Botulisme

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Botulisme
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Botulism1and2.JPG
Un adolescent de 14 ans atteint de botulisme. L'image de gauche montre une ophtalmoplégie bilatérale totale avec ptosis et celle de droite des pupilles fixes. Cet enfant était pleinement conscient.
CIM-10 A05.1
CIM-9 005.1,040.41,040.42
eMedicine article/213311 
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Le botulisme (du latin botulinus, « boudin ») est une maladie paralytique rare mais grave due à une neurotoxine bactérienne, la toxine botulique (anciennement appelée toxine botulinique) ou botuline, produite par différentes espèces de bactéries anaérobies du genre Clostridium, la plus connue étant Clostridium botulinum. Le botulisme humain est essentiellement associé aux toxines de type A, B et E. Leur mécanisme d'action est une inhibition de la libération d'acétylcholine au niveau des jonctions neuromusculaires, ce qui bloque la transmission entre nerf et muscle et conduit à la paralysie respiratoire et locomotrice.

La toxine botulique est la plus puissante de toutes les toxines connues dans la nature[1]. Toutefois, elle ne résiste pas à la chaleur ni à une exposition prolongée à l'oxygène, c’est pourquoi l’intoxication se produit généralement lorsque des produits mis en bocal de verre ou en boîte métallique avec trop peu de précautions sont consommés : les vecteurs typiques du botulisme seraient donc les conserves fabriquées à la maison et mangées froides. Un cas peu ordinaire de botulisme a été observé en Grande-Bretagne pendant l’été exceptionnellement chaud et sec de 1976, quand les niveaux des fleuves sont tombés si bas dans quelques endroits que les cygnes en s’alimentant ont accidentellement ingéré des substances provenant des couches anaérobies, qu’ils n’atteignent pas généralement ; ils ont alors présenté les symptômes du botulisme.

Chez l'être humain, il existe trois variétés de botulisme : le botulisme alimentaire, provoqué par la consommation de nourriture contaminée par la toxine botulinique : il s'agit donc d'une toxi-infection alimentaire ; le botulisme par blessure, dû à la toxine produite dans une blessure infectée par Clostridium botulinum ; et le botulisme infantile, provoqué par la consommation de spores de bactéries, qui se développent ensuite dans les intestins où elles libèrent la toxine.

Toutes les formes de botulisme peuvent être mortelles et doivent être traitées de toute urgence. Le botulisme alimentaire peut devenir un problème de santé publique lorsqu'un grand nombre de personnes est empoisonné à partir d’une seule source alimentaire contaminée.

Historique[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, les autorités médicales du duché de Wurtemberg sont alertées par une augmentation du nombre de cas d'empoisonnement fatal par ingestion de nourriture avariée. La cause identifiée est une diminution des précautions d'hygiène dans la préparation des charcuteries artisanales à la campagne en raison de la pauvreté générale provoquée dans la population par les guerres napoléoniennes. En 1802, le gouvernement de Stuttgart émet une mise en garde publique sur « la consommation dangereuse de boudin noir fumé », l'agent toxique supposé étant l'acide prussique[2]. Mais ce n'est que 20 ans plus tard, en 1822 que le poète et médecin Justinus Kerner identifie correctement l'origine de ce nouveau poison qu'il pense être « l'acide des graisses » (Fettsaüre). Il donne dès cette époque une description détaillée des symptômes du botulisme et a l'intuition des applications thérapeutiques potentielles de ce poison.
En 1870, le médecin allemand Müller renomme la « maladie de Kerner » en botulisme (du latin botulus, évoquant le boyau animal utilisé en charcuterie et au-delà tout boyau farci, dont le boudin).
En 1895, la bactérie responsable est identifiée par le microbiologiste belge Émile-Pierre van Ermengem qui la nomme « Bacillus botulinus » à partir d'un bacille anaérobie, sporulé et productrice de toxines[3].
En 1904, une mauvaise stérilisation des conserves est mise en évidence à l'occasion de l'intoxication de 32 personnes (21 malades et 11 morts) par Landman qui isole une souche de Bacillus botulinus s'étant développée dans des haricots blancs en conserve.
En 1923, Bergey classe « Bacillus botulinus » dans le genre Clostridium en le renommant Clostridium botulinum.
De 1910 à 1970, 7 différents types de toxines sont isolées, dont l'une plus spécifiquement associée aux poissons ou produits de la mer.

