Aubure

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Aubure
Aubure
Vue sur une partie du village.
Blason de Aubure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Marie-Paule Gay
2020-2026
Code postal 68150
Code commune 68014
Démographie
Gentilé Auburien
Population
municipale
370 hab. (2018 en augmentation de 4,23 % par rapport à 2013)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 11′ 53″ nord, 7° 13′ 19″ est
Altitude 936 m
Min. 727 m
Max. 1 144 m
Superficie 11,9 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Colmar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sainte-Marie-aux-Mines
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Aubure
Liens
Site web https://aubure.fr/
Chevaux
Chevaux et chemin du bien être.
Arc en ciel à Aubure.
Forêt et digitales.

Aubure (en allemand Altweier) est une commune française de moyenne montagne située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est. Elle fait partie du Massif des Vosges.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Auburiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur le centre du village en hiver.

Aubure, située à plus de 800 mètres d'altitude, est la plus haute commune du massif des Vosges et se trouve entre les villages de Sainte-Marie-aux-Mines, Fréland et Ribeauvillé. La commune fait partie du canton de Sainte-Marie-aux-Mines et de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé. Le village est situé sur un plateau en forme de cuvette dominant la plaine d'Alsace avec vers l'est le village de Ribeauvillé, vers le sud Fréland, Lapoutroie, Orbey, Kaysersberg… et vers le nord Sainte-Marie-aux-Mines. La commune compte actuellement 370 habitants.

Villages les plus proches[modifier | modifier le code]

Frélandkm, Sainte-Marie-aux-Mines 12 km, Sainte-Croix-aux-Mines 16 km, Lapoutroie 12 km, Kaysersberg 14 km, Riquewihr 18 km, Lièpvre 22 km, Orbey 13 km, Ribeauvillé 12 km, Ammerschwihr 18 km, Rombach-le-Franc 20 km.

C'est une des 188 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges[1].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Eclin
  • Hachy
  • La Renardière
  • Froide Fontaine
  • La Ménère
  • Le Haut Schluck
  • Le Bas Schluck
  • Kalbin
  • Obermatten
  • Larges champs

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aubure est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Colmar, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (64,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (64,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,9 %), zones agricoles hétérogènes (27,2 %), zones urbanisées (7,9 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Altvillare avant le Xe siècle ; In Alburiis en 1265 (chronique de Richer de Senones) ; Altpur en 1300 (charte de l'abbaye de Pairis) ; Altpur en 1328 ; Alpurtal en 1441 ; Altweyer 1581 ; Altenwir 1710 ; Aubure en 1775.
En allemand : Altwihr[10], Altweyer[11], Altweier (1871-1918).

La commune se nomme Àltwihr en alsacien[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts du village[modifier | modifier le code]

Aubure appartient d'abord à la seigneurie de Riquewihr. Le village est mentionné en 1217. Le village passe ensuite aux comtes de Horbourg, puis il est racheté par les comtes de Wurtemberg en 1324. Un document de l'abbaye de Pairis de l'année 1328 signale qu'Altpur est chargé de lui payer des redevances. Le village est aussi mentionné en 1472 dans l'Urbaire de Riquewihr. Un mayer administre le village. Un autre urbaire de 1522 indique qu'il n'existe pas d'église à Aubure et que les habitants allaient à Saint-Nicolas de Sylo. Vers 1472, la commune comprend 14 fermes qui appartiennent en fief au seigneur de Riquewihr, qui s'est adjoint un bailli charger de recouvrer les impôts payés le plus souvent en nature.

La Réforme[modifier | modifier le code]

La Réforme est introduite dès 1536 par Georges de Wurtemberg, et le premier temple protestant est construit en 1556. Il était situé à l'endroit où se trouve aujourd'hui la maison Berthel. En 1624, il n'y a plus qu'un seul catholique qui réside à Aubure.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

En 1635, la communauté d'Aubure est décimée par la peste et subit une destruction presque totale. Détruit pendant la guerre de Trente Ans, l'immigration d'une population welsch, de langue romane et de religion catholique est vivement encouragée par le roi de France, Louis XIV. Les rares fermiers encore en vie engagent des valets et des domestiques originaires de Fréland, de Lapoutroie et d'Orbey qui parlent le welche. Mais avec les mariages mixtes entre alsaciens et welches, le bilinguisme s'installe peu à peu. En 1685, le gouvernement français fit fermer l'église aux protestants qui fut rendue en 1685 aux catholiques.

La seigneurie d'Aubure passe à Anne de Montbéliard[modifier | modifier le code]

En 1686, le duc Georges de Montbéliard donna la seigneurie d'Aubure à sa fille Anne qui la posséda jusqu'à sa mort en 1723. Cette succession donna lieu à un procès entre la nièce de cette dernière et le duc de Wurtemberg; la sentence ne fut prononcée qu'en 1759, à l'avantage de la maison de Wurtemberg qui le conserva jusqu'en 1789.

