Céligny

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Céligny
Blason de Céligny
Héraldique
Vue du bâtiment communal de Céligny
Vue du bâtiment communal de Céligny
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Genève
Maire Marie-Beatrice Meriboute
NPA 1298
N° OFS 6610
Démographie
Gentilé Célignotes
Population 661 hab. (30 novembre 2011)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 00″ N 6° 12′ 00″ E / 46.350017, 6.199995 ()46° 21′ 00″ Nord 6° 12′ 00″ Est / 46.350017, 6.199995 ()  
Altitude 431 m (min. : 373 m) (max. : 474 m)
Superficie 465 ha = 4,65 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Céligny
Liens
Site web www.celigny.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Céligny est une commune suisse du canton de Genève.

Géographie[modifier | modifier le code]

Céligny se situe au nord du canton de Genève, au bord du lac Léman, enclavée dans le canton de Vaud.

À un peu plus de dix-huit kilomètres de Genève, sur la rive droite du lac, la commune de Céligny est formée de deux parties enclavées en terres vaudoises, dont le point culminant est à 434 mètres.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Céligny mesure 4,65 km2[2]. 15,9 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 64,5 % à des surfaces agricoles, 19,4 % à des surfaces boisées et 0,2 % à des surfaces improductives.

Céligny est limitrophe des communes vaudoises de Crans-près-Céligny, Founex, Bogis-Bossey, Crassier, Chavannes-de-Bogis et Arnex-sur-Nyon.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Céligny est authentiquement genevoise et ceci depuis fort longtemps. Ce sont les villageois eux-mêmes qui en 1536, prêtent serment de fidélité à la Seigneurie de Genève, qui est le Prince-Évêque de Genève.

Des objets de l'âge du Bronze ont été trouvés dans le lac et des tombes à l'ouest du village. Des fouilles entrepris entre de 1991 à 1994 ont révélé l'existence d'une villa romaine. Des tombes remontant à l'époque burgonde ont été trouvées en contrebas de cette villa.

Un curé est mentionné en 1275 à Céligny. Avant la Réforme, le temple était dédié à Saint Martin. La paroisse devient protestante en 1536.

Selon un document de 1490, il semblerait qu'au XIIe siècle, alors que Céligny était le fief de la famille noble du même nom, elle se soit placée sous la protection du duc de Savoie ou sous celui de l'Abbaye de Bonmont. Ce que l'on sait par contre avec certitude, c'est que juste avant la Réforme, ce territoire relevait de l'autorité des Princes-Évêques de Genève. Il était alors rattaché au Mandement de Peney, qui était possession du Chapitre cathédral.

À la suite d'échanges de territoires entre Genève, les Bernois et le duc de Savoie, Céligny faillit dépendre de Berne. Finalement, les deux enclaves restèrent genevoises.

En 1536, les syndics et Petit Conseil, nouveau pouvoir exécutif de Genève, nomment six châtelains, pour représenter le gouvernement dans les villages genevois. Ils sont envoyés dans leur châtellenie pour recevoir le serment de fidélité des sujets. Céligny et Genthod sont détachés de Peney en 1537 pour former une nouvelle châtellenie.

Le châtelain, citoyen de la ville, est secondé par des officiers subalternes qui sont en général choisis parmi les habitants du lieu. Le plus important est le métral, à la huissier et officier de la police, et on peut mentionner également le curial (greffier), le sautier (garde-champêtre) et le messelier (garde-vigne). Le châtelain tient sa cour dans sa châtellenie, en principe une fois par semaine, et y rend la justice, civile et pénal. Jusqu’à la fin de l’ancien régime se dressait, sur la place de Céligny, le pilori aux armes de Genève et on pouvait voir à côté de la route du lac, dans un champ nommé le « champ de justice », les patibules, symboles de la souveraineté genevoise.

La châtellenie de Céligny et Genthod est supprimée en 1568, parce que « fort onéreuse », et les deux villages sont rattachés à la châtellenie de Peney. Cette structure administrative faisant peu de cas de la géographie, le châtelain se déplace de moins en moins jusqu’à Céligny. En 1610, il est tancé par le Petit Conseil pour n’avoir visité l’enclave que 8 fois dans l’année. En 1758, le châtelain tient 20 séances en son étude à Genève et ne se rend pas une seule fois à Céligny.

Autrefois la commune était exclusivement viticole, à la fin du XXe siècle, pour devenir au fil des années plus résidentielle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Céligny possède 661 habitants fin 2009[1]. Sa densité de population atteint 142,2 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Céligny entre 1850 et 2008[3] :

Monuments[modifier | modifier le code]

Les domaines de Garengo et de l'l'Élysée sont inscrits comme biens culturels d'importance nationale[4], alors que le temple, le presbytère et la ferme la Grande Coudre sont répertoriés comme biens culturels d'importance régionale[5].

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Richard Burton, acteur, y a vécu et est enterré dans l'ancien cimetière.
  • Georges Cottier, cardinal de l'Église catholique romaine
  • Alistair MacLean. Écrivain écossais, sa tombe se trouve dans l'ancien cimetière de Céligny.
  • Benito Mussolini, lors de son exil en Suisse au début du XXe siècle, y a vécu et travaillé comme maçon.
  • Vilfredo Pareto (1848-1923), Economiste et sociologue italien il s'installa à Céligny en 1901 et y mourut en 1923. Il fut enterré dans le cimetière du village.
  • Rodolphe Töpffer (1789-1846), Écrivain, caricaturiste, professeur et politicien genevois. Après sa mort, son grand ami Abrahm Pascalis, qui possédait une maison dans le village de Céligny, fit ériger sur sa terrasse une jolie fontaine qui orne toujours le jardin de la propriété.
  • Ernest Schelling (1876-1923), Pianiste prodige et compositeur américain. Il vint étudier le piano en Suisse avec Paderewski. Il fit l'acquisition de Garengo en 1910 et mourut à New York en 1939.
  • Ernst Schmidheiny (1905-1985), Industriel saint-gallois, qui fit toute sa carrière dans le groupe familial Holderbank SA. Il acheta Garengo à la veuve de Ernest Schelling en 1945 et acquit la bourgeoisie de Céligny en 1955.
  • Nikita Magaloff (1912-1992), Pianiste d'origine russe il s'installa au Petit-Élysée dès 1948 et fut naturalisé à Céligny en 1959. Il s'installa à Vevey en 1974 et y vécut jusqu'à sa mort.

Restaurants[modifier | modifier le code]

  • Le Buffet de la Gare
  • L'Auberge de Céligny

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidante du canton de Genève, selon l'origine et le sexe, par commune, en novembre 2011 », sur Office cantonal de la statistique (OCSTAT), République et Canton de Genève (consulté le 15 décembre 2011).
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  4. [PDF] L'inventaire édité par la confédération suisse, canton de Genève
  5. [PDF] Canton de Genève - Inventaire PBC, liste des objets B

Liens externes[modifier | modifier le code]

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