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

C'est une maladie assez rare en France (45 cas identifiés sur la période 2007-2009[4]) ; son incidence annuelle est de l'ordre de 0,5 cas par million d'habitants. Il s'agit de cas sporadiques, le plus souvent d'origine alimentaire : salaisons, charcuterie et conserves de fabrication familiale, plus rarement artisanale, industrielle ou par inoculation chez le toxicomane. Le risque de botulisme humain acquis à partir de sources avicole ou bovine est faible dans ce pays, mais des foyers récents dans d'autres pays comportant un nombre significatif de malades (plusieurs dizaines) ont montré un taux de létalité de plus de 5 % qui incite à la prudence[5].
En 2011, en France, le taux d’incidence du botulisme est descendu à 0,27 cas par million d’habitants. Ce taux est en dessous du taux d’incidence moyenne observé pour la période 1991-2009 qui est de 0,42 cas par million d’habitants et par an[6].

Aux États-Unis, il existe en moyenne 110 cas de botulisme par an. 25 % relèvent du botulisme alimentaire, 72 % du botulisme infantile, et le reste du botulisme par blessure. Les épidémies de botulisme alimentaire touchant deux personnes ou plus sont habituellement dues à la consommation de conserves avariées faites à la maison. Le nombre de cas de botulisme alimentaire et infantile a peu varié au cours de ces dernières années, mais le botulisme par blessure a augmenté en raison de l'utilisation de l'héroïne brune (black tar), surtout en Californie.

Le botulisme C observé en médecine vétérinaire et chez certains animaux sauvages serait plus fréquent en période estivale[réf. souhaitée].

Types[modifier | modifier le code]

  • Botulisme de type A (sérotype pathogène pour l'homme et certains animaux)
  • Botulisme de type B (sérotype pathogène pour l'homme)
  • Botulisme de type C (sérotype pathogène pour certains animaux dont les bovins et oiseaux, plutôt dans le Grand Ouest en France depuis les années 1980)
  • Botulisme de type D (sérotype pathogène pour certains animaux, dont le chien)
  • Botulisme de type E (sérotype pathogène pour l'homme et pour certains animaux, identifié en 1935, avec une augmentation préoccupante en France en élevage avicole depuis 1997[5]. Ce botulisme semblait endémique du Nord de l'hémisphère Nord, sévissant jusqu'à présent au Canada et au Japon où il touche notamment les oiseaux marins. En France, pour la première fois, un épisode de mortalité brutale de plus de 5 000 à 10 000, voire 16 000 oiseaux laridés [mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus) essentiellement] a été constaté dans les environs du pas de Calais, sur la façade littorale du Pas-de-Calais essentiellement, en baie de Canche et au nord de celle-ci, en février 1996, peut-être à cause d'une grande quantité de poissons avariés jetés en mer ou dans une décharge locale)[7]
  • Botulisme de type F (sérotype pathogène pour certains animaux)
  • Botulisme de type G (sérotype pathogène pour certains animaux)

Symptômes[modifier | modifier le code]

Les symptômes classiques du botulisme surviennent le plus souvent entre 12 et 36 heures après l'ingestion de la toxine botulinique, mais ils peuvent parfois s'observer précocement dès la 6e heure ou tardivement après dix jours. Ils comportent le plus souvent une sécheresse de la bouche, des difficultés à avaler, une élocution incompréhensible, une vision double, des vomissements, une diarrhée importante, et surtout une faiblesse musculaire généralisée. S’ils ne sont pas traités, ces symptômes peuvent s’aggraver jusqu'à la paralysie des muscles des membres et du tronc (en particulier respiratoires), ce qui peut conduire au décès. Dans tous les cas c’est la toxine sécrétée par C. botulinum qui provoque la maladie, et non la bactérie elle-même.

