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Lapoutroie

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Lapoutroie
Lapoutroie
Village vers le nord-ouest.
Blason de Lapoutroie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de Kaysersberg
Maire
Mandat
Philippe Girardin
2020-2026
Code postal 68650
Code commune 68175
Démographie
Gentilé Lapoutroyens
Population
municipale
1 881 hab. (2023 en évolution de −1,42 % par rapport à 2017)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 12″ nord, 7° 10′ 13″ est
Altitude Min. 329 m
Max. 1 229 m
Superficie 21,12 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Colmar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sainte-Marie-aux-Mines
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Lapoutroie
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Lapoutroie

Lapoutroie est une commune française du Massif des Vosges située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie

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Vue partielle sur l'ouest du village de Lapoutroie.
Calvaire du XVe siècle.

Située dans le département du Haut-Rhin entre vignoble et montagne, Lapoutroie est à 18 km au nord-ouest de Colmar. Lapoutroie est le chef-lieu du canton de Lapoutroie sur la Béhine et la route des Vosges qui comprend les communes de Fréland, Labaroche, Le Bonhomme et Orbey aussi appelé « canton vert » en raison de l'abondance des prés et forêts qui entourent la commune. Il est borné par les cantons de Sainte-Marie-aux-Mines, de Kaysersberg, de Wintzenheim, de Munster et à l'ouest par le département des Vosges. Il est entièrement situé dans ces montagnes, dont les sommets, appelés le Brézouard et Le Bonhomme, montrent au loin leur crêtes arides et sauvages. Au centre du canton et sur le territoire de Lapoutroie, s'élève le pic dit lo Faudé que l'on croit avoir été anciennement un lieu consacré aux mystères du culte druidique. La superficie de la commune est de 2 135 hectares, dont 1 000 ha de forêt et 900 ha de prairie et pâturage. L'altitude varie de 330 à 1 228 mètres pour le point culminant qui se trouve au Brézouard. Le village est traversé par la Béhine venant du Bonhomme, qui reçoit la Goutte puis se jette dans la Weiss en amont d'Hachimette. Lapoutroie faisait partie, avant la Révolution du bailliage d'Orbey, dépendant de la seigneurie de Ribeaupierre.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Le Bonhomme, Fréland, Kaysersberg Vignoble, Labaroche, Orbey et Sainte-Marie-aux-Mines.

Hydrographie

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La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Béhine, la Weiss, le ru de Fauru[1] et le ru du Devin[2],[3],[Carte 1].

La Béhine, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Le Bonhomme et se jette dans la Weiss sur la commune, après avoir traversé deux communes[4]. Les caractéristiques hydrologiques de la Béhine sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,94 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 13,1 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 15 m3/s, atteint le même jour[5].

La Weiss, d'une longueur de 24 km, prend sa source dans la commune de Orbey et se jette dans la Fecht à Kaysersberg Vignoble, après avoir traversé cinq communes[6]. Les caractéristiques hydrologiques de la Weiss sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 0,671 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 3,9 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 5,9 m3/s, atteint le [7].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Lapoutroie[Note 3].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[10] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 354 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 10,5 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Turckheim à 11 km à vol d'oiseau[14], est de 9,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 804,5 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 35,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20 °C, atteinte le [Note 4].

Au , Lapoutroie est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Colmar, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[18]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (59,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,1 %), prairies (27,8 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), zones urbanisées (4,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,1 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits et écarts

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C'est une des 201 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges[22].

Il existe de nombreux écarts et lieux-dits dont la plupart sont habités. Le village proprement dit ne comporte qu'un tiers des habitants, le reste étant partagé entre les autres hameaux ou fermes isolées. Hachimette, le plus gros hameau, compte environ 299 habitants. En 1681, on dénombre 30 maisons avec 36 bourgeois dans le village, 8 maisons à Hachimette, 5 à La Goutte et 22 à Ribeaugoutte. En 1850, Ribeaugoutte compte 250 habitants dont une école qui accueille 60 enfants.

