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Rombach-le-Franc

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Rombach-le-Franc
Rombach-le-Franc
Le ruisseau du Rombach au milieu du village.
Blason de Rombach-le-Franc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Argent
Maire
Mandat
Jean-Luc Frechard
2020-2026
Code postal 68660
Code commune 68283
Démographie
Gentilé Rombéchat(e)s
Population
municipale
775 hab. (2023 en évolution de −0,64 % par rapport à 2017)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 04″ nord, 7° 15′ 40″ est
Altitude Min. 290 m
Max. 850 m
Superficie 17,87 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Lièpvre
(banlieue)
Aire d'attraction Sainte-Marie-aux-Mines
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Sainte-Marie-aux-Mines
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.valdargent.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Rombach-le-Franc [ʁɔ̃ba lə fʁɑ̃] est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace (malgré son appartenance historiquement à la Lorraine).

Le village fait partie du canton de Sainte-Marie-aux-Mines et de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé. Ses habitants sont appelés les Rombéchats.

Géographie

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Vers Pierreusegoutte à Rombach-le-Franc.
Limites communales.

Rombach-le-Franc est un village qui s'étire en longueur au fond d'une vallée traversée par un ruisseau qui porte son nom, qui est un affluent de la rive gauche de la Lièpvrette. Il est à la limite de trois départements (Haut-Rhin, Bas-Rhin, et Vosges) au-dessus du col de la Hingrie (749 mètre d'altitude) qui se rejoignent au Nord-Ouest.

À environ cinq kilomètres du village, se trouve le hameau de la Hingrie, traversé par le Rombach et rejoint par les ruisseaux du Volbach et de Bestégoutte et de nombreuses sources en provenance du Barançon, du Creux-Chêne, de la Besse des pentes, de Biagoutte, de Voulhimont, de la Chambrette, de Naugigoutte. En venant du hameau de la Hingrie à l'entrée du village, le Rombach est également rejoint par le ruisseau de Pierreusegoutte, puis par le Broru (venant de la Chambrette) et le La Guesse (derrière l'église), et vers la sortie en direction de Lièpvre par les eaux de Hargoutte et de la Vaurière. La Hingrie fait partie d'un ensemble de plusieurs lieux-dits, dont d'anciennes fermes appelées Haute-Fontaine, Schlingoutte, Foa, Bestégoutte, dont certains étaient peuplés avant le XVIIIe siècle par des anabaptistes.

Vue sur le milieu du village et Pierreusegoutte.

Rombach-le-Franc est à deux kilomètres du centre de Lièpvre qui se trouve au confluent du Rombach et de la Lièpvrette (Lièpvrette = appelée Laimaha dans les diplômes de Charlemagne et de Lothaire Ier, en 774 et 854). La route départementale D 48, construite en 1904, qui part de Lièpvre et qui passe par Rombach-le-Franc rejoint le village de Fouchy par le col du même nom (607 mètres d'altitude). Lièpvre commande à la fois l'entrée de la petite vallée du Rombach et vers l'amont, l'importante vallée de la Lièpvrette avec les communes de Sainte-Croix-aux-Mines et de Sainte-Marie-aux-Mines chef-lieu du canton qui se trouve à huit kilomètres vers l'ouest et vers le sud Aubure. Les cinq communes, avec Aubure, forment une entité géographique appelée successivement Val de Lièpvre, vallée de Sainte-Marie-aux-Mines et maintenant le Val d'Argent.

À quinze kilomètres à l'est de la commune se trouve la ville de Sélestat.

Le village de Rombach-le-Franc est situé au centre du territoire communal, à une altitude de 300 mètres. Les montagnes qui l'entourent sont composées essentiellement par du grès rose reposant sur un socle de granit gris, qui encerclent tout le village, à l'exception de la partie sud. Le vallon de Pierreusegoutte marque la séparation géologique[réf. nécessaire] entre les Vosges gréseuses à l'est et les Vosges granitiques à l'ouest.

Les habitants de Rombach-le-Franc sont appelés les Rombéchats ou Rombéchates. Appelé pendant des siècles L’Allemand-Rombach[1], le nom du village a été modifié le en Rombach-le-Franc à la suite d'une décision du conseil municipal pour rappeler l'importance du rattachement de la commune à la France[2].

C'est une des 188 communes[3] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Le village depuis la route du col de Fouchy.

Les cours d'eau

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  • Le Bestegoutte (prend sa source à la Hautegarde à 670 mètres d'altitude)
  • Le Biagoutte (prend sa source au Chat pendu à 596 mètres d'altitude)
  • Le Broru
  • La Guesse (derrière l'église)
  • Le Hargoutte
  • Le Naugigoutte
  • Le Pierreusegoutte
  • Le Rombach (qui prend sa source au col de la Hingrie à 749 mètres d'altitude. Le Rombach reçoit toutes les eaux de source, puis se jette dans la Lièpvrette)
  • La Vaurière (prend sa source au Grand Haut)
  • Le Volbach (prend sa source au Nalterin à 704 mètres d'altitude)
  • Le Gelingoutte
  • Le ruisseau de la Haute-Fontaine
  • Le ruisseau du Noirceux
  • Le ruisseau de la vierge

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le Rombach[4],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Rombach-le-Franc[Note 1].

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Giessen Lièpvrette ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Giessen et de la Lièpvrette. Son périmètre s’étend sur 317 km2. Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat des eaux et de l'assainissement Alsace Moselle[5].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[8] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 091 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 10,4 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sainte-Croix-aux-Mines à 4 km à vol d'oiseau[12], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 094,4 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,2 °C, atteinte le [Note 2].

Rombach-le-Franc est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[15],[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lièpvre, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[18] et 2 504 habitants en 2017, dont elle est la banlieue[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Marie-aux-Mines, dont elle est une commune du pôle principal[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 4 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (87,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (87,7 %), prairies (10,8 %), zones urbanisées (1,5 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Écarts et lieux-dits

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80 lieux-dits : À la Grange, Au Schéna, Aux Fourneaux, Barançon, Beaux Champs, Belhengoutte, Bessecôte, Besse des pentes, Bestégoutte, Bestegoutte et Gros Baie, Biagoutte, la Biaise, Biastert-Bois, Blicombe, Boidosot, Brangra et Chete Chêne, Chambi, Champs Balo, Champs des Huttes, Champs des pierres, Chaussotte, Chat pendu, Chenelle (ou Chenhel), Cheval poirier, Colline du Barançon, Conterain, Couty, Degelingoutte, Devant Barançon, Devant Brangna, Devant la croix, Devant la Gange, Devant Nodévo, Devant Naltérain, Feignet, Foa, Froide Goutelle, Gelingoutte, Gérard Goutelle, Grand Haut, Grand Pré, Grande Goutte, Grosbai, Hargoutte, Haute Fontaine, Haute Garde, Hingrie, la Chambrette, la Goutelle, Laguesse, la Longire, Lançoir, Langrie, la Rochette, Mangoutte, Hergauhenneux, Naugigoutte, le Naltérin, les Osières, Perdaugoutte, le Petit Haut, Pierreusegoutte, le Pré des huttes, Pré Gravier, Pré le Saint, Prérébois, le Rain de l'Annot, Raingai, Raingouttel, Réguiseure, La Rochette, Salanville, Langoutelle, la Vaurière[24], Vauthiermont, Village, Volbach, Vougapré, Vougnigoutte, Voulhigoutte, Voulhimont, Vourogoutte.

Le nom de la Lièpvrette anciennement Leber, Labar remonte sans doute à Labarā, comme les rivières Leber (Lebra 1105), Laber (Bavière, Palatinat; Allemagne), Laver (Yorkshire; GB) et doivent signifier « la sonore », du mot celtique labaro-, labro- « éloquent, bavard, sonore ». Cf. gallois llafar « loquace » ; breton labar « parler, dire »[25].

C'est à l’époque mérovingienne qu'apparaissent les premiers toponymes en -heim, mot germanique désignant la propriété et que l'on retrouve dans les principaux centres de la région de la Moyenne Alsace (Kintzheim et Bergheim). Des Germains romanisés fondent des établissements dont les noms se terminent en -willer ou en -wihr (ex. : Radbaldovillare 768, Rebawiller 1508, aujourd'hui appelé Ribeauvillé en français et Rappoltsweiler en allemand). Les propriétaires francs font venir par la suite sur leurs domaines des cultivateurs de langue romane, d'où l'apparition de nouveaux noms issus de l'idiome roman[26].

