau zonage est en cours d'élaboration au Ministère de l’Ecologie[11], mais il semble ne pas devoir modifier significativement le classement des communes du pays de Gex.
Zones naturelles [modifier]
La partie de la vallée de l'Allondon qui se trouve sur le territoire de la commune constitue une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I[12]
La commune est peu boisée (son taux de boisement est entre 10 et 20 %[13]).
La commune dispose de parcelles boisées sur le territoire de la commune Crozet, au flanc du Jura au sud de la télécabine. On y trouve un arboretum.
Urbanisme [modifier]
Morphologie urbaine [modifier]
Saint-Genis-Pouilly se compose de deux bourgs (Saint-Genis et Pouilly) et deux hameaux (Pregnin et Flies). Les deux bourgs tendent, vu leur extension croissante, à ne plus former qu'un tandis que les deux hameaux restent encore séparés l'un de l'autre et des deux bourgs. Le bourg de Pouilly est notamment séparé du hameau de Pregnin par la route de contournement du bourg de Saint-Genis.
Logement [modifier]
L'habitat de Saint-Genis-Pouilly est essentiellement composé de logements en immeubles collectifs (67,3 % du parc) et de résidences principales (91,0 % du parc)[14] Les immeubles collectifs sont concentrés dans le bourg de Saint-Genis.
La commune compte une proportion significativement plus importante de résidences principales en immeubles collectifs que les autres communes de l'arrondissement: si près des deux tiers (65,5 %) des Saint-genésiens habite en immeuble collectif, moins d'un Gessien[15] sur deux (46,5 %) y habite[16].
Le pays de Gex, l'Ain, la région Rhône-Alpes et la France métropolitaine comptent une majorité de propriétaires de leur résidence principale. Par contre, Saint-Genis-Pouilly compte une majorité de locataires (seulement 43,9 % des résidences principales sont occupées par leur propriétaire). Seule Ferney-Voltaire compte, dans le pays de Gex, une plus faible proportion de propriétaires de leur résidence principale (33,5 %)[17] Il est possible que le grand nombre de fonctionnaires internationaux habitant dans ces deux communes explique cette particularité.
Projets d'aménagements [modifier]
Histoire [modifier]
Héraldique [modifier]
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La commune de Saint-Genis-Pouilly porte :
Aujourd'hui, la commune utilise exclusivement un logo moderne qui figure en bonne place sur les pages de son site et de ses publications. |
Toponymie [modifier]
C'est en 1887 que l'appellation actuelle, Saint-Genis-Pouilly, apparaît sur les registres de l'État civil. Auparavant, ce sont le noms de Pouilly-Saint-Genis ou Pouilly-Saint-Genix qui étaient utilisés[19] Avant cela, les deux bourgs étaient identifiés séparément.
Pouilly était une petite cité gallo-romaine dont le nom vient sans doute du latin Pauliacum. Dans son atlas historique, G. Debombourg situe Pulliacum à l'époque du second royaume de Bourgogne (879-1032) là où il situe sur ses cartes religieuses l'église de Pouilly-St-Genis[20] Dans ses "Preuves" il cite un texte de 993 qui mentionne Pulliacum[21] Un mémoire de 1698 mentionne un certain Balthazard comme noble de Prengin, dans le pays de Gex (peut-être est-ce le nom donné à cette époque à l'actuel hameau de Pregnin). Entre 1601 et 1789 il est fait mention de la Baronnie de Saint-Genist[22]. Nom de domaine d´origine gallo-romaine Polliacum, Pulliacum, dérivés avec le suffixe -acum du gentilice Paulius ou Pollius[23]. Homonymie avec les nombreux Pauilhac, Paulac, Pouillac, Poillé, Pouilly, Pouilley, Pollieu, etc., recensés par Albert Dauzat.