Le village d'Hachimette et son église.
  • Hachimette, un gros hameau en aval (en allemand : Eschelmeer ou Eschermury)
  • Ribeaugoutte (Klein Rappolstein), sur l'adret - en 1387, on trouve la forme Rabagut
  • La Hôpatte
  • Kermodé
  • Les Mérelles
  • Embetches
  • Grande Roche
  • Le Bambois
  • Le Bâa
  • Le Coq Hardi
  • Faurupt en 1441 (ou Starckenbach)
  • La Haute-Pierre
  • Le Grand-Trait (Langenwasen)
  • La Froide Fontaine
  • La Goutte
  • Hautpré
  • Le Faudé
  • Le Limbach
  • Trou des Tronces
  • Les Fourches
  • Les Alagouttes
  • Bache-le-Loup
  • La Basse-des-Buissons
  • Le Châmont
  • Au fossé
  • Les Ennebilchés
  • Gasse
  • La Gayire

Il existe au hameau de La Goutte une source ferrugineuse que sa situation pittoresque et son débit abondant mériteraient de faire connaître.

Le nom de la localité est mentionné sous les formes ecclesia de Sconerloch en 842 ; Lai Poitraie en 1228 ; Schonerloch en 1320 ; La Putraye et Schönerlach en 1340 ; Sconerlach/Schônerlach en 1441 ; Schönnörlach/Schônnàrlach au XVe siècle ; La Poutroye en 1793 ; Schnierlach au XIXe siècle.

En allemand, Schnierlach[23].

De l'ancien français poutre (« jument »).

Préhistoire et antiquité

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Des pièces et des armes de l’époque romaines ont été découvertes au-dessus de Ribeaugoutte.

Un acte de l'année 1047 du couvent de Sainte-Croix-en-Plaine fait mention de biens à Sconerloch. Deux ans plus tard, l'abbesse du couvent de Sainte-Croix-en-Plaine, sœur du pape Léon IX, fait construire la première église dans la localité. En 1090, il fait partie de la seigneurie de Hohnack et du bailliage du Val d'Orbey, située près de Labaroche et appartenant au comte d'Eguisheim. Lapoutroie devient le centre administratif du bailliage. Le prévôt du val, chargé de rendre la justice y réside. Au XIIe siècle, le village de Lapoutroie est toujours cité sous le nom de Sconerloch, comme le relève un document du couvent de Sainte-Croix fondé par le pape Léon IX.

De 1348 à 1536, Lapoutroie fait partie de la seigneurie de Ribeaupierre et le représentant de la seigneurie habitait dans les lieux, et on y trouvait aussi une prison et un tribunal. Les criminels furent pendus à Hachimette et le gibet se trouvait sur un pré en face de la chapelle. Les habitants payaient d'ailleurs la dîme et autres redevances au couvent Sainte-Croix, dont l'abbesse nommait le curé de la paroisse. Après la disparition du couvent, la dîme passe à la ville de Colmar qui vendit en 1568 ses droits à l'abbaye de Pairis. C'est à Lapoutroie que réside le prévôt représentant les Ribeaupierre pour faire régner la justice.

En 1298, l'évêque de Strasbourg tente de s'emparer du Val d'Orbey et livre une guerre opiniâtre contre Thibaut de Ferrette. Entre 1347 et 1350, la peste noire décime plus d'un tiers de la population. En 1365 ce sont les grandes compagnies qui ravagent la région faisant de nombreuses victimes.Vers 1385 et 1386 la famine vient s'ajouter aux lots de malheur que connaît la population. Entre 1365 et 1375 la région connait des incursions des troupes de Lorraine qui livrent bataille avec ceux des Ribeaupierre bien décidés à protéger leur pré-carré. Puis ce sont les troupes de la ville de Colmar qui essayent de s'emparer de Lapoutroie, mais les Ribeaupierre parviennent à les contenir et à les mettre hors la loi en 1495.

L'abbaye de Pairis est attaquée pendant la guerre des paysans. En 1536, la ville de Colmar conquiert le droit de collation et les biens du couvent de Sainte-Croix-en-Plaine, donne la cour et la dîme en location, puis la vend en 1668 à l'abbaye de Pairis.

