PEGIDA

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Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident
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Cadre
Forme juridique Association à but non lucratif
But Combattre l'islamisation de l'Europe, l'intégrisme musulman et la politique du gouvernement sur les droits d'asiles accordés aux musulmans.
Zone d’influence Principalement en Allemagne
Autres pays d'Europe
Fondation
Fondation
Fondateur Lutz Bachmann
Identité
Siège Dresde, Allemagne
Président Lutz Bachmann
Méthode Manifestations
Site web (de) pediga.de

Les Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident (en allemand, « Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes », abréviation PEGIDA) sont un mouvement allemand de droite populiste (rechtspopulistisch)[1],[2], qui défend le Nationalisme allemand (en), est anti-Islam, d'extrême droite et opposé à l'immigration[3]. Le mouvement est lancé le par Lutz Bachmann et une douzaine de personnes.

Depuis le mois d'octobre 2014, le mouvement manifeste chaque lundi à 18 h 30 dans un parc de la ville de Dresde. Les manifestants protestent contre la politique d'asile du gouvernement, dénoncent l'islamisme radical et refusent « l'islamisation de l'Allemagne »[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Manifestation en janvier 2015 à Dresde.

Les déclencheurs du mouvement sont les manifestations de Kurdes pour armer le PKK et les échauffourées dans les rues de Hambourg qui opposaient les Kurdes et les salafistes[réf. nécessaire]. Lors de la première manifestation, en , environ 500 personnes descendaient dans les rues contre la « Guerre religieuse sur le sol allemand ». À la 4e manifestation, le , il y a environ 1 700 personnes. Puis, à la 5e manifestation, le , selon la police allemande et les médias, il y a de 3 200 à 3 500 personnes. Le , d'après la police, environ 5 500 personnes étaient présentes.

Le , le nombre de manifestants passe de 5 500 à 7 500 personnes[5]. Parmi eux, la police a compte de 80 à 120 personnes de la scène hooligan. Le , environ 15 000 personnes battent le pavé à Dresde[6], 18 000 le [7], plus de 25 000 selon les sources de police (40 000 selon les organisateurs) le 12 janvier[8]. Le nombre de participants chaque semaine double presque[9],[10]. La manifestation du 19 janvier est interdite par la police et annulée par ses organisateurs pour cause de menace d'attentat[11]. Depuis le , mais ayant déjà commencé depuis le 13 janvier 2015, la mobilisation serait en forte baisse[12], malgré la venue du Néerlandais Geert Wilders.

À partir de septembre 2015, les autorités et la presse notent un « regain d’affluence » des manifestations de PEGIDA[13]. En décembre 2015, alors que l'hymne du mouvement anti-immigration compte parmi les musiques les plus téléchargées sur la plate-forme amazon, Amazon Allemagne annonce vouloir faire don des bénéfices de cette chanson en faveur des réfugiés. PEGIDA, de son côté, déclare que les bénéfices qu'elle retire de la chanson seront consacrés à l'aide des sans-abris allemands[14],[15]. Le mouvement organise une manifestation début janvier 2016 en réaction aux agressions sexuelles du Nouvel An 2016 en Allemagne. La police décide d'utiliser des canons à eau pour la disperser[16].

Revendications[modifier | modifier le code]

Kathrin Oertel
Lutz Bachmann

Parmi les intervenants à la conclusion des rassemblements, huit demandes sont formulées sur la politique d'immigration, y compris plus de policiers et « tolérance zéro » contre « les groupes religieux radicaux » et « immigrés délinquants ». Dans les discours, sont demandés et exprimés la prévention contre « l'islamisation de l'Occident » et le désir de « préservation et [...] la protection de notre identité allemande ». On y a mis en garde contre une « subversion religieuse radicale de notre culture judéo-chrétienne de l'Ouest ». Lors du rassemblement le 17 novembre 2014, un représentant de l'alliance de manifestation s'est exprimé contre l'abus de l'asile, mais pour l'admission des réfugiés de guerre[17].

Actuellement il y a des branches de PEGIDA partout en Allemagne, y compris à Kassel, Düsseldorf, Bochum, Munich, Wurtzbourg, Rostock, Bonn, la Frise orientale ainsi qu'au Canada, plus précisément au Québec[18]; elles veulent aussi manifester[10]. À la suite de l'attentat contre Charlie Hebdo, le 12 janvier 2015, Lutz Bachmann invite les personnes présentes à une minute de silence. Il appelle à une loi sur l'immigration, à l'expulsion de tous les islamistes et à des référendums au niveau fédéral[8].

Réactions[modifier | modifier le code]

En protestation contre une manifestation du mouvement PEGIDA, les projecteurs de la cathédrale de Cologne sont éteints le soir du 5 janvier 2015.

