Élie Guadet

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Élie Guadet
Image illustrative de l'article Élie Guadet
Fonctions
Député de la Gironde à l'Assemblée législative
Législature Assemblée nationale législative
Groupe politique Gironde
Président de l'Assemblée législative
Prédécesseur Jean Antoine d'Averhoult
Successeur Nicolas de Condorcet
Député de la Gironde à la Convention
Législature Convention nationale
Groupe politique Gironde
Président de la Convention nationale
Prédécesseur Jean-François Delacroix
Successeur Marie-Jean Hérault de Séchelles
Biographie
Nom de naissance Marguerite Élie Guadet
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Émilion
Date de décès (à 35 ans)
Lieu de décès Bordeaux
Nationalité Français
Parti politique parti girondin

Marguerite Élie Guadet né à Saint-Émilion le 20 juillet 1758 et mort guillotiné à Bordeaux le 20 juin 1794, est un révolutionnaire français.

Député[modifier | modifier le code]

Quand la Révolution française éclate en 1789, Élie Guadet, issu d’une famille de magistrats girondins, a déjà acquis une solide réputation de plaideur à Bordeaux. Nommé administrateur du département de la Gironde en 1790 puis président du tribunal criminel de Bordeaux, il est élu la même année député de la Gironde à l’Assemblée législative.

Avec Gensonné et Vergniaud, il sera l’un des fondateurs du groupe politique des girondins. Il préside l’Assemblée nationale du 22 janvier au 5 février 1792 et préside la Convention nationale du 18 octobre au 1er novembre 1792.

Assemblée législative[modifier | modifier le code]

Partisan de la constitution de 1791, Élie Guadet rejoint le club des Jacobins et s’y fait le pourfendeur des opposants et ennemis de cette constitution. Il s’oppose avec virulence aux ministres de Louis XVI et contribue à ce que le souverain accepte un cabinet Girondin, le 15 mars 1792.

Après que Louis XVI ait révoqué le cabinet Girondin en juin, Guadet essaie de renouer des contacts avec la Cour mais ces tentatives sont avortées suite à l’insurrection du 10 août 1792 qui voit la chute de la monarchie. Il s’oppose alors violemment à la Commune insurrectionnelle de Paris, obtenant pour un temps sa dissolution, le 30 août, quoique cette décision ait été annulée dès le lendemain. Lors du procès de Louis XVI, il se prononce pour l’appel au peuple et la peine de mort mais avec sursis.

Convention[modifier | modifier le code]

Envoyé par la Gironde à la Convention, excellant aux attaques personnelles et à la polémique, Guadet devient dès lors est l’un des adversaires les plus farouche des Montagnards, particulièrement de Robespierre, Danton et surtout Marat, sa bête noire, contre lequel il avait déjà obtenu des poursuites en mai 1792. À nouveau, il obtient la mise en accusation de l’« ami du peuple » par l’Assemblée nationale le 12 avril 1793. Paradoxalement, il votera contre sa propre proposition. C’est lui qui proposera, le 18 juin, la nomination d’une commission des Douze afin d’enquêter sur les « exactions » de la Commune de Paris et de veiller à la sécurité de l’Assemblée.

De telles positions lui vaudront d’être un des premiers députés désignés comme « ennemis de la Révolution » par les sections parisiennes et, peu après, de faire partie des 22 députés girondins décrétés d’arrestation lors de la journée du 2 juin 1793 qui scellera le sort du groupe girondin.

La fuite[modifier | modifier le code]

Guadet s’enfuit dans un premier temps à Caen où, avec Pétion il participe à la tentative d’insurrection provinciale dans le but de faire plier la Convention. Après l’échec de cette tentative, Guadet se réfugie en Gironde avec Pétion, Buzot, Barbaroux, Jean-Baptiste Salle et Jean-Baptiste Louvet de Couvray. Guadet se cache à Saint-Émilion pour finalement être arrêté, en compagnie de Salles, dans la propre maison de son père. Il est guillotiné à Bordeaux, place Dauphine, le 27 prairial an II en même temps que son père, sa tante et son frère.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Boutier, « Élie Guadet », in François Furet et Mona Ozouf (dir.), La Gironde et les Girondins, Paris, Payot, collection « Bibliothèque historique Payot », 1991 p. 389-408.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Philippe Le Bas, France, dictionnaire encyclopédique, Paris, Firmin Didot frères, 1843, tome 9 pp157-165
Précédé par Élie Guadet Suivi par
Jean Antoine d'Averhoult
Président de l'Assemblée législative
( - )
Nicolas de Condorcet
Précédé par Élie Guadet Suivi par
Jean-François Delacroix
Président de la Convention nationale
(18 - 1er novembre 1792)
Marie-Jean Hérault de Séchelles