Au fil du temps, Saint-Genis prit de l'importance. Son relais des Postes Royales (à côté de l'actuelle chapelle) fit croître le bourg et Pouilly-Saint-Genix devint Saint-Genis-Pouilly. Pregnin figure dans les Procès-verbaux du Directoire[24]. Le nom de Saint-Genis provient sans doute, comme dans le cas de Saint-Genis-Laval, de Saint Genest, comédien romain de la seconde moitié du IIIe siècle, martyrisé sous Dioclétien[25]
Faits historiques [modifier]
Antiquité [modifier]
Les origines de Saint-Genis-Pouilly remontent à l'époque gallo-romaine. La colonie romaine Colonia Iulia Equestris fondée par Jules César entre 50 et 45 av. J-C s'étendait jusqu'à Thoiry et englobait donc le territoire qui devait devenir Saint-Genis-Pouilly. La grande villa de Pouilly, construite au premier siècle et située aux alentours de l'actuelle église de Pouilly, était habitée par une famille riche, comme en témoignent les bijoux, bagues et bracelets qui y ont été retrouvés[26]
À Saint-Genis, une tombe Franque, fouillée il y a quelques années, représente l'une des rares traces de la présence de cette ethnie dans le sud-est de la Gaule.[réf. nécessaire]
Des tombes en tuiles (dalles de molasse ?) découvertes à Pouilly au début du XIXe siècle (1821 ?) indiquent l'existence d'une population sur le territoire de la commune au VIIe siècle[27]
Plusieurs trésors ont été enfouis à Pouilly entre 250 et 300[28] lors des invasions des Allamands et ensuite, vers 406, lors des invasions Burgondes.
Plusieurs tombes du VIe siècle ont été découvertes à Pregnin[29] Prieuré établi par quelques moines à Pouilly, fin du Xe siècle[30] Le lieu-dit les châtelets, situé au nord de Pregnin, doit sans doute son nom à la présence au IIIe siècle de petits forts situés sur la route romaine longeant le Jura[31]
Moyen Âge [modifier]
En 1301, Uldric, seigneur de Saint-Genis renouvelle son hommage au Dauphin[32]
Au Moyen Âge, les quatre villages de Saint Genis, Pouilly, Pregnin et Flies sont fortement peuplés (81 feux sont recensés). Les habitants possèdent un gros troupeau de bovins de 261 vaches laitières. L'activité principale est l'alpage qui permet de produire des fromages de gruyère qui sont commercialisés à Genève.
Après le XVe siècle [modifier]
- XVe et XVIe siècles ;
Pouilly-Saint-Genix prospère fortement à l'abri d'un monastère bénédictin. En 1536 cependant, les bernois détruisent complètement la ville et le monastère[33]
- XVIIe siècle
La construction de la route royale transforme l'économie de Saint-Genis et des bourgs voisins. Maréchaux-ferrants, commerces, auberges, complètent l'agriculture.
- XVIIIe siècle
La feuille Genève de la carte de Cassini, dont les levés ont été réalisés par Calon de Felcourt entre 1759 et 1761, permet d'identifier le bourg de Pouilly, les hameaux de Pregnin et Flies, ainsi que le Moulin St-Genis. La route de Lyon à Genève et sa bifurcation jusqu'à Gex y sont aussi clairement visibles. Ces routes, facilement identifiables car rectilignes sur la quasi totalité de leur tracé dans le pays de Gex, existent encore aujourd'hui.
- XIXe siècle
À partir de 1817, le marais de Pouilly (situé autour de l'ancien château) est drainé car il cause de nombreuses fièvres dans les villages de Pregnin et Pouilly. En 1820, des fontaines publiques, dans chaque hameau, remplacent les puits particuliers. La fontaine de la place de St-Genis est construite entre 1824 et 1826.
- XXe siècle
Entre les deux guerres mondiales, c'est la diamanterie Donnet qui est l'industrie principale de la commune.