La plupart des partis politiques condamnent PEGIDA en parlant de rassemblements xénophobes à l'exception d'Alternative pour l'Allemagne. Son responsable, Bernd Lucke, considère légitimes la plupart des positions de PEGIDA[19] et affirme que leurs revendications ne sont pas comprises par les politiciens[20]. De manière similaire, la fraction de ce parti au sein du conseil municipal de Dresde a souhaité la bienvenue aux marches hebdomadaires de PEGIDA[21]. En parallèle, un mouvement d'opposition à PEGIDA s'est mis en place organisant des contre-manifestations. Le 22 décembre, alors que 17 500 personnes défilent pour PEGIDA dans la capitale de Saxe, ils sont ainsi 20 000 dans toute l'Allemagne, notamment 12 000 à Munich, à arpenter les rues contre le racisme et l'exclusion[22].

La chancelière Angela Merkel appelle ses compatriotes à ne pas participer aux manifestations contre « l'islamisation de l'Occident », le 31 décembre 2014, dans son allocution de fin d'année[23] et qualifie ces manifestations de « xénophobes et racistes »[24]. Ces rassemblements, organisés principalement à Dresde, et copiés sur le modèle de ceux qui ont conduit à la Chute du mur de Berlin, embarrassent le pays depuis plusieurs semaines. Le ministre fédéral de la Justice, Heiko Maas (SPD), est l'un des critiques les plus virulents de PEGIDA qu'il considère être une « honte pour l'Allemagne » et a appelé une coalition de tous les partis contre PEGIDA[8].

Analyses[modifier | modifier le code]

Selon Werner Zettelmeier, chargé de recherches au Cirac, « Ces manifestations sont nées dans l’Est, où il y a seulement 2% d’émigrés, et pas l’ombre d’un "péril d’islamisation". Les arguments de Pegida ne reposent sur aucun fait, mais misent sur la corde sensible, sur les émotions. Ce mouvement avant tout populiste joue sur l’aversion des élites, du gouvernement… C’est de l’Agitprop». Il explique le succès de PEGIDA par un « courant xénophobe, raciste, hostile à l’immigration » en Allemagne, des sondages recoupant le nombre d'allemands prêt à participer à une manifestation PEGIDA (13%) avec ceux ayant des opinions populistes (10 à 15%)[25].

Symboles[modifier | modifier le code]

Les manifestants utilisent le drapeau allemand, le drapeau de la Saxe et drapeau de la Deutsche Burschenschaft, ainsi que le drapeau de Wirmer. Le logo de ce mouvement est un bonhomme qui jette une croix gammée nazie, un drapeau du PKK , un logo de l'Action antifasciste et un drapeau de l'État islamique dans une poubelle.

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 21 janvier, le chef du mouvement, Lutz Bachmann, démissionne de ses fonctions à la suite de révélations du quotidien Bild : Bachmann traite auparavant sur Facebook les étrangers de « bétail » et de « bâtards » et poste une photographie de lui grimé en Adolf Hitler[26], photo qu'il a nié avoir prise par la suite [27].

Kathrin Oertel, qui le remplace, démissionne à son tour une semaine plus tard, en même temps que plusieurs autres dirigeants du mouvement[28]. Le chef actuel est à nouveau Lutz Bachmann, qui démissionne en attendant les résultats de l'enquête sur les accusations faites contre lui.

Hors d'Allemagne[modifier | modifier le code]

Dès janvier 2015, des mouvements et des sites Internet se réclamant de PEGIDA se créent dans plusieurs pays d'Europe[29]. Près de 200 personnes ont défilé contre l'islam, le 12 janvier 2015, à Oslo en Norvège à l'appel de PEGIDA. L'objectif est « d'attirer l'attention sur le fait qu'on a de gros défis, de gros problèmes liés à l'immigration musulmane en Norvège sous influence de l'islam ». Des manifestations similaires se sont déroulées en Suisse et en Autriche[30].

En France, l'écrivain Renaud Camus a voulu lui aussi organiser une manifestation « anti-islamisation » avec les mouvements Riposte laïque, Résistance républicaine, Bloc identitaire et d'autres groupes d'extrême droite. À la place, les organisateurs ont tenu une discrète conférence de presse, au cours de laquelle Renaud Camus a annoncé le lancement d’une section française de PEGIDA[31]. Dans un post Facebook, où PEGIDA a fait ses « dix demandes sur la politique d'asile allemande » communiqués le 11 septembre 2015, PEGIDA a exprimé son appui total à Marine Le Pen. Ce post décrit la chef du Front national comme « la future présidente de la République française »[32].

