Étouy

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Étouy
L'église Saint-Martin depuis les champs
L'église Saint-Martin depuis les champs
Blason de Étouy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Clermont
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Clermontois
Maire
Mandat
Maxime Minot
2014-2020
Code postal 60600
Code commune 60225
Démographie
Gentilé Étuyens
Population
municipale
802 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 11″ N 2° 21′ 53″ E / 49.4197222222, 2.3647222222249° 25′ 11″ Nord 2° 21′ 53″ Est / 49.4197222222, 2.36472222222  
Altitude Min. 66 m – Max. 124 m
Superficie 9,53 km2
Localisation

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Étouy
Liens
Site web etouy.pagesperso-orange.fr

Étouy est une commune française située dans le département de l'Oise en région Picardie. Ses habitants sont appelés les Étouysiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes

La commune d'Étouy se situe à 20 km à l'est de Beauvais, 34 km à l'ouest de Compiègne, 53 km au sud d'Amiens et à 62 km au nord de Paris[Note 1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Étouy
Bulles Fournival Avrechy
Litz Étouy Airion
Forêt de Hez-Froidmont
(La Neuville-en-Hez)
Agnetz

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

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La commune se situe entre 66 m et 124 mètres au-dessus du niveau de la mer. La mairie du village se trouve à 72 m. Le point le plus bas de la commune se trouve dans les marais de la Brêche à la limite sud-est du territoire et le site le plus élevé se localise au point de rencontre avec les limites communales de Fournival et d'Avrechy. La ferme de Cohen se trouve à 119 mètres d'altitude, le moulin d'Étouy à 68 mètres. Au nord du village se trouve le vallon du fond des greffes, le reste du territoire se trouve sur un plateau[1]. Le territoire s'étend dans la plaine à gauche de la rivière. Le chef-lieu est situé dans la vallée[2]. On voit des gros silex de tous côtés de la vallée de la Brêche, d'Étouy à Hatton. Près du village où la craie dure est aussi à découvert, les bancs sont séparés de silex qui remplacent les rognons. On voit des cailloux en abondance autour de la ferme de Cohen[3]. Des limons de Plateau se sont formés à Cohen. De larges bandes de terrains argileux font apparaître des graviers et limons anciens sur la rive droite de la Brêche. Des alluvions modernes tapissent le fond de cette rivière[4]. La commune se situe en zone de sismicité 1[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Brêche.
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Étouy se trouve sur la rive gauche de la Brêche, sous-affluent de la Seine, naissant à Reuil-sur-Brêche et se jetant dans l'Oise à Villers-Saint-Paul. La Brêche pénètre sur le territoire communal par deux bras[6] par les marais de Litz. Le bras principal passe par le moulin à eau d'Étouy où il marque à partir de ce point limite communale avec La Neuville-en-Hez et la lisière avec la forêt de Hez-Froidmont. Le bras secondaire[7] traverse se divise en autres rus au lieu-dit « La Fontaine Marinet » avant de rejoindre le cours d'eau principal au sud du village. La rivière coule ensuite sous le pont de la rue de la Forêt et au pied de l'ancien moulin d'en Bas. La rivière quitte la commune par le sud-est et se dirige ensuite vers Ronquerolles[1]. Les zones les moins élevés du territoire se situent au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes[8].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligne de Rochy-Condé à Soissons.

Étouy est desservi par la route départementale 151 (D151), allant de Clermont-de-l'Oise à Grandvillers passant par Crèvecœur-le-Grand et Froissy. Depuis Ronquerolles, par l'est, cet axe passe par les rues Saint-Martin et de Crèvecœur. Il quitte la commune par l'ouest en se dirigeant vers Bulles. La route départementale 55 (D55), reliant route de Saint-Just-en-Chaussée à Thury-sous-Clermont traverse la commune du nord au sud en arrivant de Fournival, sur le plateau picard. Elle passe par la rue de l'Église et rejoint la D151 au début de la rue de Crèvecœur. Cet axe reprend son itinéraire rue Saint-Martin en prenant la rue de Litz puis rejoint le village du même nom en passant par le moulin d'Étouy où elle quitte la commune. Quelques routes communales sont présentes sur le territoire comme la rue de la forêt menant à la Neuville-en-Hez par la forêt de Hez-Froidmont. Une voie communale relie le nord du village au hameau de Bizancourt (commune d'Avrechy). Une dernière voie de ce type relie la D55 à la route communale de Bizancourt-Étouy en passant par la ferme de Cohen. Le village est accessible par la sortie sortie Ronquerolles - Agnetz - Etouy (par D151) par la route nationale 31 en venant de Compiègne (Reims) ou bien par la bretelle de sortie sortie Etouy - Litz (par D55). En venant de Beauvais (Rouen), Étouy n'est accessible par la sortie sortie La Rue-Saint-Pierre - La Neuville-en-Hez - Litz - Etouy puis par les D9, D537 et D55[1].