Autre particularité : les noms en -goutte, que l'on retrouve aussi en Bourgogne[27]. Bien que l'appellatif dialectal vosgien soit plutôt got ou gotte, il signifie souvent « source, fontaine, ruisseau »[28]. Gemaingoutte désignerait ainsi l'endroit de « fontaines jumelles », c'est-à-dire deux sources ou fontaines. Ceci se confirme sur le terrain. Comme le centre d'une maisonnée avec ses dépendances peut être défini par une fontaine, une forme romanisée du germanique god 'propriété' a pu prendre la place (cf. vieux haut allemand guot, allemand Gut). Ainsi Maisonsgoutte est-il attesté sous la forme Maisongod en 1473 par influence allemande. On trouve de nombreux exemples de l'emploi de cet appellatif : Belhengoutte ; Degelingoutte ; Gelingoutte ; Hargoutte ; Naugigoutte, Perdaugoutte ; Vourogoutte (Rombach-le-Franc) ; Entregoutte (Lièpvre) ; Rougigoutte (Sainte-Croix-aux-Mines) ; Mongoutte (Sainte-Marie-aux-Mines) ; Chevregoutte (Le Bonhomme) ; Codongoutte (Lapoutroie) peuvent ainsi faire référence à une fontaine.

L'église Sainte-Rosalie vue depuis la colline du Cheval Poirier au lieu-dit les Roches.

Le Rombach attesté en 1425 sous une forme allemande Rumbach est le nom donné au cours d'eau qui traverse le village et qui prend sa source au col de la Hingrie située à 749 mètres d'altitude. Le Rombach est le principal affluent de la rive gauche de la Lièpvrette, le confluent se situant dans la localité de Lièpvre situé à deux kilomètres.

Il existe un dédale de collines et de hauteurs sur la rive nord de la Lièpvre entre Sainte-Marie et Liepvre. Il est possible qu'une forme « Rombè » avec *bè « montagne » (issue de berg « montagne ») ait existé pour désigner la principale hauteur. Le nom du ruisseau daterait de l'époque mérovingienne vers le VIe ou VIIe siècle. Selon la coutume franque, et afin de garantir la fidélité des guerriers, les successeurs de Clovis avaient pour habitude de distribuer des terres sous la responsabilité d'un chef. Dans ce cas il fut confié à un propriétaire Franc du nom de Rumo.

À cet anthroponyme fut ajouté le mot germanique bach (du germanique commun *bakiz), c'est-à-dire ruisseau. On retrouve le nom de Rombach dans plusieurs lieux-dits ou villages actuels : Rombas en Moselle, Rombach (dans le Brisgau) le Petit Rombach, le Grand Rombach dans le Val de Lièpvre à 5 km de la commune de Rombach-le-Franc, mais aussi Martelange-Rombach dans le canton de Redange au Grand-Duché de Luxembourg. Ainsi ce Rumo, propriétaire de plusieurs domaines, est sans doute l'instigateur d'une communauté rurale et peut être considéré comme le fondateur de Rombach[29].

La plus ancienne apparition conservée du nom de ce ruisseau se trouve dans un parchemin de Charlemagne où est mentionnée une donation qu'il fit à l'abbé Fulrad, fondateur du prieuré de Lièpvre le qui se trouve aux Archives nationales. Dans ce parchemin le Rombach est désigné sous sa forme carolingienne, Rumbach.

Denier sous Charlemagne.

Quant au deuxième nom Allemand, il proviendrait du mot Allmend (en alsacien : le terrain communal) qui désignait des terres appartenant à l’Empire mises gracieusement à la disposition d'une communauté de citoyens. Le terme Allmend est probablement apparu vers le XIe siècle lorsque Frédéric de Souabe le fondateur de la lignée des Hohenstaufen s'est emparé d'une grande partie de l'Alsace dont entre autres le Val de Lièpvre. Ce terme a ensuite été déformé dans son phonétisme et son vocabulaire par les influences des populations alémaniques et welches. Ce mot a été utilisé dans l'idiome alsacien dans les transactions avec les habitants de Rombach-le-Franc que les Welches prononcèrent par Almend Rumbach. La transformation du mot Almend vers le mot Allemand peut s'expliquer par la tradition orale du parler d'autrefois. À l'époque peu de gens savaient lire et écrire. Les documents de l'époque se fondaient donc d'après le langage populaire d'où des déformations possibles. On en trouve des preuves dans les archives de Meurthe-et-Moselle où la commune est désignée en 1486 par Lalman Rombach et en 1519 par Alman Rombach[30]. Thierry Alix, président de la chambre des comptes du duc de Lorraine désigne dans son chapitre publié en 1594 la commune sous le nom de Almon Rombach[31]. La Cosmographie de Sébastien Munster publiée à Bâle en 1550 appelle le village par son nom latin Germanicum Rumpach .

Dès 1383, le prieuré Sainte-Foy de Sélestat entre en possession de terres et de forêts à Rombach-le-Franc. Il devient ainsi propriétaire de la forêt du Hantchy ou Hantché que les germanophones appellent le Langerain. Le village est appelé Thuescherumbach par les moines de Sélestat, ce qui est la traduction du mot Allemand Rombach qui était la forme primitive du nom de la commune à partir du XIVe siècle. C'est peut-être là l'explication du nom du village et il ne faut sans doute pas y voir d'autres explications. D'autant plus, que contrairement à ce qui a pu être dit il n'y a jamais eu dans le village une importante communauté d'Allemands. D'après les archives, Rombach-le-Franc a toujours eu une importante population d'origine française. En 1585 et 1588 sur 64 noms d'un côté et 49 de l'autre, on relève à peine trois noms d'origine allemande à Rombach-le-Franc, ce qui semble indiquer une très forte proportion d'habitants de langue française[32]. Tous les anciens documents de cette époque qui se trouvent aux Archives de Meurthe-et-Moselle (puisque Rombach-le-Franc a fait partie du Duché de Lorraine) évoquent les lieux-dits par des noms à consonance française : la Hingrie, la Vaurière, la Chambrette, Prérébois auxquels viennent s'ajouter de nombreux noms en « goutte » qui désignent une petite vallée : Hargoutte, Naugigoutte, Biagoutte, Vougnigoutte, Pierreusegoutte, Vourogoutte, etc.[33].

Le chat pendu dont l'origine n'est toujours pas connue a sans doute une relation avec le patois vosgien et pourrait s'expliquer par essaim perdu provenant du mot chapture[34],[35]. On retrouve d'ailleurs des similitudes dans l'autre partie du versant vosgien et dans le Val d'Orbey où plusieurs lieux-dits ont des noms qui se terminent en « goutte ». Dépendant administrativement des ducs de Lorraine à partir du XVe siècle, Rombach-le-Franc fait partie d'une enclave lorraine jouxtant la frontière avec l'Alsace. Certains lieux rappellent cette annexion : le chemin de Lorraine qui relie la Hingrie au département des Vosges vers Lubine (Vosges) ou encore le « Pré de Lorraine », une ancienne propriété enclavée dans la forêt communale qui appartenait pendant très longtemps à des Lorrains et qui se trouve au lieu-dit de Degelingoutte d'une superficie de 3,38 hectares. Cette propriété a ensuite été vendue après la Révolution à des particuliers. Depuis le cette propriété appartient à la commune.

Lors du rattachement de l'Alsace et de la Moselle au Reich allemand en 1871 et en 1940, le village prend le nom de Deutsch Rumbach au grand désarroi de la population francophone du village. C'est pour célébrer son rattachement à la France que dans sa séance du le conseil municipal décida de rebaptiser l'Allemand Rombach en Rombach-le-Franc[36].

Le rocher du violon.

Le village est cité pour la première fois dans un acte de donation de Charlemagne daté par lequel il lègue à l'abbé Fulrad tout le Val de Lièpvre dont Rombach-le-Franc faisait alors partie. Ces terres faisaient jusque-là partie du fisc royal de Kintzheim. Pendant dix siècles, les villages de l’Allemand-Rombach et de Lièpvre ne forment qu'une seule et même communauté, subordonnés toutefois aux autorités de Lièpvre. Jusqu'à la fin du XIe siècle l'ensemble des terrains situés à l’Allemand-Rombach dépendent du prieuré de Lièpvre. À cette époque le territoire est encore quasiment recouvert de forêts. Les moines avaient obtenu en 774 de Charlemagne le droit de pâturage pour le bétail et la possibilité d'exploiter la forêt et de chasser le gibier. Dans la deuxième moitié de la décennie la maison dite d'Alsace prend possession du Val de Lièpvre vraisemblablement à la suite de la découverte des riches mines d'argent dans la région qui avaient commencé à être exploitées par les moines de l'abbaye d'Échery au Petit Rombach situé à cinq kilomètres de l’Allemand-Rombach[37],[38].

