Mondialisme

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Le terme mondialisme est un néologisme qui renvoie à une volonté supposée d'en finir avec l'État-nation, comme cadre d'administration politique et de référence identitaire. Il est utilisé dans certains milieux nationalistes pour décrire, en la dénonçant, la marche vers une sorte d'État mondial. Celle-ci se produirait sous le double effet de la mondialisation économique et de l'internationalisme d'extrême-gauche.

Le concept a des affinités avec celui de « nouvel ordre mondial », telle que cette expression est utilisée dans certains milieux complotistes. Souvent associé à l'impérialisme anglo-américain, le « mondialisme » est notamment dénoncé par des théoriciens néo-eurasistes comme Alexandre Douguine. En France, sa dénonciation est portée par des auteurs comme Yann Moncomble, Pierre Hillard ou Pierre de Villemarest.

Leur entreprise de dénonciation du « mondialisme » se focalise souvent sur des personnalités ou des organisations, publiques ou privées, qu'ils identifient comme ayant œuvré et œuvrant à ce projet. Parmi celles-ci : Richard Coudenhove-Kalergi, Clarence Streit, David Rockefeller, la Fabian Society, le Round table, le Council on Foreign Relations, le groupe Bilderberg ou encore la Commission trilatérale.

Tout en se défendant de toute théorie du complot, Marine Le Pen dénonce le mondialisme en lui attribuant, selon la chercheuse Cécile Alduy, « la fonction explicative totalisante que Girardet décrit à propos des théories conspirationnistes »[1].

Exemples de publications dénonçant le mondialisme[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cécile Alduy, « Mots, mythes, médias », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer, Les Faux-semblants du Front national, Presses de Sciences Po,‎ , p. 253-254

Voir aussi[modifier | modifier le code]