L'ancienne halte d'Étouy, en Forêt de Hez-Froidmont.

Le halte d'Étouy, situé dans la forêt de Hez-Froidmont fut ouverte en 1870 sur la ligne de Rochy-Condé à Soissons (sur le territoire de la commune de La Neuville-en-Hez). Elle était située au PK 22,430 de cette ligne entre les gares de Beauvais et de Clermont-de-l'Oise. Faute de mauvaise rentabilité, les tronçons de cette ligne furent fermés à partir de 1964[9]. La section la Rue Saint-Pierre - Étouy fut déclassée à partir du 14 janvier 1972[10]. Le déclassement du tronçon entre Étouy - Clermont-de-l'Oise le 24 juillet 1973 entraîna la fermeture de la halte[11]. Actuellement, la gare ferroviaire la plus proche se situe à Clermont, sur la ligne de Paris-Nord à Lille, à 6 km kilomètres au sud-est[12].

Le réseau des cars interurbains de l'Oise, exploité par Kéolis Oise, dessert la commune par les lignes LR33A reliant Clermont à Beauvais par Bresles et Le Mesnil-sur-Bulles à Breuil-le-Vert par un arrêt situé sur la place principale du village, rue de Crevecœur. Ces lignes ne fonctionnent que du lundi au vendredi, un service limité étant en plus proposé le samedi en période scolaire. Cette dernière ligne citée permet également le transport scolaire vers les établissements secondaires de Clermont et de Breuil-le-Vert[13]. Le tarif est de 1,50 € pour un trajet court et de 2,00 € pour un trajet long, l'aller-retour étant à respectivement 2,20 € et 3,00 €[14].

La commune se trouve à 18 km à l'ouest de l'aéroport de Beauvais-Tillé[15] et à 47,7 km au nord de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle[16]. Il n'existe aucune liaison entre la commune et ces aéroports par des transports en commun.

La commune est traversée par le sentier de grande randonnée 124A, partant du lieu-dit « la pièce de Lamotte » où il se sépare du GR 124 et se termine à Orrouy. Depuis de la pièce de Lamotte, il longe la Brêche sur la rive droite en se dirigeant vers l'aval. Il prend ensuite les rues du Moulin, Saint-Martin, Libera et d'Airion pour rejoindre la commune du même nom en se dirigeant vers l'est[1]. De plus, Étouy est situé au départ du circuit de randonnée no 7 du GEP Centre Oise appelé Circuit des Deux Vallées. Partant de l'église Saint-Martin, il emprunte le chemin du tour de ville, la rue du Libera et par la rue d'Airion; il rejoint les communes d'Airion et d'Agnetz. Il revient dans la commune par la rue de Ronquerolles, le chemin rural du moulin, la rue de Litz, le fond des greffes et le chemin de la croix rouge et la rue de l'église[17].