Temps modernes

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Le village est ravagé pendant la guerre de Trente Ans. Vers 1632, on dénombrait encore 206 habitants, en 1635 la population tombe à 256 ménages puis en 1681, il ne restait plus que 36 occupants et 30 maisons. En 1648 il ne reste que 96 foyers, soit une chute vertigineuse de 66 %. À Hachimette, le hameau de Lapoutroie, il ne restait plus que 10 habitants et 8 maisons, à la Goutte 9 habitants et 5 maisons et à Ribeaugoutte 27 habitants répartis dans 22 maisons. La même année, le hameau de Ribeaugoutte fut pratiquement décimé par un incendie qui emporta 18 maisons. Après les traités de Westphalie en 1648, les seigneurs du Hohnack, initialement vassaux de Habsbourg, sont placés sous la suzeraineté du roi de France.

La guerre de Trente Ans terminé, Louis XIV fait circuler en Lorraine des émissaires appelant des volontaires à venir repeupler la région. C'est de Remiremont que viennent en majorité les volontaires. D'autres personnes venant du Tyrol répondent à l'appel. À partir de 1700, la région recommence à se repeupler. On compte déjà de 600 à 700 personnes qui se fixent définitivement à Lapoutroie. En 1732, le village compte 876 habitants.

Le , un violent orage s'abat sur le village. La foudre met le feu sur une maison proche de l'église. La maison en feu communique à plusieurs autres maisons dont l'église qui est réduite en cendres. La sacristie et le chœur, ainsi que les autels latéraux protégés par leurs voûtes sont épargnés par le feu. Pas moins de 22 maisons et deux granges partent en fumée. Pour secourir les sinistrés, l'évêque de Bâle organisa une quête en faveur des mêmes. L'intendant de Strasbourg demanda le aux baillis et magistrats des villes et communes de Kientzheim, Ammerschwihr, Sigolsheim et Munster de faire couper 500 troncs de chêne et 1 050 troncs de sapins qui furent répartis aux sinistrés de Lapoutroie par le bailli Fuchs de Ribeauvillé[24]. Ils servirent à reconstruire l'église, les maisons et les autres bâtiments du village. Le conseil de fabrique fit don de 3 000 livres, ce qui permet de restaurer la nef de l'église. L'abbaye de Pairis est contrainte, en vertu d'une condamnation, de faire rebâtir à ses frais le chœur. Grâce à toutes ces interventions, l'église fut consacrée le par Joseph Guillaume de Rinck, prince-évêque de Bâle.

Lors de la réorganisation territoriale suivant la Révolution, Lapoutroie fait d’abord partie du canton de Kaysersberg auquel appartient Lapoutroie. Lapoutroie devient le chef-lieu du canton en 1796[25]

Époque contemporaine

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Avec le développement de l'industrie en 1850, des industries voient le jour dans la commune. Une filature de coton, deux fabriques de cretonne, quatre moulins, une brasserie, deux huileries et deux scieries sont installés. La population passe alors à 3 206 habitants.

En 1851, lors de l'émission des billets du lingot d'or, quelques habitants notables de Lapoutroie, constatant la fureur avec laquelle les paysans de la localité accaparèrent les billets, résolurent d'essayer de faire rester dans la localité les pièces d'un franc que le public jetait dans le gouffre ; ils organisèrent une loterie au profit des pauvres ; l'un d'eux avança l'argent nécessaire pour acheter des lots. Leur opération laissa un bénéfice de plus de 500 francs, qui firent le premier fond d'un bureau de bienfaisance, dont la création fut sollicitée et autorisée.

Après la conquête de l’Alsace par l’Empire allemand à la suite de la guerre de 1870, le village est baptisé Schnierlach. Jusqu'en 1900, le français est toléré comme droit local. En 1872, le service militaire devient obligatoire ; un certain nombre de personnes quittent alors Lapoutroie pour y échapper en s'installant dans les Vosges ou d'autres régions françaises.