Ces terres appartenaient depuis le VIIIe siècle à Liutfrid d'Alsace, dont l’arrière petite-fille Ermengarde épouse plus tard Lothaire Ier. Invoquant cette parenté, les ducs de Lorraine s'emparent progressivement du Val de Lièpvre. Mathieu de Lorraine remet ainsi vers 1172 à l’abbaye de Baumgarten tous les terrains situés à Fouchy et une partie de la forêt à l’Allemand-Rombach. Les ducs de Lorraine sont en concurrence avec Frédéric II de Souabe, qui s’approprie vers 1114 une partie des terrains situés sur la rive gauche du Rombach. Au XIIe siècle, un tiers des terrains et bois situés à l’Allemand-Rombach appartiennent encore au prieuré de Lièpvre ainsi que les dîmes qui y sont rattachés. Les deux autres tiers dépendent des comtes de Nordgau qui passent ensuite au monastère Sainte-Foy de Sélestat[39]. Vers 1259, l'abbaye de Lièpvre jouit encore de toute la juridiction temporelle dans le Val de Lièpvre. Mais petit à petit les ducs de Lorraine s'emparèrent de ses droits.

Cunon de Bergeim en guerre avec Mathieu de Lorraine envahit à plusieurs reprises le Val de Lièpvre. Vers 1250 il signe la paix et se reconnaît vassal du duc de Lorraine. Vers 1338, l'évêque Conrad de Lichtenberg se joint au baron de Hohenstein, landvogt d'Alsace pour investir le Val de Lièpvre. Les troupes mettent le feu à l’Allemand-Rombach et à Lièpvre. Le , Arnaud de Cervole, un capitaine de routiers envahit le nord de l’Alsace à la tête de ses 40 000 mercenaires. Il est au service du comte de Blamont en guerre avec l'évêque de Strasbourg. Ils envahissent la vallée et font des ravages aux villages de Lièpvre, l’Allemand-Rombach ainsi qu'à Sainte-Croix-aux-Mines. Après les routiers, ce sont les Armagnacs qui ravagent la région vers . Lièpvre et Rombach-le Franc se soumettent au Dauphin pour limiter les dégâts. Le , alors qu’une de leur colonne quitte Lièpvre pour rentrer en France, elle tombe dans une embuscade tendue au rocher du violon par les troupes de Sélestat, de Lièpvre, de l’Allemand-Rombach, de Sainte-Croix-aux-Mines, du Val de Villé et d’Obernai. Le Armagnacs subissent de lourdes pertes et perdent une partie du butin amassé en Alsace[40].

Époque moderne

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Armoiries de René II duc de Lorraine.

Au XVIe siècle, les mines occasionnent des conflits entre Antoine de Lorraine et le seigneur de Geroldseck, qui engage le mercenaire Franz von Sickingen pour occuper la vallée. Sa bande cause d’importants dégâts et pille les troupeaux avant d’être chassée en [41]. D’autres conflits l’opposent à Charles Quint mais sont réglés à l’amiable en 1521. Pendant la guerre des Paysans, un habitant de Lièpvre nommé le Grand Hannezo, entraîne quelques habitants des deux localités à l'attaque du prieuré de Lièpvre, qui est pillé[42]. Après l’écrasement du soulèvement par les troupes du duc de Lorraine, celui-ci envoie un détachement rétablir l’ordre dans la vallée. Les habitants sont condamnés à marcher, à travers la forêt, pieds nus en procession jusqu'au sanctuaire de Dusenbach.

L’Allemand-Rombach et Lièpvre sont envahis en 1592 par les troupes du marquis de Durlach de la maison de Bade en guerre avec le duc de Lorraine. Ils occupent le Val de Lièpvre durant l'hiver de la même année et mettent à sac la vallée qui est en partie incendiée. L’occupation dure jusqu’en 1604 et les habitants du Val de Lièpvre sont exemptés pendant huit ans de l'impôt pour les dédommager de ces mises à sac répétées. La guerre de Trente Ans et surtout les épidémies de peste et de typhus provoquent une immense catastrophe économique et démographique dans la vallée. À l’Allemand-Rombach, la population diminue des deux-tiers.

À partir de 1661, le duc Charles IV revient à la tête de ses États et prend des mesures pour restaurer la démographie et l'économie. Parmi les mesures destinées à relancer l'activité, il apporte un large soutien aux manufactures de draps et de soie. Les artisans qui s'installent dans la vallée bénéficient de la dispense du droit de bourgeoisie (c'est-à-dire d'entrée dans la ville), des impôts pendant six ans, du logement, etc. ce qui attire les immigrants, notamment des anabaptistes venus de Suisse. À la Hingrie, un hameau dépendant de l’Allemand-Rombach, toutes les fermes reviennent peu à peu à des anabaptistes et des paysans venus d'Orbey, de Fréland, du Bonhomme, de Savoie ou du Val d'Aoste. Une verrerie s’installe vers 1710 à la Hingrie, ce qui entraîne le développement considérable du hameau dans les années suivantes. Elle commence toutefois à péricliter à partir des années 1760 du fait de la concurrence des verreries de Baccarat et Bitche.

À la fin du XVIIIe siècle, l’Allemand-Rombach commence à disposer d'un statut particulier et dispose de ses propres revenus. Elle possède en effet d’importantes forêts communales, pour lesquelles la communauté paie en 1787 93 livres de France pour l'impôt du vingtième sur ces bois. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, on pouvait encore apercevoir de nombreux loups, qui étaient impitoyablement pourchassés et pour lesquels les communes payaient même des primes. Le dernier loup à l’Allemand-Rombach est tué en 1712[43].

Rocher de la Longire à Rombach-le-Franc près duquel le curé Boulanger célébrait la messe pendant la Révolution.

Pendant la Révolution, la verrerie et les propriétés de l’église sont confisquées comme bien nationaux, ce qui permet à la commune de l'Allemand-Rombach de récupérer les deux tiers de la forêt. Les alentours du village abritent des prêtres réfractaires, notamment les curé de Rombach, de Fouchy, de Lièpvre et de Sainte-Croix-aux-Mines. Ces derniers se cachent principalement dans les fermes, où ils célèbrent également clandestinement la messe. Certains finissent toutefois par être arrêtés, comme l’abbé Stackler de Neuve-Église, guillotiné en 1792. Après la fin des troubles révolutionnaire, l’abbé Boulanger, curé de Rombach, peut rentrer d’exil en [44].

Le , un incendie détruit quarante-trois maisons, situées entre la rue de l'Église et le centre du village jusqu'à la bifurcation du chemin qui mène vers le col de Fouchy. L'église ainsi que le presbytère sont également détruits par le feu, ainsi que la mairie. Plusieurs habitants meurent dans le sinistre, dont l'instituteur du village, Jean Baptiste Hestin. Les habitants de l’Allemand-Rombach doivent alors se rendre à Lièpvre pour le culte catholique et le conseil municipal ne dispose plus d'aucun endroit pour tenir ses séances. Pour accélérer la reconstruction, le conseil municipal décide de faire des prélèvements exceptionnels de bois dans diverses parcelles de ses forêts. La première pierre angulaire de la nouvelle église est bénie le par Jean-Baptiste Boulanger, curé de l’Allemand-Rombach. Le le curé doyen de la paroisse de Sainte-Madeleine de Sainte-Marie-aux-Mines préside la cérémonie de la bénédiction des deux cloches.

Après les guerres napoléoniennes, le village sert de cantonnement à une garnison bavaroise de 1815 à 1818. Après le retour de la paix et le départ des troupes alliées dans la vallée en 1818, le développement économique reprend. Après une interruption de 12 ans, l'exploitation des mines est reprise en 1824. Une compagnie parisienne rachète l'ancienne société Vallet et Leclerc ainsi que les bâtiments et terrains et entreprend des transformations. Cette société est reprise par Cor-Larigaudelle et Cie avec à sa tête M. de la Rochelle qui résidait à Sainte-Marie-aux-Mines.

À partir de 1870

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Départ des cloches de l'église Sainte-Rosalie pour être fondues par l'armée allemande le 1917 en présence des enfants du village.

Après la défaite de la France lors de la guerre de 1870, l'Alsace et d’une partie de la Lorraine sont attribuées à l’Empire allemand par le traité de Francfort du . Environ 20 % des habitants choisissent alors d’opter pour la nationalité française et quittent la commune. Le village est rebaptisé « Deutsch Rumbach » et abrite un poste de douane, la nouvelle frontière suivant la ligne des crêtes du massif vosgien.

Le , l'Allemagne déclare la guerre à la France. Le des troupes françaises pénètrent en Alsace. Un petit détachement se dirige vers Deutsch Rumbach et campe du côté de la Hingrie, plus précisément au col de Schlingoutte, où ils sont surpris par les Allemands et repoussés avec de lourdes pertes. En , les Allemands réquisitionnent toutes les cloches et tuyaux d'orgue des églises afin de récupérer le métal pour l’effort de guerre. Les cloches échappent toutefois à la fonte et reprennent leur place après la fin de la guerre le .

Après la guerre, l’économie du village évolue, de plus en plus d’habitants vivant du tissage du coton, de la laine et de la viscose plutôt que de l’agriculture. Celui-ci se fait souvent à domicile, dans de petits ateliers comportant un ou deux métiers à tisser. L’industrie du bois reste présente, mais emploie proportionnellement peu d’ouvriers. Il existe notamment une scierie-auberge, fondée en 1824 et active jusqu’en 1933, où elle est détruite par un incendie.