Milieux naturels[modifier | modifier le code]

Hormis les zones urbanisées, qui couvrent 40 hectares de la superficie (4.3%), les cultures recouvrent 83.3% du territoire sur 770 hectares et les espaces boisés 91 hectares (9.6%). Ces derniers se situent dans la vallée de la Brêche, au sud du chef-lieu. Une partie du bois de Ronquerolles ainsi que quelques parcelles au nord-est et au nord-ouest du village se trouvent sur le territoire. L'ensemble des espaces herbacés humides (sur délaissés) et hors prairies et pelouses comptabilisent 24 hectares de la superficie[18],[1]. Les bois périphériques à la forêt de Hez-Froidmont ainsi que les bords de la Brêche faisant partie du réseau salmonicole du plateau picard sont inscrits en zone Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1[19],[20]. La vallée de la Brêche constitue un corridor écologique potentiel[21]. Les marais de Litz et d'Étouy[22] ainsi que la liaison biologique entre la forêt de Hez-Froidmont et le bois de Ronquerolles[23] se trouvent sur deux biocorridors de grande faune (sangliers et chevreuils).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'habitat se concentre majoritairement dans le chef-lieu. Le seul hameau de la commune est la ferme de Cohen, au nord du territoire. Le lieu-dit du moulin d'Étouy, au sud-ouest, est occupé par des habitations[1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village d'Étouy est situé sur la rive gauche de la Brêche, en s'étendant à la fois dans la vallée et sur le coteau qui la limite au nord. En 1890, des 237 maisons dont se composait le village, 106 formaient une longue rue, appelée Rue Saint-Martin. Le quartier du haut se composait des rues des quatre rues du Buart, de l'église, du château et de la place communale, comprenant en tout 51 habitations. Les rues de la Gare, des Groseilliers, du Cul-de-Sac et du Moulin s'étendaient entre la rue Saint-Martin et la Brêche. La rue Libéra forme le commencement du chemin d'Airion. Il existe une place garnie de tilleuls[a 1]. Cohen est une ferme située dans la plaine, entre Étouy et Bizancourt (commune d'Avrechy)[a 2]. Lamotte-Filiaux était un écart, aujourd'hui détruit, sur la rive droite de la Brêche à gauche du chemin d'Étouy à La Neuville-en-Hez[a 3]. De nos jours, la morphologie du village est restée intacte hormis l'apparition de lotissements à la sortie ouest et à la limite sud du village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'ordre chronologique des différents noms de la commune est le suivant[a 1]:

  • 1170 : « Estoi »
  • 1241 : « Estoy »
  • 1245 : « Estoui » ou « Hestoi »
  • 1303 : « Estoy »
  • 1793 : « Etouy »[24].
  • 1801 : « Estouy »[24]
  • De nos jours : « Étouy »

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1254, le seigneur de la commune était Ansoult d'Étouy, chevalier, qui fonda, avec sa femme Marguerite, une chapelle dans son château. Le curé d'Étouy, qui y devait dire la messe chaque jour, excepté les dimanches et fêtes, reçut, pour lui et ses successeurs, 4 arpents de vignes à la Bruyère, 1 muid d'avoine sur la dîme de la paroisse, 3 mines de terre près du moulin et la monture gratuite gratuite au moulin. En 1280 et 1284, Oudart, chevalier, était sire de la paroisse. Anceau d'Étout était seigneur dans la première moitié du XIVe siècle. En 1373, la terre appartint à Jean d'Épineuse, chevalier. Il y avait encore dans le village 80 hôtes, fermiers à demi libres, qui recevaient du seigneur une maison et quelques terres et qui devaient des corvées, des redevances et la taille. C'était un dernier reste de servage. En 1400, un seigneur d'Épineuse possédait encore le village. Marie d'Épineuse vendit cette terre, vers 1450, à Jean de Soiecourt, qui la revendit à son tour, en 1458, à Renaud de la Personne de Saint-Paul, qui avait épousé Marguerite de Bergues-Cohen. Celle-ci, demeurée veuve, donna en 1486 la seigneurie d'Étouy à son frère, Jacques de Berghes, qui la vendit, en mai 1492, à Gilles d'Ongnies, seigneur de Bruay et de Chaulnes, conseiller et chambellan du roi[a 1]. La ferme de Cohen a pris le nom de sa fondatrice, Marguerite de Berghes-Cohen, veuve de Renaud de Saint-Paul. La famille de Cohen était l'une des familles les plus célèbres de l'Artois. Il existait jusqu'au XVe siècle une ferme appelée la ferme des Essarts, dont les terres étaient contiguës à la garenne d'Étouy. Elle était située près de l'endroit où s'élevait encore, au milieu du XIXe siècle, un orme plusieurs fois séculaire appelé l'orme des Essarts. Elle avait appartenu, au XIIIe siècle, à la maison de Trie. L'hypothèse de sa destruction serait due à un incendie. En 1487, Marguerite de Berghes fonda, sur le chemin de Paris à Amiens (qui passait alors par la ferme de l'Argillière, commune de Fournival), une ferme qu'elle appela la ferme ou cense de Cohen. Elle y réunit 83 muids, 2 mines et demie de terre, à la mesure de Bulles. À sa prière, le duc de Bourbon, comte de Clermont, érigea en fief la nouvelle terre, et ses possesseurs se sont toujours qualifiés, jusqu'en 1789, seigneurs de Cohen. Jacques de Berghes, frère de Marguerite, vendit Cohen en même temps qu'Étouy, en mai 1492, à Gilles d'Ongnies, seigneur de Chaulnes, et ces deux terres sont demeurées unies depuis lors[a 4].