Le consistoire de Riquewihr s'implante à Aubure[modifier | modifier le code]

En 1827, le consistoire de Riquewihr décida de nommer un pasteur à Aubure qui est en même temps instituteur. C'est dans une maison datant de 1731 que furent aménagés l'école et le presbytère. En 1828, le temple protestant fut ajouté à ce bâtiment, l'ensemble recouvrant alors une seule et même toiture surmontée d'un campanile. À partir de 1891, les protestants disposeront de leur propre cimetière et un nouveau presbytère fut élevé en 1895.

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La commune a été décorée, le 11 novembre 1948, de la croix de guerre 1939-1945[13].

Vie économique[modifier | modifier le code]

Un village essentiellement agricole

Aubure. Carte postale ancienne.
J. Kuntz, éditeur - Soultz (Haut-Rhin).

Ce village de montagne vit essentiellement de l'agriculture et à partir du XIXe siècle de l'agriculture et du tissage à domicile pour le compte des industriels de Sainte-Marie-aux-Mines. Son climat est propice à l'installation de sanatorium. Depuis la fin du XXe siècle, le tourisme vert se développe avec succès. La situation d'Aubure a privilégié dès la fin du XIXe siècle l'installation de résidences secondaires. Il existe actuellement à Aubure un grand centre de cure (le Muesberg) étant situé sur les terres qui sont communes avec Ribeauvillé, bien que situées tout près d'Aubure.

Le territoire de la commune comprend de vastes étendues de forêts communales qui représentent une importante source de revenus pour les habitants d'Aubure. Aubure se divise aujourd'hui en deux parties, celle du bas est habitée par des protestants au dialecte alsacien, celle du haut par des catholiques au patois vosgien français.

Aubure dispose de différents commerces locaux qui assurent le ravitaillement de la population et des vacanciers. Il existait un camping communal, mais c'est un gîte à présent, des chambres d'hôtes, des appartements meublés, un gîte d'étape ainsi que des restaurants et tables d'hôtes. Deux gîtes équestres complètent la panoplie des différents accueils.

Sanatorium[modifier | modifier le code]

Maison de repos de Salem à Aubure.
« Aubure, les charmes du repos et de la guérison ».

À l'ouest d'Aubure s'élève le Sanatorium Salem appartenant à la Sécurité sociale de Strasbourg qui sert surtout de maison de convalescence et de rééducation fonctionnelle. Dans le bas du village est situé un autre établissement de rééducation, au lieu-dit du Muesberg (banc de Ribeauvillé). Ces deux établissements font vivre une grande partie de la population. L'établissement de cure du Salem est en réalité situé sur le banc communal de Fréland, au lieu-dit « Pierreusegoutte », à une altitude de 900 mètres, à 2 km du village d'Aubure.

Le site a été sélectionné en 1889 pour son air pur et vivifiant, et sa protection des vents. Au début de son existence, l'établissement porte le nom de Sanatorium d'Urbach-Fréland, près d'Aubure. Le chemin d'accès se fait par le col de Fréland (831 m d'altitude), à la sortie d'Aubure. Les travaux ont débuté en août 1889 sous la direction de deux architectes strasbourgeois, Brion et Beminger. Les bâtiments sont financés en partie par un prêt hypothécaire accordé par l'« Actiengesellschaft für Boden und Communal Kredit » (Crédit foncier d'Alsace et de Lorraine). Des investisseurs privés soutiennent financièrement le projet.

Le 18 février 1893, les bâtiments sont acquis par les diaconesses de Strasbourg de confession protestante, qui leur sert de lieu de vacances et de cure jusqu'en août 1914. En 1903, le Sanatorium est rebaptisé Sanatorium Salem. En 1920, le sanatorium est racheté par la Caisse d'Assurance des Employés, une des caisses d'assurances sociales de l'époque. Depuis, le sanatorium change plusieurs fois de propriétaires et subit des transformations modifiant sensiblement son aspect extérieur et intérieur. La maison de repos et de rééducation de Salem a fermé ses portes en 2011. Le bâtiment sera vendu.

Lieu de détente[modifier | modifier le code]

Aubure est entourée de forêts de sapins et de pins et possède de vastes prairies qui se prêtent à toutes sortes de balades à pied, à VTT ou à cheval. Des sentiers balisés par le Club vosgien permettent aux randonneurs de se rendre d'un lieu à un autre sans se perdre. Ils peuvent notamment encore découvrir des fermes de montagne perpétuant la tradition pastorale. En hiver, sa situation exceptionnelle de moyenne montagne bien ensoleillée en fait un lieu privilégié apprécié par ceux qui pratiquent le ski de fond ou la raquette hors des sentiers battus.