Remise des médailles aux résistants et passeurs de la vallée de Sainte Marie-aux-mines en 1946 par les autorités militaires.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands font leur entrée à Rombach-le-Franc le . Après l’armistice, l’Alsace est annexée de fait au Troisième Reich. L’allemand devient obligatoire dès le sauf dans les villages alsaciens francophones, dont Rombach-le-Franc, où le français est toléré jusqu’au . Le les habitants de la vallée jugés trop francophiles par les Allemands ainsi que les handicapés expulsés en zone libre. Une trentaine de personnes de Rombach-le-Franc sont concernées par ce décret. Dès le 3e trimestre 1940, des filières clandestines se mettent en place pour venir en aide aux prisonniers et aux fugitifs qui veulent se rendre de l'autre côté de la frontière. Plusieurs centaines d’évadés et de réfractaires à l’incorporation de force, peuvent ainsi franchir les Vosges pendant la guerre. Certains habitants rejoignent des groupes de résistants, comme Joseph Teyber, membre Groupe mobile d'Alsace (GMA) Vosges, arrêté et pendu au camp de concentration de Natzweiler-Struthof le . Plusieurs autres habitants sont également internés au camp de sureté de Vorbruck-Schirmeck.

Usine Lamotte de Rombach-le-Franc avant la Seconde Guerre mondiale.

Le les Américains sont dans les Vosges. Une colonne américaine de la 36e division d’infanterie américaine atteint les hauteurs de la Chambrette ainsi que de la Collinière dans la matinée du . Un poste d'observation est installé par les Américains au-dessus de la grotte de Notre-Dame de Lourdes à Hargoutte, tandis que les Allemands se retranchent à la Vaurière, qui est bombardé du 27 au . Les Américains entrent dans Rombach le et a libération du village est totalement achevée vers 15 h 30.

Après la guerre l’industrie décline progressivement dans le village. Des quatre cents métiers recensés en 1947, il n’en reste plus qu’environ deux cents en 1963. L’usine textile ferme ses portes l’année suivante. L’industrie du bois décline également : il ne reste au milieu des années 1960 que quatre menuiseries et deux sabotiers, tandis que la scierie ferme en 1976.

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune de Rombach-le-Franc est membre de la communauté de communes du Val d'Argent[45], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Sainte-Croix-aux-Mines. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[46].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé, à la circonscription administrative de l'État du Haut-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[45].

Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Sainte-Marie-aux-Mines pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Haut-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[47].

Liste des maires

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Liste des maires depuis 1953
Période Identité Étiquette Qualité
1940 1953 Jules Walter    
1953 1954 Jules Rieffel    
1954 1959 Jules Hinsinger    
1959 1965 Henri Philippe    
1965 1971 Jules Hinsinger    
1971 1972 Yves Ruch    
1972 1986 Rémy Schaeffer    
1986 1999 Raymond Hestin DVD  
1999 2014 Jean-Luc Fréchard    
2014 mai 2020 Jean-Pierre Hestin    
mai 2020 en cours Jean-Luc Fréchard[48]    

Finances locales

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Cette sous-section présente la situation des finances communales de Rombach-le-Franc[Note 5].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Rombach-le-Franc s'établit à 912 000  en dépenses et 809 000  en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 6] se répartit en 545 000  de charges (622  par habitant) pour 708 000  de produits (808  par habitant), soit un solde de 163 000  (186  par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des achats et charges externes[Note 7] pour une somme de 217 000  (40 %), soit 248  par habitant, ratio supérieur de 32 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (188  par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 180  par habitant en 2011 et un maximum de 248  par habitant en 2013 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 8] pour une valeur totale de 162 000  (23 %), soit 184  par habitant, ratio inférieur de 35 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (285  par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 163  par habitant en 2009 et un maximum de 184  par habitant en 2013.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Rombach-le-Franc[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 9] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 10] pour une somme de 317 000  (86 %), soit 362  par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 33  par habitant en 2012 et un maximum de 379  par habitant en 2010 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 11] pour 50 000  (14 %), soit 57  par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

Les ressources en investissement de Rombach-le-Franc se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour une somme de 50 000  (50 %), soit 57  par habitant, ratio inférieur de 20 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (71  par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0  par habitant en 2012 et un maximum de 110  par habitant en 2010 ;
  • subventions reçues pour une valeur totale de 8 000  (8 %), soit 9  par habitant, ratio inférieur de 89 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (81  par habitant).

L'endettement de Rombach-le-Franc au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 12], l'annuité de la dette[Note 13] et sa capacité de désendettement[Note 14] :

  • l'encours de la dette pour un montant de 346 000 , soit 395  par habitant, ratio inférieur de 34 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (601  par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 384  par habitant en 2012 et un maximum de 493  par habitant en 2010[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour 58 000 , soit 66  par habitant, ratio inférieur de 22 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (85  par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 58  par habitant en 2010 et un maximum de 69  par habitant en 2012[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une somme de 164 000 , soit 188  par habitant, ratio supérieur de 21 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (156  par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 128  par habitant en 2009 et un maximum de 218  par habitant en 2012[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 2 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ un an en 2012 et un maximum d'environ 8 années en 2007.

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[50].

En 2023, la commune comptait 775 habitants[Note 15], en évolution de −0,64 % par rapport à 2017 (Haut-Rhin : +0,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2391 2941 4281 6751 7631 9091 9922 0642 071
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 7801 8691 9321 8831 9241 8531 8441 7911 612
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5441 5481 5241 4061 3361 2911 1981 1561 122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 041870765720764820892834790
2021 2023 - - - - - - -
780775-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique
Courbe d'évolution démographique de Rombach depuis 1793

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Église Sainte-Rosalie (1805)

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Rombach-le-Franc : église Sainte-Rosalie.

L'église de Rombach-le-Franc telle qu'elle existe aujourd'hui date de 1805. Elle fut reconstruite après le terrible incendie du qui détruisit l'église et une grande partie du village, dont le presbytère. Elle fut achevée en 1807. Auparavant il existait une ancienne chapelle construite au XIIIe siècle par les moines du prieuré de Lièpvre près d'une source qui avait reçu le nom de « source de sainte Rosalie ». On raconte qu'au XIIIe siècle les loups étaient très nombreux dans les forêts de la commune. Lors d'un hiver très rigoureux, l'un des loups s'est précipité sur une petite fille qui fut dévorée ou plus vraisemblablement déchiquetée sur la place même où se trouve aujourd'hui l'église. Les moines du prieuré de Lièpvre ont alors érigé une chapelle à cet emplacement pour rendre un hommage à la petite fille dont le père travaillait pour les moines. Cette explication semble plausible, puisqu'une sculpture était gravée dans la pierre de la chapelle représentant la tête d’un enfant et le portrait d’un loup.

Ces deux vestiges provenant de la chapelle sont aujourd'hui encastrés dans le mur de l'église du côté extérieur de la sacristie et à l'arrière du bâtiment. À l'endroit coulait aussi une source qui reçut le nom de « source de Sainte-Rosalie[52] ». D'après la légende, on utilisait l'eau de cette source pour se préserver de certaines maladies et Rombach-le-Franc aurait été épargné par les épidémies de peste et de choléra grâce à la sainte qui était vénérée par la population. Depuis le XIIIe siècle et surtout au Moyen Âge, cette chapelle fut utilisée comme lieu de prière et une messe est dite le jour de la fête de Sainte-Rosalie. À cette occasion, les fidèles se rendent en procession depuis Lièpvre jusqu'à la chapelle. Il n'existe aucun curé qui réside à Rombach-le-Franc.

Le , cette chapelle de style roman est pourvue d'une cloche. Elle est bénie par l'abbé G. Morel curé de Lièpvre. Cette cloche est baptisée Françoise Charlotte en hommage à sa marraine, Demoiselle Charlotte Françoise Frauel, épouse du Sieur Jean Feydieu, procureur du Roi au Val de Lièpvre. Le nom de la cloche a été décidé par le Sieur François Didier Maurice avocat au parlement et prévôt royal au Val de Lièpvre avec l’autorisation de l’abbé de Cartigny, vicaire général et officier du diocèse de Strasbourg dont dépend ladite chapelle. Les fidèles doivent se rendre à Lièpvre pour le service divin. Mais dès 1745, le curé de Lièpvre se rend à Rombach-le-Franc pour administrer les derniers sacrements, mais pour les offices du dimanche, les mariages, baptêmes ou enterrements, les habitants doivent toujours se rendre à l'église de Lièpvre. Les inhumations des habitants de Rombach-le-Franc se font depuis les temps immémoriaux à Lièpvre.

