Dominique Venner

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Dominique Venner
Description de cette image, également commentée ci-après

Dominique Venner, en 2010.

Naissance
Paris (France)
Décès (à 78 ans)
Paris (France)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • Le Blanc Soleil des vaincus (1975)
  • Histoire de l'Armée rouge (1981)
  • Le Cœur rebelle (1994)
  • Histoire de la Collaboration (2000)
  • Histoire et tradition des Européens (2002)
  • Le Siècle de 1914 (2006)
  • Un samouraï d'Occident (2013)


Dominique Venner, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un essayiste français.

Classé à l'extrême droite, il est auteur de plusieurs livres d’histoire sur la période allant de 1914 à 1945, et notamment sur la révolution russe, les corps francs de la Baltique, la collaboration et la Résistance en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Lauréat du Prix Broquette-Gonin de l'Académie française, il est également un spécialiste reconnu des armes, sur lesquelles il a écrit de nombreux ouvrages.

Sous-officier au 4e bataillon de chasseurs à pied pendant la guerre d'Algérie, il est militant de Jeune Nation dans les années 1950, puis membre de l'Organisation armée secrète (OAS) et fondateur du groupe Europe-Action dans les années 1960. Il contribue en 1968 à la fondation du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE) et crée la même année un éphémère Institut d'études occidentales. Il se retire par la suite du militantisme politique pour se consacrer à l’écriture et à l’édition, en fondant et dirigeant successivement les revues Enquête sur l'histoire et La Nouvelle Revue d'histoire. Il se suicide par arme à feu le 21 mai 2013 devant le maître-autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les années de militantisme[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Odette Manson et de Charles Venner, architecte, membre du Parti populaire français, qui a dirigé plusieurs sociétés immobilières[1] et qui a notamment réalisé l'église Saint-Jean-Baptiste-du-Plateau d'Ivry-sur-Seine et l'église Sainte-Odile d'Antony[N 1] [réf. souhaitée]. Dominique Venner étudie au collège Bossuet à Paris, à l'Oaklands College, puis à l'École supérieure des arts modernes[2]. Il se détourne alors du catholicisme qu'il rejette.

À 17 ans, « pour fuir l'ennui de la famille et du lycée », il s'engage à l'école militaire de Rouffach. Volontaire pour la guerre d'Algérie, il est sergent au sein du 4e bataillon de chasseurs à pied, et combat le Front de libération nationale (FLN) dans les montagnes près de la frontière tunisienne (à proximité de Tébessa, région du Constantinois) jusqu'en octobre 1956. Cette guerre, pour laquelle il est décoré de la croix du combattant[2], compte beaucoup dans sa formation[3].

À son retour en Métropole, c'est en constatant le soutien du Parti communiste français au FLN qu'il s'engage en politique. Il entre au mouvement Jeune Nation[N 2] et prend part, à la suite de l'Insurrection de Budapest, à la mise à sac du siège du PCF le [4],[5]. En 1958, il participe avec Pierre Sidos à la fondation de l'éphémère Parti nationaliste, et adhère également au Mouvement populaire du 13-Mai du général Chassin. Il passe par la suite dix-huit mois au quartier des détenus politiques de la prison de la Santé, pour son soutien au Putsch des généraux[6] d’où il ne sort que très peu en promenade du fait de sa participation à la structuration de l'OAS-Métropole.

À sa sortie de prison à l'automne 1962, il écrit un manifeste intitulé Pour une critique positive — parfois comparé au Que faire ? de Lénine[7] et « longtemps considéré comme un texte fondateur par toute une fraction de l'ultra-droite[8] »[N 3] —, dans lequel, prenant acte de l'échec du putsch d'avril 1961 et du fossé existant entre « nationaux » et « nationalistes »[N 4], il préconise la création d'une organisation nationaliste révolutionnaire, « destinée au combat », « une, monolithique et hiérarchisée », « formée par le groupement de tous les militants acquis au nationalisme, dévoués et disciplinés ». Dominique Venner entend alors incarner la formule de Charles Maurras : « Nous devons être intellectuels et violents. » Très influencé par Karl Marx et Lénine, il analyse le communisme non seulement comme un programme politique, mais aussi comme un mode d'organisation et une approche stratégique et tactique efficaces que les militants nationalistes doivent adopter, en se structurant intellectuellement et en menant le combat sur les plans idéologique et culturel, reprenant ici les analyses d’Antonio Gramsci. Il s’inspire également des luttes anticolonialistes et développe rapidement l'idée que les mouvements nationalistes européens doivent adopter la rhétorique des mouvements d'indépendance nationale. Critique envers le christianisme, Dominique Venner prône une réhabilitation des traditions et des identités, une défense des cultures face au melting-pot, et une valorisation élitiste de la force et de l'héroïsme.

