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Usine de salaison gallo-romaine du Resto

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Usine de salaison gallo-romaine du Resto
Image illustrative de l’article Usine de salaison gallo-romaine du Resto
Vue de la parcelle contenant les vestiges archéologiques.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région antique Gaule lyonnaise
Région Bretagne
Département Morbihan
Commune Lanester
Protection Logo monument historique Inscrite MH (2000)
Coordonnées 47° 46′ 23″ nord, 3° 17′ 30″ ouest
Altitude 12 m
Superficie 0,168 0 ha
Histoire
Époque Gaule romaine
Géolocalisation sur la carte : arrondissement de Lorient
(Voir situation sur carte : arrondissement de Lorient)
Usine de salaison gallo-romaine du Resto
Usine de salaison gallo-romaine du Resto
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
(Voir situation sur carte : Morbihan)
Usine de salaison gallo-romaine du Resto
Usine de salaison gallo-romaine du Resto
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
(Voir situation sur carte : Bretagne (région administrative))
Usine de salaison gallo-romaine du Resto
Usine de salaison gallo-romaine du Resto
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Usine de salaison gallo-romaine du Resto
Usine de salaison gallo-romaine du Resto

L'usine de salaison gallo-romaine du Resto est un site archéologique gallo-romain de la commune de Lanester, dans le département français du Morbihan, en région Bretagne.

Une cour dans dans laquelle s'opère la préparation des poissons pêchés à proximité et quatre cuves maçonnées dans lesquelles se font les opérations de salaison constituent les vestiges de cet usine fouillée en 1980-1981 et inscrite au titre des monuments historiques en 2000.

Localisation

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Le bâtiment est situé à 50 m de la rive gauche de l'estuaire du Blavet qui forme à cet endroit une boucle[1], à environ 500 m au sud du hameau du Resto, immédiatement à l'est du chef-lieu communal[2].

L'usine est installée à l'époque gallo-romaine[3] à proximité d'une pêcherie[4]. Elle produisait des condiments, des salaisons de poissons et, peut-être, du garum[3],[4], tout cela pour l'exportation[5]. Le sel nécessaire aux opérations de conservations provient sans doute d'autres régions, baie de Bourgneuf voire mer Méditerranée[6].

Il semble que l'activité de l'usine cesse à la fin du IIIe siècle[5]. Elle connaît une deuxième période d'activité au Moyen Âge où elle sert alors d'abri provisoire aux populations riveraines[5].

Redécouvert en 1979[7] dans une parcelle où la présence des murs arasés rend les labours impossibles[1], le site est fouillé au cours des deux années 1980[7] et 1981 par l'archéologue vannetais Patrick André[8]. Des sondages effectués en 1998 n'apportent pas de nouvelles informations sur l'usine elle-même, mais renseignent sur son environnement[9].

Les vestiges subsistants, ainsi qu'une bande de terrain (sol et sous-sol) de 30 m autour de ceux-ci, sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [3].

Architecture

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Le site archéologique occupe une surface d'environ 1 680 m2[2].

Image externe
Proposition de restitution de l'usine, Patrick André, Revue des études anciennes.

L'usine devait se présenter comme un petit bâtiment rectangulaire, précédé d'une cour carrée d'environ 13,6 m de côté et délimitée par un muret[8]. Cet atelier de préparation d'environ 15 m de long comprenait quatre cuves de salaison mesurant 3,60 m de long et de 2,10 à 2,65 m de large[10]. Deux d'entre elles ont des parois et un fond recouverts d'une triple couche de mortier hydraulique au tuileau, dans les angles, des quarts de rond assurent l'étanchéité ; les deux autres, plus profondes, sont parementés de moellons de petit appareil pour leurs parois, le fond étant constitué du substrat rocheux[3],[4],[11]. Le site présentant une pente importante vers le Blavet, des contreforts doublent certains des murs[1].

Les poissons remontant ou descendant le Blavet (anguilles, mulets, saumons, truites de mer) étaient capturés dans des filets puis dirigés vers l'usine. Ils étaient sans doute apprêtés dans la cour jouxtant les cuves, et qui servait aussi au stockage du matériel. Les deux cuves étanches auraient servi à la préparation des poissons, plongés dans la saumure liquide. Les deux autres cuves auraient eu pour rôle de parfaire le séchage du produit grâce à un feu, disposition permettant de compenser un ensoleillement insuffisant. Un toit protégeait l'installation des pluies[12].

Une autre structure dont le plan ne peut être défini mais qui respecte la même orientation que l'usine de salaison, est découverte 200 m plus au nord-est au sommet du plateau[9] ; c'est peut-être un habitat lié à l'usine ou un autre atelier de celle-ci[10].

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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  • Ressource relative à l'architectureVoir et modifier les données sur Wikidata :

Références

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  1. a b et c René Sanquer, « Circonscription de Bretagne », Gallia, t. 39, no 2,‎ , p. 217-218 (lire en ligne).
  2. a et b Mesure effectuée sur Géoportail.
  3. a b c et d « Vestiges de l'usine de salaison gallo-romaine du Resto », notice no PA56000031, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. a b et c André 1992, p. 42.
  5. a b et c André 1992, p. 43.
  6. Galliou 2009, p. 53.
  7. a et b Patrick André, « Rapport sur les fouilles archéologiques de Le Resto en Lanester, Morbihan : campagne 1980 » [PDF], (consulté le )
  8. a et b Patrick André, « Rapport sur les fouilles archéologiques de Le Resto ; Lanester - Morbihan : campagne 1981 » [PDF], (consulté le )
  9. a et b Laurent Beuchet, « Lanester – Le Resto » [notice archéologique] », ADLFI. Archéologie de la France - Informations, Bretagne,‎ (lire en ligne).
  10. a et b Galliou 2009, p. 168.
  11. Galliou 2009, p. 169.
  12. René Sanquer, « Circonscription de Bretagne », Gallia, t. 41, no 2,‎ , p. 289-290 (lire en ligne).