Protozoaire

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Protozoaire

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La Paramécie est un exemple de Protozoaire cilié.

Classification
Domaine Eukaryota

Règne

Protozoa
Goldfuss, 1818

Synonymes

Protista

En biologie, le terme protozoaire (Protozoa, du grec ancien proto- (« premier ») et du suffixe -zoa (« animal »)) désigne les protistes (eucaryotes unicellulaires) hétérotrophes qui ingèrent leur nourriture par phagocytose, contrairement aux deux autres types de protistes.

Les Protozoaires étant souvent unicellulaires, ce sont toujours de petits organismes, approchant le millimètre pour les plus gros, mais pouvant s'associer en colonies, formant alors presque des superorganismes

Ils vivent exclusivement dans l'eau ou dans les sols humides ou à l'intérieur d'un organisme (dans le mucus pulmonaire, l'intestin, la panse de certains animaux...).

Ils sont connus pour être responsables de nombreuses maladies telles que la malaria et certaines dysenteries, telle l'amibiase.

Le groupe des protozoaires est paraphylétique. S'il a été par le passé décrit comme un embranchement, il ne constitue plus un taxon valide dans les classifications phylogénétiques modernes.

Classification[modifier | modifier le code]

Selon Catalogue of Life (28 févr. 2013)[1] :

Selon World Register of Marine Species (28 févr. 2013)[2] :

Les protozoaires sont des organismes unicellulaires qui forment un groupe paraphylétique, ils possèdent une cellule eucaryote (c'est-à-dire possédant un vrai noyau, contrairement aux bactéries, dites procaryotes), très différenciée qui remplit de nombreuses fonctions nécessaires à la vie et comportant des organites complexes : « vacuoles pulsatiles », « cils », « flagelles ».

Les protozoaires se différencient donc fortement des cellules constituantes des tissus des métazoaires.
Ils ont conquis et se sont adaptés à tous les milieux de vie, et certains sont des parasites qui peuvent être dangereux. Leur reproduction sexuée ou asexuée est très complexe. Le mode de nutrition des protozoaires se fait par ingestion (phagocytose ou via un cytopharynx). Les protozoaires sont souvent hétérotrophes, c'est-à-dire qu'ils puisent leur source de carbone en provenance des différents composés organiques.

On distingue cinq sous-embranchements :

  • Les actinopodes qui émettent de fins pseudopodes rayonnants. Ils comprennent :
  • Les cnidosporidies sont des parasites dont le stade initial est un germe amiboïde et le stade final une spore pourvue d'un filament évaginable.
  • Les infusoaires ou infusoires sont des protistes de grande taille (jusqu'à 300 μm pour la paramécie). Ils sont munis d'un macronucléus et d'un micronucléus.
  • Les rhizoflagellés qui comprennent les rhizopodes et les flagellés.
    • Les rhizopodes constituent une superclasse de protozoaires caractérisés par leur aptitude à émettre des pseudopodes locomoteurs et préhensiles. On trouve dans cette classe les amibes, les radiolaires rhizopodes et les foraminifères.
      • Les foraminifères se trouvent dans les eaux marines et saumâtres, et leur test calcaire comprend plusieurs loges plus ou moins perforées comme les globigérines et les nummulites.
    • Les flagellés constituent une superclasse de protozoaires pourvus de flagelles qui sont des organes filiformes et contractiles qui assurent la locomotion. On trouve dans cette classe les phytoflagellés (végétaux chlorophylliens), et les zooflagellés, dont certains peuvent être de dangereux parasites comme le Trypanosome qui cause la « maladie du sommeil ».
  • Les sporozoaires sont dépourvus à l'état adulte d'appareil locomoteur. Ce sont des parasites des cellules animales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cavalier-Smith T (1993) Kingdom protozoa and its 18 phyla. Microbiol.Mol.Biol.Rev. 57, 953-994.
  • Grassé, P.-P. Traité de Zoologie: Anatomie, Systématiqtue. Éditions Masson, Paris.
    • Protozoaires: Flagellés, vol. 1, pt, I, 1952.
    • Protozoaires: Rhizopodes, Actinopodes, Sporozoaires, Cnidosporidies, vol. 1, pt. II, 1953.
    • Infusoires ciliés., vol. 2, pt, I, 1984.
    • Infusoires ciliés., vol. 2, pt, II, 1994.

Références[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]