Il existe dans le village deux confréries Sainte-Rosalie chargées d'entretenir cette chapelle dont un seul receveur rend compte annuellement des dépenses occasionnées devant le curé et la communauté. Cette confrérie paye également le curé de la paroisse non sous forme de dîmes mais en argent. Avant la guerre de Trente Ans, Rombach-le-Franc était tenu de payer la dîme au prieur de Lièpvre. En 1624, cette dîme représente 59 francs et 6 gros. Jusqu'en 1786, Rombach-le-Franc et Lièpvre ne font qu'une seule et même paroisse.

Tableau de Feuerstein (1899), artiste originaire de Barr, fixé derrière le maître-autel de l'église Sainte-Rosalie.
La chapelle romane du XIIIe siècle est détruite et remplacée par une église
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En 1756, les habitants de l'Allemand-Rombach éprouvent le besoin de posséder leur propre église, car la chapelle est devenue trop petite pour accueillir tout le monde. La population de l'Allemand-Rombach avait fortement augmenté depuis le début du XVIIIe siècle. En 1790 elle comptait 1 237 habitants. Les habitants, les bourgeois et maire, adressent un courrier à l'intendant de Lorraine et Barrois à Commercy, M. de la Galaizière. Le , celui-ci renvoie la demande pour information au subdélégué à Saint-Dié, M. de Lesseux.

Ce dernier examine le plan et devis dressés par M. Renault, architecte et géomètre à Saint-Dié datés du . Le de la même année, l'intendant ordonne que les enchères soient faites le plus rapidement possible. Le les enchères ont lieu à Saint-Dié et c'est Jean Collin de Lièpvre qui emporte le marché. Il accepte et signe le plan le même jour pour faire exécuter les travaux. Il s'engage par la même occasion à commencer les travaux au printemps 1757 et à assurer lui-même le transport des matériaux, étant donné le petit nombre de voituriers à l'Allemand-Rombach. Le devis est estimé à 7 773 livres lorraines.

Le , la nef de la nouvelle église est à moitié achevée. Les notables du village demandent qu'on surélève la tour de l'église de huit pieds, c'est-à-dire de 2,20 m pour qu'elle atteigne la faîtière de la nef, ce qui est accepté.

Un document du indique que la commune compte 180 habitants (ménages sans les enfants) et plus de 900 communiants (enfants à partir de sept ans). Les habitants considèrent que la chapelle Sainte-Rosalie est trop petite pour contenir tous les paroissiens. Ils estiment également que la cloche de la chapelle ne retentit pas assez loin et qu'elle est pratiquement inaudible au-delà d'une lieue, ainsi que dans différentes gorges situées près des collines. Ils demandent à la commune d'étudier la possibilité d'installer une cloche plus puissante[53].

En 1786 une paroisse autonome est instaurée à l'Allemand-Rombach
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Vitrail représentant sainte Barbe situé dans l'église Sainte-Rosalie financé en 1895 par la famille Bournique.

l'Allemand-Rombach après avoir pendant plusieurs siècles partagé le sort de Lièpvre et ses mêmes vicissitudes, éprouva le besoin de se détacher de l'église-mère qui était alors administrée par le recteur L. Mosser en 1786. Par ordonnance et enquête de commodo et incommodo du , l'évêque de Strasbourg, érige l'Allemand-Rombach en paroisse indépendante. La copie du décret épiscopal érigeant Rombach-le-Franc, autrefois filiale de l'église paroissiale de Lièpvre, est remplie de détails très intéressants : on y trouve par exemple que la communauté y compris le hameau de la Hingrie est composée de 230 feux ou ménages formant 900 communiants, chiffre qui excède celui des habitants de Lièpvre. L'ordonnance révèle aussi que Rombach-le-Franc dispose largement de quoi subvenir aux besoins de la nouvelle paroisse, que le trajet entre les dernières maisons de la Hingrie et Lièpvre est d'une lieue et demie, sans compter les habitations qui sont enfoncées dans les collines le long du village. Cette enquête met aussi en avant la difficulté pour les habitants de Rombach-le-Franc de se rendre à l'église de Lièpvre en raison des fréquentes crues d'eaux qui rendent impraticables les chemins menant jusqu'à l'église-mère. En hiver révèle cette enquête, les enfants qu'on amène à l'église de Lièpvre pour être baptisés sont particulièrement exposés à mourir en route et qu'une bonne partie de la population est tenue de rester dans le village pour protéger les habitations des vols et pillages et pour pouvoir y porter secours en cas d'incendie. La note ajoute que ce sont les habitants de la Hingrie qui sont les plus à plaindre car ils se trouvent à deux lieues de Lièpvre. Cette note ajoute que certains paroissiens profitent pour aller se rafraîchir dans les divers cabarets le long de la route, ce qui occasionne souvent des disputes et autres indécences. C'est pourquoi conformément à l'autorisation accordée par l'intendant de Lorraine en date du , et malgré le refus du curé de Lièpvre et la visite de feu vicaire général Arath de l'évêché de Strasbourg du , une autorisation est accordée pour la création d'une paroisse indépendante. Il ordonne que deux habitants de l'Allemand-Rombach et de la Hingrie nommés par les maires, lieutenant du maire, ou jurés de justice se rendent chaque année et à perpétuité à l'église de Lièpvre le jour de son patron (), pour y déposer deux cierges de cire blanche d’un poids d'une demi livre chacun pour marquer la prééminence de la paroisse de Lièpvre sur celle de Rombach-le-Franc.

Mairie et école.

Il nomme Jean Baptiste Boulanger, originaire de Sainte-Marie-aux-Mines curé du village et prescrit aux fidèles de la nouvelle paroisse d'établir un cimetière à côté de l'église[54]. Le , il est procédé par enchère au rabais de la construction d'un presbytère qui sera remporté par Jean Baptiste Benoît, entrepreneur à l'Allemand-Rombach, qui est aussi chargé de l'entretien des fontaines et de l'école du village. Il est aussi procédé par adjudication de la clôture du cimetière en présence de Charles François Petitmengin, conseiller du roi et son sous procureur au bailliage présidentiel de Saint-Dié. Cette ordonnance est publiée en exécution du décret de l'intendant de Lorraine et de Barrois, en présence du maire Pierre Mosse et des syndics de la communauté de Rombach-le-Franc et est affichée dans les communes de Saint-Dié, Sainte-Marie-aux-Mines, Sainte-Croix-aux-Mines, Lièpvre et Rombach-le-Franc pour information afin que le public soit dûment averti.

Intérieur de l'église Sainte-Rosalie.

Cette ordonnance stipule également à la communauté de l'Allemand-Rombach de pourvoir incessamment son église de fonts baptismaux, d'une chaire et de vases sacrés qui lui manquent encore. Les frais relatifs à la création de la nouvelle paroisse s'élèveront à plusieurs centaines de livres. Entre 1787 et 1788, grâce à des coupes de bois extraordinaires, la communauté construit un presbytère et aménage un cimetière à côté de la nouvelle église. En 1786, l'église fut dédiée à sainte Rosalie avec comme patrons secondaires, saint Blaise et saint Quirin.

Pendant la Révolution l'église fut transformée, comme dans beaucoup d'autres lieux, en temple de la Raison, en temple de l'être suprême et même en club patriotique quand la patrie fut déclarée en danger. Toutefois la majeure partie de la population resta fidèle à son pasteur, M. Jean Baptiste Boulanger. Celui-ci avait refusé de prêter serment à la constitution, malgré les insistances de la municipalité d'alors. C'était à coup sur la déportation pour le bagne de la Guyane pour le vaillant curé. De 1789 à 1792 l'abbé Boulanger administra de mieux qu'il put en bravant tous les dangers, sa paroisse. Ayant failli se faire prendre par les révolutionnaires qui étaient à sa poursuite, il préféra l'exil volontaire. Il se réfugia en Allemagne en 1792, mais revint incognito en 1797 dans sa paroisse, repartant presque aussitôt ne se sentant pas en sécurité. Pendant son absence, c'est le curé de Fouchy qui administra au péril de sa vie la paroisse se cachant de ferme en ferme.

Après le gigantesque incendie de 1801, l'église est reconstruite
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Pierre angulaire encastrée dans le mur de l'église Sainte-Rosalie à Rombach-le-Franc.

Le (le 4 fructidor de l'an 9) la nouvelle église construite après 1756 est entièrement détruite, de même que le presbytère et 43 maisons. Ce fut une épouvantable catastrophe et un coup terrible pour le vaillant curé Boulanger, revenu à peine de son exil. Toute la population aidée par la commune retroussa ses manches pour se mettre résolument à l’œuvre afin de reconstruire la nouvelle église et le presbytère. Grâce à des coupes extraordinaires et au soutien de la population, les travaux de la nouvelle église purent commencer dès 1805. La première pierre angulaire fut posée le comme il apparaît sur l'inscription qui figure à l'extérieur face avant de l'église et du côté du chemin de la Biaise : « J'ai été posée et bénite par M. Boulanger, premier curé de cette parroisse (avec deux r) le en présence du maire Mettemberg et de son adjoint Colin ».