Evénements notables [modifier]
Quelques événements dans l'histoire de la commune:
| Année | Evénement |
|---|---|
| 1536 | Les armées bernoises saccagent, brûlent et rasent la ville de Pouilly-Saint-Genix et son prospère monastère bénédictin[33] |
| 1590 | Le château de Pouilly est détruit sur ordre des Conseils[34] |
| 1591 | Les troupes espagnoles de don Olivaros mettent le pays de Gex à feu et à sang[35] |
| 1601 | Avec tout le pays de Gex, Saint-Genis-Pouilly est rattachée à la France. Reprise du fief de Saint-Genix par Françoise de Lambert[36] |
| 1662 | Le temple protestant de Pouilly est détruit le 30 novembre sur ordre de l'évêque de Genève[37] Celui de Pregnin est aussi détruit cette même année[38] |
| 1722 | La seigneurie de Saint-Genix passe à l'Evêque et prince de Genève[39] |
| 1887 | Première mention de Saint-Genis-Pouilly comme nom de la commune. |
Aujourd'hui [modifier]
C'est l'extension sur France du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), au milieu des années 1960, qui fit de Saint-Genis-Pouilly la petite ville coquette[40] qu'elle est aujourd'hui. C'est aussi grâce à la présence du CERN que le tissu économique local s'est considérablement densifié et diversifié.
Le tunnel abritant la boucle de 27 kilomètres du Large Hadron Collider, l'accélérateur de particules du CERN passe à une centaine de mètres sous la commune[41].
Politique et administration [modifier]
Tendances politiques [modifier]
- Élections municipales
Une liste assez complète des maires de la commune est disponible par ailleurs[42]
- Élections cantonales
| Election | Territoire | Titre | Nom | Date |
|---|---|---|---|---|
| Municipales | Saint-Genis-Pouilly | Maire | H. Bertrand | 18 mars 2001 |
| Cantonales | Ferney-Voltaire | Conseiller général | J. Boch | 28 mars 2004 |
| Législatives | Ain - 3ème | Député | E. Blanc | 16 juin 2002 |
- Référendums nationaux
Lors du vote[43] concernant le Traité établissant une constitution pour l'Europe, le 29 mai 2005, 1 865 des 3 089 inscrits ont voté et les 1 838 suffrages exprimés à cette occasion se sont répartis de la manière suivante: 1 087 oui (59,14 %) et 751 non (40,86 %).
Lors du vote concernant le Traité de Maastricht, le 20 septembre 1992, 1 814 des 2 576 inscrits ont voté et les 1 774 suffrages exprimés à cette occasion se sont répartis de la manière suivante: 1 186 oui (66,85 %) et 588 non (33,15 %). Au niveau national, une faible majorité s'était dégagé : seulement 51,04 %.
Administration municipale [modifier]
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Un avenir pour tous | Hubert Bertrand | 23 | majorité | ||
| Ouverture et renouveau | Michèle Chenu | 6 | opposition |
La commune est actuellement administrée par M. H. Bertrand et son équipe. Aux élections municipales de 2008, deux listes se sont opposées lors d'un unique tour le 9 mars :
| Liste | Tête de liste | Voix | % | Sièges |
|---|---|---|---|---|
| Un avenir pour tous | H. Bertrand | 1082 | 54,8 | 23 |
| Ouverture et renouveau | M. Chenu-Durafour | 894 | 45,2 | 6 |
Les résultats complets de cette élection sont disponibles sur le site du Ministère de l'intérieur.
