Mark Rutte

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Mark Rutte
Mark Rutte, en 2012.
Mark Rutte, en 2012.
Fonctions
16e Premier ministre des Pays-Bas
(50e chef du gouvernement)
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&012833 ans, 6 mois et 5 jours)
Monarque Beatrix
Willem-Alexander
Gouvernement Rutte I et II
Législature 35e et 36e
Coalition VVD-CDA (2010-2012)
VVD-PvdA (depuis 2012)
Prédécesseur Jan Peter Balkenende
Chef politique du Parti populaire pour la liberté
et la démocratie
En fonction depuis le
Prédécesseur Jozias van Aartsen
Secrétaire d'État à la Formation professionnelle, à l'Enseignement supérieur et à la Vie étudiante
Premier ministre Jan Peter Balkenende
Gouvernement Balkenende III
Prédécesseur Annette Nijs
Successeur Bruno Bruins
Secrétaire d'État à l'Emploi, à la Sécurité sociale et aux Retraites
Premier ministre Jan Peter Balkenende
Gouvernement Balkenende I et II
Prédécesseur Annelies Verstand-Bogaert
(Emploi)
Hans Hoogervorst
(Sécurité sociale)
Successeur Henk van Hoof
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance La Haye (Pays-Bas)
Parti politique VVD
Diplômé de Université de Leyde
Profession Cadre d'entreprise

Signature

Mark Rutte
Chefs du gouvernement des Pays-Bas

Mark Rutte (ˈmɑrk ˈrʏtə), né le à La Haye, est un homme politique néerlandais membre du Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), dont il est le chef politique.

Après avoir été responsable des ressources humaines chez Unilever, il entre au gouvernement en 2002 comme secrétaire d'État à l'Emploi et à la Sécurité sociale dans la coalition gouvernementale de droite conduite par Jan Peter Balkenende. Maintenu en 2003, après des élections anticipées, il change de poste en 2004 pour devenir secrétaire d'État à la Formation professionnelle et à l'Enseignement supérieur. En 2006, il réussit à battre Rita Verdonk lors de l'élection du chef politique du VVD, et quitte peu après le gouvernement pour prendre la tête du groupe VVD à la seconde Chambre.

À la suite des élections anticipées de 2006, il se retrouve dans l'opposition du fait de la formation d'une grande coalition. Chef de file des libéraux pour les législatives de 2010, il axe sa campagne sur la promesse d'une forte rigueur budgétaire et d'un durcissement de la politique d'immigration, ce qui permet au VVD d'arriver en tête du scrutin, une première depuis 1948. Quatre mois après la tenue du scrutin, il prend la tête d'un gouvernement minoritaire entre le VVD et le CDA, soutenu par le PVV.

Le retrait de ce dernier conduit à de nouvelles élections en 2012, à nouveau remportées par le VVD, qui engage alors des discussions avec les travaillistes.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Il obtient en 1992 son diplôme d'histoire à l'université de Leyde, et est aussitôt engagé par la société Unilever comme gestionnaire des ressources humaines. En 1997, il devient directeur du personnel de Van den Bergh Nederland, mais retourne trois ans plus tard chez Unilever, où il obtient un poste de gestionnaire des ressources humaines directement sous les ordres du conseil d'administration. Il est promu directeur des ressources humaines en , mais démissionne au bout de cinq mois, à la suite de son entrée en politique.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Secrétaire d'État (2002 - 2006)[modifier | modifier le code]

À l'Emploi (2002 - 2004)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cabinet Balkenende I.

Le , il est nommé secrétaire d'État chargé de l'Emploi, de la Sécurité sociale et des Retraites sous la direction du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi de la coalition gouvernementale dirigée par Jan Peter Balkenende. Son mandat, comme celui du gouvernement, ne dure que quatre-vingt six jours, mais il est reconduit le , à la suite des élections anticipées du 23 janvier. Il s'attaque alors à la réforme du système des incapacités du travail (AOW) en faisant adopter un projet de loi censé faciliter le retour vers l'emploi.

À la Formation (2004 - 2006)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cabinet Balkenende II.

Il devient le secrétaire d'État à la Formation professionnelle, à l'Enseignement supérieur et à la Vie étudiante au sein du ministère de l'Éducation, de la Culture et de la Science. À ce poste, il s'est attaché à favoriser l'accès à l'enseignement supérieur en réformant les bourses d'étude, accordées au départ sous forme de prêt et qui se transforment en don en cas de réussite de l'étudiant. En cas de remboursement, le bénéficiaire ne paie plus de frais mensuels fixes mais une part de ses revenus. Il a également fait voter en 2006 une loi donnant une plus grande autonomie aux universités.