La nouvelle église est achevée le et bénie par le curé doyen Cornette de Sainte-Marie-aux-Mines. Pour l'histoire, il faut préciser que l'on a déposé sur la pierre angulaire un message de témoignage dont voici une partie du contenu : « Au nom du père et du fils et du Saint-Esprit, l'an 1805 de Notre Seigneur Jésus Christ, le , fête de Notre Dame de l'Assomption de la Vierge Marie, le Pontife romain étant Pie VII et l'évêque de Strasbourg, Jean-Pierre Saurine, le 27 Thermidor de l'an XIII de la République, sous le règne de Napoléon, empereur des Français et roi d'Italie. Sous l'administration avisée du préfet Desportes, du département du Rhin supérieur, membre de l'ordre de la légion d'honneur, après le sacrifice de la messe célébrée dans l'oratoire (chapelle provisoire), cette première pierre angulaire, dont par décret épiscopal donné le par l'Église-mère de Lièpvre, détachée et érigée en église paroissiale, mais transformée par la nouvelle organisation de l'Église française en succursale le par une circonstance malheureuse, fut détruit par les flammes avec le presbytère et 43 maisons. Maintenant l'église de l'Allemand Rombach devant être reconstruite par les soins de la commune et agrandie dans sa longueur et sa largeur, par moi soussigné curé, originaire de la paroisse de Sainte Madeleine de Sainte-Marie-aux-Mines, d'abord comme curé et ensuite comme administrateur, avec l'autorisation de notre évêque de Strasbourg le 16 du mois de juillet précédent, sous la signature des très illustres Seigneurs Dangas, vicaire Général de notre évêque et Maimbourg, secrétaire épiscopal, tous les deux chanoines de l'Église catholique, autorisation déposée dans les archives paroissiales en présence de plusieurs paroissiens, principalement : Nicolas Mettemberg, Jean Dominique Collin tous citoyens et membres du conseil municipal du village constructeur de l'édifice ». D'autres informations concernant les paroissiens figurent sur cette première pierre angulaire scellé dans le bâtiment de l'église Sainte Rosalie[55].

La nouvelle église Sainte-Rosalie fut rendue au culte le . Plus tard on installa de nouvelles cloches dont la bénédiction eut lieu le [56]. Le bourdon pesant 800 kg, la moyenne 600 kg et la plus petite 450 kg sont installés en présence de toute la population. La grande cloche est bénie sous l'invocation de la Sainte Vierge et a pour parrains : Jean Georges Philippe, Joseph Jehel et Antoine Pairis et pour marraines, Marie Madeleine Leromain, Marie Thérèse Tourneur, et Marie Chenal. La plus petite cloche est bénie sous l'invocation de saint Blaise et saint Quirin patrons secondaires et a pour parrains : Nicolas Bureau (légionnaire), Jean Baptiste Chenal et Jean Gasperment et pour marraines, Marie Mervelet, Marie Roth et Marie Catherine Gasperment. La chaire est installée dès 1813[57].

L'orgue a été réalisé en 1856 par la facteur d'orgues Claude-Ignace Callinet, de Rouffach, puis restauré en 1935[58],[59].

En 1819, le curé Boulanger qui commençait à se sentir fatigué demanda à être épaulé par un vicaire. Il fit une demande auprès de l'église de Lièpvre pour l'assister dans les diverses tâches, notamment visiter les malades et administrer les saints sacrements. La commune de Rombach-le-Franc est sollicitée pour payer le vicaire. Jean Baptiste Boulanger, premier curé de Rombach-le-Franc meurt le à 23h45 à l'âge de 81 ans. Il a gouverné sa paroisse pendant 37 ans et cinq mois. Il est inhumé au pied de la grande croix, au milieu du cimetière. La construction de cette grande croix a été décidée à l'unanimité, et à la demande de nombreux citoyens, au cours d'un conseil municipal pour rendre hommage au premier curé de Rombach-le-Franc. Sur sa tombe on peut voir l'épitaphe suivante : Ici repose en paix Jean Joseph Boulanger, premier curé de cette paroisse qu'il a gouvernée pendant 37 ans et 5 mois. Né à Sainte Marie-aux-Mines de - Mort le . Pieux, zélé, charitable, vrai pasteur. Sa vie comme sa mort furent celles du juste chrétien - Imitez-le - Pauvres pleurez-le - Paroissiens priez pour lui.

En 1840, lors de l'agrandissement du cimetière le curé Jean Louis Monsch voulait faire déplacer la grande croix du cimetière à l'endroit même où reposait le curé Boulanger. La municipalité s'opposa et fit appel à l'évêque de Strasbourg pour trancher le différend. La grande croix fut finalement maintenue sur son ancien emplacement.

En 1899, Martin Feuerstein, artiste originaire de Barr fixe un tableau derrière le maître-autel de l'église Sainte Rosalie.

Chapelle de Notre-Dame-du-Bon-Secours

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Rombach-le-Franc : chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours à la sortie du village.
Intérieur de la chapelle.
Statue du Sacré Cœur au sommet de la colline du Rain de l'Annot.

Située au village au carrefour de la route de la Hingrie et de la route du col de Fouchy, la chapelle consacrée à Notre-Dame du Bon-Secours a été bâtie dans le jardin de Jean-Baptiste Humbert, tailleur d’habits, et achevée en 1852. C’est l’abbé Lemaire, curé de la paroisse qui a consacré cette chapelle en présence de tous les membres du conseil de fabrique[60].

Le plafond de la chapelle est rénové en 1852 et les murs badigeonnés par l’entreprise de Frédéric Reymond de Sélestat. Le conseil de fabrique de la paroisse Sainte-Rosalie participe aux frais en accordant 400 francs, de même qu’un particulier qui a accordé la même somme pour faire l’appoint. En 1852 la chapelle est dotée de six soutanelles rouges avec manches et six surplis à ailes en baptiste mousseline, le tout pour une valeur de 190 francs. Huit lithographies sont placées dans la sacristie de la chapelle. L’abbé Lemaire, en qualité d’ancien sous-aumônier des dames du Sacré-Cœur de Kintzheim a obtenu plusieurs objets de valeur, dont une chasuble blanche, une chasuble à double face (d’un côté en soie et de l’autre en soie violette), une étole pastorale avec des fleurs brodées et une grande bourse de fleurs brodées pour donner la communion, de quelques corporaux et purificateurs, etc.

Vers 1906, la chapelle est consolidée et rénovée, et après la Seconde Guerre mondiale, le clocher en maçonnerie qui avait été endommagé est remplacé par une charpente légère. En 1981 on a refait les peintures. Le tableau représentant la Vierge protégeant le village, qui se trouve sur la façade de la chapelle, est l’œuvre d’un peintre local, Joseph Gauer. Le dernier propriétaire du terrain voisin, Paul Leromain, désirant vendre cette parcelle cadastrée, en 1994, s’est aperçu qu’il était aussi propriétaire de la chapelle. En septembre 1993 la commune qui avait hérité de l’édifice rachète le terrain sur lequel était bâtie la chapelle car il restait toujours la propriété des héritiers. La décision de céder la chapelle à la commune est entérinée pour un franc symbolique. Dans une enquête pastorale réalisée en 1883 on y mentionne cette chapelle au centre du village consacrée à Notre-Dame du Bon-Secours dont la fête patronale est le .

Bornes armoriées

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Ancienne borne frontalière installée en 1780 séparant le Comte-Ban et le Duché de Lorraine entre les communes de Breitenau et Rombach-le-Franc.

