Fièvre boutonneuse méditerranéenne

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Fièvre boutonneuse méditerranéenne
Classification et ressources externes
Eschar and spots Mediterranean spotted fever.gif
Ulcère et boutons sur la jambe d'un patient atteint de fièvre boutonneuse méditerranéenne
CIM-10 A77.1
CIM-9 082.1
DiseasesDB 31780
MeSH D001907
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La fièvre boutonneuse méditerranéenne (FBM) est une maladie due à l'infection par une bactérie de la famille des rickettsies : Rickettsia conorii et transmise par la tique du chien Rhipicephalus sanguineus.

Elle est également connues sous d'autres noms : fièvre à tiques du Kenya, fièvre boutonneuse, fièvre de Marseille, fièvre exanthématique méditerranéenne, fièvre indienne à tiques, typhus africain à tiques.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Maladie présente sur le pourtour méditerranéen, en Afrique et, en Asie, de la Turquie à la Birmanie. En France on peut être contaminé au sud de la Loire entre avril et octobre, période d'activité des tiques.

Contamination[modifier | modifier le code]

L'infection est transmise à l'homme par la tique brune du chien ou Rhipicephalus sanguineus.

En France, le nombre de cas a nettement diminué depuis que la myxomatose a réduit l'effectif des lapins, hôtes de Rickettsia conorii.

Symptômes[modifier | modifier le code]

Après six à sept jours d'incubation silencieuse l'infection génère un syndrome grippal brutal associant fièvre à 39 °C, céphalées intenses et photophobie ainsi que des douleurs musculaires et articulaires.

L'éruption ou exanthème apparaît entre deux et quatre jours au niveau du tronc et évolue par poussées vers les membres, d’abord maculeuse (plane) puis papuleuse (légèrement surélevée au toucher) avec parfois des pétéchies (hémorragies cutanées punctiformes). Elle s’accompagne d'injections conjonctivales.

Le point de morsure de la tique révèle généralement une tache noire (escarre d'inoculation) de 3 à 5 mm centrée sur un halo inflammatoire de 2 à 3 cm de diamètre, souvent accompagnée d’une adénopathie.

L'évolution est bénigne dans la plupart des cas mais des complications hépatiques ou neurologiques sont possibles.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Le diagnostic est affirmé par des techniques sérologiques, soit le classique test de Weill Felix (agglutination des protéines de bœuf), soit le test ELISA ou encore la méthode par immunofluorescence; soit par visualisation direct les rickettsies sur biopsie d'escarre d'inoculation.

Traitement[modifier | modifier le code]

Il repose sur un traitement antibiotique (tétracyclines, rifampicine, chloramphénicol, macrolides) pendant une à trois semaines.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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