Les résultats du deuxième tour des élections municipales du 18 mars 2001 étaient les suivants:
| Liste | Tête de liste | Voix | % | Sièges |
|---|---|---|---|---|
| Un avenir pour tous | H. Bertrand | 859 | 48,67 | 22 |
| En avant | M. Hayotte | 689 | 39,04 | 6 |
| Unis pour réussir | M. Mugnier | 217 | 12,29 | 1 |
Au total, sur les 3 023 inscrits, il y a eu 1 807 votants et 1 765 suffrages exprimés[44]
Liste des maires [modifier]
Instances judiciaires et administratives [modifier]
Politique environnementale [modifier]
Jumelage [modifier]
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La commune a développé une association de jumelage avec :
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Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 8 914 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
- Une population en rapide augmentation
La population de Saint-Genis-Pouilly est en rapide augmentation depuis le milieu des années soixante: Une des conséquences de cette augmentation rapide de la population (ainsi que de celle des communes voisines tant en France qu'en Suisse) est l'augmentation rapide du prix des logements. Ainsi, par exemple, le prix au mètre carré d'un appartement ancien dans le pays de Gex a augmenté de 59 % entre 2000 et 2004, selon l'INSEE[48]
- Une population internationale
La proximité de la Suisse et des organisations internationales installées à Genève explique qu'une partie significative de la population de la commune soit étrangère. Ainsi, selon le recensement réalisé par l'INSEE en 1999, la commune comptait parmi ses 6 383 habitants 1 697 étrangers [49] (soit 26,6 %). À titre de comparaison, le département de l'Ain comptait, au moment de ce même recensement, parmi ses 515 478 habitants 40 903 étrangers[50] (soit 7,9 %).
Enseignement [modifier]
Quatre écoles élémentaires sont réparties sur la commune :
- l'école du Jura située derrière l'ancienne mairie[51] ;
- l'école du Lion située vers le cours d'eau du même nom ;
- l'école de Pregnin située dans ce hameau;
- le groupe scolaire Bobby Lapointe situé dans les Hauts de Pouilly (entre le bourg de Saint-Genis et celui de Pouilly).
Un collège, dénommé Jacques Prévert, accueille les élèves des communes de Saint-Genis-Pouilly, Sergy, Crozet et Échenevex. Cet EPLE a été restructuré de 2007 à 2010 pour une capacité totale de 600 élèves. Le nombre d'élèves actuel, en 2010-2011, est de 480. Le collège recevait auparavant les élèves des communes de Saint-Genis-Pouilly, Sergy, Thoiry, Saint-Jean-de-Gonville et Péron, le secteur a été modifié lors de l'ouverture du collège de Péron à la rentrée 2009. Une section nationale anglaise est ouverte depuis la rentrée 2012.
Un lycée avec section technique est prévu pour 2016 à l'entrée de la commune, ce sera une extension du Lycée International de Ferney-Voltaire. Il fait partie du projet Porte de France qui accueillera aussi un gymnase, une piscine et un arrêt de tramway pour Genève.
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
La Fête de l'Oiseau [52] est la principale fête communale. Elle a lieu fin mai ou début juin sur un week-end et est organisée par l'association loi 1901 des Chevaliers de l'Oiseau. Durant tout le week-end la fête foraine bat son plein. Un défilé avec chars fleuris et musiques a lieu le dimanche après-midi avec le roi, le roitelet, la reine et ses demoiselles d'honneur en tête de cortège. Le tir à l'oiseau, qui a lieu le lundi, détermine qui seront les nouveaux roi et roitelet. La reine et ses demoiselles d'honneur sont élues lors d'une soirée dansante qui a lieu en février.
Santé [modifier]
La commune est très mal équipée en matière de santé comme l'intégralité du pays de Gex qui souffre du trop haut coût de la vie pour les nouveaux médecins. Un centre de premières interventions est en projet dans le secteur Porte de France et devrait ouvrir en juillet 2014. Une maison de retraite spécialisée est également en projet (EPHAD).
Sports [modifier]
Plusieurs associations sportives sont présentes à Saint-Genis-Pouilly. On y trouve un club d'athlétisme, un club de badminton, le club d'arts martiaux, mais également les clubs[53] de gym, basketball, escrime, football, de danse, de judo, de pétanque, et de ski.