La commune de Rombach-le-Franc était autrefois, avant la Révolution séparée par la forêt supérieure du Comte-Ban qui passait par les communes de Breitenau, Neubois et en partie par l'actuelle forêt domaniale de La Vancelle. La forêt du Comte-Ban comportait 215 bornes dont la quasi-totalité ont été martelées au cours de la Révolution. Seule une dizaine de ces bornes ont été épargnées par les révolutionnaires. La forêt du Comte-Ban appartenant jusqu'en 1789 au Grand Chapitre de la Cathédrale de Strasbourg, propriétaire aussi du château du Frankenbourg. Entre 1764-1766 le chapitre a fait procéder à l'abornement de la forêt supérieure en gravant sur chaque pierre l'année 1764 et le blason des comtes de Werde les premiers propriétaires du domaine. Certaines anciennes pierres-bornes datées de 1708 et déjà sur place ont été réutilisées. Ces pierres-bornes passaient en partie entre les territoires jouxtant Rombach-le-Franc et les communes de Breitenau et Neubois et sont marquées de chaque côté de la Croix de Lorraine et de l'autre du blason du Landgraviat. À cet endroit, elles marquent la séparation de la frontière entre Rombach-le-Franc, fief du Duché de Lorraine et le Comte-Ban. Elles séparaient également la limite entre le département du Haut-Rhin et le Bas-Rhin. Par la suite d'autres bornes sont venues s'ajouter pour indiquer la limite d'une petite forêt appartenant à Sélestat, au-dessus du haut de La Vancelle. Elles sont toujours visibles aujourd'hui et datent de 1780 portant le monogramme de Sélestat et les initiales de A.L. qui veulent dire « Allemand Rombach », l'ancien nom de Rombach-le-Franc[61]. D'autres bornes ont été implantées en 1823 portant les initiales A.L. pour marquer la limite du territoire communal avec Lièpvre vers le haut de La Vancelle sur le chemin qui va à la roche des fées. Enfin, il existe quatre bornes datées de 1764 proches de la frontière avec la commune martelées des initiales de la Collégiale Saint-Georges de Nancy qui a succédé au prieuré de Lièpvre, après le ruisseau de la Vaurière, mais installées sur la commune de Lièpvre. La cinquième borne portant le numéro 31 se trouve au Kast. On y distingue sur l'un des côtés de la borne une crosse abbatiale avec les lettres S.G. qui veulent dire Saint-Georges. La forêt sur laquelle se trouvent ces bornes appartenait aux moines du prieuré de Lièpvre, puis à la Collégiale de Nancy lorsque les ducs de Lorraine ont évincé les moines.

Calvaires et croix qui jalonnent les routes et sentiers de Rombach-le-Franc

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Calvaire de Hargoutte.

Autres petit patrimoine

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  • Calvaire de Hargoutte : le plus vieux calvaire de la commune. Il est daté de 1720.
  • Bornes limites de frontières : on peut encore apercevoir une dizaine de vieilles bornes datées de 1680 situées entre le col du Petit Haut et le Grand Haut, en suivant la crête du Haut de la Vancelle. Sur ces bornes on distingue la croix de Lorraine du côté de Rombach-le-Franc et de l'autre côté les armoiries du comte-ban de Frankenbourg.
  • Grotte Notre Dame de Lourde : construite en 1912 au-dessus de la colline de Hargoutte.
Rombach-le-Franc : grotte de Notre-Dame de Lourdes sur la colline de Hargoutte.
  • Fontaines : le village conserve encore une dizaine de vieilles fontaines qui étaient utilisées au XIXe siècle par les habitants pour y puiser l'eau et laver le linge.
  • Statue du Sacré Cœur :
Rombach-le-Franc : statue du Sacré Cœur sur la colline du Rain de l'Annot.

inaugurée en 1947 sur la colline du Rain de l'Annot en signe de remerciement pour avoir préservé le village de la destruction lors de la Seconde Guerre mondiale.

Des lieux évocateurs

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  • Biagoutte

Au XVIIIe siècle, ce lieu-dit s'appelait Blagoutte comme le montre la carte Cassini du XVIIIe siècle.

  • La Besse des pentes

Vers la route de la Hingrie rappelle la superstition de nos ancêtres pour ce lieu reconnu comme un haut lieu où les sorcières se réunirent pour leurs sabbats.

  • Belhengoutte

Autrefois, il existait dans cet endroit une mine qui a fonctionné entre 1611 et 1614.

  • Bestégoutte

On trouve ce lieu-dit en 1606 sous le nom de Bustelgoutte et à partir de 1759 sous le nom de Bestégoutte.

  • Chambrette

Pourrait désigner une ancienne propriété appartenant aux moines du prieuré de Lièpvre, peut-être un lieu de repos et de soins pour les habitants de la vallée.

  • Le Champ des Huttes : de nombreuses huttes étaient construites sur cette colline au-dessus de la Biaise, avant la guerre de Trente Ans, huttes habitées par les plus pauvres de la commune. Avant la Révolution, les verriers habitaient encore ces huttes.
  • Le cheval poirier

C’est le nom d’une colline où un cheval d’un seigneur aurait trouvé la mort en se brisant les os contre un poirier.

  • Le Coterain

Endroit qui se trouve au pied du grand virage en direction du col de Fouchy.

  • Grandgoutte

Lieu-dit de Rombach-le-Franc, au sud-ouest qui se trouve à l'écart du village au-dessus du Cheval Poirier. Ce lieu-dit a commencé à être exploité dès le XVIe siècle en raison d'importants filons d'ankérite et de quartz, ainsi que de minéraux métalliques disséminés : chalcopyrite, malachite, tétraédrite, bornite, bournonite. Le filon de Grangoutte contenait aussi d'importantes lentilles de barytine. Dès le XVIe siècle, le filon de Grandgoutte aurait été exploité pour le cuivre et l'argent. Une galerie de 85 mètres et un puits avaient été aménagés pour extraire environ 20 000 tonnes de barytine jusqu'en 1940.

  • Hargoutte

Nom qui voulait dire hare en patois et qui évoquait la culture de pommes de terre sur une terre très pauvre dans des portions communales.

  • La Longire

Lieu-dit déjà connu en 1441.

  • Naugigoutte

Certains étymologistes le font dériver de nannestohl cité dans le diplôme de Charlemagne en 774 et Lothaire Ier en 854. D'autres prétendent qu'il s'agit du Chalmont.

Anciennes mines

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Tout comme les autres agglomérations du Val d'Argent, Rombach-le-Franc a connu une période faste grâce à ses mines, dont la plus célèbre la mine Saint Georges produisait énormément de cuivre et nécessitait une main-d’œuvre assez importante. Un autre filon, celui de Grandgoutte connu depuis le XVIe siècle a été exploité pour le cuivre et l'argent. Cette mine contenait de l'ankérite et du quartz ainsi que des minéraux métalliques disséminés (chalcopyrite, malachite, tétraédrite, bornite, bournonite). Le filon de Grangoutte au sud-est de Rombach-le-Franc était aussi connu pour contenir d'importantes lentilles de barytine. Une galerie de 85 mètres et un puits permettait d'accéder au cœur de la mine. Avant 1940, on a extrait environ 20,000 tonnes de barytine de cette mine.

Patrimoine culturel

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Le jour de la bure

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On retrouve des réminiscences d'anciennes coutumes dans les anciennes enclaves lorraines en Alsace dont le val de Lièpvre a fait partie jusqu'en 1766. L'une de ces anciennes coutumes est le jour de « la bure » ou des « fête des brandons » qui se déroule généralement à la fin de l'hiver ou au début du printemps. La fête de la bure que les alsaciens nomment « Burefassenach » (carnaval des paysans) est mentionnée dans les montagnes des Vosges dès le XIIIe siècle. Cette fête est avant tout une fête agricole qui a traversé les siècles et qui continue d'être en vigueur à Rombach-le-Franc.

Feu de la bure le 31 mars 2007 sur la place des fêtes.

Le dressage du bûcher

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Dès le mois de février, les enfants et jeunes gens faisaient le tour du village avec une charrette pour ramasser tout ce qui pouvait servir à allumer le feu, puis à l'entretenir : vieux papiers, cartons, paille, fagots de genêts… On s'arrêtait devant chaque maison en criant en patois lorrain « du bois pour la bure ». Le bûcher se dressait généralement sur une hauteur dominant le village. Le bûcher était surmonté d'un sapin ou d'une longue perche de paille.

La fabrication des chidôles

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Une autre étape importante est la fabrication des disques de bois appelés en dialecte roman-lorrain « chidônes » ou « chidôles ». Il s'agissait de bûches d'un diamètre de 10 à 12 cm qui était taillées en disques d'où l'expression « lancer de disques » en Lorraine. On employait si possible du « hêtre déjà germé », ce qui favorisait la combustion. Les disques percés d'un trou dans leur milieu avaient un pourtour émincé qui facilitait leur envol. C'étaient des soucoupes volantes en miniature. Des gaules de bois vert de deux centimètres de long (de préférence en coudrier) appelés « corées » permettaient de les placer dans le feu.

Le cortège

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Il était constitué exclusivement d'hommes ou de jeunes garçons. Le jour des « bures », tout était prêt et le soir il se formait un cortège. En tête, les musiciens suivis des « buriers » qui devaient « garder le feu », donc l'entretenir comme dans les temps immémoriaux où l'on n'avait pas la possibilité de rallumer facilement. C'étaient les lanceurs de disques qui portaient les chidôles en bandoulière. Derrière eux la jeunesse fermait la marche. Tout le monde se dirigeait allégrement vers la hauteur où devait se dérouler la fête proprement dite.