Il existe des formes de botulisme par inoculation, liée à la pénétration volontaire ou involontaire d'une substance contaminée, souvent suite à l'injection intramusculaire ou intraveineuse d'une substance contaminée. Il peut en particulier s'agir de drogues telles que de l'héroïne de mauvaise qualité susceptible de provoquer de graves troubles nécessitant hospitalisation et ventilation artificielle. Dans ce dernier cas, les symptômes apparaissent dès six heures après l'injection et perdurent jusqu'à deux semaines. Ils peuvent être une vision dédoublée, des paupières lourdes, des confusions de langage ou d'élocution, des difficultés à avaler, une faiblesse bilatérale des bras, puis une paralysie flasque accompagnée de détresse respiratoire[8].

Les journalistes Robert Harris et Jeremy Paxman affirment l'existence d'au moins un cas de botulisme provoqué par l'utilisation d'une arme antipersonnelle contaminée volontairement par la toxine botulique (celle-ci étant mêlée à la couche de colle enduisant une grenade), lors de l'assassinat du dignitaire nazi Reinhard Heydrich en 1942[9]. Cette hypothèse, reprise notamment par le biologiste Patrick Berche[10], est jugée invraisemblable et non étayée par les sources par les historiens spécialistes[11].

Botulisme infantile[modifier | modifier le code]

Le botulisme infantile est aux États-Unis la forme la plus répandue de la maladie, l’infection se produit par germination des spores dans l'intestin d'un enfant en bas âge et a pour conséquences constipation, faiblesse générale, perte de la tenue de la tête et difficulté à s’alimenter. Aux États-Unis ces symptômes ont donné au botulisme infantile le nom du syndrome du sloppy baby (« bébé flasque »).

L'origine de la contamination des nourrissons est l'ingestion de produits sucrés, tels que le miel[12], le sirop de maïs. En effet les spores de C. Botulinum sont largement répandues dans l'environnement et sont de plus parmi les rares à pouvoir survivre dans le miel. Chez les enfants en bas âge, le suc gastrique est dépourvu d'acidité, ce qui combiné à une température favorable et à un environnement anaérobie, crée un milieu idéal pour le développement des spores de C- botulinum en bactéries productrices de la toxine. Alors que ces spores sont inoffensives pour les adultes, en raison de l'acidité de l'estomac, elles ne sont pas détruites par le système digestif insuffisamment développé d'un nourrisson. Il y a à cet âge une immaturité de la flore bactérienne intestinale et la bactérie microbiota ne réside pas encore dans le tube digestif en quantité suffisante pour lutter contre C. botulinum et le détruire. Ainsi, dépourvu d’adversaire, C. botulinum peut s’y installer.

C'est la raison pour laquelle il est recommandé de ne jamais donner aux bébés ni miel, ni aucun autre produit sucré quel qu’il soit jusqu’au sevrage.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

L'histoire clinique et les antécédents peuvent orienter le diagnostic, mais d'autres affections neurologiques avec déficits moteurs comme le syndrome de Guillain-Barré, les accidents vasculaires cérébraux et la myasthénie peuvent ressembler au botulisme, et doivent être écartées par des examens complémentaires. Ces tests peuvent comporter un scanner cérébral, un examen du liquide céphalo-rachidien (LCR), une électroneuromyographie (ENMG), et un test au Tensilon si une myasthénie est suspectée. L'ENMG est le test le plus utile au diagnostic, à condition de penser à réaliser une stimulation répétitive à haute fréquence qui donne un aspect d'incrément du potentiel moteur recueilli sur le muscle, spécifique d'un bloc de la jonction neuromusculaire de type pré-synaptique, c’est-à-dire par défaut de libération de l'acétylcholine dans la synapse. Cet aspect ne se retrouve que dans le syndrome myasthénique de Lambert-Eaton une autre affection rare pouvant parfois poser des problèmes de diagnostic différentiel.