Médias [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
Économie [modifier]
Saint-Genis-Pouilly est, depuis l'implantation du Technoparc[54], le siège privilégié de l'activité économique du pays de Gex. Pour aider au développement économique du bassin local, l'Agence de Développement du Pays Bellegardien a d'ailleurs établi ses locaux à Saint-Genis-Pouilly.
Zone franche [modifier]
Saint-Genis-Pouilly bénéficie, tout comme les autres communes du pays de Gex, du statut très particulier de zone franche instauré par le Congrès de Vienne dans le second Traité de Paris du 20 novembre 1815[55] De ce fait, les marchandises importées ou exportées hors de l'Union européenne ne sont pas soumises aux droits de douane. Si ce statut a connu des changements importants par le passé[56], il semble aujourd'hui stabilisé. L'absence de droits de douane est particulièrement intéressant pour les particuliers habitant la zone franche lorsqu'ils achètent des véhicules fabriqués en dehors de l'Union européenne car ceux-ci sont normalement frappés de droits de douane spécifiques importants (environ 10 %). Ces véhicules sont facilement identifiables sur les routes puisqu'ils sont immatriculés en plaques rouge avec la nouvelle immatriculation. Dans la seconde moitié du XXe siècle le sucre et le beurre hors Union étaient aussi très prisés dans la zone franche.
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
Depuis quelques années, le taux de la taxe d'habitation est resté fixé à 7,78 %. Comme indiqué dans le graphique ci-contre, ce taux était en 2006 quasiment égal au taux moyen appliqué par les communes du pays de Gex: 7,69 %[57]
- Budget municipal
La commune[58] a supporté en 2008 (2005) un total de charges de fonctionnement de 7.13 (6.64) M€ et un total de 3.34 (4.06) M€ d'investissements, alors que ses produits de fonctionnement se montaient à 8.92 (7.96) M€ et ses ressources d'investissement à 3.55 (3.69) M€. Elle a donc dégagé un résultat d'ensemble positif de 2.00 (0.96) M€ cette même année.
Au 31 décembre 2008 (2005), Saint-Genis-Pouilly était endettée à hauteur de seulement 0.95 (2.12) M€, soit 118 (288) € par habitant (les communes de 5 000 à 10 000 habitants —la strate— ont une dette moyenne de 1021 (935) € par habitant).
Ceci alors que les recettes provenant de la taxe professionnelle étaient faibles: 0.55 (0.53) M€ (soit 68 (72) € par habitant alors que la moyenne de la strate était de 249 (211) € par habitant).
| 2008 | 2005 | Variation | |
|---|---|---|---|
| Charges de fonctionnement | 7.13 M€ | 6.64 M€ | |
| Investissements | 3.34 M€ | 4.06 M€ | |
| Produits de fonctionnement | 8.92 M€ | 7.96 M€ | |
| Ressources d'investissement | 3.55 M€ | 3.69 M€ | |
| Résultat | 2.00 M€ | 0.96 M€ | |
| Dette | 0.95 M€ | 2.12 M€ | |
| Dette par habitant | 118 € | 288 € |
Emploi [modifier]
Selon l'enquête annuelle de recensement menée par l'INSEE[59] en 2004, le taux de chômage dans la commune était de 7,9 % (contre 7,4 % en 1999).
Entreprises de l'agglomération [modifier]
Commerce [modifier]
Culture et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Monuments laïques [modifier]
Quelques ruines du petit château-fort (du XIIIe siècle) de Flies sont encore visibles. Des sépultures gallo-romaines et des VIe-VIIIe siècles se trouvent encore dans le cimetière entourant l'église de Pouilly.
Monuments religieux [modifier]
- L'église Saint-Pierre de Pouilly (porche et chœur du XIIIe siècle) est sans doute l'élément du patrimoine architectural communal le plus connu. L'église est romane, sauf son chœur qui est gothique.
- Temple de l'Église réformée, rue de Lyon, temple commun avec l'Église évangélique mennonite.