En janvier 1963, il fonde, puis dirige, le journal et mouvement d'extrême droite Europe-Action — ainsi que les Éditions Saint-Just[N 5] [réf. souhaitée], mises au service de celui-là — qui rassemble, autour de convictions nationalistes et européistes[N 6], des membres de la Fédération des étudiants nationalistes, des rescapés de l'OAS-Métropole, d'anciens intellectuels collaborationnistes comme Lucien Rebatet, et de nombreux jeunes militants. En 1968, il contribue — sous le pseudonyme Julien Lebel — à la fondation du GRECE[9], avant de créer avec Thierry Maulnier, la même année, l'Institut d'études occidentales. Il lui adjoint en 1970 la revue Cité-Liberté« entreprise à la fois parallèle, concurrente et ouverte vis-à-vis du GRECE[10] », rassemblant plusieurs intellectuels (Robert Aron, Pierre Debray-Ritzen, Thomas Molnar, Jules Monnerot, Jules Romains, Louis Rougier, Raymond Ruyer, Paul Sérantetc.) autour de l'anticommunisme, la lutte contre « la subversion mentale » et pour « les valeurs occidentales[N 7] ». Après avoir organisé des colloques et publié sept numéros de Cité-Liberté, l'Institut disparaît en 1971. La période de militantisme politique de Dominique Venner prend fin au cours des années 1965-1970[11],[12],[N 8], Alain de Benoist donnant précisément la date du [13].

L'œuvre d'essayiste[modifier | modifier le code]

Il embrasse alors une carrière d'historien[14],[15],[16],[17], hors des cadres universitaires[N 9]. Parmi ses principaux ouvrages, on peut citer : Baltikum (1974), Le Blanc Soleil des vaincus (1975), Le Cœur rebelle (1994), Gettysburg (1995), Les Blancs et les Rouges (1997), Histoire de la Collaboration (2000), Histoire du terrorisme (2002). Son travail lui a valu les critiques d'un politologue, Gwendal Châton[18], selon lequel Dominique Venner instrumentaliserait « l'histoire pour la mettre au service [d'un] combat culturel[19] ». Son Histoire de l'Armée rouge a obtenu le Prix Broquette-Gonin de l'Académie française en 1981. Dominique Venner a également consacré de nombreux livres aux armes et à la chasse, dont il était un spécialiste reconnu[20].

En 1995, conseillé par son ami François de Grossouvre (ancien résistant, spécialiste des services secrets, ami et conseiller de François Mitterrand), il publie une Histoire critique de la Résistance, qui insiste sur la forte présence d'éléments issus de la droite nationaliste au sein de la Résistance. Cependant, selon Bénédicte Vergez-Chaignon, le débat généré par l'ouvrage sera limité par l'absence de jugement de l'auteur sur l'attitude du maréchal Pétain face à la Résistance[21].

Parmi ses derniers ouvrages, on notera en particulier Histoire et tradition des Européens (2002), dans lequel l'auteur dégage ce qui, selon lui, caractérise la culture européenne[22], et propose le concept de « traditionisme » : la tradition conçue, non comme ce qui est commun à tous les peuples, comme c’est le cas chez René Guénon, mais comme ce qui fait à travers le temps leur singularité.

Il fonde en 1991 la revue Enquête sur l'histoire qu'il dirige jusqu'à sa disparition en 1999. En 2002, il fonde le bimestriel La Nouvelle Revue d'Histoire[23] (rebaptisé temporairement La NRH en 2006 en raison d'une action en justice portant sur son titre) dans lequel écrivent des personnalités comme Bernard Lugan, Jean Tulard, Aymeric Chauprade, Alain Decaux, François-Georges Dreyfus ou Jacqueline de Romilly et dont il conserve la direction jusqu’à sa mort. Il coanime également sur Radio Courtoisie le Libre Journal des historiens, émission qui s'appuie souvent sur le dernier numéro de La Nouvelle Revue d'Histoire. À la suite de celle-ci, son travail est poursuivi par l'Institut Iliade, qui dit vouloir œuvrer « dans la continuité de la pensée et de l’action de Dominique Venner[24] ».