Au début de la Première Guerre mondiale, le l'artillerie française bombarde le col du Bonhomme, l'église et une vingtaine de maisons sont brûlées. Le , les troupes françaises, bousculant les troupes bavaroises font leur entrée à Lapoutroie. Le , l'armée allemande composée de régiments bavarois contre-attaque et s'empare à nouveau de Lapoutroie. Les chasseurs alpins français se replient à la tête des Faux. Dans la région, Le Linge et la tête des faux contrôlent le passage du col des Bagenelles et celui du Bonhomme qui seront âprement disputés. Le soir du , la tour du Faudé criblée d'éclats d'obus s'écroule. Les tirs de l'artillerie française menacent toute la région. Le , un bombardement de la gare d'Hachimette fait plusieurs morts. 23 civils seront tués pendant la guerre, parmi lesquels des enfants. Au cours des combats la commune sert de base aux troupes allemandes qui combattent à la Tête-des-Faux. Peu à peu, à partir de 1915, le front des Vosges sera plus calme et le restera jusqu'en 1918. Le , les troupes françaises font leur entrée officielle à Lapoutroie que les Allemands avaient déserté quelques jours plus tôt. La commune a été décorée le de la croix de guerre 1914-1918[26].

Pendant la Seconde Guerre mondiale les premières patrouilles allemandes arrivent à Lapoutroie le vers 21 heures. Quelques escarmouches, destinées à retarder l'avance des troupes ennemies sont à signaler aux abords du village. Le , 108 personnes de Lapoutroie seront expulsées, les Allemands leur reprochant essentiellement leur ascendance française. Après avoir été rassemblés à Cernay elles prendront le chemin du sud-ouest. À partir de 1942, les noms à consonance françaises seront germanisés. Entre 1942 et 1945, 132 jeunes de Lapoutroie seront incorporés de force et partiront sur le front russe ou italien. Quarante d'entre eux se dérobent au moment de leur incorporation ou à l'occasion d'une permission. Cinquante Lapoutroyens seront tués ou portés disparus dans l'armée allemande, auxquels il faut ajouter quatre tués en 1940 dans l'armée française et trois en camp de concentration. Le , la compagnie L du 141e RIUS occupe les hauteurs de Lapoutroie. Des patrouilles des compagnies K et L sont envoyées à Lapoutroie sans rencontrer de résistance. Le matin, une contre-attaque allemande à l'entrée du village fait un tué américain ainsi que plusieurs prisonniers. Finalement la commune est libérée le par le 6e corps d'armée américain du général Devers et les troupes alliées de la première armée française commandée par le général de Lattre de Tassigny venant de l'ouest.

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune de Lapoutroie est membre de la communauté de communes de la Vallée de Kaysersberg[27], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Kaysersberg Vignoble. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[28].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé, à la circonscription administrative de l'État du Haut-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[27].

Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Sainte-Marie-aux-Mines pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Haut-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[29].

Budget et fiscalité 2014

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La mairie de Lapoutroie.

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[30] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 866 000 , soit 929  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 513 000 , soit 753  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 1 843 000 , soit 918  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 680 000 , soit 836  par habitant.
  • endettement : 786 000 , soit 391  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 12,10 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,88 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 85,02 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste de maires

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Liste des maires successifs à partir de 1911
Période Identité Étiquette Qualité
1911 1919 Jean-Baptiste Hauschel    
1919 1925 Jean Schwartz    
1925 1944 Léon Grivel    
1944 1945 René Raffner    
1945 1959 Paul Minoux    
1959 1964 Jean-Baptiste Demangeat CNIP Conseiller général (1951-1964)
1964 1970 Adrien Jeandon    
1970 1977 Roger Burel    
1977 2001 Hubert Haenel UMP Sénateur (1986-2010)
mars 2001 mai 2020 Jean-Marie Muller UDI Président de la Communauté de communes
mai 2020 en cours Philippe Girardin[31] ex-Les Verts Ingénieur agronome, ancien Président du Parc régional des Ballons des Vosges
Les données manquantes sont à compléter.

La commune de Lapoutroie a signé une charte d'amitié avec Lannilis en Bretagne (département du Finistère) en 1987[32].

Équipements et services publics

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Enseignement

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La communauté de Lapoutroie semble disposer d'écoles dès la fin du XVIIe siècle. Le plus souvent il s'agissait de bâtiments ordinaires plus ou moins aménagés pour un usage scolaire. À la fin du XVIIe siècle il est envisagé la construction d'une nouvelle école plus spacieuse pour recevoir le nombre toujours plus important d'élèves. Le décret du bailli de Lichtenberg du organise la vie scolaire dans la seigneurie des Ribeaupierre. Il rend l'école obligatoire dès l'âge de sept ans jusqu'à ce que les élèves sachent lire et écrire. Les parents sont tenus d'envoyer leur progéniture à l'école sous peine d'amende. Le maître doit enseigner aux enfants la lecture, l'écriture, le plain-chant, le catéchisme. Il doit apprendre aux enfants à lire le français et le latin afin qu'il puisse participer à réciter des prières en latin.