Le diagnostic formel du botulisme peut être confirmé par la présence de la toxine botulique dans le sérum ou les selles du patient dont l'injection à la souris reproduira les signes de la maladie. La bactérie peut également être isolée dans les selles des patients atteints de botulisme alimentaire ou infantile, ou par un prélèvement de la plaie infectée lors d'un botulisme par blessure.

Traitement[modifier | modifier le code]

L’insuffisance respiratoire en cas de botulisme grave nécessite une ventilation mécanique (« respiration artificielle ») pendant plusieurs semaines en milieu de soins intensifs. Après plusieurs semaines, la paralysie s'améliore lentement. Diagnostiqué assez tôt, le botulisme alimentaire ou par blessure peut être traité par une antitoxine bloquant l'action de la toxine qui circule dans le sang. Cela peut empêcher l’état des patients de s’aggraver, mais la convalescence demandera toujours de nombreuses semaines. L'antitoxine n’est pas utilisée dans le traitement du botulisme infantile.

En cas de botulisme alimentaire, les aliments contaminés qui se trouvent encore dans le tube digestif peuvent être évacués par des lavages gastriques ou des lavements. En cas de botulisme par blessure, la plaie responsable est traitée chirurgicalement pour faire disparaître la source des bactéries toxinogènes.

Par ailleurs, chaque cas de botulisme crée une situation d’urgence pour la santé publique parce qu'il est nécessaire d'identifier la source de l’infection, et de s'assurer que toutes les personnes qui ont été exposées à la toxine ont été identifiées et que tous les aliments contaminés ont disparu.

Complications[modifier | modifier le code]

Le botulisme peut aboutir à la mort par insuffisance respiratoire. Cependant, au cours des cinquante dernières années, la proportion de décès parmi les personnes atteintes de botulisme est tombée d’environ 50 % à 8 %. Un patient souffrant de botulisme aigu peut avoir besoin d'une assistance respiratoire accompagnée de soins médicaux et infirmiers intensifs pendant plusieurs mois. Les patients qui survivent à un épisode d'empoisonnement par botulisme peuvent souffrir de fatigue et d’essoufflement pendant plusieurs années, et une thérapie à long terme peut être nécessaire pour les aider à se rétablir.

Prévention[modifier | modifier le code]

La ville de Bruxelles donne des conseils pour prévenir la survenue du botulisme chez les canards.

Le botulisme alimentaire a été souvent provoqué par des conserves faites à la maison et à faible teneur en acide, comme les asperges, les haricots verts, les betteraves et le maïs. Cependant, des épidémies de botulisme ont eu des sources moins courantes. En juillet 2002, quatorze Alaskiens ont mangé la viande d'une baleine échouée, et huit d'entre eux ont présenté les symptômes du botulisme, deux d'entre eux ont dû être traités par ventilation mécanique. D'autres origines de l'infection sont l'ail coupé mélangé à l’huile, les piments, les tomates, les pommes de terre cuites au four manipulées sans précaution et enveloppées de papier d'aluminium, le poisson en conserve préparé à la maison et le poisson fermenté. La fabrication de conserves domestiques devrait donc obéir à des précautions hygiéniques strictes pour éviter la contamination. L'ail ou les condiments mélangés à l’huile sont à garder au réfrigérateur. Les pommes de terre cuites au four et enveloppées de papier d'aluminium doivent être gardées chaudes jusqu'au moment de les servir ou conservées au réfrigérateur.