De la Renaissance au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Monument funéraire d'Adrien de Vignacourt, seigneur d'Étouy de 1608 à 1628 et de Louise Saint-Périer, sa femme. Il se trouve dans l'église Saint-Martin.

Gilles d'Ongnies, seigneur d'Étouy, mourut en 1507, laissant la seigneurie à Philippe, son fils aîné, qui se qualifiait seigneur d'Étouy, de Chaulnes et Cohen, et qui mourut en 1514. Louis d'Ongnies, seigneur d'Étouy, son fils, épousa Antoinette de Rasse et vécut jusqu'en 1576. Il fit partie, en 1566, de l'assemblée des grands du royaume, réunie à Moulins. Son fils aîné, François d'Ongnies, périt en 1567 à la Bataille de Saint-Denis, sans avoir été marié. Les droits de François passèrent à l'un de ses frères, Charles d'Ongnies, dit de Rosse, qui hérita du comté de Chaulnes, de la baronnie de Briot et des terres d'Étouy, Cohen et Lataule. Il fut, comme son père, bailli et gouverneur du comté de Clermont et présida, en cette qualité, le 16 août 1588, l'assemblée des trois ordres du comté pour l'élection des députés des États généraux de Blois. Étouy passa, après Charles, à Louise, sa fille, qui avait épousé Philibert-Emmanuel d'Ailly, vidame d'Amiens, baron de Picquigny : Louise et son mari vendirent cette terre, en 1606, à Jacques d'Estampes, seigneur d'Applincourt, qui céda, par échange, le 22 août 1608, à Adrien de Vignacourt, seigneur de La Rue-Saint-Pierre et Litz, lieutenant de 100 cuirassiers sous le prince Alexandre de Vendôme, chevalier de l'ordre du roi. Ce seigneur quitta son château de La Rue-Saint-Pierre pour venir habiter Étouy. Il y mourut de la pierre, au mois de septembre 1628, à l'âge de 71 ans. Il fut inhumé dans l'église paroissiale, où sa statue, placée sur le tombeau, est encore visible. Sa femme, Louise de Saint-Périer, morte 7 mois auparavant, à l'âge de 43 ans, fut enterrée près de lui. Adrien ne laissait que des enfants mineurs : Aloph, son fils aîné, né à Étouy le 4 juillet 1617, avait eu pour parrain son oncle, Aloph de Vignacourt, grand maître de l'ordre de Malte. Il porta le titre de marquis de Vignacourt. Il jouit de la seigneurie d'Étouy de 1636 au 19 décembre 1680, date de sa mort dans son château. Il avait commandé, pendant les campagnes de 1674 et 1675, le ban et l'arrière ban du comté de Clermont. Adrien-Claude, son fils aîné, ne jouit pas longtemps des seigneuries d'Étouy, Litz et La Rue-Saint-Pierre, qui furent saisies et adjugées, le 20 juillet 1685, à Pierre Rioult, sieur d'Ouilly, écuyer, conseiller et secrétaire du roi.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Etouy et ses alentours, carte de Cassini

En mars 1689, les justices d'Étouy, Litz et La Rue-Saint-Pierre furent réunies en un seul siège, qui fut fixé à Étouy. Les héritiers de Pierre Rioult vendirent les trois seigneuries à Thomas Rivié, secrétaire du roi. C'est de ce dernier que le maréchal de Berwick, duc de Fitz-James, en fit l'acquisition en 1732. Jusqu'en 1789, les trois terres d'Étouy, Litz et La Rue-Saint-Pierre restèrent unies au duché de Fitz-James[a 5].