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34].

En 2023, la commune comptait 1 881 habitants[Note 6], en évolution de −1,42 % par rapport à 2017 (Haut-Rhin : +0,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8402 0081 9382 1012 5112 6342 6312 6182 432
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 3802 5672 5922 4612 4322 4082 3032 2122 199
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1772 0962 0951 9171 8661 8151 8011 6871 635
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 6611 7121 7941 9111 9812 1042 0572 0491 924
2017 2022 2023 - - - - - -
1 9081 8721 881------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Dialecte local

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Le patois des habitants de la vallée, le welche, rappelle le vieux celte. Il diffère en beaucoup de points du patois lorrain, ainsi que des patois des environs de Belfort, de Schirmeck, du val de Lièpvre ou du Ban de la Roche. Quoique mélangé de mots germaniques et latins, corrigé aujourd'hui par le français moderne, il possède encore de nombreuses racines celtiques et se rapproche du langage parlé par les héritiers bretons des Kimris[37],[38].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Église Sainte-Odile

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Lapoutroie comportait au moins quatre églises au cours des siècles. La première a été construite au IXe siècle. C'est la sœur du pape Léon IX, Odile, la première abbesse du couvent de Woffenheim (Sainte-Croix-en-Plaine) qui l'a fait construire probablement pour répondre aux besoins des habitants de la cour colongère. En 1349, le premier curé recensé de Lapoutroie, Jean de Ruti, prend ses fonctions qu'il occupera jusqu'en 1373. Son successeur, Jodocus Scriptor, curé de 1329 à 1460 était un ami du grand prédicateur Geiler de Kaysersberg. Cette première église devenue trop petite a été remplacée en 1502 par une nouvelle construction. Pour financer la nouvelle construction, Guillaume Ier et sa femme Jeanne de Neuenbourg de la maison des Ribeaupierre vont se montrer très généreux en réunissant la somme nécessaire à l'aménagement intérieure de l'église. Guillaume Ier ordonne en outre au curé Jean Kreutzer de faire des quêtes pour réunir les sommes nécessaires à l'aménagement intérieure de l'église. Cette deuxième église existera jusqu'en 1750. Tous les matériaux ont été livrés gratuitement sur place par les paroissiens. Le un terrible incendie ravage une partie du village ainsi que l'église. Les trois grandes cloches ont été fondues par la chaleur. La voûte du chœur a été totalement minée en plusieurs endroits. 23 maisons maisons du village et trois granges ont également été anéanties par le feu. Une fois de plus, la reconstruction de l'église s'avérait nécessaire. Cela va occasionner un conflit entre la commune et l'abbaye de Pairis. L'église de Lapoutroie dépendait d'une cour colongère, il était donc normal qu'elle soit entretenue par le collateur de la dîme, c'est-à-dire la ville de Colmar et l'abbaye de Pairis, successeur légal de droits de la cour colongère. Pairis possédait un tiers de la dîme du ban de la commune. La grande dîme était partagée en plusieurs parts, le prince de Birkenfeld percevant les redevances en tant que successeur de la famille des Ribeaupierre. De nouvelles transformations ont lieu en 1813, puis en 1893 le projet de construction de l'église actuelle est envisagé créant un conflit entre le conseil municipal et les autorités paroissiales. La commune préconisait une simple réparation alors que d'autres demandaient la construction d'une nouvelle église. C'est la deuxième solution qui sera finalement retenue grâce à la ténacité du curé Rhein et de son vicaire l'abbé Prince. Un terrain de 51 ares, 46 centiares appartenant à la famille Jean-Baptiste Petitdemange est acheté en 1909. Le , le gouvernement approuve l'emprunt de 12 000 marks voté par le conseil de fabrique de l'église. Le , la première pierre est posée. La nouvelle église achevée est consacrée le [39],[40] par l'évêque auxiliaire de Strasbourg Franz Zorn von Bulach. Les frais de construction s'élevaient à 280 000 marks. Pendant la guerre 1914-1918, l'église subit plusieurs dommages. Elle fut atteinte par une dizaine d'obus dont l'un détruisit la voûte du chœur. La statue de sainte Odile resta intacte.

