Adsav

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Adsav
Image illustrative de l'article Adsav
Logo officiel
Présentation
Président Ronan Le Gall
Fondation 2000
Siège Trégueux
Positionnement Extrême droite[1],[2],[3]
Idéologie Indépendantisme
Identitarisme
Régionalisme
Couleurs orange
Site web http://www.adsav.org/index.php
Représentation
Conseil régional
0 / 83
Côtes-d'Armor
0 / 52
Finistère
0 / 54
Ille-et-Vilaine
0 / 53
Morbihan
0 / 42

Adsav (en breton « relèvement », « renaissance ») est un mouvement nationaliste breton, d'extrême-droite[4],[5], né d'une scission du Parti pour l'organisation de la Bretagne libre (POBL). Il est fondé en 2000 par Patrick Montauzier, ancien militant du Front de libération de la Bretagne/Armée républicaine bretonne (FLB/ARB) ayant notamment participé à l'attentat du château de Versailles en juin 1978. Dès 2011, Adsav adhère à l'association KAD-CPB (Kelc'h An Dael - Cercle du Parlement Breton) pour la restitution et/ou création d'un parlement breton moderne.

Positionnement[modifier | modifier le code]

Se définissant à sa création comme la « droite nationaliste », Adsav a changé d'orientation et s'est défini en mars 2006 comme « le parti du peuple breton ». Adsav est perçu par certains observateurs, par exemple le Télégramme, comme un mouvement d'extrême-droite[6]. Proche des positions du Voorpost, et de la Ligue du Nord, Adsav fréquente des partis indépendantistes de la droite nationaliste et populiste de différentes nations européennes. Son objectif principal est la création d'un État indépendant breton. En tant que parti nationaliste, il entend protéger sa conception de l'identité bretonne et défendre les intérêts du peuple breton [7]. Adsav, milite pour une Bretagne libre, sociale et Bretonne. Il se réclame hors des étiquettes partisanes françaises et de n'avoir aucun lien avec aucun parti politique français, contrairement aux autres mouvances d'Emsav.

Taille[modifier | modifier le code]

En 2008, sur son site internet Adsav revendique, plus de 750 adhérents. Le livre La France rebelle écrit en 2001 et publié en 2002, lui attribuait quelques dizaines de militants pour l'année 2001[8], soit moins d'un an après la création du parti. Lors des congrès on dénombre toutefois une centaine de militants. Le 6 septembre 2009, la commémoration annuelle de la bataille de Ballon ne rassemble que 30 participants[9], traduisant une baisse sensible des effectifs. En 2010 Adsav ne cache pas que ses effectifs ont effectivement stagné à plusieurs centaines d’adhérents.

Depuis 2013, Adsav connaît un nouveau regain : ses effectifs sont à la hausse et présente environ 400 adhérents sur les 5 départements historiques bretons à la fin de l'année 2014[10].

Publications[modifier | modifier le code]

L'organisation publiait un magazine trimestriel War Raok (« En Avant » en breton) mais il est aujourd'hui géré hors des instances d'Adsav.

Adsav publie régulièrement des articles sur son site internet.

Programme et philosophie[modifier | modifier le code]

Pour Adsav, les Bretons sont « victimes d'une occupation mentale ». Son principal message est donc : « Breton maître chez toi ». Adsav est favorable à une Europe puissante de type confédéral définie sur une base « civilisationelle » et s'oppose à l'adhésion à l'Union européenne de la Turquie et d'autres pays qu'il considère comme extra-européens. Adsav est, par ailleurs, opposé à l'immigration massive non-européenne et propose dans son programme d'« inverser les flux migratoires et mettre en œuvre une politique de retour pour les étrangers non-européens »[11].

Adsav se dit favorable à un rôle important de l'état dans l'économie, au nom du refus du mondialisme. Il se veut le « fédérateur de toutes celles et ceux qui souhaitent s'engager dès maintenant au service de la Bretagne » et affirme promouvoir la culture bretonne et « préserver le peuple breton des fléaux qui le menacent » : « francisation linguistique, exil de la jeunesse, exode rural, génocide paysan, aliénation touristique, folklorisation spectaculaire, colonisation immobilière, rupture des liens intergénérationnels, diffusion des comportements de fuite (suicides, alcoolisme, drogues, haine de soi…), immigration incontrôlée et massive, destruction de l'écosystème terrestre et maritime, perte du sens du sacré ». Adsav vise au rétablissement des valeurs bretonnes, celtiques, dans une société fondée sur le principe de coresponsabilité de chacun et du groupe social.

Adsav souhaite que l'environnement soit placé au cœur des préoccupations nationales bretonnes. Il dénonce notamment les différentes formes de pollution, des sols, de l'eau, de l’air, et entend rendre les pollueurs pénalement responsables, et favoriser la recherche de production des énergies renouvelables. Adsav veut rétablir l’équilibre entre l’homme et la nature pour reconquérir et reconstruire les paysages qui ont été saccagés et dénaturés en Bretagne[12].

Adsav, par la voix de Meriadec, alias Patrick Montauzier, a d'autre part pris position en janvier 2010 pour la construction d'une centrale nucléaire en Bretagne[13].

