Eurocentrisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Eurocentrisme est un néologisme à l'emploi rare et au sens incertain qui stigmatiserait l'attribution d'une place centrale aux cultures et valeurs européennes aux dépens des autres cultures. Ce serait une variante de l'ethnocentrisme. L'eurocentrisme a pour corollaire de considérer comme supérieures les cultures originaires d'Europe parfois au sens étroit, se limitant au continent, parfois au sens large, englobant les diverses branches de la civilisation occidentale.

Définition ?[modifier | modifier le code]

Il est toutefois impossible de donner une définition claire et catégorique. Le mot, apparu dans la deuxième moitié du XXe siècle, ne renvoie à aucune notion doctrinale ou aucune idéologie théorisée. Il n'est pas reconnu en langue française (ne figure ni dans le Robert, ni dans l'Encyclopédie Hachette, ni dans le Dictionnaire de l'Académie française). C'est pourquoi aujourd'hui, en l'absence de codification officielle, ce terme est soumis à des interprétations variables selon les personnes et les motifs.

S'il est à rapprocher de l'ethnocentrisme, ce mot n'en est pas moins différent par de nombreux aspects. Contrairement à ce dernier qui renvoie à un groupe ethnique ou culturel homogène et déterminé, l'eurocentrisme renvoie de façon générale aux Européens.

Historique[modifier | modifier le code]

Sa portée actuelle est à mettre en relation avec le contexte qui a accompagné sa création. La naissance de ce mot coïncide en effet avec le mouvement de décolonisation engagé après la Seconde Guerre mondiale par les anciennes puissances européennes.[réf. nécessaire] La montée des nationalismes et les aspirations à l'indépendance, consécutives aux promesses de liberté des Alliés, ont amené les peuples colonisés à redécouvrir leurs identités, de manière très hétérogène selon les régions et les cultures. Ainsi nombreux ont été ceux qui ont dénoncé alors, de la part de leurs anciens oppresseurs, une vision du monde encore empreinte de racisme ou du moins de condescendance vis-à-vis des pays nouvellement indépendants. Ces revendications se fondèrent pour une grande part dans le Mouvement des non-alignés au cours de la Guerre froide.

Actuellement ce mot est repris dans de multiples régions du monde, en Afrique essentiellement et en Amérique du Sud, pour stigmatiser ce qui serait[non neutre] ressenti comme une hégémonie de l'Occident tant dans les domaines politique et économique que culturel[évasif]. Il s'agirait de dénoncer une mentalité "européenne" qui mépriserait[non neutre] les autres cultures au profit de la sienne propre, une néo-colonisation économique et culturelle.[évasif]

Tempérament[modifier | modifier le code]

Ce mot souffre de contradictions internes qui lui confèrent une portée limitée[réf. nécessaire]. Il aurait vocation à désigner une pratique occidentale[Quoi ?]. Or l'Occident regroupe, outre l'Europe, les États-Unis, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Les Américains ont eux-mêmes une vision américano-centrée du monde, fort éloignée des représentations européennes, tout comme les Australiens ou les Néo-Zélandais. Il s'agirait donc d'une pensée spécifiquement européenne. Mais l'Europe est constituée d'une mosaïque de cultures diverses, très différentes entre elles, qui rendent improbable l'existence d'une telle pratique supposée commune[réf. nécessaire] d'autant que l'europe est elle même gravement touchée par le mondialisme et l'immigration massive depuis des décennies. Jusqu'à présent personne ne s'est réclamé de ce courant qui n'a jamais été théorisé ou codifié de manière doctrinale. Ce terme n'est utilisé que par ses détracteurs : les afrocentristes[Qui ?] du fait de leur idéologie et de leur complexe d'infériorité, les Indiens d'Amérique du Sud[Qui ?] victimes de la mondialisation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]