Des travaux de restauration sont par ailleurs programmés en 2016 avec le soutien de la Fondation du patrimoine[41].

Chapelle Saint-Laurent

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La chapelle Saint-Laurent est inaugurée par le curé Jean-Baptiste Coudre. La chapelle se trouve à Ribeaugoutte[47].

Musée des eaux-de-vie

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Musée des eaux-de-vie.

C'est dans un ancien relais de poste du XIXe siècle que René et Monette de Miscault ont créé le musée des eaux-de-Vie et des liqueurs[48]. Dans ce bâtiment aujourd’hui rénové, on trouve une importante collection d'absinthe et d'anisés, des anciennes affiches publicitaires, alambics, alcoomètres, filtres, fûts, moules à bouteilles, bonbonnes de verre que l'on peut visiter librement. On y propose la dégustation et la vente d'eaux-de-vie et liqueurs produites dans la distillerie de Fougerolles. Une nouveauté depuis peu, la vente de fromage de munster et de choucroute de Lapoutroie à emporter sous emballages sous vide.

La tour du Faudé vue depuis Lapoutroie.

Après la traversée du hameau de Hachimette, la route qui depuis Kaysersberg mène en pays welche s'ouvre en i grec, vers Orbey d'une part et Lapoutroie de l'autre, lorsqu'elle vient buter contre le massif du Faudé qui sépare les deux vallées. Le Faudé où abondaient jadis des blocs roses farcis de cailloux diaprés que les géologues appellent « poudingues », a comme la plupart des montagnes gréseuses, la réputation d'avoir servi de cadre aux sacrifices sanglants des cultes celtiques. La tradition rapporte qu'en creusant sur son éperon du Faudé, le Tchénor, qui pourrait signifier « charniers », alors qu'il a été traduit simplement en « chat noir », de nombreux squelettes auraient jadis été trouvés. En effectuant en 1879 des fouilles dans ce massif, à un emplacement qui n'a n'a pu être situé exactement, une équipe de chercheurs aurait mis au jour des ossements humains et une idole gallo-romaine qui pourrait être le faux-Dieu auquel la montagne doit son nom. L'abbé Humbrecht, vicaire à Orbey, qui a signalé ces découvertes, a proposé alors l'érection d'une grande croix témoignant que le Faudé est maintenant et pour toujours terre chrétienne. En 1889, la section de Kaysersberg-Lapoutroie du club vosgien devait entreprendre au sommet du Faudé, à 773 mètres d'altitude, la construction d'une tour d'observation. L'initiative en revient à deux militants de Lapoutroie, le juge Taron, fonctionnaire allemand, et maître Noël, français des Vosges, resté malgré l'annexion en 1871 à Lapoutroie où il exerça durant 32 ans (1860-1893) la charge de notaire. Inauguration a lieu le en présence des notabilités du canton de délégations de clubs vosgiens de Colmar-Lac Blanc, de Ribeauvillé, de Sainte-Marie-aux-Mines, Munster, Sélestat et Strasbourg.