Patrimoine naturel [modifier]
Gastronomie [modifier]
Patrimoine culturel [modifier]
- Le Théâtre du Bordeau, inauguré en 2006, offre 250 places assises aux amateurs de théâtre, danse, musique et autres arts de la scène.
- Pregn'Art, le week-end annuel au cours duquel des artistes locaux exposent dans les jardins du hameau de Pregnin est l'une des manifestations dédiées aux art plastiques.
Science [modifier]
Le CERN apporte à la commune une ouverture sur la physique de pointe qui est assez unique dans le monde, puisque des conférences y sont organisées très fréquemment et que certaines d'entre elles sont ouvertes au public. La visite du CERN à Saint-Genis-Pouilly constitue en 2009, le 6e site touristique le plus visité du département de l'Ain avec 25 419 visiteurs.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Saint-Genis-Pouilly, sur le site officiel de la mairie. Consulté le 22 novembre 2012.
- Gentilé de la commune, sur habitants.fr
- Cependant, cette station étant moins proche du Jura que Saint-Genis-Pouilly, elle sous-estime vraisemblablement la pluviométrie effectivement observée sur la commune. En effet, comme on peut le constater en consultant les bulletins mensuels publiés par Météo France pour le département de l'Ain, il tombe d'autant plus de pluie que l'on s'éloigne du lac Léman et que l'on se rapproche des sommets du Jura.
- Observatoire Départemental de l'Eau - Département de l'Ain, « Mesures contre la sècheresse ». Consulté le 20070427
- Les données fournies par cette station sont accessibles sur son serveur. L'évolution du débit de l'Allondon à moyen terme est quant à elle disponible sur le site de l'Observatoire départemental de l'Eau.
- [PDF] Direction départementale de l'agriculture et de la forêt de l'Ain, « Département de l'Ain - Risques naturels ». Consulté le 20101118
- Préfecture de l'Ain, « Communes concernées par le risque inondations ». Consulté le 20070427
- Ministère de l’Ecologie et du développement durable, « Risques majeurs - Saint-Genis-Pouilly ». Consulté le 20070514
- [PDF] Préfecture de l'Ain et société MB management, « Document d'information sur les risques majeurs ». Consulté le 20101118
- Ministère de l’Ecologie et du développement durable, « Zonage sismique de la France ». Consulté le 20070510
- Ministère de l’Ecologie et du développement durable, « Nouvelle carte d’aléa sismique ». Consulté le 20070512
- Les ZNIEFF de type I sont des zones de taille souvent petite, qui présentent un intérêt naturel particulier (p.ex. en abritant des espèces animales ou végétales protégées). Elles concourent à la préservation des biotopes concernés. Plus d'informations sont disponibles sur le site de l'INPN.
- [PDF] Département de l'Ain, « Document de gestion de l'espace agricole et forestier - Taux de boisement - Carte ». Consulté le 20070524
- Données de la série P_LOGB du recensement de 1999.
- Habitant du pays de Gex. Les habitants de Gex sont appelés Gexois et Gexoises.
- Calculé d'après les données de la série R_MRP du recensement de 1999. L'usage de la série P_LOGB donne des chiffres parfois différents car dans cette série il n'est pas fait de distinction entre les résidences principales et les autres (de ce fait les communes disposant d'un parc important de logements saisonniers —été ou hiver— essentiellement collectifs se voient attribuer un taux de logements en immeuble collectif ne reflétant pas l'habitat de leurs habitants; tel est le cas, par exemple, de Lélex).
- Selon les données de la série P_LOGA du recensement de 1999.
- Armes de Saint-Genis-Pouilly, sur newgaso.fr
- Voir l'ordonnance royale 16556 du 11 février 1824 reprise dans Bulletin des lois du Royaume de France - 7e série - Tome 18", Paris, 1824, p. 120
- Debombourg, Georges (1859). Atlas historique du département actuel de l'Ain. Imprimerie Louis Perrin.