Une manifestation « anti-islam » s'est aussi déroulée à Newcastle en Angleterre, le 18 février, rassemblant plus de 200 personnes[33].

Manifestation contre « l'immigration-invasion », les clandestins et l'islamisation de l'Europe le 8 novembre 2015 à Calais.

Créée en juillet 2015, l'association PEGIDA France est présidée par le normand Loïc Perdriel, 25 ans[34]. Une première manifestation a lieu le 8 novembre 2015[35] suivie d'une deuxième le 6 février 2016, toujours à Calais, où les camps dits de « la Jungle » regroupent plusieurs milliers de réfugiés et migrants. Cette manifestation ayant été maintenue malgré une interdiction préfectorale, une vingtaine de militants d'extrême droite, dont Perdriel et le général Christian Piquemal, sont arrêtés[36].

L'association PEGIDA Suisse est la filiale suisse de PEGIDA, qui a été fondée le 9 janvier 2015, avec Ignaz Bearth comme porte-parole[37]. Il est le seul membre connu du comité, composé d'une douzaine de personnes. Il est également l'ancien président du Parti suisse de la démocratie directe (Die Direktdemokratische Partei Schweiz), un petit parti d'une centaine de membre crée en 2012 et disparu en 2017. Après un désaccord entre le fondateur de PEGIDA, Lutz Bachmann, et Ignaz Bearth, Bachmann a declaré que Bearth n'est plus représentatif du mouvement[38]. À partir de ce moment, Mike Spielmann et Tobias Steiger ont été les leaders de PEGIDA Suisse. Ils veulent la transformer en un parti politique, en consultation avec la direction centrale à Dresde[39].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Pegida: Was steckt hinter den neuen Montagsdemos?, spiegel.de, 9 décembre 2014
  2. (de) Potential für eine rechtspopulistische Partei, faz.net, 20 janvier 2015.
    • Alexander I. Stingl, The Digital Coloniality of Power: Epistemic Disobedience in the Social Sciences and the Legitimacy of the Digital Age, Lexington Books, (ISBN 978-1-4985-0193-4, lire en ligne) :

      « has led, induced by the media event that is ISIS, to the resurgence of a populist demonstration culture in PEGIDA (Patriotic Europeans Against the Islamisation of the Occident) on the extreme Right, which has found supporters in the … »

    • "PEGIDA: Understanding the Emergence and Essence of Nativist Protest in Dresden".
    • "PEGIDA in Germany".
    • "The Pegida Movement and German Political Culture: Is Right-Wing Populism Here to Stay?".
    • Enes Bayraklı et Farid Hafez, European Islamophobia Report 2015, SETA, (ISBN 978-605-4023-68-4, lire en ligne), p. 56 :

      « Although founded in neighbouring Germany, PEGIDA has gained some support in Belgium. Support for the far-right and Islamophobic organisation is more keenly seen in Dutch-speaking Flanders, than in francophone Wallonia and Brussels. »

    • Helen Margetts, Peter John, Scott A. Hale et Taha Yasseri, Political turbulence: how social media shape collective action, Princeton, New Jersey, Princeton University Press, (ISBN 9780691159225, lire en ligne), p. 3 :

      « Some have seen the rise of far-right and anti-Islamist groups, as in Germany where protests by the Patriotic Europeans Against the Islamisation of the Occident (PEGIDA) have been attended by thousands, matched by a counter-movement of … »

    • Greg Albo et Leo Panitch, The Politics of the Right: Socialist Register 2016, Monthly Review Press, (ISBN 978-1-58367-575-5, lire en ligne), p. 5 :

      « Pegida is a classic far-right anti-immigration movement. »

    • Shannon Latkin Anderson, Immigration, Assimilation, and the Cultural Construction of American National Identity, Taylor & Francis, (ISBN 978-1-317-32875-9, lire en ligne), p. 16 :

      « In Germany, the far-right anti-Islam movement Pegida found massive audience in its anti-Islamic, anti-immigration marches »

    • « Anti-Islam Organization PEGIDA Is Exporting Hate Across Europe », Newsweek, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne) :

      « The 200 or so demonstrators trudging down the road are supporters of PEGIDA, a far-right German group whose name is an acronym for Patriotic Europeans Against the Islamization of the Occident. »

    • « France bans march through Calais by far-right Pegida group », ibtimes.co.uk, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
    • « Germany's refugee crisis is fueling the far-right Pegida movement », pri.org, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
    • « Germany reveals plans to relax deportation rules for foreign criminals », CNN, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne) :

      « Protesters from the far-right PEGIDA movement attend a rally in Leipzig on Monday »