Population[modifier | modifier le code]

Sur les 413 habitants installés à Aubure, environ un sur quatre a moins de 20 ans. Le troisième âge est peu représenté, à peine 15 % ont plus de 60 ans. Six habitants sont des étrangers. Les deux centres médicaux rééducatifs situés à proximité du village emploient environ 60 % de la population active. Le chômage est peu élevé, à peine 4 %, à comparer aux 8,7 % de la moyenne départementale.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Aubure

Les armes d'Aubure se blasonnent ainsi :
« D'argent à un coq de bruyère au naturel posé sur un mont de trois coupeaux de sinople. »

Trois coupeaux verts représentent les trois vallées de Sainte-Marie-aux-Mines, de Lapoutroie, et de Ribeauvillé, au centre desquelles se trouve Aubure. Le coq de bruyère est un animal qui était autrefois fréquent dans la région, mais qui aujourd'hui est en voie d'extinction.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[14] :

  • total des produits de fonctionnement : 510 000 , soit 1 337  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 553 000 , soit 1 425  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 220 000 , soit 566  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 111 000 , soit 285  par habitant ;
  • endettement : 362 000 , soit 934  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 17,87 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,06 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 52,25 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,60 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 20,12 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1986 juin 1995 Guy Kletty[15],[16]   élu maire à Saint-Vincent-les-Forts (04) en 2014[15]
juin 1995 mars 2014 Claude Humbrecht SE  
mars 2014 En cours
(au 31 mai 2020)
Marie-Paule Gay [17]
Réélue pour le mandat 2020-2026
PS Professeure des écoles
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2018, la commune comptait 370 habitants[Note 3], en augmentation de 4,23 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
249280312310330346355313353
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
321344353311293293280311301
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
278268295225256415428388398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
286331312293372400407407355
2017 2018 - - - - - - -
360370-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint Jacques-le-Majeur[modifier | modifier le code]

Église catholique Saint Jacques-le-Majeur d'Aubure.

L'église catholique Saint-Jean-le-Majeur abrite un remarquable autel du deuxième quart du XVIIIe siècle qui proviendrait, selon la tradition, de l'abbaye de Pairis, située dans la commune d'Orbey. Présentant un décor sculpté d'une grande qualité, il est fort probable qu'il n'ait pas été commandé pour cette modeste église. La décoration sculptée en relief sur le devant d'autel s'inspire d'une œuvre gravée par Hans Collaert, actif à Anvers au XVIe siècle, qui se serait lui-même inspiré de Michel Ange. Dès 1686, un texte introduit officiellement le Simultaneum, c'est-à-dire le partage obligatoire de l'église entre les confessions catholiques et protestantes. La première église catholique est construite vers 1720. Le chœur et la sacristie sud datent du XVIIIe siècle, la nef, la sacristie nord et une partie du clocher de 1813, tandis que l'autre partie date de 1859. Le bâtiment actuel est du XIXe siècle. La paroisse dépend du doyenné de Sainte-Marie-aux-Mines tout au long du XIXe siècle, puis de celui de Lapoutroie à partir de 1986[22],[23].

Le temple protestant (1828)[modifier | modifier le code]

Le temple protestant d'Aubure.
L'intérieur du temple protestant d'Aubure.
Statue de la Vierge sur la colline d'Aubure.

En 1686, Louis XIV fit fermer le temple aux protestants, mais la religion ne disparut pas pour autant. Après cent quarante et une années d'inexistence forcée, la paroisse protestante d'Aubure se reconstitue officiellement en 1827. Calvinistes et protestants se réunissent en une seule communauté. La construction d'un temple est immédiatement entreprise. Il est consacré le 5 novembre 1828. Par son volume, cet édifice est proche d'une ferme de type vosgienne à laquelle on aurait ajouté un clocher. Il est d'ailleurs accolé à une maison datée de 1731[24],[25].

Statue de la Vierge dominant le village[modifier | modifier le code]

La statue de la Vierge se trouve sur une hauteur dominant le village d'Aubure. Elle a été construite sur un terrain appartenant à Jean Baptiste Parmentier qui a offert les terrains à la paroisse catholique. La statue a été érigée à l'occasion du 250e anniversaire de la fondation de l'église. L'inauguration a eu lieu en 1938 en présence de toute la population d'Aubure et du maire Saturnin Raffner et du curé de la paroisse, André Kloetzler[26].

