Jochen Gerner

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Jochen Gerner
Jochen Gerner (portrait de Renaud Monfourny).jpg
Jochen Gerner en 2011.
Naissance
Nationalité
Activité
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Jochen Gerner, né le à Nancy, est un auteur de bande dessinée français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'École nationale supérieure d'art de Nancy où il étudie de 1988 à 1993, Jochen Gerner reçoit en 1990 l'Alph'Art scolaire au festival d'Angoulême alors qu'il est encore étudiant[1], et se fait ainsi remarquer par Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim et David B., futurs éditeurs de L'Association. En 1993, Jochen Gerner rejoint des collectifs d'auteurs dont le collectif expérimental OuBaPo (Ouvroir de bande dessinée potentielle), au côté de François Ayroles, Anne Baraou, Gilles Ciment, Thierry Groensteen, Patrice Killoffer, Étienne Lécroart, Jean-Christophe Menu et Lewis Trondheim, collectif pour lequel il est l'un des plus dynamiques artisans et le plus fidèle promoteur.

De la presse à l'édition jeunesse[modifier | modifier le code]

C'est surtout à ses qualités d'illustrateur qu'il doit ses premiers succès publics, notamment grâce à ses publications dans la presse. Le grand public identifiera rapidement l'auteur aux strips publiés dans Les Inrockuptibles (compilés dans Snark Park), mais les plus grands hebdomadaires français (Libération, Le Monde) lui commanderont également des illustrations, tout comme à l'international (The New York Times) qui lui permettront un séjour d'un an à New York[1].

Le trait minimaliste de l'auteur a également vite attiré les éditeurs jeunesse. Même s'il participe à de nombreuses expositions de salons de littérature jeunesse, c'est la publication du Petit Monde 1996 qui serra la plus décisive en la rencontre du directeur artistique et auteur, créateur de la collection jeunesse du Rouergue, Olivier Douzou. Il deviendra un des principaux illustrateurs des Éditions du Rouergue, alors reconnu pour apporter un renouveau dans l'illustration jeunesse. Il travaillera ainsi au côté de ses camarades nancéiens (Frédéric Rey, Frédérique Bertrand, Sylvie Bessard), mais aussi José Parrondo ou encore Nicolas Mahler. Il y publiera ses ouvrages en tant qu'auteur (Harry Staute, Berlin (Jochenplatz)) jusqu'au départ d'Olivier Douzou en 2001, et en tant qu'illustrateur de la collection roman doAdo jusqu'à la fusion de l'éditeur avec Actes Sud en 2004. Si ses publications jeunesse restent moins nombreuses depuis, aujourd'hui Gerner peut profiter d'avoir travaillé avec les plus grands éditeurs du domaine (Milan, Nathan, Gallimard...).

De l'art dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

En 2001, Olivier Douzou cofonde la maison d'édition L'Ampoule, et invite Jochen à y éditer TNT en Amérique. Si jusque-là les travaux de publications et les exercices graphiques étaient bien plus séparés chez l'auteur, l'ouvrage estampillé OuBaPo marquera les liens entre bande dessinée et art contemporain. L'auteur est alors repéré par la galerie Anne Barrault de Paris pour ces expérimentations graphiques. La galerie fait d'ailleurs depuis de nombreuses expositions en parallèle aux ouvrages publiés. Et alimentant le circuit de l'art contemporain, elle lui permettra (dès 2003) de vendre via la Foire internationale d'art contemporain (FIAC) ses œuvres au Fonds national d'art contemporain (FNAC) du ministère de la Culture, aboutissement d'une reconnaissance du milieu de l'art contemporain. Jochen Gerner participe dès lors à de nombreuses expositions collectives et se voit offrir de véritables expositions personnelles. Après un second ouvrage (En ligne(s)) et le départ d'Olivier Douzou) de L'Ampoule, Gerner est depuis édité par L'Association avec des publications très diverses (documentaire Le saint patron, illustration de critiques médias Contre la bande-dessinée ou encore sous forme de carnet d'illustrations Branchages), et s'investit dans toutes les démarches mettant en avant l'aspect artistique de la bande-dessinée au sein de la structure (revue Eprouvette). Très naturellement à sa place au sein de nombreux collectifs (OuBaPo, Arts Factory/La Superette...) il aime expérimenter, mettre en œuvre une critique du langage et de l'image tout en détournant les codes visuels. Il dessine sur des pages de journaux, des listes de noms, du papier peint, des pages de catalogues, des manuels scolaires, d'anciennes bandes dessinées, ou plus simplement dans des cases. Il est aujourd'hui représenté par la galerie Anne Barrault. Jochen Gerner est lauréat du prix Drawing Now (Paris) en 2016.

