Église Saint-Pierre de Montmartre
| Église Saint-Pierre de Montmartre | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | ||
| Type | Église paroissiale | ||
| Rattachement | Archidiocèse de Paris | ||
| Début de la construction | 1133 | ||
| Fin des travaux | 1147 | ||
| Style dominant | Roman et premier gothique | ||
| Protection | |||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | Île-de-France | ||
| Département | Paris | ||
| Commune | Paris | ||
| Coordonnées | |||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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L’église Saint-Pierre de Montmartre est l'une des plus vieilles églises de Paris. Consacrée en 1147 par le pape Eugène III, elle est le seul vestige de l’abbaye royale de Montmartre.
Située au n° 2 rue du Mont-Cenis dans le 18e arrondissement au sommet de la butte Montmartre, elle jouxte la basilique du Sacré-Cœur et est l'une des deux églises paroissiales catholiques de la butte avec l’église Saint-Jean de Montmartre.
L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 21 mai 1923[1].
Sommaire |
Histoire [modifier]
Fondation [modifier]
A l’emplacement d’un temple de Mars, existait au VIIe siècle une église primitive, près de laquelle furent découverts en 1875 des sarcophages mérovingiens[2]. Celle-ci fut ravagée par les Normands (885)[3] puis reconstruite en 944. Placée sous le vocable de saint Denis, elle fut cédée au prieuré Saint-Martin-des-Champs vers 1096. En 1133, cette église mérovingienne alors en ruines, fut cédée au roi Louis VI[4]. C'est alors que commence la construction de l'église pour l'abbaye de bénédictines fondée par sa femme, la reine Adèle de Savoie[5].
Le lundi de Pâques 1147, le pape Eugène III consacre solennellement l'église[6].
Au cours des siècles [modifier]
Durant plus de 6 siècles, l'église est à la fois église paroissiale et église conventuelle. Un mur séparant le chœur du reste de l’édifice va subsister jusqu'en 1906. En 1611 est redécouverte la crypte (mérovingienne ?) de saint Denis sous la chapelle du Martyrium.
Révolution [modifier]
Tous les bâtiments de l’abbaye de Montmartre sont vendus en lots et détruits. Seule l’église Saint-Pierre échappe à la destruction du fait qu’elle servait partiellement d’église paroissiale. Le cimetière qui la borde, le cimetière du Calvaire, est saccagé durant la Révolution.
En 1794, au-dessus du Chœur des Dames désaffecté, est construite une tour destinée à supporter le télégraphe optique de Chappe, en service jusqu'en 1844.
Commune [modifier]
Durant la Commune, la féministe Paule Minck y ouvrit une école gratuite.
XXe siècle [modifier]
- L'église est restaurée par Louis Sauvageot entre 1900 et 1905.
- Les vitraux sont de Maurice Max-Ingrand (1953).
Curiosités [modifier]
- L'église abrite le tombeau d'Adèle de Savoie, reine de France, fondatrice de l'Abbaye de Montmartre, ainsi que d'autres parmi les 46 abbesses qui la dirigèrent.
- Peu d'œuvres d'importance, si ce n'est une Descente de Croix attribuée à José Ribera.
- Des colonnes provenant d'un temple du temple de Mars à l'emplacement duquel est édifié l'église se trouvent dans le chœur (2 colonnes) et de part et d'autre du buffet d'orgue (2 colonnes). Enfin, 5 chapiteaux corinthiens subsistent de l'église mérovingienne.
- La Croix-Cottin, sculptée par Philippe Cottin en 1936, déplacée du cimetière de La Chapelle (ou Marcadet) siège dans la cour de l'église, sous un arbre.
Galerie [modifier]
Notes et références [modifier]
- Notice no PA00086741, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Eglise Saint-Pierre de Montmartre
- Bulletin de la Société de l'Histoire de Paris et de l'Ile-de-France, 58è année, 1931
- p. 59-60 Recueil des chartes de l'abbaye royale de Montmartre, édité par Édouard de Barthélémy. Version numérique sur le site des éditions en ligne de l'École des chartes.
- (Adélaïde de Savoie sur la stèle de la pierre tombale à l'intérieur de l'église)
- p. 78-79 Recueil des chartes de l'abbaye royale de Montmartre, édité par Édouard de Barthélémy. Version numérique sur le site des éditions en ligne de l'École des chartes.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Jacques Hillairet, Connaissance du Vieux Paris, 1969
- Jean-Marc Léri, Clément Lépidis, Montmartre, p. 178-189, Éditions Henri Veyrier, Paris, 1983 (ISBN 2-85199-308-9)
- Anne Prache, Île-de-France romane, p. 47 et 65-68, Éditions Zodiaque (collection la nuit des temps no 60), La Pierre-qui-Vire, 1987 (ISBN 978-2736901059)