Le suicide[modifier | modifier le code]

Le Chevalier, la Mort et le Diable, de Albrecht Dürer. Une estampe chère à Dominique Venner, mise en couverture de son ouvrage testamentaire : Un samouraï d'Occident.

Le , vers 16 heures, Dominique Venner se donne la mort par arme à feu — une ancienne arme belge à un seul coup[25] — devant le maître-autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris[26], qui devra être évacuée. Il aurait, d'après Mgr Jacquin, recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, laissé une lettre à destination des enquêteurs[27].

Il donne les raisons de son geste dans une lettre envoyée à ses amis de Radio Courtoisie et à Robert Ménard, qui la publiera sur le site d'information Boulevard Voltaire[28]. Il y explique « croi[re] nécessaire », « devant des périls immenses pour [sa] patrie française et européenne », « de [se] sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable ». Il dit « offr[ir] ce qui [lui] reste de vie dans une intention de protestation et de fondation », et précise ensuite qu'il « [s]'insurge contre les poisons de l'âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille » et également « contre le crime visant au remplacement de nos populations ». Concernant le lieu de son suicide, il indique « choisi[r] un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre-Dame de Paris qu['il] respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de [ses] aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales. »

Dans un texte publié quelques heures auparavant sur son blog et intitulé « La manif du 26 mai et Heidegger », il avait appelé à des actions « spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences »[29], expliquant que « nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes »[30]. Il y écrit que les manifestants contre le mariage homosexuel ne peuvent ignorer « la réalité de l'immigration afro-maghrébine » et que « leur combat ne peut se limiter au refus du mariage gay », le « péril » étant selon lui « le « grand remplacement » de la population de la France et de l'Europe »[30],[31],[32], faisant ainsi référence aux thèses développées par Renaud Camus.

Peu après l'annonce de sa mort, plusieurs personnalités d'extrême droite française lui rendent hommage. Marine Le Pen écrit ainsi, sur Twitter : « Tout notre respect à Dominique Venner dont le dernier geste, éminemment politique, aura été de tenter de réveiller le peuple de France »[32]. Bruno Gollnisch parle d'un « intellectuel extrêmement brillant » qui s'est donné la mort pour exprimer « une protestation contre la décadence de notre société »[32]. En dehors de sa famille politique, quelques personnalités saluent son caractère. Benoît Rayski écrit : « Aucune des idées de Dominique Venner n'était mienne. Mais l'homme peut parfois échapper par son courage et sa noblesse à la gangue idéologique qui lui tient lieu d’armure »[33]. En Italie, le mouvement néofaciste CasaPound colle sur les murs de plusieurs dizaines de villes des affiches où l’on peut lire « Onore a Dominique Venner, samurai d’Occidente » (« Honneur à Dominique Venner, samouraï d’Occident »)[34],[35]. Un hommage public lui est rendu le à Paris[36],[37], avec notamment une intervention d’Alain de Benoist dont la transcription a été publiée par la Fondation Polémia[38].

Au contraire, dans un ouvrage de 2013, le sociologue Raphaël Liogier choisit immédiatement Dominique Venner pour illustrer les paradoxes des intellectuels populistes :

« [Il] laisse un dernier message où il enjoint les manifestants anti-mariage gay de ne pas oublier « la réalité de l'immigration afro-maghrébine ». Or, franchement, quel rapport y a-t-il entre ces deux éléments? Après ce dernier message, lui, le militant issu de la droite païenne et athée, ira se suicider sur l'autel de Notre-Dame de Paris[39]. »

Alors que le site François Desouche cherche à en faire un héros martyr dans les heures qui suivent sa mort, l'universitaire Magali Boumaza souligne que « la tentative de sanctuariser Venner échoue, la mise en ordre des émotions ne se fait pas, car aucun cadre n’émerge et rapidement des voix discordantes s’affichent dont celle de Jean-Marie Le Pen. « L’appel au combat en se flinguant n’a rien d’une évidence », twittera-t-il le 22 mai 2015. On peut dire que la figure de Venner n’est pas véritablement rentrée dans le panthéon de l’extrême droite française, le geste choque par sa violence, il heurte les catholiques traditionalistes qui réprouvent un suicide, qui plus est, sur l’autel de Notre-Dame de Paris »[40].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sauf mention spéciale, Dominique Venner est seul auteur des œuvres listées ci-dessous.