Publications[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Illustration[modifier | modifier le code]

Publications jeunesse[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Illustration[modifier | modifier le code]

  • Les Quatre Loups, texte d'Alain Gaussel, Syros/la Découverte, coll. « Paroles de conteurs », 1995.
  • Mes parents se séparent, texte de Martine Azoulai, Nathan, coll. « États d'âme », 1995.
  • Oumtata à Paris, texte de Marie Nimier, Nathan, coll. « Histoires d'éléphants », 1997.
  • Grosses têtes et petits pieds, texte de Claude Bourgeyx, Nathan, 1998. rééd. 2002 et 2006.
  • De l'eau, De l'eau, Rouergue, coll. « L'œil amusé » (musées de la ville de Paris), 1998.
  • Petits Poèmes pour tous les jours, texte d'Isabelle-Anne Chatellard et Clémentine Collinet, Nathan, 1999.
  • Dico Dingo, texte de Pascal Garnier, Nathan, n°01, coll. « Demi Lune », 1999.
  • La Boutique des rêves, texte d'Elsa Devernois, Nathan, n°37, coll. « Demi Lune », 1999.
  • Le berger qui voulait un enfant : un conte populaire du Pérou, texte de Chloé Gabrielli, Nathan, coll. « Contes des cinq continents », 2005.
  • Sagesses et malices du zen, texte de Marc de Smedt, Albin Michel, coll. « Sagesses et malices », 2006.
  • Pourquoi les hommes font-ils la guerre ?, texte de Myriam Revault d'Allonnes, Éditions Gallimard, jeunesse, coll. « Chouette ! Penser », 2006.
  • Gagner sa vie, est-ce la perdre ?, texte de Guillaume Le Blanc, Éditions Gallimard jeunesse, coll. « Chouette ! Penser », 2008.
  • Ludo et ses amis 1 : Méthode de français, texte de Corinne Marchois, Didier, 2008.
  • C'est mathématique !, texte de Carina Louart et Florence Pinaud, Actes Sud junior, 2014.

Couverture[modifier | modifier le code]

Illustration pour la presse[modifier | modifier le code]

Revue et fanzine[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Affiche[modifier | modifier le code]

  • 7e Rencontres de la bande dessinée BD à Bastia, Bastia, 2000.
  • 5e rencontres de la bande dessinée d'auteur et de l'édition indépendante Periscopages, Rennes, 2005.
  • 5e Laterna magica, Marseille, 2008.
  • Colloque Conteners, Paris, 2008.

Varia[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Personnelles[modifier | modifier le code]

Collectives[modifier | modifier le code]

Foire d'art contemporain[modifier | modifier le code]

Scène[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c relaté dans l'ouvrage autobiographique Courts-circuits géographiques.
  2. En anglais : ARTastic!, Owlkids Books, 2009.
  3. arkitip.com.
  4. Vincent Brunner, « Rock Strips : Pixies par Jochen Gerner », sur rockstrips.blogspot.com, (consulté le 24 juillet 2018).
  5. « Les artistes en cave : Jochen Gerner », sur jenfi.free.fr (consulté le 24 juillet 2018).
  6. « Le Jeu du Jars », sur rdereel.free.fr (consulté le 24 juillet 2018).
  7. « OuMuPo 1 : Third Eye Foundation & J.Gerner », sur icidailleurs.com (consulté le 24 juillet 2018).
  8. « Multiples - collection 2011 : Eyjafjöll », sur ergastule.org (consulté le 24 juillet 2018).
  9. « Jochen Gerner », sur la-parenthese-bd.fr (consulté le 24 juillet 2018).
  10. Yann Guidon, « Le jeu de Loup de Jochen Gerner », sur ygdes.com (consulté le 24 juillet 2018).
  11. (en) « 2008 Moonbeam Winners », sur moonbeamawards.com, (consulté le 25 juillet 2018).
  12. « Le prix Drawing Now », sur drawingnowparis.com (consulté le 25 juillet 2018).
  13. « Jochen Gerner, Intra-Muros », sur galerieannebarrault.com (consulté le 24 juillet 2018).
  14. « Jochen Gerner, Sciences plastiques », sur fotokino.org (consulté le 24 juillet 2018).
  15. « Zoom sur Jochen Gerner », sur mudam.lu (consulté le 24 juillet 2018).
  16. « Jochen Gerner, panoramica », sur galerieannebarrault.com (consulté le 24 juillet 2018).
  17. « Jochen Gerner, Perdre le Nord », sur fotokino.org (consulté le 24 juillet 2018).
  18. « Jochen Gerner, Second Plan », sur galerieannebarrault.com (consulté le 24 juillet 2018).
  19. ethall.net.
  20. « Présentation de Toy Comix », sur madparis.fr (consulté le 24 juillet 2018).
  21. « Collections d’auteurs », sur la-parenthese-bd.fr (consulté le 24 juillet 2018).
  22. « Vraoum ! Trésors de la bande dessinée et art contemporain » [PDF], sur lamaisonrouge.org, (consulté le 24 juillet 2018).
  23. « réson&nces (préfiguration) », sur citebd.org, du 20 juin 2009 au 3 janvier 2010 (consulté le 24 juillet 2018).
  24. « cent pour cent », sur citebd.org, du 28 janvier au 28 mars 2010 (consulté le 24 juillet 2018).
  25. (en) « “After the Comics”, Comics’ influence on contemporary art », sur erarta.com, (consulté le 24 juillet 2018).
  26. « Dialogue de dessins 7 : Jochen Gerner + Guillaume Chauchat », sur centralvapeur.org, 24 mars – 2 avril 2017 (consulté le 24 juillet 2018).
  27. valentin.villenave.info.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Vidéo[modifier | modifier le code]

  • Interview dans Alors moi mon jouet c’était… d'Olivier Souchard, musée des Arts décoratifs, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]