Arum

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Arum (homonymie).

Arum est un genre d'environ 25 espèces de plantes de la famille des Araceae, originaires d'Europe, d'Afrique du nord, et de l'Asie de l'ouest, la plus grande diversité d'espèces étant observée sur le pourtour du bassin méditerranéen.

L'arum des fleuristes, utilisé dans les bouquets de mariée et les décorations d'église - appelé aussi Calla, nom que Linné lui a originellement donné - n'est pas un Arum, mais un Zantedeschia, espèce Zantedeschia aethiopica - dénomination incorrecte sur le plan géographique, puisqu'il est originaire de l'Afrique du Sud.

Étymologie: le terme latin Arum et le terme grec αρον désignent ces mêmes plantes.

Description[modifier | modifier le code]

Ce sont des plantes à rhizomes, herbacées et pérennes, atteignant 20 à 60 cm de hauteur, avec des feuilles sagittées de 10 à 55 cm de long. La floraison est une spathe colorée, ce qui inclut qu'elle peut être blanche, jaune, brune voire violette. Les fleurs sont produites dans un spadice. Les fruits sont des baies en grappe et sont orange ou rouge vif.

La plupart émettent une odeur plus ou moins prononcée de charogne ou de fumier qui attire des mouches et favorise ainsi leur pollinisation.
Arum rupicola est pollinisé par des diptères hématophages (cératopogonidés et simuliidés). On a observé jusqu’à 600 de ces insectes par spathe.
Quelques espèces par contre répandent une odeur agréable : Arum balansanum, Arum creticum et Arum gratum. L’odeur de Arum balansanum rappellerait celle du calvados...
Quelques autres, dont Arum hygrophyllum et Arum euxinum – deux espèces des milieux humides – n’ont pas d'odeur perceptible.

Les espèces[modifier | modifier le code]

Espèces anciennement placées parmi les Arum[modifier | modifier le code]

Intoxication[modifier | modifier le code]

Toutes les parties de ces plantes sont vénéneuses. La toxicité principale est exercée par les cristaux insolubles d’oxalate de calcium présents dans la plante, qui sont responsables d’un effet caustique. Une saponine, également présente dans la plante, pourrait en renforcer l’effet. Les arums contiennent également des alcaloïdes apparentés à la conicine (aroïne, arodine et aronine).

La mastication de feuilles ou de fruits entraîne une sensation immédiate de brûlure bucco-pharyngée accompagnée d’hypersalivation et d’œdème local, voire d’un piqueté hémorragique. L’œdème, s’il est important, peut gêner la déglutition et la ventilation. En cas d’ingestion il apparaît des douleurs digestives, des vomissements et de la diarrhée.

L’ingestion massive – exceptionnelle du fait de la douleur provoquée par l’irritation locale – peut se compliquer d’un syndrome hémorragique digestif et de troubles systémiques (paresthésies, somnolence, convulsions, mydriase, troubles du rythme cardiaque). Cet état peut évoluer vers le coma et le décès.

On peut néanmoins en manger le rhizome après une longue cuisson qui élimine ces toxiques.

Citations littéraires[modifier | modifier le code]

  • Ses volets étaient toujours fermés ; elle ne recevait pas de courrier et sa porte s’ouvrait seulement pour des traiteurs qui livraient des repas tout préparés ou des fleuristes qui, chaque matin, apportaient des monceaux de lys, d’arums[1] et de tubéreuses. (Georges Perec, La vie mode d'emploi)
  1. Il s'agit d'arums des fleuristes (Zantedeschia aethiopica)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

  • Deni Brown, Aroids – Plants of the Arum Family (Second Edition), Timber Press, 2000 ISBN 0-88192-485-7