Livres ou essais historiques[modifier | modifier le code]

Livres sur les armes ou la chasse[modifier | modifier le code]

  • Pistolets et revolvers, Paris, Éditions de la Pensée moderne (puis Jacques Grancher), coll. « Le Livre des armes » (no 1), , 326 p., 22 cm (notice BnF no FRBNF35111951).
  • Monsieur Colt, Paris, Éditions Balland, coll. « Un Homme, une arme », , 242-[40] p., 24 cm (notice BnF no FRBNF35304763).
  • Carabines et fusils de chasse, Paris, Éditions de la Pensée moderne (puis Jacques Grancher), coll. « Le Livre des armes » (no 2), , 310 p., 22 cm (notice BnF no FRBNF35119272).
  • Armes de combat individuelles, Paris, Éditions de la Pensée moderne (puis Jacques Grancher), coll. « Le Livre des armes » (no 3), , 310 p., 22 cm (notice BnF no FRBNF34566211).
  • Les Armes de la Résistance, Paris, Éditions de la Pensée moderne (puis Jacques Grancher), coll. « Le Livre des armes » (no 4), , 330 p., 22 cm (notice BnF no FRBNF34702250).
  • Dominique Venner (dir.), Les Armes de cavalerie, Paris, Argout, coll. « Gazette des armes, hors-série » (no 4), , 144 p., 30 cm (ISBN 978-2-902297-05-4, notice BnF no FRBNF36143342).
  • Dominique Venner et Christian Henry Tavard, Les Armes blanches du IIIe Reich, Paris, Éditions de la Pensée moderne (puis Jacques Grancher), coll. « Le Livre des armes » (no 5), , 298 p., 22 cm (notice BnF no FRBNF34619497).
  • Les Armes américaines, Paris, Éditions de la Pensée moderne (puis Jacques Grancher), coll. « Le Livre des armes » (no 6), , 309 p., 22 cm (notice BnF no FRBNF34619190).
  • Les Armes à feu françaises, Paris, Éditions de la Pensée moderne (puis Jacques Grancher), coll. « Le Livre des armes » (no 7), , 334 p., 22 cm (ISBN 978-84-499-0686-2, notice BnF no FRBNF34653222).
  • Les Armes russes et soviétiques, Paris, Éditions de la Pensée moderne (puis Jacques Grancher), coll. « Le Livre des armes » (no 8), , 276 p., 22 cm (notice BnF no FRBNF34730865).
  • Le Grand Livre des armes, Paris, Jacques Grancher, , 79 p., 29 cm (notice BnF no FRBNF34685611).
  • Le Mauser 96, Paris, Éditions du Guépard, , 94 p. (ISBN 978-2-86527-027-9, notice BnF no FRBNF34756107).
  • Dagues et couteaux, Paris, Éditions de la Pensée moderne (puis Jacques Grancher), coll. « Le Livre des armes » (no 9), , 318 p., 22 cm (ISBN 978-2-7339-0075-8, notice BnF no FRBNF34906082).
  • Histoire des armes de chasse, Paris, Jacques Grancher, , 219-[16] p., 25 cm (notice BnF no FRBNF34767772).
  • Les Armes blanches : Sabres et Épées, Paris, Éditions de la Pensée moderne (puis Jacques Grancher), coll. « Le Livre des armes » (no 10), , 317 p., 22 cm (ISBN 978-2-7339-0160-1, notice BnF no FRBNF34906083).
  • Les Armes de poing : De 1850 à nos jours, Paris, Éditions Larousse, , 198 p., 31 cm (ISBN 978-2-03-506214-7, notice BnF no FRBNF34992343).
  • Les Armes des services spéciaux, Paris, Jacques Grancher, , 320 p., 21 cm (ISBN 978-2-7339-0221-9).
  • L'Arme de chasse aujourd'hui, Paris, Jacques Grancher, coll. « Le Livre des armes » (no 11), , 350 p., 22 cm (notice BnF no FRBNF35288332).
  • Les Beaux-Arts de la chasse, Paris, Jacques Grancher, coll. « Passions », , 241 p., 29 cm (ISBN 978-2-7339-0372-8, notice BnF no FRBNF35541829).
  • Le Couteau de chasse, Paris, Crépin-Leblond, coll. « Saga des armes et de l'armement », , 134 p., 31 cm (ISBN 978-2-7030-0099-0, notice BnF no FRBNF36210864, présentation en ligne).
  • Les Armes qui ont fait l'histoire, t. 1, Montrouge, Crépin-Leblond, coll. « Saga des armes et de l'armement », , 174 p., 23 cm (ISBN 978-2-7030-0148-5, notice BnF no FRBNF37021295).
  • Dominique Venner, Philippe Fossat et Rudy Holst, Revolvers et pistolets américains : L'Univers des armes, Éditions Solar, coll. « L'Univers des armes », , 141 p., 30 cm (ISBN 978-2-263-02429-0, notice BnF no FRBNF35848945, présentation en ligne).
  • Encyclopédie des armes de chasse : Carabines, Fusils, Optique, Munitions, Paris, Maloine, , 444 p., 25 cm (ISBN 978-2-224-02363-8, notice BnF no FRBNF36178216, présentation en ligne).
  • Dictionnaire amoureux de la chasse, Paris, Plon, coll. « Dictionnaire amoureux », , 586 p., 20 cm (ISBN 978-2-259-19198-2, notice BnF no FRBNF37213452, présentation en ligne).

