Nationalisme périphérique

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Le nationalisme périphérique se réfère aux sentiments nationalistes des populations de régions ou d'entités territoriales d'un État souverain avec lequel elles sont en conflit et où elles essaient de construire un espace social de minorité[1]. Le nationalisme périphérique est appelé ainsi parce que les régions dans lesquelles il existe se trouvent à la périphérie, par opposition au centre politique du territoire de l'État.

Le nationalisme périphérique se rencontre dans des territoires culturellement ou linguistiquement distincts - et souvent avec un degré différent de développement socio-économique - qui résistent à l'incorporation dans un État expansionniste ou à l'assimilation dans une identité nationale construite par l'État. Les théories actuelles du nationalisme périphérique expliquent que l'émergence du nationalisme périphérique se produit dans des régions ethniquement différentes avec un développement économique plus avancé par rapport au reste de l'État. C'est le cas du Pays basque ou de la Catalogne en Espagne, et du Xinjiang en Chine. Néanmoins, le nationalisme périphérique peut également émerger dans des régions de moindre développement économique, comme ce fut le cas en Irlande ou en Écosse. Le nationalisme périphérique peut également émerger dans l'opposition à l'État qui, en quête de légitimité, impose un sentiment nationaliste combattu par les nationalismes périphériques défendant leur «nation culturelle».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Santos Barriuso Díaz et José Luis Castro Ruano, « El nacionalismo, un factor de desarrollo », Estudios Regionales No. 30, (consulté le 2 mars 2012)

Bibliographie[modifier | modifier le code]