Le château d'Étouy, ayant cessé d'être habité, ne tarda pas à être détruit. Il n'existait déjà plus en 1758. Les grands fossés qui l'entouraient indiquaient encore la place. En 1789, le duc de Fitz-James possédait, sur le territoire communal, deux fermes et un moulin à Étouy, la ferme de Cohen, 44 arpents de prés et la garenne, contenant 223 arpents de taillis, soit au total 1577 mines de terres, prés et bois, dont le revenu était élevé à 15672 livres. Les trois fermes furent vendues en fructidor an IV et le moulin en brumaire an VI. La cure d'Étouy était à la collation de l'abbesse de Saint-Paul-lès-Beauvais, qui ne percevait cependant qu'une faible partie des dîmes, la plus grande part appartenait au couvent de Wariville. Ces dîmes se levaient à raison de 7 du 100. Quant au menues dîmes à percevoir sur les fruits : pommes, poires, et sur les lins, elles se prélevaient même sur les arbres des jardinages et des clos. Elles appartenaient par tiers aux religieuses de Wariville, au curé d'Étouy et au prieur de Breuil-le-Vert[a 5]. L'ancien hameau de Lamotte Filiaux, comprenait une habitation étant le chef-manoir d'un fief appartenant, au XVIIe siècle, à Philippe de Remy, chevalier, où la terre avait pris le nom de Lamotte-du-Remy. En 1743, elle était à Jean-Claude Forget, seigneur de la Tache, capitaine général des fauconneries du cabinet du roi. On aurai dû écrire « Lamotte-Filleau », puisque cette terre avait pris le nom de Jean de Filleau, président de l'élection de Clermont, auquel elle avait été inféodée, en octobre 1609, par Adrien de Vignacourt[a 3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La garenne d'Étouy, contenant 60 hectares, et le bois du Quesnoy, de 42 hectares d'étendue, ont été défrichés au milieu du XIXe siècle. En 1890, la population du chef-lieu était de 739 habitants, celle du moulin des aires de 2 habitants, 6 habitants au moulin d'en haut et 7 habitants à la ferme de Cohen[a 6]. La commune possédait à cette époque deux moulins à farine sur la Brêche et une importante fabrique de cartons. La population était en grande partie occupée aux travaux agricoles. La commune fournissait aussi, de toute ancienneté, un grand nombre d'ouvriers terrassiers et nettoyeurs de rivière qui vont travailler dans un rayon assez étendu. La plus grande partie des anciens marais communaux de la Planesse et des Aires, partagés en 1794, était occupée par des pépinières d'arbres fruitiers, de peupliers, ormes et de toutes les essences forestières. Les jeunes arbres et plants des pépinières d'Étouy, depuis longtemps renommés, font en hiver l'objet d'un commerce important. La commune était desservie par une halte, établie dans la forêt de Hez-Froidmont sur la ligne de Beauvais à Clermont[a 3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Étouy est une commune du département de l'Oise et de la région Picardie en France. Elle fait partie de l'arrondissement de Clermont et dans le canton dirigé par la même ville. La commune fait également partie de la Communauté de communes du Pays du Clermontois.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Monique Debosque UMP  
mars 2014[25], [26] en cours
(au 24 septembre 2014)
Maxime Minot UMP Employé

Jumelages[modifier | modifier le code]

À ce jour, Étouy n'est jumelée avec aucune commune[27].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 802 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
747 818 863 868 863 865 828 813 810
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
814 805 737 763 791 745 754 674 674
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
656 740 782 715 713 722 698 670 688
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
681 624 663 691 814 772 790 795 802
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,9 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,2 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 22,5 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 17 %) ;
  • 49,1 % de femmes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 14,9 %, 30 à 44 ans = 25,6 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 20,6 %).
Pyramide des âges à Étouy en 2007 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,8 
4,9 
75 à 89 ans
6,7 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,7 
45 à 59 ans
20,5 
22,5 
30 à 44 ans
25,6 
16,5 
15 à 29 ans
14,9 
23,2 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[31]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Étouy dépend de l'académie d'Amiens. La commune est à disposition d'une école élémentaire, regroupant les classes de la petite section au CM2. Le collège le plus proche se situe à Clermont pour un enseignement public ou bien à Agnetz pour le privé.