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir notamment : Patrimoine d'Antony et la page Ivry-sur-Seine.
  2. Pierre Milza rattache le mouvement Jeune Nation au « paysage de l'ultra-droite » et au « néofascisme » (Milza 2004, p. 64-68).
  3. Milza 2004, p. 443, note 1 indique par ailleurs : « En décembre 1982, lors du congrès du Parti des forces nouvelles, Roland Hélie, membre du bureau politique, conviait les militants à une relecture du texte de Venner. Cf. Taguieff 1984, p. 13-52. »
  4. « Zéro plus zéro, cela fait toujours zéro. L'addition des mythomanes, des comploteurs, des nostalgiques, des arrivistes, des “nationaux” donc, ne donnera jamais une force cohérente. Conserver l'espoir d'unir les incapables, c'est persévérer dans l'erreur. Les quelques éléments de valeur sont paralysés par les farfelus qui les entourent. Le jugement populaire ne s'y trompe pas. Aussi font-ils un mal considérable au nationalisme avec lequel ils sont fréquemment confondus. Ils font fuir les éléments sains et tarissent tout recrutement de qualité.
    Avec eux, il ne peut être question d'union. Il faut, au contraire, proclamer les différences fondamentales qui les séparent du nationalisme. Les farfelus doivent être impitoyablement écartés. À cette condition, il sera possible d'attirer des éléments neufs, des partisans efficaces. »
  5. Le choix du nom du révolutionnaire français s'expliquant par la volonté de se différencier de l'extrême droite catholique.
  6. Pierre Milza présente Europe-Action comme affichant des « convictions à la fois européennes et nationalistes » (Milza 2004, p. 131). C'est pourquoi Pierre-André Taguieff le qualifie de « national-européiste » (Taguieff 1994).
  7. L'Institut d'études occidentales se présentait comme un « centre de réflexion, d'information, de concertation, ouvert à tous ceux qui refusent le chaos et recherchent dans la tradition occidentale les solutions aux problèmes posés par la société de développement » (cité par Pierre-André Taguieff dans (Taguieff 1994)).
  8. Cf. présentation par l'éditeur du livre Venner 1994, ouvrage entièrement consacré à ses mémoires de militant, lesquelles s'arrêtent avec la fin de l'Institut d'études occidentales au début des années 1970. Il note également, en post-scriptum de Venner 2006 : « Très engagé dans des actions partisanes à l'époque de ma jeunesse, je m'en suis écarté de façon définitive. Elles m'ont beaucoup appris. J'ai pu alors me définir comme un cœur rebelle, rebelle par fidélité aux valeurs de droiture de mon enfance. »
  9. « Je suis écrivain dans la mesure où je m'attache à la forme de ce que j'écris. Je suis historien par vocation, désir passionné de comprendre et souci d'honnêteté. Je me veux avant tout un esprit libre, sans attache politique ou idéologique, ayant décidé de travailler en dehors des contraintes universitaires. » (Venner 1994).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice biographique dans Coston 1967.
  2. a et b Lafitte-Hébrard 1997.
  3. Voir principalement son autobiographie (Venner 1994).
  4. « Les actualités françaises : édition du 14 novembre 1956 », sur Ina (consulté le 20 novembre 2013), de la 4e à la 6e minute.
  5. « Pendant ce temps à Paris », La Nouvelle Revue d'Histoire, no 27 « 1956. Budapest, Alger, Suez »,‎ , p. 52.
  6. Le Figaro : Dominique Venner, historien engagé de la droite radicale
  7. Milza 1988, p. 320.
  8. Milza 2004, p. 193.
  9. Milza 2004, p. 196 : « Autour de cet idéologue de vingt-cinq ans [Alain de Benoist], l'équipe du GRECE et de Nouvelle École comprend une quarantaine de personnes parmi lesquelles […] Dominique Venner (Julien Lebel) », suivi de la note 13 (p. 444) indiquant que « la liste des membres fondateurs du GRECE a été publiée par la revue Nouvelle École dans son numéro d'août-septembre 1968 ».
  10. Selon Pierre-André Taguieff.[réf. incomplète]
  11. « Biographie : Restituer la longue mémoire du passé », sur site officiel de Dominique Venner (consulté le 20 novembre 2013) : « Vers 1970, il a rompu définitivement avec les engagements politiques qui, dira-t-il, ne correspondaient pas à sa vocation. »