Liens internationaux[modifier | modifier le code]

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Adsav se revendique le parti du peuple breton et entretient des liens avec des partis de droite nationaliste et populiste européens, tel le Voorpost. Il suit une ligne indépendantiste et nationale-européenne. Il se réclame de l'héritage du PNB.

Activités[modifier | modifier le code]

Adsav a présenté 6 candidats aux élections cantonales de 2008. Les résultats sont les suivants :

Drapeau[modifier | modifier le code]

Tarzh an deiz, drapeau d'Adsav

Adsav utilise un drapeau spécifique, appelé Tarzh an Deiz (aurore) dont il s'est doté en 2001. Ce drapeau résulte d'une proposition de la Sociétés de vexillologie en Bretagne (SBV) nommée « Drapeau de la libération de la Bretagne », il a été conçu par le docteur Philippe Rault, vexillologue breton et lui-même membre d'Adsav. Ce drapeau faisait partie des neuf propositions de la SBV pour le Parti pour l'organisation de la Bretagne libre (POBL). Le drapeau reprend l'ancien emblème du PNB, le triskell orange dans un disque noir bordé de blanc, le transformant en un soleil celtique se levant sur l'horizon.

Ce drapeau est composé de trois fasces inégales blanches, orange et noire, dans les proportions 3-1-2. Le noir et blanc sont les couleurs de la Bretagne, le noir signifie aussi le passé sombre de la Bretagne sous la « domination française ». Le blanc symbolise l'avenir radieux de l'indépendance. L'orange représente la libération qui recouvre petit à petit le noir. Le soleil celtique symbolise l'aube nouvelle pour la Bretagne, et ses neuf rayons les neuf pays traditionnels bretons. Le triskell évoque la civilisation celtique à laquelle appartient la Bretagne[14].

On doit également la renaissance du Kroaz du (Croix noire) à Philippe Rault et Adsav! qui l'utilise et le diffuse.[réf. nécessaire]

Organisation[modifier | modifier le code]

Adsav est structuré en sections ou kevrennoù par grandes villes ou par provinces géographiques aussi bien en Bretagne qu'en France ou même à l'étranger (Grande-Bretagne, États-Unis, Norvège…). Adsav a des liens avec Unvaniezh Koad Kev, association dont le but est de perpétuer le souvenir de l'Abbé Perrot.

Controverses[modifier | modifier le code]

En mars 2004, dans le cadre de l'enquête sur l'attentat ayant visé le préfet du Jura, Aïssa Dermouche, des membres d'Adsav ont été entendus par la Police puis mis hors de cause. Le bureau politique d'Adsav avait ensuite publié un communiqué en rappelant qu'Adsav était un parti politique opposé à la violence, et que l'attentat contre Aïssa Dermouche n'avait aucun rapport avec les revendications indépendantistes bretonnes d'Adsav.

Le 18 mai 2005, au journal de 20 heures, la chaîne de télévision France 2 a cité le nom d’Adsav diffusé au cours d'un reportage traitant de la dissolution par le ministère de l’Intérieur du groupuscule de hooligans néonazis « Elsass Korps ». Des affiches d’Adsav ont été montrées à la suite d’images mettant en scène des membres d'Elsass Korps faisant le salut hitlérien. Le 19 mai 2005, Adsav a attaqué France 2 en diffamation. La justice a estimé qu'il n'y avait pas de suite à donner à cette affaire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. M.Villaverde, « Procés des 11 Bonnets Rouges : les violences du comité de Dinan examinées », France 3, le 17 septembre 2014, consulté sur france3-regions.francetvinfo.fr le 30 avril 2015
  2. « L'extrême droite dans le collimateur des enquêteurs », dans La Dépêche du Midi, le 10 mars 2004, consulté sur la depeche.fr le 30 avril 2014
  3. Fabienne Richard, « Un Bonnet rouge écroué, militant d'extrême droite », dans 'Ouest-France, le 29 avril 2014, consulté sur ouest-france.fr le 30 avril 2015
  4. Caroline Politi, « Le combat de Maryvonne, 83 ans, contre les squatteurs de sa maison », sur L'Express,‎ (consulté le 9 mai 2015)
  5. Françoise Morvan, « Langues régionales: la théorie du complot, paravent du confusionnisme », sur Mediapart,‎ (consulté le 9 mai 2015)
  6. Le Télégramme : Service d'ordre impressionnant aux couleurs du parti, chant en breton aux accents paramilitaires, bienvenue au congrès annuel d'Adsav. Samedi, l'extrême-droite bretonne était réunie à Lorient pour désigner ses candidats aux cantonales
  7. Avant-propos du Programme de gouvernement breton d'Adsav.
  8. La France rebelle, Xavier Crettiez et Isabelle Sommier, octobre 2002, ISBN 978-2-84186-343-3
  9. http://www.servimg.com/image_preview.php?i=1&u=14332914
  10. « Loire-Atlantique La colère monte chez les militants bretons », presse-océan Nantes,‎ (lire en ligne)
  11. L'immigration dans le programme de gouvernement breton d'Adsav.
  12. L'environnement dans le programme de gouvernement breton d'Adsav.
  13. http://blog.adsav.org/938/bretagne-doitelle-se-doter-dune-centrale-nucleaire
  14. Les drapeaux bretons, des origines à nos jours, Philippe Rault, 2006, page 88, ISBN 978-2-84346-034-0