Renouveau étudiant

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Renouveau étudiant
Histoire
Dissolution

Le Renouveau étudiant ou RE, était un syndicat étudiant de sensibilité nationaliste et identitaire créé en 1990. Après la scission de 1998 du Front National, il n'a plus qu'une existence limitée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une première version du Renouveau étudiant a été créée en 1981 à la faculté de droit de Bordeaux.

Le Renouveau étudiant a été recréé en 1990[1]. Louis Aliot semble en avoir créé une antenne à Toulouse pendant ses études[2].

Souvent qualifié d'« extrémiste », ce syndicat était minoritaire dans des universités essentiellement dominées par les syndicats étudiants traditionnels. Il fit cependant quelques percées électorales, notamment aux élections de 1991, obtenant 4 élus dans différents CROUS. Il posséda jusqu'à la fin des années 1990 quelques élus étudiants.

Le Renouveau étudiant organisa plusieurs congrès décentralisés : en 1997 à Aix-en-Provence, en 1998 à Colmar, en 1999 à Bordeaux.

L'organisation s'est auto-dissoute en 2000. Il subsiste néanmoins une association d'anciens du Renouveau étudiant intitulée Aurore, créée en 1999.

Positions[modifier | modifier le code]

Le RE se posait comme concurrent de l'Union nationale inter-universitaire (UNI), et servait de relais au Front national de la jeunesse (FNJ), qui avait lui pour mission de former les futurs cadres du Front national (FN) et d'assurer l'implantation du parti en milieu lycéen et universitaire. Les interlocuteurs enseignants du RE militaient quant à eux au sein d'un Comité de défense des libertés universitaires, fondé par Bernard Lugan[3].

Les idées défendues par le RE étaient proches de celles du FN. Les liens avec le FNJ furent étroits, le premier président du RE, Michel Murat, devenant membre de la direction du FNJ en 1992.

Au moment des tensions au sein du Front national entre lepénistes et mégretistes, le Renouveau étudiant connut un changement de ligne politique et un fléchissement des idées vers une conception plus « néodroitière », au point que certains présentèrent des listes intitulées « Collectif des étudiants de droite - RE » (Aix-Marseille III). Lors de la division effective du Front national, le RE choisit le camp de Bruno Mégret.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Quinio, Renaud Dély, « Le bras universitaire de Le Pen. « Renouveau étudiant » multiplie les listes aux élections des CROUS », sur Libération.fr, (consulté le 10 février 2014).
  2. [vidéo] Interview de Louis Aliot dans Le monde vu par... sur France Ô le 17 novembre 2013, 4e minute.
  3. Pierre Milza, L'Europe en chemise noire : Les extrêmes droites en Europe de 1945 à aujourd'hui, Éditions Flammarion, [détail de l’édition], p. 236

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]