  3. À Dresde, "antifascistes" et "anti-immigration" sur le pied de guerre, France24 en ligne, 3 décembre 2014
  4. Dresde : nouvelle manifestation contre l’islamisation de l’Allemagne (Vidéo), Civil War in Europe, le 25 novembre 2014.
  5. Pediga: recrudescence des manifestations xénophobes en Allemagne, RFI, 16 décembre 2014.
  6. En Allemagne, les anti-islam de Pegida veulent profiter de l'émotion, Le Figaro, 8 janvier 2015.
  7. a b et c (de) Pegida-Demonstration mit Rekordbeteiligung, Junge freiheit, 12 janvier 2015.
  8. Manifestation contre l’islamisation à Dresde, Civil War in Europe, le 3 décembre 2014.
  9. a et b (de)Die neue Wut aus dem Osten, Frankfurter Allgemeine en ligne, 7 décembre 2014.
  10. En Allemagne, une menace d'attentat contre le mouvement Pegida, Le Figaro, 18 janvier 2015.
  11. Pegida : baroud de fin, Courrier international, 14 avril 2015.
  12. Regain d’affluence aux manifestations anti-immigration en Allemagne, Le Monde, 5 octobre 2015.
  13. (en) Amazon to donate Pegida song profits to refugee charity, The Guardian, 31 décembre 2015.
  14. (en) Amazon to donate income from song by German far-right anti-Islam group to refugee charity, Daily Mail, 31 décembre 2015.
  15. (en) Cologne attacks: Pegida and police clash at migrant protest, BBC, 9 janvier 2016.
  16. Allemagne: une défiance accrue envers la communauté musulmane, Le Figaro en ligne, publié le 1 décembre 2014
  17. La Presse Canadienne, « Rassemblement de PEGIDA Québec: des élus montent aux barricades », La Presse,‎ (lire en ligne)
  18. Jenny Hill, « Anti-Islam 'Pegida' march in German city of Dresden », BBC,‎ (lire en ligne)
  19. Justin Huggler, « German Eurosceptics embrace anti-Islam protests », The Telegraph,‎ (lire en ligne)
  20. (de) AfD-Fraktion, Dresden, « Erklärung der AfD-Fraktion im Stadtrat der Landeshauptstadt Dresden zu den Demonstrationen von PEGIDA », AfD, (consulté le 5 janvier 2015)
  21. http://info.arte.tv/fr/la-mobilisation-contre-pegida-se-renforce
  22. « Les événements de Paris ont convaincu les manifestants de Pegida que leurs préoccupations sont fondées », lemonde.fr, 12 janvier 2015
  23. Why are thousands of Germans protesting and who are Pegida?, BBC, 13/1/2015
  24. Manifestations anti-islam: L'Allemagne face à la montée du mouvement Pegida, 20 min, 5/1/2015
  25. https://www.lemonde.fr/europe/article/2015/01/21/allemagne-le-leader-du-mouvement-anti-islam-pegida-se-met-en-retrait_4560813_3214.html
  26. (en) Pegida head Lutz Bachmann reinstated after furore over Hitler moustache photo, theguardian.com, 23 février 2015.
  27. « La nouvelle dirigeante de Pegida démissionne », sur lefigaro.fr,
  28. « Le mouvement allemand Pegida essaime dans toute l’Europe », sur leJDD, (consulté le 10 avril 2015)
  29. « Le mouvement Pegida s'étend en Allemagne, en Norvège et en Suisse », sur BFMTV, (consulté le 10 avril 2015)
  30. « Renaud Camus lance Pegida en France et récupère l’islamophobie allemande », sur L'obs, (consulté le 10 avril 2015)
  31. « Flüchtlingskrise: Was will Pegida eigentlich? », heute, . Consulté le 9 janvier 2016.
  32. « Pegida veut organiser une manifestation en Angleterre », sur L'express, (consulté le 10 avril 2015)
  33. « En France, des associations et groupuscules veulent copier Pegida », sur Le Figaro, (consulté le 26 février 2016)
  34. « Qui se cache derrière Pegida France ? », sur France TV Info, (consulté le 26 février 2016)
  35. « Manifestation de Pegida à Calais : l'ex-commandant de la légion étrangère arrêté », liberation.fr, 6 février 2016.
  36. Pascal Schmuck, Ignaz Bearth incarne le mouvement Pegida en Suisse, 24 heures,
  37. (de)Ignaz Bearth zofft sich mit Pegida-Chef Bachmann, 20 Minuten, . Consulté le 22 janvier 2016.
  38. (de)Pegida Schweiz wirft Ignaz Bearth raus, 20 Minuten, . Consulté le 22 janvier 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]