Manifestaions culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas d'établissements sanitaires. L'hôpital général le plus proche est celui de Clermont, à 7 km. Cependant, un Institut Médico-Éducatif pour autistes d'Étouy et le nouveau siège de l'ADAPEI60[32] ont été inaugurés en février 2012 sur le territoire communal[33].

Sports[modifier | modifier le code]

Etouy possède une équipe de football : l'US Etouy. Un stade est prévu à cet effet à la limite nord du village.

Médias[modifier | modifier le code]

Aucune rédaction de presse n'est installée dans le village, des correspondants relayant les informations locales pour les quotidiens Le Parisien, Le Courrier picard et l'hebdomadaire Le Bonhomme picard. Aucune radio n'est basée dans le village.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin est le seul lieu de culte de la commune. On y pratique le culte catholique romain. Elle est située dans la paroisse du chœur du Christ, dans la paroisse de Clermont.

Économie et vie locale[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Etouy possède peu de commerces à cause de sa situation rurale. On trouve cependant un restaurant,un bar-tabac et un relai de Poste.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de monuments historiques sur son territoire.

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  • Église Saint-Martin : cette église, placée sous l'invocation de Saint-Martin possède une chœur du XVIe siècle. La nef, la façade et le clocher ont été reconstruits dans les années 1870. Le chœur, bâti en pierres d'appareil, possède de larges contreforts. On voit sur l'un d'eux une pierre incrustée en saillie portant cette inscription : « Remor de mor Retarde joie 1544 ». Sur un autre contrefort est inscrit vers la corniche : « 1549 Espérance M'abuse ». À l'intérieur, le chœur est élevé, vaste, polygonal, éclairé par de longues fenêtres. Les voûtes, à nervures réticulées, ont des clefs pendantes. On lit sur l'une d'elles la date de 1560. Sous une large arcade à plein cintre, percée dans le mur du bas côté méridional, sont placées deux statues en pierre dure, de grandeur naturelle, dont la tête et les mains sont en marbre : elles représentent Adrien de Vignacourt et Louise de Saint-Périer, sa femme, les mains jointes, à genoux devant des prie-Dieu. Adrien est revêtu de son armure complète de fer que recouvre une cotte d'armes à larges manches; sur le prie-Dieu sont gravées ses armoiries, qui sont : « d'argent à trois fleurs de lys au pied coupé de gueules, surmontées d'un lambet de même »[a 7]. La statue d'Adrien de Vignacourt[34] et de Louise de Saint-Périer[35] font l'objet d'un classement au titre objet des monuments historiques depuis 1903[36].
  • Maison bourgeoise, Rue de Crèvecoeur
  • Monument aux morts, Rue Saint-Martin
  • Moulin à eau, Rue des Glaieuls
  • Calvaire, à l'angle des rues d'Airion et de Libera, sur les hauteurs du village
  • Tombeau de la famille Warnier de Senemont, derrière l'église Saint-Martin

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Étouy possède :

  • 11 associations sportives et culturelles[37] ;
  • une salle des fêtes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sébastien Frigout, auteur compositeur interprète et leader du groupe Dany Jam
  • Thierry Poiré, journaliste-rédacteur en chef adjoint du quotidien sportif L'Équipe

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Étouy

Les armes d'Étouy se blasonnent ainsi :

d’argent à la double tête d'aigle bicéphale de sable accompagnée de trois fleurs de lys au pied nourri d’azur, surmontée d’un lambel aussi de sable, chaque pendant chargé d’une moucheture d’hermine du champ, à la bordure componée d’azur et de gueules de seize pièces