Le déroulement de la cérémonie

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La mise à feu du brandon par le plus âgé des buriers était le signal du départ de la fête. Pendant que les flammes s'élevaient, les jeunes gens dansaient autour du bûcher en chantant. Lorsqu'il devenait possible de s'approcher du feu, les enfants sautaient à travers les flammes, tandis que les lanceurs de disques se mettaient en place conformément à la tradition. Chacun introduisait alors sa corée dans le trou de la « chidôle » et la plaçait dans le brasier où elle flambait instantanément. On la saisissait alors rapidement à l'aide de la baguette pour la faire tournoyer en l'air avant de la lancer avec des cris de joie sur une planche posée obliquement et surplombant le vide. La « chidôle » semant des étincelles, après avoir rebondi sur la planche, était propulsé dans le ciel nocturne où elle décrivait une longue courbe lumineuse, avant de rebondir plusieurs fois sur le sol comme un feu follet. Pendant ce vol éphémère les buriers finançaient les jeunes gens qui s'étaient souvent connus au cours des veillées. Si la courbe de la chidôle était ascendante, ils criaient : « Il y a promesse de mariage entre le couple ». Il arrivait que des jeunes filles donnent des beignets aux enfants avant le départ du cortège afin qu'ils interviennent auprès des buriers pour citer leur nom avec celui de leur élu.

Disparition progressive de la coutume

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Cette coutume était encore très répandue au début du XXe siècle. À titre d'exemple le , on pouvait observer en Forêt-Noire treize grands feu, tandis qu'en Alsace, celui du Grand Ballon était visible de toute la région mulhousienne. Monsieur V. Kuentzmann qui a recueilli les légendes et les traditions du Val de Lièpvre nous rapporte que les buriers parfois allumaient parfois un immense brandon au Chalmont illuminant une partie de la vallée. Mais les autorités en place ont essayé d'interdire ces immenses brasiers. Un édit du émanant de la chancellerie ducale de Lorraine menaçait de punition sévère ceux qui organisaient ces feux. La coutume bien enracinée dans les mœurs disparut cependant à Sainte-Marie-aux-Mines en 1842. En effet les chidôles incandescentes tombaient sur les toits des chaumes et risquaient de mettre le feu aux habitations à une époque où il n'existait pas encore de service de lutte contre le feu et où l'eau manquait cruellement. (Source : Jean Paul Patris dans Nos paysans d'autan, p. 254-257)

Rombach-le-Franc fut de tout temps une commune très réputée pour son eau-de-vie faite à partir de cerises, plus communément appelée le « kirsch ». Il existe encore de nombreux cerisiers dans la commune. Cependant, cette pratique tend à disparaître en raison de la fiscalité très élevée. On fabrique aussi du « quetsch » ou eau-de-vie de prunes, mais également de la pomme. Il faut énormément de fruits pour produire de l'eau-de-vie qui est souvent consommée sur place. En 1894, le village disposait encore de 120 bouilleurs de cru, contre 41 encore dans les années 1960. La commune était aussi réputée pour ses liqueurs faites à partir de bourgeons de sapins contre la toux et le mal de gorge et pour les liqueurs à partir de racines de gentianes censées améliorer la digestion. Aujourd'hui, cette pratique a disparu.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Blason de Rombach-le-Franc

Les armes de Rombach-le-Franc se blasonnent ainsi :
« Parti, au premier d'argent au sapin arraché de sinople, au second d'azur à la croix patriarcale d'or. »

On distingue sur le blason de la commune trois symboles :

  • le sapin qui représente la forêt communale, qui est l'une des plus importantes d'Alsace par rapport au nombre d'habitants : 910 ha de forêt soumise au régime forestier pour 820 habitants ;
  • la croix de Lorraine représente l'attachement antérieur de Rombach-le-Franc au duché de Lorraine jusqu'en 1766. En 1648, l'Alsace est annexée par la France, mais la rive gauche de la Lièpvrette, dont Rombach-le-Franc, reste une enclave lorraine. En 1766, à la mort du duc Stanislas, le Val de Lièpvre est rattaché à la France. Ce n'est qu'en 1790 que la commune est incorporée au département du Haut-Rhin plus proche géographiquement que la Lorraine ;
  • le diplôme de croix de guerre avec citation à l'ordre de la division fut décerné à Rombach-le-Franc le au vu des actes de bravoure dont s’est honoré le village au cours de la Seconde Guerre mondiale. Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre avec étoile d'argent. Pendant l'occupation allemande entre 1940-1944, la commune de Rombach-le-Franc a été un important lieu de passage ou une cachette pour de nombreux prisonniers français ou étrangers évadés des camps allemands. Par ailleurs de nombreux réfractaires au service du travail obligatoire (STO) et à la Wehrmacht ont été cachés et hébergés dans les fermes jusqu'à la Libération. De nombreux prisonniers ont pu regagner leur pays ou leur foyer grâce à l’aide des habitants du village.

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Rombach-le-Franc. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  6. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  7. Le poste « achats et charges externes » regroupe les achats non stockés de matières et fournitures (eau, énergie...), le petit matériel, les achats de crédits-bails, les locations, primes d'assurances...
  8. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  9. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  10. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  11. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  12. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  13. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  14. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Rombach-le-Franc.
  15. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes

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Références

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  26. Christian Wilsdorf, Notes sur le peuplement de la région de Sélestat après les grandes invasions in Revue d'Alsace, tome 97, no 574, 1957.
  27. On trouve également des noms en -goutte en Franche-Comté : Rougegoutte (Territoire de Belfort), Clairegoutte (Haute-Saône), etc.
  28. Pierre Colin, Séminaire de toponymie dialectale, Société philomatique vosgienne, 2008/2009.
  29. J.-J. Sitek, Rombas mémoire de la vallée de l'Orne ; Vivre à Rombach, septembre 1970, petite étude sur l'histoire de Rombas.
  30. Archives de Meurthe-et-Moselle B.740, no 59 bis et B.955, no 1.
  31. Recueil des documents sur l'histoire de la Lorraine, 1870.
  32. Archives de Meurthe-et-Moselle, B 955, no 1.
  33. Pierreusegoutte est déjà cité dans des textes du XIIIe siècle - Archives de Meurthe-et-Moselle, B 9557.
  34. Duvernoy, Une enclave lorraine en Alsace.
  35. Il existe en Haute-Saône un hameau appelé Chapendu. On trouve aussi de nombreux lieux-dits en France appelés Loup pendu.
  36. Archives municipales, délibérations du conseil, année 1918.
  37. Abbé Grandidier, Vues pittoresques d'Alsace, 1785, p. 13
  38. Abbé Grandidier, Œuvres historiques inédites de P.h And.Grandidier, t.1, Colmar, H.Georg, 1865, p. 301.
  39. Cahiers d'histoire du Val de Lièpvre, no 26, p. 29.
  40. Annuaire de la Société d'histoire du Val de Villé, 1977, p. 28-32.
  41. Chronique de la Lorraine, Édition Marchal, Nancy, 1860, p. 334-335.
  42. Henri Lepage, Documents sur la guerre des Rustauds, Lucien Wiener Librairie, Nancy, 1861, p. 239-243.
  43. « Les loups dans le Val de Lièpvre aux XVIIe et XVIIIe siècles », Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Colmar, années 1891-1894, Imprimerie Decker, 1894, p. 73-77.
  44. Société d'histoire du Val de Lièpvre, annuaire no 26, Histoire religieuse de Rombach-le-Franc, 2004, p. 24-42.
  45. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Rombach-le-Franc », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  46. « communauté de communes du Val d'Argent - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  47. Rachel Noël, « Collectivité européenne d’Alsace : ce qu'il faut savoir sur le projet », sur www.francebleu.fr, (consulté le ).
  48. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  49. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  50. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  51. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  52. Un dessin de cette chapelle en couleur se trouve à la Bibliothèque nationale, fonds lorrains. Un prêtre d'Attigny-les-Tour, l'abbé Rice, fut chargé par le duc Léopold de recenser tous les édifices religieux en Lorraine. Il mit 13 ans à répertorier tous les édifices. Toutes les églises du Val de Lièpvre furent répertoriées, dont Rombach-le-Franc, Lièpvre, Sainte-Croix-aux-Mines et Sainte-Marie-aux-Mines. Le compte rendu de cette enquête se trouve aussi aux Archives de Meurthe-et-Moselle, côte B 296.
  53. Archives municipales de Rombach-le-Franc, année 1772.
  54. Compte de Joseph Riette, syndic de l'Allemand-Rombach - Archives communales, année 1786.
  55. Plaquette distribuée le 14 septembre 1986 à l'occasion du bicentenaire de la paroisse de Rombach-le-Franc.
  56. Notice no IM68010253, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture Ensemble de trois cloches
  57. Société d'histoire du Val de Lièpvre, Histoire religieuse de Rombach-le-Franc, p. 24-42.
  58. Notice no IM68010245, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue de l'église paroissiale Sainte-Rosalie
  59. Inventaire de l'orgue
  60. Rombach faisait partie des biens du couvent de Fulrade
  61. Le nom a été changé le 5 décembre 1918 en Rombach-le-Franc à la suite d'une décision du conseil municipal et entré en vigueur le .