Comme la toxine botulinique est détruite à haute température, il est plus sûr de faire bouillir pendant dix minutes les conserves préparées à la maison avant de les consommer. Les conserves peuvent révéler la présence de C. botulinum par un bombement extérieur caractéristique qui résulte d’une pression exercée à l’intérieur par les gaz que les bactéries rejettent comme déchets, le mieux est de jeter purement et simplement de telles conserves. Comme le miel et les autres produits sucrés constituent un milieu idéal pour le développement du botulisme, il ne faut pas en donner aux nourrissons jusqu'à leur sevrage, c’est-à-dire jusqu’au moment où leurs sucs digestifs seront devenus trop acides pour permettre aux bactéries de se développer. Le botulisme par blessure peut être prévenu en consultant rapidement un médecin dans le cas de blessures infectées et en s’abstenant des drogues injectables.

Dispositions légales[modifier | modifier le code]

En France et en Belgique, cette maladie est sur la liste des maladies infectieuses à déclaration obligatoire. En France le botulisme et la toxine botulique font partie des pathologies infectieuses et toxines soumises depuis 2001 à une surveillance renforcée dans le cadre du plan Biotox.

Usage thérapeutique et cosmétique de la toxine botulique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Toxine botulique.

Il est avisé très tôt que la puissance de la toxine botulique pouvait être exploitée comme un avantage, lorsqu'une paralysie musculaire locale s'avère utile ou souhaitable. Déjà Kerner au XIXe siècle avait entrevu le potentiel d'utilisation de la toxine à des fins thérapeutiques, allant jusqu'à en expérimenter les effets sur lui-même. La toxine botulique est souvent efficace dans le traitement des maladies neurologiques comportant une trop grande activité musculaire (contractions et mouvements anormaux, crampes, spasticité, dystonie). La toxine botulique est aussi employée en cosmétique, par exemple pour réduire les rides faciales ou la transpiration excessive.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stephen S. Arnon, Schechter R. et Inglesby T.V., « Botulinum Toxin as a Biological Weapon: Medical and Public Health Management », Journal of the American Medical Association, vol. 285, no 8,‎ 21 février 2001, p. 1059–1070 (PMID 11209178, DOI 10.1001/jama.285.8.1059, lire en ligne [PDF, 0.5 MB])
  2. Erbguth FJ, Naumann M. « Historical aspects of botulinum toxin. Justinus Kerner (1786-1862) and the "sausage poison" ». Neurology 1999; 53: 1850-1853.
  3. Van Ermengem EP. Über einen neuen anaeroben Bacillus und seine Beziehung zum Botulismus. Z Hyg Infektionskrankh 1897 ; 26 : 1-56
  4. Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 22 février 2011
  5. a et b Le Botulisme d'origine aviaire et bovine, AFSSA, France ; Paris ; octobre 2002 ; 82 pages (PDF, 1 377 Ko)
  6. Caractéristiques épidémiologiques du botulisme humain en 2011 Institut de veille sanitaire (InVS), 11 mars 2013
  7. GOURREAU J. M. et al. « Étude d'un épisode de botulisme de type E chez des mouettes rieuses (Larus ridibundus) et des goélands argentés (Larus argentatus) en baie de Canche (Pas-de-Calais)» ; Gibier faune sauvage ; ISSN:0761-9243 Fiche INIST/CNRS
  8. Brève Two Botulism Cases due to Black Tar Heroin
  9. Robert Harris, Jeremy Paxman, A Higher Form of Killing: The Secret Story of Gas and Germ Warfare, Chatto & Windus, 1982, p. 88-94
  10. Patrick Berche,L'Histoire secrète des armes biologiques. Mensonges et crimes d'État, Robert Laffont, 2009, p. 65
  11. « Their general accunt of the assassination is riddled with inaccuraties and they present no documentary evidence to support their claim », Callum MacDonald, The Killing Of Reinhard Heydrich: The Ss "Butcher Of Prague", Da Capo Press, 2009, p. 227.
  12. Botulisme et miel (Abeille de France)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]