Lors des travaux de rénovation de la statue en 1999, on a découvert par hasard un document à l'intérieur d'une bouteille qui se trouvait emmuré dans le socle de la statue. Sur ce document on trouve la signature des paroissiens qui ont contribué par leurs dons à l'édification de ce monument ainsi que les noms du maire, du curé et des membres du conseil municipal. Ce document est actuellement exposé à l'intérieur de l'église catholique du village.

Le Bilstein d'Aubure[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un château en ruine, à 750 mètres d'altitude situé sur un rocher appelé Schlossberg, entre le col du Haut-Ribeauvillé et la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines près de la route D 416. Il a été construit au XIIe siècle et fut la propriété de la Maison de Lorraine. Il passe ensuite au commencement du XIIIe siècle aux comtes de Horbourg et par héritage en 1324 aux comtes de Wurtemberg[27]. Assiégé sans succès en 1547, il fut pris en 1636 par les Impériaux commandés par le comte Schlick et détruit. Pour distinguer ce château de celui d'Urbeis (Bas-Rhin) qui porte le même nom, on lui a accolé le nom de château de Bilstein d'Aubure qui fut entièrement détruit en 1636, bien qu'il ne fasse pas partie du ban d'Aubure, mais de celui de Riquewihr[28],[29].

Les restes actuels du donjon carré et des tronçons du mur d'enceinte : la tour est accessible, cependant il faut prendre quelques précautions[30],[31],[32],[33].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Aubure est jumelée avec :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anonyme : Altweier, Luftkurort, Vogesen, Markirch, Cellarus, 1900 - 24 pages en allemand.
  • Anonyme : Altweier, Luftkurort (Aubure), Hochvogesen, Imprimerie Decker, 2 pages en français et allemand, S.d.
  • Trendel, Guy : Aubure près du ciel. Sites et contes étranges entre Riquewihr et le Brézouard, 1990.
  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 662 p. (ISBN 978-2-7165-0250-4)
    Aubure, église catholique : maître-autel, p. 38 ; Riquewhir : Ruines du château de Bilstein (ou Bildstein), pp. 351-352
  • Metzenthin : Aubure et ses origines et la ferme seigneuriale. Bulletin de Ribeauvillé, 15, 1952 et 16, 1953 (la métairie Schluck).
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4)
    Riquewhir, Château de Bilstein-Aubure, pp.973-974
  • Charles-Laurent Salch, Imagiers des châteaux et remparts d’Alsace, 1370-1970, vol. III, Strasbourg, Châteaux-forts d'Europe-Castrum Europe, , 581 p. (ISSN 1253-6008)
    N°63/64/65/66 2013. Tome 3 : P à Z, Bildermacher der Elssaessischen Burgen Und Stadtbefestigungen *Riquewhir, p. 414
  • Baudron, J.L., Couffin J. Michel, Kraft André : L’agonie d’une culture locale, 1974.
  • Knittel, Michel, Le Muesberg, Aubure et la quête de l'air pur, 1996 - 311 pages. Histoire de la commune d'Aubure, de ses sanatoriums et de la lutte contre la tuberculose en Alsace en général.
  • Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
  • Inventaire national du patrimoine naturel de la commune

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. Le Strengbach s'appelait autrefois Weissenbach
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Colmar », sur insee.fr (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Georges Stoffel, Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin, 1868
  11. Géographie Universelle traduite de l'Allemand de Mr. Büsching, tome 4, contenant la France (première partie), Strasbourg, Bauer & Cie, 1770
  12. Villes et villages du Haut-Rhin sur Le Dictionnaire alsacien
  13. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  14. Les comptes de la commune
  15. a et b Sylvie Arnaud, « Guy Kletty succède à Philippe Jaunay qui n'était pas candidat », La Provence, 7 avril 2014, p. 9.
  16. Robert Weinland, « Les maires de Aubure », Genweb, 11 février 2011, consulté le 10 avril 2014.
  17. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. « Eglise catholique Saint-Jacques-le-Majeur », notice no PA00085333, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Eglise paroissiale Saint-Jacques-le-Majeur », notice no IA68007151, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Temple protestant, presbytère et cimetière », notice no IA68007153, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Temple protestant
  26. La statue de la Vierge
  27. « ancien château des Wurtemberg-Montbéliard », notice no IA68000789, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. Le Bilstein Alsacien
  29. Mengus, Nicolas, (1968- ).,, Châteaux forts et fortifications médiévales d'Alsace dictionnaire d'histoire et d'architecture, La Nuée bleue, cop. 2013 (ISBN 978-2-7165-0828-5 et 2-7165-0828-3, OCLC 863479791, lire en ligne), p. 37-38.
  30. Château de Bilstein d’Aubure
  31. Photos du Château de Bilstein-Aubure
  32. Au pays des châteaux-forts, p.18
  33. Château de Bilstein (près de Ribeauvillé)
  34. « Comité de jumelage de Surville » (consulté le ).