Giessen (rivière)

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le Giessen
Illustration
Le Giessen à Sélestat.
Caractéristiques
Longueur 33,6 km [1]
Bassin 272 km2 [1]
Bassin collecteur le Rhin
Débit moyen 3,27 m3/s (sa confluence avec l'Ill)
Régime pluvial
Cours
Source Col d'Urbeis
· Localisation Faîte
· Altitude 590 m
· Coordonnées 48° 19′ 37″ N, 7° 10′ 48″ E
Confluence l'Ill
· Localisation Ebersmunster
· Altitude 164 m
· Coordonnées 48° 17′ 22″ N, 7° 31′ 04″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive droite Liepvrette
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Bas-Rhin
Régions traversées Grand Est
Principales localités Villé, Sélestat

Sources : SANDRE:A23-0200, Géoportail

Le Giessen[note 1] est une rivière française du Grand Est qui coule dans le sud du département du Bas-Rhin. Le Geissen draine la Vallée de Villé et débouche dans la pleine d'Alsace. C'est un affluent gauche de l'Ill, donc un sous-affluent du Rhin.

Géographie[modifier | modifier le code]

La haute vallée du Giessen à Urbeis.

Le Gissen (anciennement la Scheer [réf. souhaitée]) prend sa source dans le massif des Vosges, à 590 m d'altitude au lieu-dit Faîte au pied du Climont à Urbeis, il draine la Vallée de Villé puis est rejoint par la Lièpvrette et débouche dans le pleine d'Alsace à proximité de Sélestat. La Geissen se jette dans l'Ill à Ebersmunster, après un parcours de 33,6 km[1].

En amont de Villé, le Guissen présente deux branches : Le Giessen de Steige et le Gissen d'Urbeis, qui prennent tous deux leur source sur les flancs du Climont. Le Giessen recueille les fortes précipitations de la partie montagneuse : les réseaux en entonnoir du Breitenbach et de l'Erlenbach descendus du Champ du Feu et de l'Ungersberg, le ruisseau de Charbes, issu de la Honel et du Mont, le ruisseau de Froidefontaine et le Luttenbach, ce dernier drainant une partie du massif de l'Altenberg. A la confluence de ses deux branches à Villé, le Gissen a déjà recueilli l'essentiel de son alimentation[réf. souhaitée].

Le cours inférieur du Giessen dans le Val de Villé, entre Villé et la confluence avec la Liepvrette, où la pente ne dépasse plus 6 %, ne connaît que des apports très limités. Les cours d'eau sont peu importants dans ce secteur, surtout en raison de la baisse rapide des précipitations vers l'aval. Les ruisseaux de Triembach, Saint-Maurice (Dumpfenbach), de Saint-Pierre-Bois (Estergott) et du Comte-Ban n'écoulent qu'une faible lame d'eau au point que l'avant-vallée doit être alimentée en eau potable par des pompages sur la nappe phréatique de la plaine[réf. souhaitée].

Affluents[modifier | modifier le code]

Les principaux affluents sont :

sur la rive droite :

sur la rive gauche :

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le débit moyen annuel du Giessen à son confluent avec la Lièpvrette se situe entre 1 et 1,5 m3/s, soit nettement moins que la Lièpvrette qui à La Vancelle-Hurst évacue 2 m3/s. Le Giessen présente un régime pluvial[note 2], à hautes eaux l'hiver et basses eaux l'été, traduisant ainsi fidèlement le régime pluviométrique vosgien. Le caractère pluvio-nival[note 3] n'apparaît que lors de certains hivers à enneigement prolongé, ce qui est rare dans le bassin-versant du Giessen dont les altitudes ne sont pas assez élevées pour assurer une couverture neigeuse durable.

Son module maximal de 3,46 m3/s est atteint en amont de Sélestat.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'allemand gießen est apparenté au latin fundere (fusum), d'où proviennent les mots français fondre et fusion - voir (de) gießen sur dwds.de
  2. Régime pluvial: le débit est commandé pour l'essentiel par ce régime pluviométrique. Les débits les plus élevés correspondent aux mois les plus arrosés, l'étiage aux mois les plus secs
  3. Régime pluvio-nival: Si le régime pluviométrique commande toujours l'importance de l'écoulement, les hautes-eaux sont décalées par rapport aux mois les plus arrosés en raison de la rétention nivale. Les précipitations hivernales, qui tombent partiellement sous forme de neige n'alimentent le cours d'eau qu'au printemps, à la fonte des neiges

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Giessen (A23-0200) » (consulté le 7 décembre 2015)