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis,‎ 1890, 160 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 14 avril 2013).
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • A. Debauve et E. Roussel, Clermont et ses environs, Res Universalis,‎ 1890, 160 p.
  1. a, b et c p. 115
  2. p. 118
  3. a, b et c p. 119
  4. p. 118 et 119
  5. a et b p. 116
  6. p. 120
  7. p. 116/118

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Carte 1/25 000e sur Géoportail. Consulté le 14 avril 2013..
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, page 109
  3. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Clermont, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 211 pages, pages 12 et 13
  4. Histoire de Clermont-en-Beauvaisis, des origines à nos jours, Claude Teillet, 1995, page 14, Office d'édition du livre d'histoire.
  5. « Ma commune face aux risques : Étouy », sur macommune.prim.net (consulté le 18 septembre 2013)
  6. « Bras de la Brêche entre Litz et Étouy », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 14 septembre 2013)
  7. « Bras de la Brêche entre Litz et Étouy », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 14 septembre 2013)
  8. « Carte de remontée des nappes », sur www.innondationsnappes.fr (consulté le 14 septembre 2013)
  9. Journal Officiel de la République Française du 22 février 1964, page 1 828.
  10. Journal Officiel de la République Française du 2 février 1972, page 1 278.
  11. Journal Officiel de la République Française du 22 août 1973, page 9 122.
  12. « orthodromie : distance à vol d'oiseau d' Étouy à Clermont (Oise) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 18 septembre 2013)
  13. « Transports en commun à Étouy (cartes, arrêts et lignes) », sur Oise mobilité (consulté le 18 septembre 2013).
  14. « Tarifs réseau interurbain du CG 60 », sur Oise mobilité (consulté le 21 octobre 2012).
  15. « orthodromie : distance à vol d'oiseau d'Étouy à Tillé (60) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 18 septembre 2013)
  16. « orthodromie : distance à vol d'oiseau d'Étouy à Roissy-en-France (95) », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 14 septembre 2013)
  17. GEP Centre Oise, 14 Randonnées en Centre Oise, carte et descriptif page 13-14
  18. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels sur la commune d'Étouy », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 28 septembre 2014)
  19. « Forêt de Hez-Froidmont et ses bois périphériques, fiche znieff détaillée », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 28 septembre 2014)
  20. « Réseau de cours d'eau salmonicoles du plateau Picard, fiche znieff détaillée », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 28 septembre 2014)
  21. « Corridors écologiques à Étouy », sur www.donnes.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 18 septembre 2013)
  22. « Biocorridor de grande faune n°8 de grande faune à Étouy », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 18 septembre 2013)
  23. « Biocorridor de grande faune n°9 de grande faune à Étouy », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 18 septembre 2013)
  24. a et b « Anciens noms de la commune », sur www.annuaire-mairie.fr (consulté le 15 avril 2013)
  25. « Etouy », Cartes de France (consulté le 31 août 2014)
  26. « A 26 ans, Maxime Minot étrenne son costume de maire : Il est l'un des maires les plus jeunes de l'Oise. Preuve que la politique intéresse encore les jeunes. Rencontre un mois après son élection », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ 12 mai 2014 (lire en ligne).
  27. « Statistiques communales d'Etouy », sur annuaire-mairie.fr (consulté le 31 décembre 2011).
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  30. « Évolution et structure de la population à Étouy en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  31. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2010)
  32. « L'Etablissement d'accueil aux handicapes d'Étouy », sur sanitaire-social.com (consulté le 8 novembre 2011)
  33. « Pose la première pierre de l'IME d'Etouy », sur ars.picardie.fr (consulté le 8 novembre 2011)
  34. « Statue d'Adrien de Vignacourt », base Palissy, ministère français de la Culture
  35. « Statue de Louise de Saint-Périier », base Palissy, ministère français de la Culture
  36. « Monument funéraire d'Adrien de Vignacourt et de Louise de Saint-Périer », base Palissy, ministère français de la Culture
  37. « Les associations culturelles d'Etouy », sur pays-clermontois.fr (consulté le 8 novembre 2011)