Nationalisme italien

Le nationalisme italien affirme que les Italiens forment une nation à l'identité culturelle substantiellement homogène, fondée sur une langue et une histoire communes. Il promeut l’unité culturelle de l’Italie en revendiquant une continuité historique avec les anciens Romains, qui vivaient à l'origine dans le Latium et ont fini par dominer la péninsule italienne et l'Europe. Historiquement, ce nationalisme s’est également inscrit dans une perspective impérialiste[1].
Avant et après l'unification de l'Italie, divers mouvements liés aux identités territoriales (par exemple le sardinisme, qui s'est définitivement structuré déjà à l'occasion de la « Fusion parfaite » de 1848, et le sicilianisme, qui s'est projeté contre les Bourbons et plus tard les Savoie) ont remis en question le projet de la soi-disant « piémontisation » de l'État mené par le royaume de Sardaigne, qui a également été critiqué par certains nationalistes non monarchistes[2].
On pense souvent que le nationalisme italien tire ses origines de la Renaissance[3], mais n'est apparu comme une force politique dans les années 1830 que sous la direction de Giuseppe Mazzini[4]. Il a servi de cause au Risorgimento dans les années 1860 à 1870. Le nationalisme italien est redevenu fort au cours de la Première Guerre mondiale avec les revendications irrédentistes italiennes de territoires détenus par l'Autriche-Hongrie et à l'époque du fascisme italien. L’Italie est au centre de nombreux intérêts européens que ce soit pour les Français, les Autrichiens, les Suisses ou bien même les catholiques. Elle voit son développement lié aux différentes insurrections qu’il y a à travers l’Europe à partir de 1849 et du printemps des peuples. Elle s’incorpore dans cette essence nationaliste qui bouleverse l’Europe depuis la Révolution française de 1789, qui a été violemment réprimée à partir du congrès de Vienne de 1815, et qui ne fait qu’augmenter à travers le siècle et jusqu'au deux guerres mondiales[réf. nécessaire].
Dans les années 1800, mise à part la Russie et l’Espagne, tous les pays européens sont touchés par une vague nationaliste, mais rares sont les peuples qui parviennent à imposer leur vision. Ainsi, ce sont surtout les pays de l’Europe méridionale qui sont violemment touchés, mais ils arrivent à installer des nations pour exprimer leur vœux nationalistes (Italiens, Allemands…), alors que dans l’Europe de l’Est, les peuples sont réprimés et n’arrivent pas à obtenir l’indépendance, restant sous le giron des grandes puissances comme la Russie ou bien l’Empire ottoman[5].
Personnalités
[modifier | modifier le code]- Giuseppe Mazzini
- Gabriele D'Annunzio
- Enrico Corradini
- Benito Mussolini
- Roberto Farinacci
- Giorgio Almirante
- Roberto Fiore
- Massimo Morsello
- Simone Di Stefano
- Gianluca Iannone
Voir aussi
[modifier | modifier le code]- Association nationaliste italienne
- Empire romain
- Grande Italie
- Irrédentisme italien
- Irrédentisme italien en Corse
- Fascisme
- Faisceaux italiens de combat
- Mare Nostrum
- Méditerranéisme
- Nation prolétarienne
- Parti national fasciste
- Pan-latinisme
- Post-fascisme
- Proto-fascisme
- Race méditerranéenne
- Régence italienne du Carnaro
- Reparti d'assalto
- Risorgimento
- Socialisme national
- Spazio vitale
- Troisième Rome
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Aaron Gillette. Le teorie razziali nell'Italia fascista. 2 ° edizione. Londra, New York: Routledge, 2003, p. 17.
- ↑ Wagstaff, Pietro (a cura di). Regionalism in the European Union. Intellect Books, 1999. p.141
- ↑ Trafford R. Cole. Italian Genealogical Records: How to Use Italian Civil, Ecclesiastical & Other Records in Family History Research. Salt Lake City, Utah, USA: Ancestry Incorporated, 1995. Pp. 15.
- ↑ J. P. T. Bury, ed. The new Cambridge modern history: The zenith of European power 1830–70 1964. Pp. 224.
- ↑ Augustin Remond, « L'émergence du nationalisme italien au XIXe siècle », sur Revue Histoire, (consulté le )