Chemin des Romains

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Le canton de Lapoutroie est traversé par une voie romaine, qui prend naissance au Bonhomme et qui expire à Fréland, en suivant la direction des montagnes et en passant au-dessus de Ribeaugoutte. Cette voie a une parfaite ressemblance avec celle que l'on vit sur la montagne de Sainte Odile. On a trouvé dans les champs qui l'avoisinent des armes antiques et des monnaies à l'effigie des empereurs romains. En l'an 58 avant Jésus-Christ, les légions de Jules César occupaient la plaine d'Alsace et mettait en place un réseau de communication très dense. La voie du Bonhomme sera l'un des axes de franchissement des Vosges les plus fréquentés. Les chariots se hissaient lentement à l'assaut du col en s'agrippant aux dalles rainurées de la chaussée. Cette vieille route pénétrait en Alsace par le col du Bonhomme. Elle venait de Sainte-Marguerite, près de Saint-Dié, et passait par Tullum Leucorum (Toul) Scarpone (= Dieulouard), Saint-Dié, Sainte-Marguerite et Scarupt (= Fraize). Elle passait ensuite à la Chapelle où étaient installés des forgerons et descendait au Bonhomme. À partir de là, la voie longeait la Béhine, passait par le Grand-Trait et arrivait au Coq Hardi. De là elle se séparait en deux. Le premier tracé continuait à longer la Béhine passant à Froide-Fontaine, Hambostures et Lapoutroie. Elle dominait de peu le cours de la rivière contournait le lac, marais de Hachimette puis descendait sur la rive gauche de la Weiss.

Tête des Faux

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Le champ de bataille de la Tête-des-Faux (sommet de la tête des Faux, avec ses ouvrages fortifiés, Roche du Corbeau, avec ses abris et ses ouvrages, ainsi que l'ancienne station de funiculaire) fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1932[49].

Étang du Devin

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L'étang du Devin se trouve dans le dernier repli du lieu-dit des Mérelles, à quelque 1 000 mètres d'altitude sur le banc de Lapoutroie. Il se présente comme un cirque dominé par les hautes parois de la Tête des Faux. L'endroit très riche en diverses variétés florales, d'espèces rares a été classé "site protégé". Le mot étang du Devin proviendrait de Hexenweier[50] qui est le nom du propriétaire. Il pourrait s'agir de Colin, le Devin qui en 1441 possédait également des biens à Markirch[51]. Le document reste cependant introuvable. Le mot Devin était encore répandu en 1599 au Bonhomme. En 1702 on donne à ce lieu le nom d'étang du Devin ou Crimmelins. Sur les plans napoléoniens de 1832, on l'appellera étang Divin.

Hameau de Hachimette

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L'église Sainte-Richarde.

C'est en 1241 que l'on rencontre pour la première fois le nom de Escermure, l'ancêtre du nom de Hachimette. Le hameau a été construit sur une ancienne tourbière qui s'étendait sur tout le fond de la vallée. En 1370 le village est appelé Eschramore et en 1576 sous le nom de Eschlemer. En 1650 le cadastre signale huit maisons avec 10 habitants à Hachimette, tandis que Ribeaugoutte compte 22 maisons et 27 habitants. En 1688 les habitants parlent de haichimet, Hechimet, Aschimet qui deviendra finalement Hachimette. En 1679 la paroisse de Hachimette est rattaché à celle de Lapoutroie. En 1750 une chapelle dédiée à sainte Richarde est signalée dans le hameau[52].

Les sites et monuments commémoratifs

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Le cimetière militaire de Lapoutroie.
  • Les monuments commémoratifs[53],[54].
    • Monument aux Morts place du Général De Gaulle,
    • Monument commémoratif de la 5e D.B. sur le parvis de l'église de Hachimette,
    • Stèle commémorative des Malgré-Nous au carré militaire[55],
    • Stèle commémorative AFN - Indochine au carré militaire,
    • Monument commémoratif des chasseurs dans le carré militaire, du cimetière communal,
    • Carré militaire au cimetière communal,
    • Le cimetière militaire.

Personnalités liées à la commune

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  • Clément Cogitore (1983-) et Romain Cogitore (1985-) artistes et réalisateurs ;
  • Claudie Hunzinger (1940-), artiste et écrivaine, réside à Bambois, lieu-dit dont elle a donné le nom à un de ses livres ;
  • Robin Hunzinger (1969-), réalisateur. Fils de la précédente, il est également domicilié à Bambois ;
  • Marcel Laurent, coureur cycliste né le à l'annexe d'Hachimette-Lapoutroie dans une famille de 17 enfants. Il a remporté la course Bordeaux-Paris en 1938 et 1939. Il interrompt sa carrière sportive pendant la guerre 1939-1945. Il trouvera la mort dans un accident de la circulation le à l'âge de 81 ans ;
  • Hubert Haenel (1942-2015), maire de Lapoutroie de 1977 à 2001, membre du Conseil constitutionnel.

