Islamo-nationalisme

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L'Islamonationalisme ou Nationalisme islamique ou Brun-Vert est une forme de nationalisme musulman de la droite à l'extrême droite.

Les islamo-nationalistes sont connus pour leur antisionisme.

Concept[modifier | modifier le code]

Par pays[modifier | modifier le code]

Algérie[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Certains anciens SS se sont convertis à l'Islam, c'est le cas de Johann von Leers, qui sera conseiller du président Gamal Abdel Nasser.

Bosnie-Herzégovine[modifier | modifier le code]

Croatie[modifier | modifier le code]

Iran[modifier | modifier le code]

La Révolution iranienne marque le début du nationalisme religieux chiite et perse. L'idéologie anti-américaine, anticommuniste et antisioniste de Khomeini attire la sympathie de plusieurs mouvements d'extrême droite européenne (notamment les nationalistes révolutionnaires) mais inquiète la communauté internationale. La révolution étant une conséquence du renversement de Mossadegh[1].

Le régime iranien reçoit des membres de l'extrême droite radicale européenne[2],[3].

Italie[modifier | modifier le code]

En Italie, certains membres de l'extrême droite se sont convertis à l'islam au contact des nationalistes arabes, c'est le cas de Claudio Mutti, écrivain eurasiste[4] qui, après sa conversion, est resté néofasciste. Il qualifia Mouammar Kadhafi de "templier d'Allah"[4].

Palestine[modifier | modifier le code]

Le Grand Mufti de Jérusalem Amin al-Husseini était une personnalité islamo-nationaliste de Palestine. Il collabora avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et aida à la création de la Division SS Handschar, une unité musulmane de la Waffen-SS[5]. Il admirait les Allemands et considérait qu'ils avaient trouvé la solution au problème juif[6].

Le Hamas, un mouvement fondamentaliste musulman et nationaliste palestinien peut être qualifié d'islamo-nationaliste.

Tchétchénie[modifier | modifier le code]

Les mouvements d'indépendance tchétchène lors de première guerre de Tchétchénie étaient islamo-nationalistes. Parmi ces islamo-nationalistes, on y trouve Djokhar Doudaïev, Aslan Maskhadov, Rouslan Guelaïev, Chamil Bassaïev et même Akhmad Kadyrov (qui rejoindra les russes lors de la seconde guerre de Tchétchénie).

Turquie[modifier | modifier le code]

Signe de ralliement du MHP et des Loups gris

Le Parti d'action nationaliste, un parti d'extrême droite[7] et les Loups gris sont des mouvements islamo-nationalistes turcs, opposés à la Laïcité, ultranationalistes[7],[8] et pan-turc.

Notes et Références[modifier | modifier le code]

  1. Firouzeh Nahavandi, Aux sources de la révolution iranienne, L'Harmattan, , p. 50-54
  2. « L'Iran, Dieudonné et l'extrême droite française », sur huffingtonpost.fr, .
  3. « L’ambassadeur d’Iran à la rencontre de l’extrême droite radicale », sur huffingtonpost.fr, .
  4. a et b (en) Giovanni Savino, From Evola to Dugin: The Neo-Eurasianist Connection in Italy, pp. 97-124, en particulier le chapitre « Claudio Mutti, The Prophet », in Eurasianism and the European Far Right: Reshaping the Europe–Russia Relationship, ss la dir. de Marlene Laruelle, Lexington Books, 2015, 292 p., p. 13 : « the figure of fascist thinker Claudio Mutti ».
  5. Léon Poliakov, De Moscou à Beyrouth : essai sur la désinformation, Paris, Calmann-Lévy, (ISBN 2-7021-1240-4), p. 54.
  6. (en) « Amin al-Husaini and the Holocaust. What Did the Grand Mufti Know? », World politic review, .
  7. a et b (en) Wolfram Nordsieck, « Turkey », sur parties-and-elections.eu (consulté le 20 août 2015).
  8. (en) Russell F. Farnen, Nationalism, Ethnicity, and Identity: Cross National and Comparative Perspectives, Transaction Publishers, (ISBN 9781412829366), p. 252.

Articles connexes[modifier | modifier le code]