- Ibid., preuve no 71: "In nomine .. Rodolphus rex ... Pulliacum villam in abbatia Agaunenfe per praecetum concederemus ... hoc donativum fummae pietatis gratia peractum hunc praeceptalem fieri praecipimus ..."
- Ibid., carte pour la période de 1601 à 1789.
- Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs ». Consulté le 20070427
- [PDF] Archives nationales, « Procès-verbaux du Directoire, An V - An VIII, Tome 3 (p.97) ». Consulté le 20070427
- D'autres origines ont aussi été proposées. Plusieurs sont mentionnées dans une autre encyclopédie.
- Malgouverne A., Melo A. (1986). Histoire du Pays de Gex - Tome 1 : des origines à 1601. Intersections. p. 35
- Ibid., p. 36
- Ibid., p. 39
- Ibid., p. 43
- Ibid., p. 49
- Ibid., p. 29
- Ibid., p. 67
- Voir Histoire politique et religieuse du Pays de Gex, J. Brossard, Bourg-en-Bresse, 1851, p. 453-456.
- Voir Histoire de Genève depuis son origine, A. Thourel, 1832, Tome 2, p. 338.
- Voir Histoire de la réunion a la France des provinces de Bresse, Bugey et Gex sous Charles-Emmanuel Ier, J. Baux, ?, p. 338.
- Voir Histoire politique et religieuse du Pays de Gex ..., J. Brossard, 1831, p. 411; reprise du fief de Farges (auquel le cens de Pouilly est attaché) par Pompée de Gribald, Ibid. p.418; mention est aussi faite du rattachement du cens de Pouilly au fief de Flies (Ibid., p. 418); mention du rattachement des rentes et cens de Saint-Genix au fief de Sergier (Ibid., p. 416) mais aussi de Pougny (Ibid., p. 417)
- Voir Histoire des églises réformées du Pays de Gex, T. Claparède, 1856, p. 130.
- Voir La France protestante, E. & E. Haag, 1858, p. 379.
- Ibid. p. 412
- La ville a reçu sa deuxième fleur en 2006
- National Geographic, "Au cœur de la matière", p75, mars 2008
- FranceGenWeb, « Les maires de Saint-Genis-Pouilly ». Consulté le 20070513
- Sauf indication contraire, les résultats présentés ci-dessus sont ceux fournis par le Ministère de l'Intérieur.
- Le Pays Gessien, vendredi 23 mars 2001
- [PDF] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- INSEE Rhône-Alpes, « Prix des appartements: forte hausse du côté français de l’agglomération transfrontalière de Genève », La Lettre, no 68, 27 avril 2007 [texte intégral]
- INSEE, « Recensement de la population francaise de mars 1999 - Donnés pour Saint-Genis-Pouilly ». Consulté le 20070430
- INSEE, « Recensement de la population francaise de mars 1999 - Donnés pour l'Ain ». Consulté le 20070430
- L'ancienne mairie-école, construite en 1864 et située au 13 rue de Genève, est devenue le Centre de Loisirs (C'est l'un des rares édifices anciens restant sur la commune.
- Fête de l'Oiseau
- [PDF] mairie de Saint-Genis-Pouilly, « Saint-Genis-Pouilly - Liste des associations ». Consulté le 20101119
- Site du Technoparc
- Les Alpes, enjeu des puissances européennes .... Honoré Coquet. Harmattan, 2003. p. 38.
- Santschi C. et al. (1982). Encyclopédie de Genève. Association de l'Encyclopédie de Genève. Tome 1, pp 109-111.
- Préfecture de l'Ain, « Etat des impositions locales levées par les communes en 2006 ». Consulté le 20070431
- Les chiffres indiqués proviennent des comptes des collectivités pour 2008 (2005) publiés par le Ministère de l'Économie, des finances et de l'industrie
- [PDF] INSEE, « Enquête annuelle de recensement 2004 - Chiffres clés ». Consulté le 20070427


