Islamo-nationalisme

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L'Islamonationalisme ou Nationalisme islamique ou Brun-Vert est une forme de nationalisme musulman de la droite à l'extrême droite.

Les islamo-nationalistes sont connus pour leur antisionisme.

Concept[modifier | modifier le code]

Par pays[modifier | modifier le code]

Algérie[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Certains anciens SS se sont convertis à l'Islam, c'est le cas de Johann von Leers, qui sera conseiller du président Gamal Abdel Nasser.

Bosnie-Herzégovine[modifier | modifier le code]

Croatie[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, certains membres du groupe armé d'extrême droite Division Atomwaffen sont convertis à l'islam, et mêlent islamisme et nationalisme blanc[1].

Irak[modifier | modifier le code]

En Irak, en 1931 est fondé le Parti de la fraternité nationale, un parti de droite nationaliste panarabe[2],[3] , ce parti était également profondément antimonarchiste car le roi d'Irak est considéré par les nationalistes comme servile aux britanniques. Le parti prend les pleins pouvoirs en 1941 après le coup d'état de Rachid Ali al-Gillani mais sera dissous après la guerre anglo-irakienne où les insurgés irakiens (soutenus et armés par le Régime de Vichy) et les forces de l'Axe allemandes et italiennes soient vaincus par les britanniques. L'"hymne des bayonnettes", musique des insurgés irakiens lors de la guerre anglo-irakienne fait mention du djihad.

A Bagdad, après al-Gillani, la population arabe organisa des farhouds, des pogroms contre les juifs.

Iran[modifier | modifier le code]

La Révolution iranienne marque le début du nationalisme religieux chiite et perse. L'idéologie anti-américaine, anticommuniste et antisioniste de Khomeini attire la sympathie de plusieurs mouvements d'extrême droite européenne (notamment les nationalistes révolutionnaires) mais inquiète la communauté internationale. La révolution étant une conséquence du renversement de Mossadegh[4].

Le régime iranien reçoit des membres de l'extrême droite radicale européenne[5],[6].


Il existe un mouvement d'extrême droite islamo-nationaliste radical en Iran, le Front de la Stabilité de la Révolution Islamique, un parti d'extrême droite fondamentaliste composé d'anciens partisans d'Ahmadinejad[7].

Italie[modifier | modifier le code]

En Italie, certains membres de l'extrême droite se sont convertis à l'islam au contact des nationalistes arabes, c'est le cas de Claudio Mutti, écrivain eurasiste[8] qui, après sa conversion, est resté néofasciste. Il qualifia Mouammar Kadhafi de "templier d'Allah"[8].

Palestine[modifier | modifier le code]

Le Grand Mufti de Jérusalem Amin al-Husseini était une personnalité islamo-nationaliste de Palestine. Il collabora avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et aida à la création de la Division SS Handschar, une unité musulmane de la Waffen-SS[9]. Il admirait les Allemands et considérait qu'ils avaient trouvé la solution au problème juif[10].

Le Jihad islamique palestinien prône à la fois nationalisme et islamisme[11].

Syrie[modifier | modifier le code]

Les groupes islamo-nationalistes sunnites syriens s'opposent au régime nationaliste arabe laïc du Baas de Hafez el-Assad puis celui de Bachar el-Assad. Les islamo-nationalistes syriens ont participé à la guerre civile syrienne au côté de l'Armée syrienne libre et des Loups gris turcs et de l'Armée turque[12]. En revanche, les islamo-nationalistes chiites sont alliés au régime baathiste de la famille el-Assad.

Tchétchénie[modifier | modifier le code]

Les mouvements d'indépendance tchétchène lors de première guerre de Tchétchénie étaient islamo-nationalistes. Parmi ces islamo-nationalistes, on y trouve Djokhar Doudaïev, Aslan Maskhadov, Rouslan Guelaïev, Chamil Bassaïev et même Akhmad Kadyrov (qui rejoindra les russes lors de la seconde guerre de Tchétchénie).

Turquie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Nationalisme turc, Néo-ottomanisme et Erdoğanisme.
Signe de ralliement du MHP et des Loups gris

Le Parti d'action nationaliste, un parti d'extrême droite[13] et les Loups gris sont des mouvements islamo-nationalistes turcs, opposés à la Laïcité, ultranationalistes[13],[14] et pan-turc. Le Parti de la grande unité, né d'une scission avec le Parti d'action nationaliste est également un parti islamo-nationaliste.

Le président Recep Tayip Erdogan et son Parti de la justice et du développement nettement plus modérés que le Parti d'action nationaliste sont également islamo-nationalistes[15],[16].

Notes et Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.buzzfeednews.com/article/ellievhall/former-neo-nazi-allegedly-kills-roommates
  2. Eric Davis, Memories of State: Politics, History, and Collective Identity in Modern Iraq, University of California Press, , p. 14
  3. Kanan Makiya, Republic of Fear: The Politics of Modern Iraq, University of California Press, , p. 176
  4. Firouzeh Nahavandi, Aux sources de la révolution iranienne, L'Harmattan, , p. 50-54
  5. « L'Iran, Dieudonné et l'extrême droite française », sur huffingtonpost.fr, .
  6. « L’ambassadeur d’Iran à la rencontre de l’extrême droite radicale », sur huffingtonpost.fr, .
  7. « Élection iranienne: Même les extrémistes veulent des réformes : un retour de bâton prend place contre le conservatisme », The Economist,‎ (https: //www.economist.com/news/middle-east-and-africa/21693637-backlash-taking-place-against-conservatism-even-hardliners-want-reform)/
  8. a et b (en) Giovanni Savino, From Evola to Dugin: The Neo-Eurasianist Connection in Italy, pp. 97-124, en particulier le chapitre « Claudio Mutti, The Prophet », in Eurasianism and the European Far Right: Reshaping the Europe–Russia Relationship, ss la dir. de Marlene Laruelle, Lexington Books, 2015, 292 p., p. 13 : « the figure of fascist thinker Claudio Mutti ».
  9. Léon Poliakov, De Moscou à Beyrouth : essai sur la désinformation, Paris, Calmann-Lévy, (ISBN 2-7021-1240-4), p. 54.
  10. (en) « Amin al-Husaini and the Holocaust. What Did the Grand Mufti Know? », World politic review, .
  11. https://www.religion.info/2007/10/20/jihad-islamique-entre-islamisme-et-nationalisme-entretien-avec-anouar-abu-taha/
  12. https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/25/au-nord-ouest-de-la-syrie-un-bras-de-fer-russo-turc_5467110_3210.html
  13. a et b (en) Wolfram Nordsieck, « Turkey », sur parties-and-elections.eu (consulté le 20 août 2015).
  14. (en) Russell F. Farnen, Nationalism, Ethnicity, and Identity: Cross National and Comparative Perspectives, Transaction Publishers, (ISBN 9781412829366), p. 252.
  15. (en) « Turkish Islamism and Nationalism Before and after the Failed Coup Attempt », Institut Asie centrale-Caucase,‎ (lire en ligne)« But the form of Islamism as it has been advocated by the AKP in Turkey during the last decade in fact represents a powerful synthesis of two highly influential discourses observable in the Islamic Middle East and the Ottoman Empire since the beginning of the nineteenth century, namely Islamic-conservatism and nationalism. ».
  16. (en) « AKP pushes its own brand of Turkish neonationalism », Al-Monitor,‎ (lire en ligne)« Turkish neonationalism, traditionally a product of authoritarian state power, is being pushed by proponents of the Justice and Development Party (AKP) and nurtured by Prime Minister Recep Tayyip Erdogan. ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]