Chef du VVD[modifier | modifier le code]

Élu chef politique et tête de liste du Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) avec 51 % des suffrages face à la controversée ministre de l'Immigration Rita Verdonk le , il prend la présidence du groupe du parti à la seconde Chambre le 27 juin suivant, quittant de fait le gouvernement. Il mène ensuite la campagne libérale pour le scrutin anticipé du 22 novembre, où le VVD perd six élus, conservant 22 sièges sur 150 et pointant à la quatrième place, derrière le Parti socialiste (SP).

Élections législatives de 2010[modifier | modifier le code]

Il est proclamé tête de liste du VVD le en vue des élections législatives anticipées du 9 juin. Au cours de la campagne, il se montre très critique envers l'Appel démocrate-chrétien (CDA) et son chef, le Premier ministre Jan Peter Balkenende, tout en affirmant ne pas être prêt à s'allier avec le Parti du travail (PvdA) de Job Cohen. Désigné vainqueur du débat télévisé du 23 mai, sa campagne est axée sur la réduction du déficit public, la baisse de la fiscalité et un durcissement de la politique d'immigration. Le jour du scrutin, pour la première fois depuis sa fondation en 1948, le parti libéral arrive en tête du scrutin avec 20,4 % des voix et 31 députés sur 150, soit un siège d'avance sur les travaillistes.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Premier mandat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cabinet Rutte I.
Le cabinet Rutte I, lors de son investiture, le , en compagnie de la reine Beatrix.

En sa qualité de chef du premier parti de la seconde Chambre, il est pressenti pour devenir le premier Premier ministre libéral depuis près de cent ans. Il est désigné formateur du gouvernement le 7 octobre par la reine Beatrix, après la réussite des négociations exploratoires entre le VVD, le Parti pour la liberté (PVV) et le CDA pour la constitution d'un gouvernement minoritaire, le premier depuis 1939, entre les libéraux et les chrétiens-démocrates[1]. Le programme gouvernemental prévoit notamment la réduction de dix-huit milliards d'euros des dépenses publiques, une réduction pour moitié de l'immigration et le vote d'une loi interdisant le port de la burqa[2].

À l'occasion des élections provinciales du 2 mars 2011, le VVD confirme son statut de première force politique du pays. Le score cumulé des trois partis soutenant le gouvernement ne devrait toutefois par leur permettre d'obtenir la majorité absolue à la Première chambre.

Le , il annonce l'échec des négociations budgétaires avec le PVV, après six semaines de discussions, et la probabilité d'élections anticipées[3]. Le gouvernement proposait une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), un gel du traitement des fonctionnaires et une baisse du budget de la santé. Wilders affirme alors que de telles élections devraient avoir lieu « au plus vite »[4], Rutte se rendant deux jours plus tard au Huis ten Bosch pour remettre sa démission et celle du gouvernement à la reine Beatrix[5] qui l'accepte tout en demandant au gouvernement de gérer les affaires courantes[6]. Toutefois, le 26 avril, les deux partis du gouvernement, les Démocrates 66, la Gauche verte et l'Union chrétienne s'accordent pour faire voter, avant les législatives anticipées, les mesures de rigueur budgétaire proposées[7].

Élections anticipées de 2012[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives anticipées du 12 septembre 2012, les libéraux arrivent en tête avec 41 députés, juste devant les travaillistes de Diederik Samsom, qui en remportent 38. Les deux partis entament, le 21 septembre, des négociations de coalition[8], sous l'égide du libéral Henk Kamp et du travailliste Wouter Bos. Dès le 1er octobre, un accord sur une modification du budget pour 2013 est trouvé, augurant de la réussite future des discussions[9].

Les médias révèlent, le 25 octobre, qu'un nouvel accord est intervenu entre le VVD et le Parti du travail sur de nombreux sujets économiques, notamment la réforme du marché du travail et la fiscalité du logement, ce qui présagerait de la signature rapide du contrat de coalition[10]. La composition cabinet Rutte II, qui comprend douze ministres mais dont Diederik Samsom ne fait pas partie, est dévoilée au début du mois de novembre.

Polémique[modifier | modifier le code]

La politique d'économies budgétaires tous azimuts du gouvernement Rutte conduit à faire annoncer par la diplomatie néerlandaise - pendant les vacances scolaires, le 13 juillet 2012 - la fermeture de l'Institut Néerlandais de Paris[11]. La brutalité de cette annonce, qui ne laisse pas de place à une réforme éventuelle de cet établissement, a révolté le monde de la culture : trois mille lettres de soutien ont été remises à l’ambassadeur des Pays-Bas le 7 décembre 2012[12]. Le 8 février 2013, l'échéance est même avancée du 1/1/2015 au 1/1/2014[13]. Selon les sources citées dans le Figaro du 15 février 2013, il n'est pas certain que cette décision permette de réaliser de véritables économies. Cette décision restera donc à la fois une énigme et un frein important à la diffusion de la culture néerlandaise en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]