Lymphogranulome vénérien
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| Lymphogranulome vénérien | |
| Classification et ressources externes | |
| CIM-10 | A55 |
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| CIM-9 | 099.1 |
Le lymphogranulome vénérien ou maladie de Durand-Nicolas-Favre est une infection sexuellement transmissible due à une infection par les sérovars (ou biovar) invasifs L1, L2, ou L3 de Chlamydia trachomatis. La maladie a été découverte par Wallace en 1833 puis par Durand, Nicolas, et Favre en 1913. Elle affecte surtout le système lymphatique.
Aux États-Unis, en Europe, en Australie et dans la majeure partie de l'Asie et de l'Amérique du Sud, le LGV est généralement considéré comme une maladie rare. Elle est endémique en Afrique, en Inde, dans certaines régions du sud-est asiatique et dans les Antilles.
Sommaire |
Épidémiologie [modifier]
Sa transmission est fréquente et ses conséquences redoutables. Elle atteint les sujets jeunes et représente une grande cause de stérilité chez la femme. Cette infection peut passer inaperçue chez l'homme, mais surtout chez la femme d'où la facilité de transmission. C'est une IST fréquente en région tropicale.
Signes et symptômes [modifier]
Stade primaire [modifier]
Après une incubation de 3 à 30 jours dans les suites d'un rapport sexuel, apparaissent des papules érosives indolores sur les organes génitaux, la sphère ano-rectale ou pharyngée pendant quelques jours. Chez la femme, ces lésions sont généralement vaginales et nécessitent un examen au spéculum pour être détectées.
Stade secondaire [modifier]
Deux à six semaines après le rapport sexuel contaminant, apparaissent des adénopathies sur les régions drainant les organes touchés lors du stade primaire. Dans la majorité des cas, ces adénopathie sont inguinales ou fémorales.
Lors de contamination ano-rectale, on note un rectite associée à des douleurs rectales (ténesme), écoulements diarrhéiques mucopurulants et coliques abdominales.
Cette phase s'accompagne de fièvre, de frissons et de douleurs articulaires.
L'évolution laisse apparaitre une adhérence des tissus cutanées aux adénopathies abcédées qui s'y fistulisent pour laisser sourdre du pus.
Stade tertiaire [modifier]
Les tissus génitaux se sclérosent et une fibrose se forme ainsi qu'un lymphœdème des membres inférieurs. Ces lésions sont définitives.
Complications générales [modifier]
On note parfois dans les suites d'une contamination par cette chlamydiae des complications tels un érythème noueux, et une méningo-encéphalite.
Pronostic [modifier]
Complications à long terme [modifier]
Diagnostic [modifier]
Sérologie : recherche d'anticorps anti-Chlamydia par immunofluorescence
Recommandations complémentaires [modifier]
Prophylaxie et traitement [modifier]
La prévention passe par l'usage du préservatif.
Le traitement est une antibiothérapie par cyclines (doxycycline, tétracycline) pendant une durée minimale de 3 semaines chez les malades de plus de 8 ans. (Érythromycine chez l'enfant ou en cas d'allergie aux cyclines)
Les lésions sclérosantes sont traitées chirurgicalement ou par dilatation mécanique. Les abcès ganglionaires sont mis à plat, et drainés par aspiration à l'aiguille.