Héraldique

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Blason de {{{commune}}} Blason
Les armes de Lapoutroie se blasonnent ainsi :
« D'azur au pont d'or à trois arches maçonné de sable sommé d'une oie d'argent becquée et membrée d'or. »[56]
Détails
Armes parlantes (Un pont pour une poutre, traversée par une oie ).

Depuis 250 ans, Lapoutroie possède des armoiries représentant un pont en or sur lequel se tient une oie argentée avec bec et pattes en or. Cet emblème rappellerait le nom de la cité, « poutre-oie » ou l'oie sur la poutre. Les noms allemands, Sconerloch, Schoenerlach, Schnierlach, rappellent les temps où à l'endroit du village se trouvaient d'énormes aulnes.

Bibliographie

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  • Lapoutroie et son passé, les racines de l'avenir - Publié en par la mairie de Lapoutroie, 226 p.

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 11:01 TU à partir des 480 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/12/1983 au 01/04/2024.
  2. Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 11:01 TU à partir des 81 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/07/2017 au 01/04/2024.
  3. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  4. Les records sont établis sur la période du au .
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Lapoutroie » sur Géoportail (consulté le 14 juin 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Sandre, « le ru de Fauru »
  2. Sandre, « le ru du Devin »
  3. « Fiche communale de Lapoutroie », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines Rhin-Meuse (consulté le ).
  4. Sandre, « la Béhine »
  5. « Station hydrométrique La Béhine à Lapoutroie », sur l'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
  6. Sandre, « la Weiss »
  7. « Station hydrométrique La Weiss à Orbey », sur l'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
  8. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  9. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  10. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  11. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  12. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  13. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  14. « Orthodromie entre Lapoutroie et Turckheim », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station Météo-France « Trois-Épis_sapc », sur la commune de Turckheim - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  16. « Station Météo-France « Trois-Épis_sapc », sur la commune de Turckheim - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  17. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  18. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Lapoutroie ».
  19. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Colmar », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  22. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  23. Georges Stoffel - Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin (1868).
  24. Pour en savoir plus sur ce bailli, Joseph Fuchs, voir l'affaire Hirtzel Lévy
  25. Encyclopédie de l'Alsace, Editions Publitotal, (lire en ligne)
  26. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918.
  27. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Lapoutroie », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  28. « communauté de communes de la Vallée de Kaysersberg - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  29. Rachel Noël, « Collectivité européenne d’Alsace : ce qu'il faut savoir sur le projet », sur www.francebleu.fr, (consulté le ).
  30. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du sur Internet Archive).
  31. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  32. « Jumelage. Décès de Hubert Haenel maire de Lapoutroie », sur Le Télégramme, (consulté le ).
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  37. Article franco / welche de Jean Mathieu et Roland Henry sur les coutumes de Lapoutroie
  38. Pays et patois welches.
  39. « Eglise catholique Sainte-Odile », notice no PA00085781, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  40. « Eglise paroissiale Sainte-Odile », notice no IA68007377, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. a et b Paroisse Catholique : Appel aux dons - Église Sainte-Odile (travaux programmés en 2016).
  42. Inventaire de l'orgue de l'église Ste-Richarde de Hachimette
  43. Le soutien de la Fondation du patrimoine à la restauration de l'orgue
  44. Restauration et installation d'un orgue Cavaillé-Coll dans l'église de Hachimett
  45. Ste-Odile, orgue de Martin et Joseph Rinckenbach, 1913
  46. Notice no IM68010036, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture Orgue église paroissiale Sainte-Odile
  47. « Chapelle Saint-Laurent et école », notice no IA68007434, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  48. « Musée des eaux de vie - Visit Alsace », sur visit.alsace, (consulté le ).
  49. « Champ de bataille de la Tête-des-Faux », notice no PA00085502, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. Selon Das Reichsland Elsass
  51. Markirch = nom allemand de Sainte-Marie-aux-Mines.
  52. « Eglise Sainte-Richarde », notice no IA68007401, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. Monuments commémoratifs
  54. Les Diables Rouges.
  55. Monument de Lapoutroie. Extrait du L'incorporation de force des jeunes d'Alsace et Moselle
  56. Archives Départementales du Haut-Rhin