  12. Dans Camus et Monzat 1992, p. 264-265, Jean-Yves Camus et René Monzat notent « D. Venner, plus ou moins retiré de l'action politique depuis le milieu des années 1970 ».
  13. Alain de Benoist, « Entretien avec Alain de Benoist : Dominique Venner, un homme qui a choisi de mourir debout… », sur Boulevard Voltaire,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  14. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/05/21/01016-20130521ARTFIG00543-dominique-venner-historien-engage-de-la-droite-radicale.php
  15. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/qui-etait-vraiment-dominique-venner-le-suicide-de-notre-dame_1263614.html
  16. http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/21/un-homme-se-suicide-dans-la-cathedrale-notre-dame_3414854_3224.html
  17. http://www.independent.co.uk/news/world/europe/farright-french-historian-78yearold-dominique-venner-commits-suicide-in-notre-dame-in-protest-against-gay-marriage-8625877.html
  18. Châton 2005, p. 213-243.
  19. Châton 2005, p. 221-222.
  20. Tugdual Denis, « Qui était vraiment Dominique Venner, le suicidé de Notre-Dame? », sur L’Express.fr,‎ (consulté le 19 novembre 2013).
  21. Vergez-Chaignon 2008, p. 721.
  22. « Extraits de Histoire et tradition des Européens », sur Voxnr.com,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  23. « La Nouvelle Revue d’Histoire » (consulté le 20 novembre 2013).
  24. Institut Iliade
  25. AFP, « Un homme se suicide dans la cathédrale Notre-Dame, évacuée par la police », sur Le Huffington Post,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  26. Marc-Antoine Bindler, Guillaume Biet, « Suicide d'un anti-mariage gay dans Notre-Dame », sur Europe 1.fr,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  27. AFP, « Qui est Dominique Venner, le suicidé de la cathédrale Notre-Dame », sur Le Huffington Post,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  28. Dominique Venner, « La dernière lettre de Dominique Venner : les raisons d’une mort volontaire », sur Boulevard Voltaire,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  29. Élise Delève, « Un homme se suicide dans la cathédrale Notre-Dame de Paris », sur France Info.fr,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  30. a et b Dominique Venner, « La manif du 26 mai et Heidegger », sur site officiel de Dominique Venner,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  31. Abel Mestre, Caroline Monnot, « Dominique Venner, le père de l’extrême droite moderne, s’est suicidé », sur Blog Droite(s) Extrême(s) du Monde.fr,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  32. a, b et c AFP, « Le FN «respecte» le suicidé d'extrême droite de Notre-Dame », sur Libération.fr,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  33. Benoît Rayski, « Que Dominique Venner repose en guerre… », sur Boulevard Voltaire,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  34. « Casapound couvre les murs d’Italie d’hommages à Dominique Venner », sur Novopress.info,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  35. (it) « Casapound, striscioni in ricordo di Dominique Venner sui muri di tutta Italia », sur Huffington Post,‎ (consulté le 25 mars 2014).
  36. « Hommage public à Dominique Venner ce vendredi 31 mai », sur Novopress.info,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  37. « Cérémonie d'hommage à Dominique Venner - 31 mai 2013 », sur ProRussia.tv,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  38. Alain de Benoist, « Les raisons de vivre et les raisons de mourir sont bien souvent les mêmes », sur Polémia,‎ (consulté le 20 novembre 2013).
  39. Raphaël Liogier (conversation avec Régis Meyran), Ce populisme qui vient, Paris, Textuel, coll. « Conversations pour demain », , 109 p. (ISBN 978-2-84597-472-2), p. 82
  40. Magali Boumaza, « La martyrologie de l’extrême droite française depuis 1945 : mise en ordre des émotions et réécriture de l’histoire », Signes, Discours et Sociétés [en ligne], no 15,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages utilisés pour la rédaction de l'article[modifier | modifier le code]

Autres ouvrages sur le sujet[modifier | modifier le code]

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